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samedi 18 mai 2019

M. Valletoux se lancerait-il dans les fausses nouvelles ? (le taureau par les cornes 2)



    
     C'est un support original, que l'on pourrait qualifier de "fake news", comme on dit aujourd'hui.
     C'est bien sûr du taureau, pseudo européen à 53.500 € dont on parle.
    
     Sur la plaque de l'inauguration de la chose, le 8 mai 2019 (le Maire ne sait-il pas que la journée de l'Europe est le 9 mai 2019 ?), il y a écrit : "sculpture offerte par l'artiste à la Ville de Fontainebleau".
    
     
Sauf que c'est faux. Dans un contrat faisant l'objet de la décision 18.MAR.14 du 14 juin 2018 (signé à Berlin !) : il est écrit : "l'objet du présent contrat consiste en la réalisation d'une sculpture en bronze représentant un taureau ainsi que la princesse Europe. [...] Coût de la prestation : [...]  Total : 53.500 €".


     Avec sa bonne foi coutumière, M. Valletoux pourrait soutenir qu'il y a pourtant un cadeau, car le contrat stipule encore : "l'auteur et artiste (sic) précise qu'il renonce à ses honoraires d'artiste de 50.000 €".
     Bref, au lieu de 100.000 € ht, on ne paye que la moitié.
    
     C'est un peu comme si vous offriez un livre dont vous êtes l'auteur à un ami, en lui précisant : par contre tu paieras l'impression et le papier ! Ce n'est pas un cadeau, puisque vous lui vendez encore quelque chose. L'auteur, M. Jastram, passe un marché de prestation de service de fabrication et d’installation du support matériel de son "oeuvre", à titre onéreux.

     L'auteur des faits est d'ailleurs trop modeste, il aurait pu renoncer à des honoraires d'un million, ou d'un milliard, puisque c'est lui qui les fixe arbitrairement. Alors un peu plus, un peu moins...
    
     Il n'en demeure pas moins que même en renonçant à ses arbitraires droits intellectuels, l'auteur ne nous a pas offert sa "sculpture", mais nous l'a bien vendue au prix de la fonte. D'aucuns soutiendront que c'est son juste prix d'ailleurs, mais d'autres, que cela fait cher, trop cher.
    
     Que l'on ne soit pas d'accord avec sa politique et ses décisions, c'est la politique et le jeu démocratique, en revanche, que le Maire de Fontainebleau prenne sur lui d'établir une plaque faisant état de faits matériellement inexacts, c'est inacceptable ! Surtout pour un ancien journaliste...

Annexe : la décision 18.MAR.14 du 14 juin 2018 complète (sauf les références bancaires)




lundi 25 mars 2019

Le taureau par les cornes, ou l'histoire d'un "cadeau" à 53.500 € TTC

Encore un exemple de décision arbitrairement polémique et coûteuse du Maire pour faire le "buzz"...

C'est une drôle de bête que le Maire veut installer place de la République pour célébrer l'Europe. Les esthètes et les contribuables locaux apprécieront...

C'est un nouveau collectif qui m'a alertée, le collectif du patrimoine bellifontain (collectifdupatrimoine@bellifontain.com), ainsi que plusieurs de nos concitoyens engagés.
La vie d'un Conseiller municipal d'opposition, c'est de travailler les dossiers prioritaires, les finances, mais de temps en temps on nous remonte de jolies perles. Enfin jolies, cela dépend.

Une "oeuvre" discutable

Si l'Europe fait débat, cette oeuvre qui se veut  être une métaphore dans la promotion de l'Union européenne, ne manque pas non plus de faire débat.
Le sujet est mythologique, pour reprendre wikipédia : "Europe, fille du roi de Tyr, une ville de Phénicie (actuel Liban) fit un rêve. Le jour même, Zeus la rencontra sur une plage de Sidon, se métamorphosa en taureau blanc, afin de l'approcher sans l'apeurer et échapper à la jalousie de son épouse Héra. Imprudente, Europe s'approche de lui. Chevauchant l'animal, elle est enlevée sur l'île de Crète à Gortyne (ou au nord du Bosphore selon certaines versions). À Gortyne, sous un platane qui depuis lors est toujours vert, Europe s'accouple avec Zeus, sous forme humaine cette fois. De leur union naissent Minos, Rhadamanthe et Sarpédon qui s'exila en Anatolie, à Milet. Plus tard, Europe est donnée par Zeus comme épouse au roi de Crète Astérion." Pas très moral déjà...


Cliquez pour mieux voir ->

Il est traité selon l'auteur de manière plus politique, à en croire le bulletin municipal (ci-dessous) : "ce qui m’importe dans cette sculpture, c’est son côté massif, les cicatrices du taureau, mais aussi la force tranquille d’Europe. Celle-ci est une femme fière, droite et consciente, qui domine le colosse et embrasse de son regard aussi bien le passé de notre continent que l’avenir ouvert. Les blessures lisibles sur le corps du taureau, comme sur une carte géographique, lui ont été infligées depuis des millénaires – et nous sommes appelés à les guérir. Nous, les Européens contemporains, devons ensemble faire bouger « l’Europe », et pour le signifier, j’ai ajouté les roues à l’arrière du taureau" (Ce qui lui donne un air d'orgue de barbarie roulant avec les cornes comme brancards).

