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jeudi 15 décembre 2016

Conseil communautaire du 15/12/2016 : Fontainebleau verse 800.000 € pour le stade

Je suis déjà intervenue en Conseil municipal, mais je tiens à présenter quatre arguments contre ce fonds de concours.

Premier argument : c'est un précédent dangereux. 

Cette méthode en effet, constitue le précurseur d'un mécanisme pervers.
Chaque fois qu'une commune proposera un projet, la future communauté ne lui fera-t-elle pas un petit chantage ? Elle lui demandera une soulte, et en cas de refus, bloquera le projet !
Que mes collègues se préparent à subir ce mécanisme qui détruit l'idée même de principe de spécialité communautaire.

Deuxième argument : c'est une dissimulation politique.

En effet, la décision de fixer le fonds de concours à 1.000.000 € a été prise juste avant les élections de 2014. La délibération de fin 2013, que l'on nous cite à tort, ne prévoit pas cette dotation (simplement au détour d'une note de synthèse, mais pas dans la délibération elle-même). 
Aucune publicité n'a été donnée à cet engagement. D'ailleurs à l'époque, il n’a jamais été autorisé par le Conseil municipal de Fontainebleau. Les électeurs n'ont donc pas été prévenus de ce petit cadeau imprévu, cadeau qui a servi à convaincre les élus de la Communauté, mais en toute confidentialité.
Je tenais publiquement à dénoncer cette cachotterie inadmissible, ce manque à la transparence, qui n'est pas à la gloire de son auteur.

Troisième argument : la motivation défectueuse.

On a dit que l'apport de ce fonds serait motivé par l'importance de l'utilisation du stade par les Bellifontains. 
D'accord, mais je ferais remarquer que la Ville de Fontainebleau, étant la collectivité transférante, a déjà payé par la réduction de dotation de compensation au moment du transfert. Donc, cela fait doublon ou alors le calcul est défectueux.
Ensuite, j'ai eu beau lire la délibération de 2014 et celle d'aujourd'hui, cette pseudo motivation n'y figure même pas ! Désolée, mais c’est la note de synthèse qui fait foi et elle ne dit rien à ce sujet. 
L'argument est irrecevable dans l'espèce et d'ailleurs, s'il l'était dans l'absolu, il pourrait être opposé à chaque commune qui apporte des projets : tennis à Bourron-Marlotte ou autres… Méfiez-vous alors qu'on ne le retourne pas contre vous un jour !

La ville de Fontainebleau, contrairement à la note de synthèse mensongère sur ce point ne s'est jamais engagée formellement à payer ! J'ai demandé l'acte d'engagement et la Direction générale m'a confirmé qu'il n'existait pas.

Quatrième argument : il s'agit en plus d'un jeu d'écriture.

Mais le plus fort reste à venir. 
Celui que j'ai gentiment qualifié de « comptable amateur », le Président sortant de la Communauté de communes, compense cette somme par la découverte opportune d'une créance que la Ville de Fontainebleau détient contre la Communauté. La liquidation du transfert du Grand Parquet, qui est, hasard ou pas, du même montant, annule en réalité le pseudo engagement de la Ville à rembourser ce fonds de concours pour le stade. En gros, la ville doit à la CCPF un montant quasi équivalent à ce que la CCPF doit rembourser à la Ville pour le Grand Parquet. 
Je ne discute pas de sa réalité, chacun appréciera.
Le comptable est amateur parce que cette découverte intervient tout de même 7 ans après le transfert du Grand Parquet, alors que la Commission Locale d'Evaluation des Charges Transférées (CLECT) et des cabinets privés sont déjà intervenus. Je m'étonne.

Bilan des opérations, cela s'annule, mais au prix d'un certain malaise.

Ma conclusion est simple : je vote contre, car la Loi n'a jamais imposé ce système à une commune et permet parfaitement de le refuser, surtout avec un tel contexte.




mercredi 7 décembre 2016

Conseil municipal du 7/12/2016 : Fonds de concours pour le stade

A lire : La ville de Fontainebleau paiera-t-elle 600.000 à 1.000.000 € pour le stade ?

Résumé : début 2014, avant les élections, la Communauté de communes a voté le budget du stade et y a inclus un financement par la Ville de Fontainebleau à hauteur de 1.000.000 €, en toute discrétion et sans solliciter le conseil municipal de Fontainebleau. Ce financement, dit fonds de concours, sans être illégal, déroge au principe d'interdiction des financements par les communes membres d'une intercommunalité. En effet, lorsqu'un équipement est transféré, la commune paye déjà un montant forfaitaire dit dotation de compensation. Voici ma réaction lors du conseil.

Je constate que ce fonds de concours, au titre de la rénovation du stade Philippe Mahut, a été décidé à la Communauté de communes, juste avant les élections de 2014.

Ainsi, il était prévu de demander 1.000.000 € aux Bellifontains, mais on a "oublié "de leur dire. C'est donc encore une fois une manière inadmissible de faire de la politique, hors de toute transparence.

Aujourd'hui il est réclamé 800.000 €. 

C’est une atteinte au principe même de l'intercommunalité : une fois un équipement ou un service transféré, on n'a plus à le payer.

Il n'y a aucune justification de ce "rançonnage", ni dans la note de synthèse, ni dans la délibération de 2014. On peut raconter ce que l'on veut a posteriori, mais absolument rien n’était indiqué en amont.

Déjà cette méthode est anormale.
Mais, comme l'équilibre de nos comptes est particulièrement fragile à cause des projets d'investissement, la majorité municipale a eu une idée brillante : annuler cette créance en en brandissant une autre, celle du Grand Parquet.
En cherchant bien, la commune a trouvé qu'elle avait avancé 704.084 € sur les travaux du Grand Parquet, dont elle réclame la somme, puisque c'est devenu une dépense communautaire, constatée par le Conseil communautaire du 10 octobre 2016.
On notera que le travail comptable, malgré les consultants externes à prix d'or, n'aurait donc pas été correctement fait et ce, depuis octobre 2009. Bravo !

Ainsi, bien ironiquement, nos comptes sont sauvés ! Mais ce que nos collègues élus des communes appartenant à la Communauté actuelle et future constateront, ce sont ces méthodes anormales : d’un côté, des sommes non consenties préalablement, et de l’autre, des récupérations comptables 7 ans après.