Nous ne doutons pas du caractère pro-européen de l'œuvre, ni de la volonté "humaniste" de l'auteur. 

Ce qui fait polémique, c'est d'ajouter au traitement particulièrement lourd de la place de la République, une oeuvre violemment contemporaine qui ne s'harmonise pas avec le cadre historique de Fontainebleau. 

On a bien compris que le Maire avait la volonté de trancher avec le passé, tant par son brutalisme que sa volonté de tout bétonner. Il serait sans doute plus avisé d'aller exercer ses "talents" dans un endroit moins porteur d'une esthétique historique.

Un "cadeau" pas gratuit...

A priori, on pouvait, à la lecture du magazine municipal, croire que c'était un cadeau. Ah bon ? Tant mieux ! Car pour les contempteurs de ce lourd bronze, ce serait la double peine.
Le magazine de novembre 2018 semblait nous le faire croire : "Comment avez-vous eu l’idée d’offrir votre sculpture à la Ville de Fontainebleau ?"

En fait, il faut relire un entrefilet de bas de page du numéro de septembre 2018 qui précise : "Michael Jastram s'engage à offrir son travail ainsi la Ville n'aura à supporter que la part incompressible de la fonderie d’art et le coût du transport".
C'est déjà moins un cadeau.



En vérifiant dans la documentation administrative, on découvrira que ce sont les droits intellectuels dont "l'artiste" nous fait cadeau, en attendant, il nous coûte 50.000 € HT et avec la TVA à 7%, 53.500 € TTC.
La décision avait été prise par le Maire seul, le 14 juin 2018, le conseil municipal de septembre 2018 ayant juste ces deux lignes pour en être informé :


Trop tard pour dire non, évidemment ! 

Une relation d'un élu de la majorité et compatriote

On peut d'ailleurs se demander le lien entre le Maire et "l'artiste".

"L’artiste" le dit lui-même : "j’ai exposé à la galerie ArtFontainebleau en 2016 et c’est à cette occasion que j’ai découvert votre magnifique ville."
La "galerie ArtFontainebleau" (10, rue des 3 maillets) a été, je cite son site internet : "Fondée en 2009 par Marco et Sandra Schütz, un couple franco-allemand issu du monde des médias".
Marco Schütz, est surtout connu comme Conseiller municipal de la majorité. Cela crée évidemment du lien.

On se rappellera que la municipalité se plaint de ne pas avoir d'argent et d'avoir, à plusieurs reprises, annulé le feu d'artifice de la Saint-Louis (plus populaire que cela !).
Bref, le Maire a de l'argent pour jouer les mécènes, après tout, c'est l'argent des autres, celui des contribuables que l'on ne consulte pas.

Comme le dit "l'artiste", "ma sculpture fera partie de la vie publique de Fontainebleau, et appartiendra ainsi à tous ses habitants" : effectivement, ce sont bien eux qui l'auront "payé".

Et le taureau de Rosa Bonheur ?

N'eut-il mieux pas valu plutôt refondre le célèbre taureau de Rosa Bonheur, illustré par le poème "Presque" de Prévert qui est apposé sur l'hôtel de l'Aigle Noir ? 
Il avait été inauguré le 19 mai 1901 et avait été offert (dans sa totalité, lui) à la ville de Fontainebleau par Ernest Gambart, Consul général d’Espagne à Nice et marchand de tableaux.

Le magazine municipal fait dans l'humour discutable en comparant les deux oeuvres : "Un nouvel emblème, perçu par l’artiste comme un clin d’œil au taureau de Rosa Bonheur, qui avant d’être enlevé par l'occupant allemand pendant la guerre pour être fondu et servir dans l'armement, trônait fièrement place Napoléon Bonaparte."

Je laisse les Bellifontains faire la comparaison entre les deux :

(Photo : Musée d'Orsay, Fonds Debuisson : 1901 L'Illustration du 25 mai, n° 3039, p. 348).

Note : Le Taureau est une reproduction agrandie d’une sculpture de Rosa Bonheur. Le bas-relief placé à l’avant du piédestal est un portrait de cette dernière (par H. Peyrol), les trois autres (par I. Bonheur) sont des traductions en bronze de trois des plus célèbres tableaux de Rosa Bonheur : ‘Le Marché aux chevaux’, ‘Le Labourage nivernais’ et ‘Le Roi de la forêt’. Ce dernier tableau appartenait alors à Gambart, mécène du monument. Jacob était architecte des monuments historiques.
Les 3 bas-reliefs latéraux représentant des œuvres majeures de Rosa Bonheur ont été sauvés et sont actuellement au Dahesh Museum of Art à New-York (source not : https://www.daheshmuseum.org/portfolio/isidore-jules-bonheurplowing-in-the-nivernais/ ;  https://www.daheshmuseum.org/portfolio/isidore-jules-bonheurthe-horse-fair/)

lundi 18 décembre 2017

Conseil municipal du 18/12/17 : Vente Villa Lavaurs - ancien Musée Napoléonien



La Municipalité vend la Villa Lavaurs, avec une partie du jardin d'enfants

La majorité municipale a voté lundi soir, la vente de la Villa Lavaurs pour 1 770 000€. Plusieurs générations d'écoliers se sont succédées pour aller visiter les collections napoléoniennes qui y étaient entreposées. 

Depuis 2010, le lieu était "fermé provisoirement"  : 7 ans après, le lieu n'a pas rouvert, la dégradation s'est poursuivie et la majorité municipale le cède aujourd'hui, pour en faire... des logements.

Il nous avait été dit que seul le bâtiment serait vendu et que l'ensemble du jardin serait conservé par la ville. Cependant une partie du jardin sera aussi vendue. En effet, en plus du bâtiment lui-même, une partie du jardin d'enfants (environ 1/3) va être vendue lors de cette cession, réduisant un peu plus la surface de ce lieu apprécié des familles.

La propriété dépecée :



Les cessions de patrimoine ne devraient s'envisager qu'en cas de "coup dur" ou pour participer au désendettement de la Ville : ce n'est  pas le cas aujourd'hui.

Mon collègue Laurent Roussel a repris sur son blog, le 6 mai 2010, un communiqué de notre groupe de l'époque, dont il faisait sien, ainsi rédigé :

"Ce budget n'est équilibré que grâce à la vente du patrimoine (99, rue de France) et au recours à l'endettement. La prochaine victime de cette fuite en avant sera la Villa Lavaurs dont la vente est prévisible pour masquer pendant encore quelques temps l'impasse financière dans laquelle se trouve la ville. Comme le Sapeur Camembert, M. Valletoux rebouche le trou de la géothermie en en creusant un autre..."

C'était tristement visionnaire, 7 ans après.

La majorité actuelle me rétorquera que ce bâtiment n'a plus de projet municipal et qu'il doit donc mourir sur l'autel de la rationalité économique.

Désolée, mais la rationalité n'a rien à voir la dedans. Que je sache, la majorité n'a pas cherché à lui trouver un usage.
En 12 ans de mandat, la majorité a dévasté le patrimoine culturel bâti. Elle a tué le Musée Napoléonien, elle a abandonné la collection du Musée d'Art Figuratif Contemporain et après avoir dépecé et vendu à la découpe l'Hôtel Chamberlant, c'est maintenant au tour de la Villa Lavaurs. 

Son parc va être vendu en découpage et là, je m'insurge car nous sommes en pleine incohérence avec le document d'urbanisme qui préconise le maintien de l'ensemble urbain.

Extraits de la note du service des domaines :



Sur la politique financière, 12 biens ont ainsi été cédés depuis 2006, 12 lieux constituant le patrimoine de la ville ont été vendus, pour un montant de 12,3M€ sans que l'endettement ne diminue d'1€. Vendre les bijoux de famille n'est ni souhaitable, ni durable. La preuve, on arrive à la fin des cessions de patrimoine possible et, à moins de vendre les écoles ou la Maison des Associations, il ne nous reste - collectivement - plus grand chose...  ce qui est très dommageable. 
Un patrimoine bien géré devrait nous permettre de bien mieux gérer nos finances.

dimanche 10 septembre 2017

Question écrite du 10 septembre 2017 : Situation des collections municipales

Une partie des collections de tableaux contemporains de la Ville a été donnée grâce à l'intervention de M. Yves Leroux, critique d'art et journaliste bien connu. Installé au Cercle International, le musée d'Art Figuratif a été inauguré le 26 février 1977 et ces toiles devaient être exposées normalement, de manière permanente, à titre de condition expresse. Depuis lors, la ville de Fontainebleau a vendu le bâtiment du musée, le projet est tombé en déshérence et les œuvres données à la ville sont, pour une grande partie, entreposées dans des réserves.

Pour beaucoup d'ayants-droits et pour le public, il y a lieu aujourd'hui de clarifier la situation.

Lors des Conseil municipaux du 19 septembre 2011 (Question orale du 19 septembre 2011 : Situation des collections d'art figuratif), (le 11 octobre 2011 comme droit de suite du conseil : Question écrite n° 4 du 11 octobre 2011 : Collection d'art contemporain de la Ville) puis du 24 septembre 2012 (Question orale du 24 septembre 2012 : Situation des collections municipales), j'ai interrogé la Ville.
Il m'avait été répondu en 2011 qu'un gros travail d'inventaire allait être fait. Etant à l'époque au service financier, je savais que la liste des œuvres (avec photographies à l'appui) existait déjà. On m'a alors répondu que l'inventaire n'avait pas été fait dans les règles de l'art.
M. Chadenet m'a répondu en 2012 que la liste était terminée mais pas l'inventaire. Le motif invoqué était l'expertise par le Commissaire priseur des toiles de l'Ecole de Barbizon puis les autres oeuvres. Donc en un an, le travail n'avait toujours pas été terminé. Pour ce qui est de la question du statut des œuvres, aucune réponse.