Je le dis tout net : légalement, la Ville de Fontainebleau a parfaitement le droit de refuser d'apporter son concours. Le texte du code est particulièrement clair là-dessus. Je ne vois toujours pas la nécessité d'y consentir, puisque la note de synthèse, qui seule fait foi, ne l'explique pas. En 2014, on n'y a jamais consenti !

Votez contre, majorité comme opposition : personne ne peut nous le reprocher, au contraire !
Et tant pis pour le comptable amateur qui Préside la communauté.

La preuve de cette drôle de compensation comptable
(1ère tranche, le solde l'année prochaine)

Réponse du maire :
Selon lui l'arbitrage financier n'avait pas été fait avant les élections.
Flagrant délit de mensonge !
J'ai le document du conseil communautaire du 16 janvier 2014 qui prouve exactement le contraire.


samedi 12 novembre 2016

La ville de Fontainebleau paiera-t-elle 600.000 à 1.000.000 € pour le stade ?

Mon collègue Cédric Thoma est intervenu lors du Conseil communautaire du 15 septembre 2016 sur la contribution que la Commune de Fontainebleau pourrait payer pour boucler le projet du stade. Une contribution volontaire et non obligatoire de 600.000 à 1.000.000 €, que M. Valletoux voudrait faire payer au contribuable Bellifontain !

Sauf que son intervention dans le procès verbal (p.4) est devenue très lacunaire et la réponse de Mme Triolet, qui est en charge du dossier, a disparue.

Ce qui est repris dans le PV :
"M. THOMA [...] Il évoque une délibération votée en janvier 2014 portant sur la réhabilitation du stade Philippe Mahut et demande à Mme TRIOLET si la part du financement portée par la communauté de communes avait été versée ou non."

Pourtant son intervention était bien plus longue et circonstanciée :
"Je suis surpris car, sauf erreur de ma part, la recette attendue sur le fonds de concours de la Ville de Fbleau au stade de la Faisanderie n'est pas inscrite. Cela figurait dans la délibération de janvier 2014 à hauteur de 1M€. Le stade va être inauguré dans quelques jours, quand cette contribution va t elle être payée ? J'informe par ailleurs le reste des élus que ce montant ne figure pas non plus au budget de la Ville de Fontainebleau et n'a jamais été évoqué assez étonnamment. Le 1M€ sera t il payé avant la fin de l'année sous la forme d'une 4ème décision modificative ?"
Des questions particulièrement intéressantes de Cédric Thoma.

Lors de la séance du 10 novembre 2016, je suis donc naturellement intervenue pour appuyer ses propos et demander leur inscription au PV :
"Je confirme les dires de mon collègue Cédric Thoma, dont les propos ont été passés sous silence. On se demande si cela n'est pas volontaire.
A cet égard, cette idée de fonds de concours de 600 k€ ou 1 M€, destinée au financement du stade de la Faisanderie par la commune de Fontainebleau, bien que légale, vient modifier les équilibres financiers en réclamant à une commune de l'argent sur une affaire qui n'en reste pas moins communautaire. Je signale que normalement ce mécanisme de fonds de concours est destiné aux projets relevant certes des compétences communautaires, mais dont l'intérêt est en réalité local. Sauf que le stade est d'importance intercommunale, ce que personne ne conteste. Ce n'est donc pas clair, d'autant plus que la Ville de Fontainebleau n'a sauf erreur, rien encore débattu précisément sur ce sujet. Est-ce donc bien sincère ?
On peut se demander ce qui se cache derrière cette affaire et si par la suite, la Communauté de communes ne viendra pas quémander un concours pour chaque projet. Cela traduit bien aussi l'absence de schéma d'investissement cohérent, et plutôt la préférence du cas par cas.
J'appuie donc la demande de précision au PV de mon collègue Cédric Thoma.
D'ailleurs, Mme Triolet peut-elle nous préciser le montant exact, qui n'est pas repris au PV ?"

M. Valletoux n'avait visiblement pas envie que la question soit posée. Même s'il est vrai que le PV n'est pas toujours intégral, il doit au moins reprendre la synthèse de l'intervention.

Mme Triolet a confirmé un montant de 600.000 € envisagé à la charge du contribuable Bellifontain, mais que le travail était encore en cours sur la question.


Encore une fois, même si la commune a la faculté d'accorder ce fonds de concours, encore faut-il colorer cette demande, qui nous surprend toujours !

La plan de financement initial en 2014, mais depuis le projet a été révisé !
Et surtout ce document n'a jamais figuré dans la note de synthèse de la délibération de 2014, mais dans une obscure annexe.
Alors qui croire ? D'autant plus que la Ville n'en a jamais délibéré !


samedi 14 novembre 2015

Conseil communautaire du 12 novembre 2015 : Réouverture de la piscine

MAIS LES ELUS ONT APPRIS PAR LA PRESSE LES DÉCISIONS DU PRESIDENT...


La piscine va rouvrir : c’est une très bonne nouvelle !


Mais ce n'est pas grâce à l'impéritie de la présidence.

On rappellera que les présidences de Mme Hugo et de M. Valletoux n'ont pas pris les mesures d'évaluation de l'état de notre piscine, pourtant ancienne et pour laquelle il y avait eu de sérieuses alertes.

La piscine sera rouverte juste au moment des élections, avec annonce de la gratuité jusqu'à la fin de l'année : le timing électoral est bon.

Nous pouvons remercier les élections qui vont permettre aux bellifontains à nouveau de profiter des sports nautiques. Je ne suis pas sûre qu’en temps normal, une gratuité aurait été mise en place !

INSUFFISANCE D'INFORMATIONS ET D'ACCOMPAGNEMENTS

Les associations ont eu à souffrir de l'insuffisance de mesures d'accompagnements, j'ai des témoignages de tout côté.

Comme la Présidence a caché les informations dont elle disposait, comme la minorité et la presse l'ont démontré d'ailleurs, de manière précise, pour des motifs électoraux, il y a eu un retard considérable dans la prise en considération du problème. Je crois que la preuve a été faite de ce manque de transparence.


Tout cela donne plus une image d'amateurisme et crée dans l'esprit de nos concitoyens et des communes voisines une très mauvaise impression.

Alors participer à la joie de cette réouverture, oui je le dis franchement, c'est entendu, c'est un plaisir. Mais notre devoir, notre rôle d'élu c'est aussi, au nom de la population, d'éviter que cela se reproduise.