Par ailleurs, une association culturelle locale avait obtenu un avis favorable en mars 2012 de la Commission d'Accès aux Documents Administratifs, mais s'est vue opposée le 31 mai 2012 par la Mairie l'absence de finition de l'inventaire.
Quant au Maire, il a de son côté promis qu'elle serait prévenue dès son achèvement. Voilà 5 années d’écoulées et l'association attend encore.

Le 27 mai 2013, j'ai à nouveau interrogé la municipalité, sans avoir plus de réponse (Question orale du 27 mai 2013 : Patrimoine culturel architectural et paysager de Fontainebleau).

Pourtant en mars 2014, suite à des disparitions inquiétantes, la Ville a portée plainte en s'appuyant sur un inventaire réalisé en 2011. Il y a donc une contradiction à refuser la copie d'un inventaire. Je l'ai fait remarquer.

Depuis, aucune nouvelle.

Je repose donc la question, espérant une réponse favorable et complète : la municipalité actuelle a-t-elle réalisé les promesses formelles sur lesquelles elle s'était engagée et pourra-t-on accéder enfin à l'inventaire ?
Par ailleurs, la municipalité peut-elle préciser ce qu'il en est, notamment en ce qui concerne les obligations de la Ville en la matière, en fonction des actes de donations et de leurs acceptations par le Conseil municipal de Fontainebleau et plus généralement leurs statuts, ainsi que sur l'état de conservation et de présentation au public de ces œuvres et quel avenir la municipalité envisageait pour ce qui constitue le patrimoine commun des Bellifontains ?

vendredi 30 décembre 2016

Affaire des cinémas : la protection fonctionnelle du Maire annulée

J'adresse mes félicitations à mes collègues du Groupe Duvauchelle à propos du jugement du 7 décembre 2016, qui annule la délibération du 6 juillet 2015 par laquelle la commune de Fontainebleau a octroyé au Maire le bénéfice de la protection fonctionnelle (L'élu peut bénéficier de la protection fonctionnelle s'il se dit victime d'une infraction à l'occasion ou en raison de ses fonctions. L'administration peut protéger l'agent, lui apporter une assistance juridique et réparer les préjudices qu'il a subis. La demande de protection doit être formulée auprès du Conseil municipal). 

Explication de texte :

On se rappellera que l'Association pour les Cinémas de Centre Ville de Fontainebleau (ACCVF) avait adressé de vifs reproches au projet de délocalisation du cinéma au Bréau. Cette opération a été réalisée finalement par l'entremise de la Société d'Economie Mixte du Pays de Fontainebleau, présidée par Frédéric Valletoux, qui a créé une Société Civile Immobilière avec la gérance du cinéma l'Ermitage en vue de porter la construction du multiplex. 
Alors que nous avions borné nos critiques à l'opportunité et au montage technico-financier de l'opération, l'ACCVF était allée plus loin en soumettant l'ensemble du projet à l'appréciation du Procureur de la République. Ce dernier aurait classé deux plaintes, sachant que l'on n'en sait toujours pas plus encore aujourd'hui.

M. Valletoux y avait vu malice et a cru bon de demander au Conseil municipal de Fontainebleau, le 6 juillet 2015, de l'autoriser à bénéficier de la protection due aux élus mis en cause, bien sûr aux frais de la commune, notamment pour attaquer ladite association.

Mes collègues ont saisi le Tribunal administratif jugeant que leur information était insuffisante. Je l'avais constaté moi-même à la lecture du dossier. Le Tribunal administratif de Melun a été convaincu de condamner ce manque d'information. J'ajoute que les plaintes incriminées n'ont pas été communiquées au conseil. Seule une plainte aurait été classée. Difficile donc, de se positionner sur le dossier.

On ne voit absolument pas l'intérêt de la procédure que le Maire avait envisagée, puisque l'ACCVF n'a plus d'activité, sa raison d'être a pris fin avec l'ouverture du Cinéma du Bréau. L'affaire était alors enterrée. Quant à l'accusation de militantisme politique de son action, elle est fausse, puisque l'association a été créée en avril 2012, bien avant les élections. Il est vrai que la question avait fait l'objet d'un débat public important et nourri. D'où la confusion et même l'attaque larvée contre le Groupe Duvauchelle.

Une fois de plus, c’est encore au contribuable de payer une procédure devant le Tribunal administratif, pour une délibération illégale.


Au delà de cette affaire, une question se pose, c'est celle de la rentabilité de l'opération, deux ans après. Et là, on constatera, sans besoin de statistiques précises, que les emplacements commerciaux n'ont toujours pas été loués dans le multiplex, signe que son attractivité n'est pas ressentie comme forte. 
Est-ce à dire que finalement le cinéma de centre ville résiste finalement mieux que prévu, au détriment de celui du Bréau ? Cela reste à analyser plus finement. On attend que les promoteurs publics et privés de l'opération se manifestent sur cette question, pièces à l'appui.

jeudi 26 mai 2016

Retour sur le Conseil communautaire du 26 mai 2016


Fermeture de la salle des Elections – Office de Tourisme

On constatera que cette mauvaise décision constitue un caprice,  qui commence déjà, sous le principe de la double peine, à coûter au contribuable. Non seulement on ferme une salle, alors que c’est déjà une denrée très rare à Fontainebleau, mais qu’en plus, elle n’est pas compensée.
La maîtrise d'œuvre coûtera 22.500 € HT, plus 1.750 € HT de sécurité de travailleurs, et 3.600 € HT de contrôle technique. En attend mieux...
Rappelons que tout cela coûtera un montant total de 350.000 € minimum.

Voir aussi : un scandale public

Finances

Le Compte Administratif 2015 démontre une vérité que l'on avait hélas pressentie, une dérive anti-communautaire qui dénature totalement le sens de la coopération intercommunale.

L'idée juste est simple : ce qui dépasse réellement le seul intérêt communal doit être communautaire.
L'idée tordue est simple aussi : ce qui coûte trop cher à la commune, on se débarrasse à la communauté : les autres paieront.

On a vu donc fleurir des projets, dont l'utilité communautaire est quasi nulle et qui ne sont en réalité que d'intérêt communal.

Certes, lorsque l'on transfert une politique publique complète comme les sports, il n'y a plus de débat : tout est communautaire, rien n'est communal : il faut donc avoir une stratégie, une vision, un plan des équipements en tenant compte des gros bataillons d'usagers comme des petits. Cela suppose un énorme travail de détail comme de compréhension des usages.

Si l'on conserve les mauvaises méthodes actuelles, le gaspillage déjà éhonté s'aggravera et chaque élu voudra faire de même : on aura une communauté de dépenses et non plus de projets. 
Et on sait qui paiera à la fin !

Mais je ne crois pas être la seule à le dénoncer, beaucoup d'élus responsables se sont rendus compte du risque que la présidence actuelle a laissé pour l'instant se développer.
J'espère donc que bon ordre y sera mis.

Le Grand Parquet, selon certains élus "rapporterait de l'argent" à la Communauté de Communes. La vérité consiste en l'administration d'un démenti cinglant, que mon groupe a établi.


C'est un vrai gouffre ! ->

Le premier fait, c'est que les contribuables bellifontains versent depuis 2009 et verseront ad vitam aeternam, 530 000€ par an à la Communauté de Communes pour le Grand Parquet. Pour la première fois, la majorité municipale admet que le Grand Parquet coûte de l'argent aux bellifontains alors qu'elle l'a toujours nié jusqu'à présent. 
Il semble aujourd'hui plus opportun à la majorité de dire que le Grand Parquet coûte aux bellifontains, plutôt qu'à la Communauté de communes. Y aurait-il un intérêt de vouloir rassurer à tout prix les nouveaux entrants de la CCPF ? Ce double langage en fonction des interlocuteurs, perdure depuis plus de 10 ans, n'est pas acceptable.

Le déficit du Grand Parquet pour la Communauté de Communes se compose d'une subvention de fonctionnement de  507 789 € en 2015 (483 000€ en 2014) avec un remboursement d'emprunt de 348 946 € en 2015. 
Il ne s'agit pas de "faire peur" à quiconque, mais de dire la vérité, pratique peu coutumière de la majorité municipale.

Ajoutons également qu'au moment des travaux en 2011, le Président Valletoux avait commandé à KPMG une étude de rentabilité à venir. L'objectif à tenir était d'atteindre 120 000€ de déficit cumulé en 2014. Force est de constater que nous en sommes très très loin.

La pépinière, qui je le rappelle, ne fait l'objet d'aucun bilan sur les retombées concrètes de son fonctionnement. 

Mise à disposition des services d'urbanisme de la Communauté de communes

Depuis le départ du chef de service de l'urbanisme de la Ville de Fontainebleau, le service tourne au ralenti : les administrés qui pouvaient venir sans rendez-vous doivent attendre parfois 10 jours, l'affichage de déclarations et décisions d'urbanisme a été interrompu, les contrôles, déjà faibles se sont ralentis.

Au lieu de recruter un spécialiste, affecté uniquement à la commune et dont notre Ville d'art et d'histoire a désespérément besoin pour avoir une application fine en matière d'architecture, de patrimoine et de paysage, ce sont les services de la Communauté de communes qui seront mis à disposition. 