Je demande donc un audit complet des bâtiments, équipements et voiries de la Communauté des communes, un diagnostic chiffré des travaux à réaliser pour leur conservation 

ELUS NON CONCERTES

A la fin du conseil du 12 novembre 2015, M. le Vice-Président Maus a parlé de la piscine, il a été surpris, en tant que lecteur assidu d'un journal local, d'apprendre la gratuité pendant la période des fêtes de Noël. 

Il a partagé son étonnement que ce point ne soit pas passé en Conseil communautaire, mais en se réjouissant de cette réouverture, en espérant que les délais soient respectés. 

Quant à M. le Vice-Président  François Roy, il a été peiné d'apprendre la nouvelle sur les réseaux sociaux (Facebook). 

M. Valletoux leur a rappelé qu'il avait les délégations, laissant bien entendre qu'il était le seul maître à bord et qu'il ne se fatiguerait pas à consulter les autres élus.

J'espère que cette réouverture annoncée n'est pas encore un effet d'annonce, sans suite...



vendredi 16 octobre 2015

Les mystères du Grand Parquet : 10 millions de retombées par an, vraiment ?


Le mystère éclairci ?

La République de Seine-et-Marne a lancé le débat dans son édition du 4 mai 2015 : "le Grand Parquet en vaut-il la peine ?".


Il y a une affirmation, que le journaliste reprend avec prudence, "on estime que les retombées économiques "directes ou indirectes" chaque année du Grand Parquet tournent autour de 10 millions d'euros".

Mais d'où vient ce chiffre ?



I. L'étude fantôme ?

La première fois que je l'ai entendu, c'était lors du Conseil municipal du 9 février 2009, à l'occasion du transfert du Grand Parquet de la Ville à la Communauté de communes (http://monique-fournier.blogspot.com/2009/09/conseil-municipal-du-9-fevrier-2009.html).

Voilà ce que l'on peut lire dans le PV de l'époque : "Mme FOURNIER s'interroge sur l'impact sur l'économie locale et se demande comment celui-ci a-t-il été évalué".

Bien sûr, je n'avais eu aucune réponse, à part une vague piste sur un rapport émanant de l'Ecole des Mines.

En effet, c'est en débattant du rapport annuel de la Communauté de communes, le 16 novembre 2009 que j'avais avancé dans mon enquête, et je prenais le Maire à partie : "Vous nous parlez toujours d'une soi-disante étude sur ce que rapporte ce grand et médiatique projet : je vous demande instamment de la communiquer au public et à l'opposition. Nous verrons bien si c'est la vérité." (http://monique-fournier.blogspot.com/2009/11/conseil-municipal-du-16-novembre-2009_6980.html)

Là, je tombais de haut, M. Frédéric Houssay, le fameux adjoint aux affaires économiques, mais « faux électeur » de son état, me répondait ainsi au PV : "Par ailleurs, M. HOUSSAY revient sur les mises en doute des retombées du Grand Parquet: les dix millions d'euros évoqués par Mme FOURNIER n'émanent pas d'une quelconque étude de la ville ou de la CCFA, mais des organisateurs de manifestations eux-mêmes. Par conséquent, il déplore de voir stigmatisé cet investissement du Grand Parquet."

Je faisais crédit à la mairie d'avoir une démarche intelligente, mais là, gag ! Sérieux s'abstenir donc : le "au pif" et le "oui dire" seraient devenu l'étalon d'une démarche coutant 15 millions !

Le 20 janvier 2011, le débat revenait sur le tapis cette fois-ci, sur le coût de transfert du Grand Parquet (http://monique-fournier.blogspot.com/2011/01/conseil-municipal-du-20-janvier-2011.html) : "Je rappelle que pour justifier le "formidable potentiel" du projet, le chef de la majorité, majorité actuelle, avait brandi un rapport de l'Institut européen du développement durable de l'école des Mines, rapport qui en réalité ne portait que sur la filière équine en général. On a entendu sur tous les tons les bienfaits de l’équipement pour le commerce, les hôtels, les restaurants, le tourisme : oui, mais le chef de la majorité actuelle n’apporte à ces affirmations publicitaires que sa parole, dont on peut largement douter."

Dans le PV, je précisais encore : "Mme FOURNIER évoque une autre réalité reconnue par le cabinet Klopfer chargé de l'évaluation : il n'existe aucune étude de marché, ni marketing permettant de connaître le caractère rentable de l'opération. Par conséquent, elle évoque un projet purement médiatique ne servant que les intérêts politiques de M. LE MAIRE. […] selon l'étude de l'école des Mines, les retombées du Grand Parquet bénéficient davantage aux autres communes environnantes et surtout à l'Etat. L'Etat organise ainsi les filières, loue le terrain de l'équipement moyennant finances, et laisse les organisations équestres établir une concurrence entre les installations et les autres."

Je n'ai eu aucune réponse. Et pas de démenti !
Que celui qui ne me croit pas aille voir le PV (que je tiens à disposition).

Donc, le silence est coupable !
Il n'y a pas d'étude démontrant qu'il y a pas 10 millions de retombées réelles sur notre communauté.

II. Que contient le rapport ?

J'ai pu me procurer ce fameux rapport d'étude de la filière équine en réserve dans biosphère du pays de Fontainebleau et du Gâtinais français et je vous en livre mon analyse.

Il a été écrit sous la direction de Mme Patricia Fraile, de l'Ecole des Mines et anciennement mise à disposition près l'Institut européen du développement durable (IEDD).

Mais, il ne comporte aucune allusion à un bénéfice aussi somptueux, seulement le cumul des dépenses des visiteurs et exposants. 
Le retour local est donc plus faible comparé aux dépenses de transports ! Certes, il y a des effets locaux, mais sûrement pas 10 M € !

III Que faire ?

J'ai envisagé plusieurs solutions pour sortir par le haut de ce cauchemar financier et qui peuvent se combiner en tout ou partie :

- la mise en délégation de service public, c'est-à-dire le recours au privé. J'ai exprimé mon scepticisme sur le recours à une concession de travaux, c'est-à-dire à la délégation complète de la construction et de l'exploitation. C'est construit, désormais il faut assumer le passé et le passif. Rien n'interdit un affermage, c'est-à-dire une délégation de la gestion, pour décharger la collectivité du déficit structurel de fonctionnement qui nous plombe.
- l'élargissement du tour de table : la Communauté de communes qui ne bénéficie pas de grosses retombées et paye l'ensemble : pourquoi ne pas impliquer l'ensemble des collectivités qui "bénéficient" de l'ouvrage ? Voilà une piste qui n'avait jamais été explorée : l'étude est alors utile.

- la mise sous forme de base régionale de loisirs, ce serait l'occasion de donner au site une gouvernance francilienne au site et de l'ouvrir à l'ensemble du bassin parisien. C'est évidemment à négocier, mais rien ne l'interdirait absolument, au contraire, puisque cela changerait le public et démocratiserait encore mieux l'équipement. Profitons de l'effet régionales !

mercredi 27 mai 2015

Suite de l'enquête sur les travaux de la piscine : nouvelles confirmations


Lors du Conseil communautaire du 13 mai 2015, M. Valletoux m'a lourdement attaquée au sujet de l'affaire des travaux de la piscine, ainsi qu'il a attaqué également - non nommément - la presse, l'ancien maire d'Avon M. Le Poulain et un ancien vice-président M. Laprée. Il m'a demandé de me justifier.

Il me reprochait d'avoir révélé, avec d'autres, que la piscine nécessitait des travaux de réfection et que cette information était connue avant les élections (voir mes articles sur le sujet :  Les travaux de la piscine et l'augmentation des impôts intercommunaux ; Les impôts flambent au Conseil communautaire du 12 mars 2015).

L'affaire est d'importance, car elle a conduit le Conseil communautaire – malgré les promesses électorales – à augmenter les impôts. 
Et pour cause, l’avant projet définitif des travaux a été voté sur un devis global avec options s’élevant à 1.673.270 € HT, pour une réouverture probable début 2016.

Bref, l'information sur les dysfonctionnements était connue, même imparfaitement, et elle aurait dû au moins de manière prudentielle amener à faire prendre des provisions et à prévenir les électeurs de manière honnête sur le risque. 
Mais dans les rapports d'activité de la communauté de communes rendus publics à l'époque, il n'en était pas question.

Ayant demandé les études techniques bien en amont, je ne les ai obtenues complètement que le jour même du conseil communautaire, et à 17H29 !, trop tardivement pour en prendre utilement connaissance avant la réunion. 

C'est pour cela que j'ai loyalement prévenu M. Valletoux que je ne lui répondrais pas, mais qu'il ne s'inquiéte pas et que la suite arrivait.

Bien informée, la République de Seine et Marne a bien confirmé (que j'invite à lire pour une analyse complète) que les premières informations sur les problèmes étaient disponibles au moins dès 2012... 
La fermeture n'était pas imprévue, car la Communauté disposait déjà d'une information inquiétante.

Je suis en mesure de donner plusieurs extraits des documents en question qui sont parlant :

- rapport ALTHEA sur la structure 10 octobre 2012 :




- rapport ALTHEA 3 octobre 2013 :

- rapport Veritas 19 août 2014 :

- rapport Veritas 15 octobre 2014 :

mardi 31 mars 2015

Les travaux de la piscine et l'augmentation des impôts intercommunaux

Touchera-t-on le fond ... de la piscine ?

Dans mon intervention à la Communauté de communes du Pays de Fontainebleau du 12 mars 2015 (Les impôts flambent au Conseil communautaire du 12 mars 2015), je faisais la remarque suivante : 

"Il est vrai qu'il y a des dépenses inévitables : la remise en état de la piscine, par exemple, est un coup dur. Moins de recettes, des dépenses de fonctionnement incompressibles, des travaux à faire. 
D'accord, mais l'information sur la dégradation de l'établissement n'est pas nouvelle. On en retrouve trace dans l'ancienne mandature. On a attendu discrètement que les élections soient passées. Au lieu de lisser l'inévitable, la majorité de M. Valletoux a décidé d'attendre et de faire payer la facture d'un coup".

Bref, la terrible augmentation des impôts intercommunaux de 7 % aurait pu être étalée dans le temps. 

La piscine n'est d'ailleurs qu'un prétexte, je ne reviens pas sur la pertinence très relative de cette augmentation, alors que des mesures d'économies étaient largement possibles !

ENQUETE DE LA REPUBLIQUE

La République de Seine-et-Marne du 23 mars 2015 (ci-joint) a fait une enquête qui confirme cette affirmation (Une fermeture "imprévue", vraiment ? - Un rapport préconisait des travaux dès 2013, cliquez pour mieux voir).



Voilà ce que Jean-Pierre Le Poulain, Maire honoraire d'Avon et ancien 1er Vice-président de la Communauté de communes indiquait : "On parlait de la maladie du béton et d'une erreur de calcul du point de condensation du plafond ! Tout le monde était au courant".

Jean-Christophe Laprée, ancien Vice-président également, précise : "les élus étaient « au courant qu'il y avait des désordres et qu'il y avait des solutions, mais coûteuses".

RAPPORT SILENCIEUX

Aurait-on caché l'information aux conseillers municipaux et au public ? 
M. Laprée dévoile : "On savait qu'il faudrait mettre de l'argent, mais sur le rapport de 2013 de la Communauté de communes, tout allait bien officiellement".

Et en effet, la lecture du rapport 2013, transmis au Conseil municipal de Fontainebleau le 17 novembre 2014 (c'est-à-dire bien après la divulgation publique des problèmes, et après la fermeture de la piscine décidée le 1er août 2014 !) ne comporte aucune information sur le sujet !

Je me rappelle avoir écrit, également sur ce blog, un article du 3 octobre 2014 : « Fermeture catastrophique de la piscine » : 
"Soit la réalité était connue, et le Maire de Fontainebleau, Président de la Communauté de Communes, a soigneusement caché l'information au public, attendant l'après élection 2014 pour la révéler, 
soit il faut instruire un procès en incompétence, les troubles graves déjà révélés qui affectaient la piscine auraient dû l'amener à procéder à une expertise complète du bâtiment. 
Dans les deux cas, les usagers et clubs se trouvent pris au dépourvus, sans plan de rechange. Rien que les remboursements des abonnements posent problème, c'est dire !"

On constatera simplement que le 11 juillet 2013, le Conseil communautaire votait un crédit de 20.000 € à fin d'expertise de la piscine (voir la note de synthèse). 


Certes, il y avait déjà un premier contentieux sur les travaux précédents. Cependant, mon collègue Thoma a relevé à juste titre d'ailleurs une étude payée en juin 2013 relativement aux poteaux du stade nautique. 
Le Grand Livre (c'est-à-dire l'ensemble des paiements de la Communauté de communes, dépense par dépense) le signale clairement (ne pas hésiter à cliquer pour agrandir ce document) :


lundi 23 mars 2015

Conseil municipal du 23 mars 2015 : Subventions aux Associations

Il y a certaines méthodes qui paraissent abusives.