Ce n'est évidemment pas la qualité du personnel que nous pointons, mais surtout l'insuffisance de moyens affectés à une mission importante. Elle est hélas, trop souvent négligée et le patrimoine de la ville est dégradé par des choix douteux, qui rabaisse la qualité architecturale que l'on est en droit d'attendre.
Le recrutement d'un architecte-urbanisme ne serait pas un luxe, mais une nécessité. Non seulement pour le droit de sols, mais encore pour conseiller la Ville en matière de mobiliers urbains et plus généralement, la voirie qui reste maltraitée.

Pire, on apprend incidemment que la Ville pourrait abandonner la compétence "instruction des permis" au profit de la Communauté de communes élargie à plus de 20 communes.
On ne peut pas être d'accord pour traiter par dessus la jambe cette fonction si sensible ! La ville se doit de la conserver et même de la développer.

mardi 5 avril 2016

Conseil Municipal du 4 Avril 2016 : Marché de mise à disposition mobiliers publicitaires

Sur ce point, je voudrais attirer l'attention du conseil municipal sur l'installation de ce mobilier publicitaire.

Notre ville est une cité d'art et d'histoire, qui souffre déjà d’inepties architecturales : il me semble que la volonté, sans doute louable, de récupérer quelques recettes publicitaires ne doit pas avoir pour effet de dégrader notre cadre de vie et surtout ce qui en fait son attrait touristique.

J'invite donc la majorité à s'assurer d'une part, de l'insertion paysagère de ces équipements, souvent peu esthétiques et d'autre part, de les éloigner le plus possible du centre et des monuments historiques.

Enfin, je souhaiterais qu'ils ne gênent pas la visibilité des automobilistes et des usagers, notamment aux passages piétonniers, comme on le voit hélas trop souvent dans d'autres communes.


mercredi 27 janvier 2016

Le point sur les gens du voyage au Château de Bellefontaine

Le débat fait rage dans la population, malgré le "consensus" de certains élus. Il m'a semblé qu'il n'était pas normal que le public ne soit pas plus largement informé de cette question, qui ne concerne pas seulement les samoisiens (légalement) et les avonnais (à proximité).

En deux mots, la Préfecture exige la création d'une aire de gens du voyage de 53 places  (à répartir : Samois a une obligation pour 20 places, Avon doit réaliser 15 places et Fontainebleau 18). 
La Ville de Samois avait omis d'indiquer un site dans son projet de Plan Local d'Urbanisme, qui a fait l'objet d'un avis défavorable de la préfecture.

La solution préconisée par cette commune serait une installation au niveau du Château de Bellefontaine (Samois), qui appartient à la Ville de Paris, à côté des Fougères (Avon).

Comme d'habitude, la Communauté de communes du Pays de Fontainebleau serait mise à contribution en 2016, en ayant finalement la charge de la maîtrise d'ouvrage. En principe pour cette compétence, d'ailleurs, dans le cadre du processus de fusion/concentration, les communes seront remplacées par la Communauté de communes. J'avais suggéré de confier le dossier au Syndicat mixte d'étude et de programmation, qui avait déjà travaillé sur le sujet : "- la gestion des aires d'accueil des gens du voyage, qui seraient mieux situées au niveau du Syndicat Mixte d'étude et programmation (SMEP), compte tenu de la structure géographique même de nos communes : mais on peut encore lui confier " (Conseil communautaire du 12 novembre 2015 : Evolution des statuts communautaires). Mais sûrement pas un tel projet !

Les enjeux ne sont donc pas seulement humains mais environnementaux (Samois veut déclasser la forêt de protection pourtant considérée comme sacrée !), sécuritaires et sociaux (pensons à la proximité des Fougères, zone urbaine fragile pour laquelle un contrat de ville a été signé en 2015).
Il y a des enjeux financiers : "un montant global  de 3 à 3,5 millions € TTC est donc à retenir dans cette première approche".

Lors du débat sur le Programme Local de l'Habitat, j'avais fait une observation sur ce point, assez vite évacuée par le Président : le sujet est sensible (Conseil communautaire du 12 novembre 2015 : Programme local de l'habitat : "Avant de rentrer dans les principes généraux, je note un point qui me paraît aberrant : le projet d'installation des gens du voyage à Bellefontaine, à côté des Fougères : je n'en vois vraiment pas l'intérêt, ni le caractère réel et je ne comprends pas les avonnais qui ont déjà des problèmes de gestion de la zone.").

Le Château et son parc doivent-ils finir comme cela ? 

La Communauté de communes n'a-t-elle pas d'autres terrains disponibles, qui permettraient l'aire, éviteraient les inconvénients paysagers et sociaux du site de Bellefontaine et aussi le monstrueux coût ?

Prenez la peine de lire : le sujet en vaut la peine.

Le château de Bellefontaine

Le domaine du château de Bellefontaine occupe près de 4 ha sur les communes de Samois et d'Avon, sur un site classé Natura 2000. 
C'est l'ancienne propriété du Prince Troubetzkoy (mort en 1874) et du Prince Orloff (mort en 1885) (voir Samois-sur-Seine, Notice historique et archéologique depuis les temps anciens jusqu'à la Révolution par Victor Bouquet complétée jusqu'à nos jours par Paul Comble et Auguste Limosin Blotti, 1913).