Lors de l'Assemblée générale de Fontainebleau Loisirs et Culture, le Maire a publiquement menacé de réduire la subvention et aussi de municipaliser le personnel, à la suite d’élections de proches de listes politiques, ou supposés-tels lors du conseil d'administration. Supposés parce que les accusations d'une quelconque influence de l'opposition sont, à ma connaissance, infondées.

Il semble que les prémices de la menace ont été mises à exécution.
La subvention de FLC était de 116.000 € l'an passé.
Pour des raisons soi-disant budgétaires, cette somme serait ramenée à 80.000 €. 
Pour aggraver la pression, la votation a été renvoyée au prochain conseil municipal, faute de signature de la convention.

Le manque de transparence sur les relations avec les associations, le devenir flou de la charte des associations, l'absence de convention pluriannuelle et même de perspectives en général rend le dossier très embarrassant pour la majorité.

Tout cela rappelle les méthodes de mise sous tutelle des jumelages, que j'avais déjà dénoncées (voir : Conseil municipal du 8 juillet 2013 : ARCIF comité de jumelage ou encore Question orale du 17 juin 2011 : Reprise en main des Jumelages, Comité de Jumelages : la reprise en main se confirme, Conseil municipal du 28 mars 2011 : Vote des subventions), qui sont devenues un instrument de promotion politique, en lien avec l'Association Française des Communes et Régions d'Europe dont le Maire est secrétaire général, association qui se manifeste souvent avant les élections, comme par hasard.

Inutile que M. Valletoux me réponde là-dessus, nous ne sommes évidemment pas en accord.

Si le Maire entend municipaliser les fonctions de FLC, qu'il le dise clairement, ce sera plus franc que ces palinodies.
Mais en attendant, il doit respecter la libre administration d'une association encore autonome.

Réponse et précisions

L’acompte de subventions de 29.000 € voté lors du Conseil municipal de décembre 2014 n'a toujours pas été versé. Le Maire semblait ne pas être au courant, ce qui nous surprend beaucoup. Est-ce encore une pression ?

Pas de réponse : le président de FLC m'a confirmé l'absence de subvention. Le Maire a eu un comportement inadmissible en voulant m’empêcher de lui parler.
Le Maire ne s'est même pas renseigné auprès de son staff pourtant nombreux.

M. Valletoux a confirmé la diminution envisagée de la subvention à 80.000 €, et la reprise à la charge de la Ville d'une partie de la mission confiée à FLC, estimant la gestion insatisfaisante.

Sur l'aspect politique, il estime que FLC ferait l'objet d'un "glissement politique" et qu'il y aurait un "détournement de cette association".

A croire que les administrateurs de la Ville ne sont eux pas politisés !

mercredi 11 février 2015

Mémoire de Philippe Mahut - Décès de Jean-Alec Ducros

1ère pierre du Stade Philippe Mahut

Avait lieu ce matin 11 février 2015 en fin de matinée, la pose de la première pierre du stade Philippe Mahut, un an après son décès en présence de sa femme Corinne.

Il a été adjoint au sports de 2005 à 2014, et vice président aux sports à la Communauté de Communes du Pays de Fontainebleau.

 Ancien footballeur professionnel et un ami de grand coeur.

Le Maire nous a annoncé, lors de la cérémonie, que le projet coûterait 7 millions d'Euros.




Décès de Jean-Alec Ducros, 2ème adjoint


Nous apprenons en fin d'après-midi le décès de Jean-Alec Ducros, des suites d'une longue maladie à l'âge de 68 ans.
Il était adjoint aux Finances depuis 2005.
Je présente toutes mes chaleureuses condoléances à son épouse, ses enfants et toute sa famille.

vendredi 3 octobre 2014

Fermeture catastrophique de la piscine


La piscine de Fontainebleau pourra-t-elle durablement être rouverte ?

C'est la question que se posent les sportifs et les familles de Fontainebleau, Avon et alentours.

La piscine avait pourtant été rénovée de septembre 2004 à juillet 2006 pour 2.800.000 € T.T.C. Diverses améliorations avaient été apportées : accessibilité aux bassins, filtration de l’eau, isolation thermique, nouveaux vestiaires. La Communauté de Communes a eu de gros soucis dans la gestion du dossier : financement mal monté, études techniques insuffisantes, prestataires défaillants. Tout cela s’est traduit par deux ans de délai de réalisation (un record), une panne de la billetterie avant l’inauguration, une condensation très forte sur le faux-plafond qui demanda la pose d’un filet pour empêcher sa chute dans les bassins, et plusieurs autres dysfonctionnements.

Juste après les élections de 2008, la Communauté de Communes a décidé de relancer les travaux, ce qui montre la gravité des dysfonctionnements.

En 2010, une expertise judiciaire avait déjà révélé : "un affaissement des remblais sur les plages dû aux fuites et au fond des bassins, un véritable mille feuilles dont l’adhérence entre chaque couche est nulle". Un nouveau marché de travaux de 2.050.061,51€ T.T.C avait été lancé encore.

Suite à la "découverte en 2014" d’une fissure dans la charpente de la piscine, la Communauté de Communes a décidé de fermer la piscine au public, à compter du 1er août dernier pour des raisons de sécurité.
Il semble que cette fois-ci, les dommages d'infiltration d'eau dans le béton et le ferraillage, avec l'usure du temps, vont créer une très longue période d'attente.

Soit la réalité était connue, et le Maire de Fontainebleau, Président de la Communauté de Communes, a soigneusement caché l'information au public, attendant l'après élection 2014 pour la révéler, soit il faut instruire un procès en incompétence, les troubles graves déjà révélés qui affectaient la piscine auraient dû l'amener à procéder à une expertise complète du bâtiment. Dans les deux cas, les usagers et clubs se trouvent pris au dépourvus, sans plan de rechange. Rien que les remboursements des abonnements posent problème, c'est dire !
La piscine est un équipement indispensable dans notre commune : 175.000 entrées sont comptabilisées chaque année, dont deux tiers de personnes de l’agglomération. Les recettes avoisinent les 440 000€, et avec d’aussi importantes périodes de fermeture, l’équilibre financier n’est pas pour demain. Les pertes d’exploitation seront très lourdes.
L'apprentissage public de la natation va évidemment en prendre un coup.