En mai 2011, la ville de Paris, propriétaire du domaine depuis 1942 (Source : Mairie de Paris : Sous l'Occupation, en vertu de la législation antisémite, le château de Bellefontaine est confisqué par un administrateur allemand à la famille Israël qui en était devenue propriétaire, et le revend en 1942 à la Ville de Paris), s'est résolue à le mettre en vente. Lancé en 2006, un projet d'aménagement pour de l'action sociale n'a pas abouti et le château se retrouve dans un état très dégradé. Le projet de vente, prévu pour deux millions d'euros, a été présenté au Conseil municipal du 13 mai 2011, puis pour 1,5 M € en 2013 pour une maison de retraite. Echec.

Lancement du débat

Voilà ce que le Maire de Samois écrivait le 28 août 2015 :

"Il est exact que, dans le cadre de la mise au point définitive du PLU, j’ai écrit à la sous- préfète de Fontainebleau pour lui indiquer qu’il me semblerait judicieux d’étudier la faisabilité d’une aire d’accueil des gens du voyage sur le site de Bellefontaine. Il convient maintenant que la communauté de communes du pays de Fontainebleau (CCPF), qui sera dans quelques mois seule compétente pour la réalisation et la gestion de ces aires, prenne le relais. Ce n’est qu’au vu du contenu de cette étude, à la fois humaine, technique et financière, que le conseil municipal pourra donner son avis et le conseil communautaire de la CCPF prendre une décision définitive. Rien n’est fait. Rien n’est joué d’avance"

Déclassement de la forêt de protection (demande de Samois du 11 septembre 2015)

Le terrain de Bellefontaine étant classé par décret en Conseil d'Etat en forêt de protection, le Conseil municipal n'hésite pas à en demander le déclassement, sans préciser à ce moment, le motif réel qui est l'implantation des gens du voyage. Un conseiller municipal avisé réveille le pot aux roses :

"2015-09-04 Modification du périmètre de la servitude de forêt de protection aux abords du château de Bellefontaine (F. Bichon Lhermitte) Présentation du site et des divers projets d’utilisation des lieux : 

Celui-ci se trouve sur la commune de Samois-sur-Seine, à la limite Sud du territoire. Il fut au XIXème siècle la résidence du prince TROUBETZKOY, ambassadeur du Tsar de Russie à Paris, et de ses descendants, la famille ORLOFF. Ce château appartient à la ville de Paris, depuis 1942. Il était exploité, jusqu’en 2005, par l’A.S.P.P (Association d'Action Sociale en faveur des Personnels de la Ville de Paris et du Département de Paris) qui y organisait des colonies de vacances pour les enfants du personnel, et le louait pour des événements privés. En 1994, une partie des locaux a été affecté (par le Conseil Général) à l’accueil des élèves de l’IUT de Fontainebleau, en attendant l’achèvement de la construction de cet établissement route Hurtault. Depuis 2005 le château n’est plus utilisé. En décembre 2007, un permis de construire a été déposé pour la transformation du château de Bellefontaine en centre d’hébergement de longue durée pour personnes défavorisées. Le permis de construire a été délivré le 25 avril 2008, mais les travaux n’ont jamais commencé et le permis a été déclaré caduc. Depuis le château est à l’abandon. Il a été squatté et a subi d’importantes dégradations qui ont obligé la ville de Paris à murer la construction. 

Le maire rappelle, qu’une demande a été formulée en 2012 par son prédécesseur, dans le cadre de l’ouverture d’une procédure visant à soumettre en 2013 au Conseil d’Etat un projet de modification du périmètre de la forêt de protection du massif de Fontainebleau. Cette modification des limites de la forêt de protection aurait facilité la réalisation du projet de la société Odéon, qui avait signé une promesse de vente avec la ville de Paris. Ce projet consistait en : - la création d’une maison de retraite privée (50 lits) avec un centre d’accueil de jour pour personnes âgées, - des logements étudiants, - l’aménagement de 16 chambres d’hôtes dans le château,  5 - la réhabilitation des courts de tennis, - la création d’un parcours de golf de 9 trous… Ce projet n’a pas abouti et le château est toujours à l’abandon et de plus en plus dégradé. 

Mme Françoise BICHON LHERMITTE indique qu’il s’agit d’un espace urbain constitué, mais qu’une grande partie de cette unité foncière est actuellement classé en forêt de protection, ce qui signifie qu’on ne peut rien n’y faire. Quelle que soit la destination future de cette parcelle, il convient de la sortir du périmètre de la forêt de protection. Il y a donc lieu, dans le cadre de la procédure d’évolution de la forêt de protection initiée par les services de la direction départementale des territoires (DDT) de Seine-et-Marne, comme cela a été fait pour une partie du camping de Barbeau, de solliciter l’exclusion partielle du château de Bellefontaine de l’emprise de la servitude de forêt de protection. Il faudra également lever la servitude d’espace boisé classé. Actuellement la DDT rassemble toutes les demandes similaires sur le massif de la forêt de Fontainebleau afin de transmettre le dossier au Conseil d’Etat. 