Que faire ? Reste évidemment la nouvelle piscine «Cité Sport» au CNSD, mais avec des entrées à 7 euros pour les abonnés, et à 5 euros pour les autres et des "pass" à des prix commençant à 260 euros par an, les usagers sont mis à contribution. Quant aux clubs, il est évident que les conditions économiques vont durement les frapper.

Un dernier mot sur le sujet : au lieu de s'occuper d'un Grand Parquet, qui rappelons-le, est toujours aussi déficitaire suite à un investissement de plus de 14.000.000 € d'argent public, n'aurait-il pas mieux valu surveiller les bâtiments et services publics indispensables et utiliser cet argent à meilleur escient ? Ce n'est pas faute de notre part que de l'avoir dit : à chacun ses priorités.



samedi 8 février 2014

Hommage à Philippe Mahut

C'est avec une grande tristesse que j'ai appris le décès de Philippe MAHUT, Adjoint au Maire chargé des sports et Vice président de la Communauté de communes du Pays de Fontainebleau en charge des sports. De tout coeur et avec toute ma sympathie, je présente mes plus sincères condoléances à Corinne et ses fils, je sais quel vide affreux est creusé par la mort d'un mari, d'un père...

Comme beaucoup, je garde un très bon souvenir de Philippe, de son sourire en toutes circonstances, de son travail au service des sportifs et de tous les bellifontains.

Je partage aujourd'hui la peine de sa famille, avec toute ma fidèle amitié.



La Ville m'informe qu'une minute de silence en hommage à Philippe Mahut sera observée par les agents et les élus municipaux et communautaires qui le souhaitent, ce lundi 10 février à 14h dans la cour de l'Hôtel de Ville.

samedi 27 avril 2013

Conseil municipal du 25 avril 2013 : Centre d'information et d'orientation

LE MAIRE RESPONSABLE ET COUPABLE DU DEPART DU CIO
- NOS SOLUTIONS ALTERNATIVES

Le maire de Fontainebleau est responsable du départ le 1er juillet 2013 du Centre d'information et d'orientation. Sa majorité a adopté hier une motion demandant à d'autres de reloger le CIO.

Cette motion, présentée par d'autres que lui, serait acceptable. Mais la motion de la majorité est inadmissible lorsque l'on sait que c'est elle qui a décidé d'évincer le CIO !
Sa version a courroucé les élus de gauche qui siègent au Conseil municipal, dans la mesure où il met en cause le Conseil général de Seine-et-Marne, qui n'est pourtant pas responsable de la fin de ce bail.

Le Maire a été visiblement déstabilisé hier lors du Conseil municipal lorsque le Groupe Rassemblement pour Fontainebleau a présenté une contre motion.

Voir également (liens vers nos interventions précédentes) :
- Mobilisons-nous pour le maintien du Centre d’Information et d’Orientation de Fontainebleau !
- La rénovation de la Bibliothèque et du CIO - Argumentaire
- Centre d’information et d'orientation : il faut prendre ses responsabilités
- Communiqué de presse : Risque de départ du Centre d'Information et d'Orientation de Fontainebleau


MOTION DE MONIQUE FOURNIER

Exposé des motifs


A plusieurs reprises, les Conseillers de l'opposition ont attiré l'attention du Maire de Fontainebleau sur la nécessité de travaux du bâtiment de la Bibliothèque de Fontainebleau et du Centre d'Information et d'Orientation, service déconcentré du Ministère de l'Education Nationale et logé par un bail du Conseil général de Seine-et-Marne souscrit auprès de la Ville.
Non seulement, le Maire n'a pas fait les travaux en 8 ans de mandat. En 2008, il avait abandonné le projet de restauration prévu. Mais encore, il a altéré le projet en y incluant le relogement, fort contestable, du Musée Napoléonien.

Alors que la priorité devrait être accordée aux services utiles pour les Bellifontains et les habitants de la région, le Maire a décidé d'évincer volontairement le Centre d'Information et d'Orientation. Cette décision, ni concertée, ni logique est contestée, non seulement par les Conseillers de l'opposition, mais encore par la communauté éducative et une grande partie des Bellifontains. On notera à cet égard que le Conseil municipal de Fontainebleau, bien qu'ayant approuvé le programme des travaux n'a jamais été appelé à débattre de l'éviction du Centre d'Information et d'Orientation.

Nul ne peut croire que si le Maire de Fontainebleau en avait eu réellement l'intention, il aurait proposé immédiatement une solution de relogement ou mieux encore, il aurait trouvé une possibilité pour maintenir le Centre d'Information et d'Orientation dans ses locaux actuels.
Il ne peut se réfugier derrière la compétence de l'Etat et du Conseil général de Seine-et-Marne pour accomplir une politique du fait accompli qui préjuge des autres.
Lorsque l'on veut sauver un service et que l'on dispose de tous les moyens, on ne répond pas par une motion.
Il est, en revanche, facilement croyable de comprendre que le Maire de Fontainebleau s'est rendu compte de la faute qu'il avait commise et que celui-ci tente de renverser la réalité par une Motion de dernière minute pour faire porter à d'autres la grave responsabilité qui est la sienne. La motion du Maire ne trompera donc personne et il est regrettable qu'il eut cru que le public serait assez candide pour accepter sa version.

Il est donc proposé de refuser la Motion du Maire et d'exiger de lui qu'il reloge le Centre d'Information et d'Orientation à Fontainebleau dans les meilleures conditions.
Nous prendrons nos responsabilités en agissant pour le bien commun et nous invitons nos collègues à faire de même.

La Conseillère municipale, Monique FOURNIER



Projet de délibération


Objet :  Motion pour le Maintien du Centre d'Information et d'Orientation à Fontainebleau – Contre-projet de Motion

Le Conseil municipal,

Vu le Code général des collectivités territoriales,

Vu le règlement intérieur, et notamment son article 22, relatif au droit d'amendement ;

Considérant l'importance du maintien du Centre d'Information et d'Orientation à Fontainebleau ;

Considérant que la restauration du bâtiment de la Bibliothèque municipale, au sein duquel se situe le Centre d'Information et d'Orientation, n'imposait en rien son éviction, sinon à titre strictement temporaire ;

Considérant que le Maire de Fontainebleau a décidé, sans en informer le Conseil municipal, d'évincer le Centre d'Information et d'Orientation, en donnant congé au Conseil général de Seine-et-Marne, locataire pour le compte de l'Etat, sans offrir aucun relogement satisfaisant en prenant le risque que celui-ci soit délocalisé en dehors de la Ville de Fontainebleau ;

Considérant que le Maire de Fontainebleau a cru bon, contre toute vraisemblance, de soutenir que le départ du Centre d'Information et d'Orientation n'était point de son fait, mais de celui de l'Etat et du Conseil général de Seine-et-Marne ;

Considérant que la Motion présentée par le Maire de Fontainebleau au Conseil municipal de Fontainebleau du 25 avril 2013 fait de la réinterprétation des faits manifestement erronés et qu'elle présente sous un faux jour l'action du Maire de Fontainebleau ;

Considérant enfin qu'il est inacceptable que le Maire de Fontainebleau s'exonère de sa responsabilité en renvoyant sur l'Etat ou le Conseil général de Seine-et-Marne le fait qu'il ait évincé un service public majeur pour les élèves Bellifontains ;

Sur proposition de Monique FOURNIER, Conseillère municipale, en remplacement du projet de Motion présenté par le Maire de Fontainebleau

Après en avoir délibéré, à

REJETTE  le projet de Motion présenté par le Maire ;

EXIGE du Maire de trouver une solution de relogement du Centre d'Information et d'Orientation à Fontainebleau soit dans le bâtiment même de la Bibliothèque, soit dans le bâtiment communal situé au 164 rue Grande, soit dans tout autre bâtiment convenable.



INVITE l'Etat et le Conseil général de Seine-et-Marne à négocier dans ce sens.

EXPRIME sa solidarité avec les personnels concernés et sa volonté de garder un haut niveau de service public de l'éducation au service des élèves.

 Fait et délibéré en séance les jour, mois et an susdits,
Et ont signé les membres présents.



LA MOTION DU MAIRE



mardi 22 janvier 2013

Mobilisons-nous pour le maintien du Centre d’Information et d’Orientation de Fontainebleau !



Le Centre d’Information et d’Orientation (CIO) de Fontainebleau 15 rue Royale, a reçu le 5 décembre 2012 un courrier du Conseil Général lui signifiant sa décision de ne pas le reloger …et ce, dès le 30 juin 2012 ! 

Cette décision intervient à cause de la décision inadmissible du maire de Fontainebleau dans le cadre du réaménagement de la Bibliothèque, réaménagement décidé par un diktat sans concertation avec le public (voir Centre d’information et d'orientation : il faut prendre ses responsabilités). La priorité était de restaurer le bâtiment, pas de faire une fausse transformation qui évince un service public fondamental.

Nombreux parmi vous, sont celles et ceux qui connaissent et apprécient le CIO, service public d’orientation de l’Education Nationale. 
Le CIO de Fontainebleau reçoit chaque année dans ses locaux plus de 3.500 personnes ; collégiens, lycéens, étudiants (du public et du privé), parents et adultes en recherche de projet professionnel et/ou de formation. 

J'ajoute que j'ai proposé des solutions : soit le maintien sur site, soit le déplacement au moins au GRETA rue Grande, à proximité de la place de l'étape, dans un bâtiment de la Ville qui sera libéré à terme.

J'appelle donc à soutenir les actions à mettre en œuvre pour défendre le service d’orientation PUBLIC, GRATUIT et de PROXIMITE. Je relayerai toutes les actions auprès des pouvoirs publics.

Je signale en toute impartialité la pétition lancée par plusieurs syndicats et qui s'ajoute à celle des personnels que j'avais déjà relayée.



mardi 18 décembre 2012

Conseil municipal du 17 décembre 2012 : Compétence sports de la communauté de communes

DES TRANSFERTS SANS COHERENCE ET COUTEUX
LE SPORT TRANSFERE APRES 7 ANS D'INACTION DE LA MAJORITE

Voir : Conseil municipal du 21 mai 2012 : Modifications des statuts de la Communauté de communes

Sur le sujet du sport (cliquez sur l'image pour accéder au document) : 

(tel que prononcé au conseil municipal)

Voilà donc pour la Nième fois la question des statuts communautaires.

1.

Tout le monde connaît autour de cette table ma position constructive
Je l'ai, maintes et maintes fois, rappelée.

En deux mots, il faut redéfinir la Communauté de Communes sur une base technique, c'est-à-dire la plus proche des services et des besoins attendus par nos concitoyens. 
Il faut faire un audit précis de ces besoins, valider les évolutions sur une base objective, et ensuite le soumettre politiquement.


Tel n'est pas le choix de la majorité, qui assumera sa responsabilité dans l'incohérence et l'illisibilité de l'action intercommunale.


2.

Pour le débat de ce soir, quelques éléments de propositions constructives :

- on devrait transférer un bloc de politique publique cohérente au lieu de le faire au coup par coup sur des équipements


- le coût de ces transferts s’aggrave justement parce que chaque Ville utilise la Communauté de Communes comme une vache à lait, croyant faire des économies et aggravant, de fait, les charges de l'ensemble des contribuables


- lorsque l'on transfert un équipement, on doit à la fois transférer les recettes et compenser les charges, de manière à avoir comptablement une opération blanche

- cependant, si l'équipement est en cours de création,
la Ville qui n'a pas encore payé l'équipement,
et qui n'en a pas forcément les moyens
va devoir en cas de transfert, payer l'ensemble du coût.

Cela s'appelle la réduction de la dotation de compensation : il appartient à la commission locale d'évaluation des charges transférées de procéder à l'évaluation de la part que Fontainebleau paiera à vie. 
Les graves conséquences financières du transfert du Grand Parquet sont dans toutes les mémoires : non seulement la ville devra payer 500.000 € par an à vie mais encore le cadeau empoisonné à la Communauté de Communes ne rapporte que du déficit.

Je reviens sur le sujet.

- pour le stade, le programme a déjà été choisi par la majorité, 
la Ville doit donc en payer le coût total à la Communauté de Communes par déduction de la dotation de compensation. 

- le coût du stade n'apparaîtra pas dans l'endettement de la Ville,
c'est pourquoi la majorité a choisi le transfert,
mais ce transfert sera compensé par une réduction concomitante des recettes de la Ville

- si le projet est mauvais, sur-dimensionné au départ, les Bellifontains le paieront à vie.

Et c'est un mauvais service rendu à la Communauté de Communes  que de lui transférer un mauvais projet.

Ce processus de transfert des compétences n'est pas logique,
les modifications au fil de l'eau,
déstructurant en permanence la politique publique,
induisant des coûts cachés
sans économie d'échelle ou de manière marginale

J'ajoute à mes collègues de tout bord favorables à ce projet de transfert, qu'outre la critique principale que je fais et qui n'est pas contestable.
Il faudra leur rappeler que l'opposition n'est pas représentée à la Communauté de Communes : ce déficit démocratique n'est pas acceptable lorsque celle-ci gère des services aussi importants.

Conclusion 

La série des transferts qui a été engagée par le Président Valletoux, élu dans les conditions que l'on connaît,
traduit une vacuité totale de la cohérence politique, Elle ne constitue, en fait, qu’une succession d'effets d'aubaine.

J'ai fait de manière constante et constructive des propositions alternatives pour aboutir à une Communauté de Communes de projets.

En refusant ce nouveau transfert qui n'apporte rien, 
je suis totalement dans la cohérence 
et j'appelle, au contraire, l'ensemble des communes du Pays de Fontainebleau à une réflexion de fond plutôt qu'à des décisions opportunistes.

PS : Rien n'aura donc été fait en 8 ans, et on transfert le projet du stade : qu'en sera t il ?


Les vestiaires provisoires symbole de l'inaction de la majorité :

mardi 22 mai 2012

Conseil municipal du 21 mai 2012 : Modifications des statuts de la Communauté de communes

TRANSFERER PLUTOT QUE FAIRE : LA 'METHODE VALLETOUX' A L'OEUVRE

Mon intervention portera principalement sur le transfert du complexe sportif.

Faisons un rappel sur les travaux du complexe sportif.

Le bilan est bien mauvais : rien n'aura donc été fait pendant 7 ans (voir mon argumentaire sur le Projet de rénovation du Stade de la Faisanderie)

F. Valletoux n’a aucune honte à transférer à la Communauté de commune un projet qu'il n'arrive pas à terminer, ni même à commencer.

Transférer, c'est encore une opération de communication.
Nous ne sommes pas dupes.

Les locaux d'urgence du Stade en attendant la rénovation sont toujours provisoires.

Le Bellifontain n'est pas idiot : il sait très bien sous la mandature de qui le dossier a été enlisé.

En ce qui concerne le principe du transfert,
Je «félicite » certains de mes collègues de l'opposition qui se réjouissent de ce transfert, alors que ces élus n'ont pas de représentants au conseil communautaire.

Pas de transfert de pouvoir, sans représentation des électeurs.

Cela paraît tellement évident, et de bon sens.

La municipalité, qui a été élue par une minorité d'électeurs, est majoritaire au conseil communautaire ; alors que l'ensemble de l'opposition, élu par une majorité d'électeurs n'y a même pas de représentant.

Plus de 53 % des électeurs se retrouvent ainsi sans contrôle direct ou indirect sur un service public aussi important que le sport.

On transfert des équipements et non des fonctions, ce qui contribue à l'illisibilité des politiques publiques.
Je me demande même, comment vérifier si l'on y gagne.

Mais parlons du projet dont, je note, nous n’avons pas vraiment eu connaissance.
Je connais l’impatience des utilisateurs, notamment des clubs sportifs, et j’ai bon espoir, que d’ici un an environ, les premiers travaux puissent débuter. Il s’agit d’un progrès très important.

Chaque projet doit être élaboré en commun et en concertation dès l'établissement du cahier des charges.
Ce n'est malheureusement pas le cas du stade de la Faisanderie.

Dans ces conditions, un tel transfert n'est pas admissible.
D'autant plus qu'il cache l'incapacité de la majorité actuelle à terminer ce projet.


Je voudrais en effet signaler qu'aucun des projets jugés importants par le «groupe Valletoux», à tort ou à raison, ne sera donc réalisé par lui.

Le maire actuel y voit une étape décisive, les Bellifontains voient surtout que l'on est passé d'une communauté par défaut à une communauté de défausse.

L'intercommunalité a été érigée en système d'irresponsabilité politique.


L'idée implicite du groupe pour l'instant majoritaire est de ne pas faire peser le projet sur le budget, qui est déjà très serré.
Mais, il s’agit d’un piège à long terme, car les transferts de charge doivent toujours être compensés par la Ville.
Aviez-vous l'argent ?

L'inaction pendant 7 ans nous laisse devinez la réponse.

Je préfère vous parler de l'avenir de l'intercommunalité, en prenant l'exemple du sport.
Je vous cite : "Sur les quelques 3.000 personnes qui utilisent le stade chaque semaine, dont de nombreux scolaires, à peine la moitié sont des Bellifontains". 

Note : Ici M. Mahut, adjoint aux Sports m'indique qu'il ne peut pas me laisser dire cela, car c'est 8.000 personnes qui utiliseraient le stade par semaine.
Il faudrait qu'il se mette d'accord avec le maire dont la citation était extraite de son discours de la rentrée 2012 ! (voir ci-dessous)


Cette réflexion est justifiée. Voilà que je trouve un point positif.

Mais au lieu de développer cette question et de réaliser une véritable étude prospective en s'intéressant aux besoins du public et de faire une présentation objective, je n'ose dire apolitique, tout au moins dépolitisant le débat, parce que les sportifs se moquent de savoir qui a réalisé le stade, mais veulent un service public performant.

Et là, vous convaincrez électeurs et élus de nous rejoindre, parce que leurs intérêts seront vraiment pris en compte.

Qu'en avez-vous fait ?

Une communauté à votre image, principalement sur la base de manipulations.
L'entrée de Recloses a servi à vous faire élire Président,
Son maire a eu sa rétribution : une promotion comme suppléante aux législatives.

Une ancienne adjointe au maire d'Avon vous soutient,
Elle est promue chef de campagne.

J'arrête sur cette parenthèse et je reviens sur la discussion principale.

Pourquoi alors M. Valletoux refuse-t-il  la proposition d'ouvrir les commissions communautaires à tous les élus des différentes communes à titre d'observateurs ?

Qu'a t il peur ? De la démocratie ?
Ce serait en tout cas le moyen de faire progresser la participation.


Note : Niant l'évidence comme à son habitude, la majorité actuelle a eu le front de soutenir sans rougir que loin de n'avoir rien fait pendant 7 ans, l'équipe Valletoux avait été très active sur le sujet.
Sans rire ! Le Stade n'a pourtant pas été réalisé entre 2005 et 2012 !
Et si l'on arrêtait de se moquer du monde, et que l'on commence les travaux !


Les travaux se feront en 2013, mais à des conditions moins favorables.
Dommage.