M. Jean-Claude BOILLEY estime que cette délibération ne concerne en réalité que le projet d’aménagement d’un terrain d’accueil des gens du voyage et que c’est une manière détournée de demander au conseil de valider ce projet d’aire d’accueil, et cela avec le soutien probable des services de l’Etat. 

Le maire et Mme Françoise BICHON LHERMIITE répètent que les demandes de modification du périmètre de protection doivent toutes être transmises avant la fin du mois et qu’il s’agit de la même situation qu’à Barbeau : tout projet d’aménagement quel qu’il soit est impossible si ce périmètre n’est pas modifié. 

Le conseil municipal, après en avoir délibéré,   à la majorité des suffrages exprimés (4 voix contre : MM. Jean-Claude BOILLEY et Jean-Marc BAUDON, Mmes Marie-Françoise BOURGUIGNON et Danièle DUBOIS, 2 abstentions : M. Peter BREUZARD, Mme Sabine VAQUIER),   autorise le maire à solliciter l’exclusion partielle du château de Bellefontaine de l’emprise de la servitude de forêt de protection."

Blocage du PLU du fait de l'absence de terrain des gens du voyage (Samois 11 septembre 2015)

"Plan local d’urbanisme (F. Bichon Lhermitte) L’enquête publique est en cours et les documents sont consultables en mairie, au siège de la communauté de communes et sur le site Internet de la commune. Mme Françoise BICHON LHERMITTE rappelle les dates de présence du commissaire enquêteur et le déroulement de la procédure. 

M. Jean-Claude BOILLEY trouve bizarre que l’Etat utilise le prétexte du PLU de Samois pour imposer une aire d’accueil des gens du voyage à Samois alors que le PLU commun de Fontainebleau-Avon n’en prévoit pas. Il interpelle Mme Béatrice RUCHETON sur la date d’application du PLU d’Avon-Fontainebleau (2005) et de ses révisions subséquentes (la dernière date de 2014). 

M. Jean-Claude BOILLEY s’étonne alors que l’Etat n’ait pas appliqué la même rigueur à Avon-Fontainebleau alors que la Loi Besson leur impose une aire d’accueil depuis juillet 2003… 

Mme Béatrice RUCHETON, à la demande du maire, répond qu’aucun terrain n’était disponible à l’époque de son élaboration en 2005. Un terrain à proximité de l’EIS (école interarmées sports) de Fontainebleau a été proposé lors de l’élaboration du PLU mais il a été ensuite refusé par l’Etat. Elle indique qu’Avon ne dispose d’aucun emplacement sur son territoire qui soit adapté à l’accueil d’une aire des gens du voyage. 

M. Jean-Claude BOILLEY se montre dubitatif. 

Le maire dit que l’on assiste actuellement à un renversement de la politique de l’Etat à ce sujet. "

Le projet de programme local de l'habitat (Conseil Communautaire du 12 novembre 2015)

" Le 12 octobre 2015, le Comité régional de l’hébergement et de l’habitat a émis 2 réserves qui devront être levées par l’assemblée : 
[…]

Réserve
accueil des gens du voyage : l’échéancier de réalisation doit être retravaillé et rendu plus précis afin de rendre l’action opérationnelle en faisant ressortir clairement le rythme des modifications des documents d’urbanisme et des décisions à prendre, sans attendre le délai légal de prise de compétence de l’EPCI ;

Levée
- échéancier de l'élaboration du PLU de Samois-sur-Seine : fin de l'enquête publique et avis favorable du commissaire enquêteur fin octobre 2015, modifications du dossier de PLU arrêté pour rendre l'aire d'accueil des gens du voyage réalisable sur le site du château Bellefontaine et approbation du PLU par le Conseil communautaire de décembre 2015.

- échéancier de la réalisation de l'aire : fin octobre 2015 lancement de consultation pour une étude de faisabilité et un chiffrage d'une aire de 40 à 50 places sur le site du château Bellefontaine à Samois-sur-Seine, dépôt du dossier de demande de financement Dotation d’équipement des territoires ruraux, Conseil départemental 77, Conseil régional et Fonds européen mi-décembre 2015, lancement du marché des travaux 1er semestre 2016 et réalisation de l'aire en 2016.

L’assemblée est invitée à émettre son avis sur le dossier modifié du PLH."

Evolution des statuts (Conseil Communautaire du 12 novembre 2015)

"3.3.- Aires d’accueil des gens du voyage

La compétence « aménagement, entretien et gestion des aires d’accueil des gens du voyage » relève désormais obligatoirement des communautés de communes.

La CCPF doit mettre ses statuts en conformité avec cette disposition avant le 1er janvier 2017.

Il est proposé de ne pas attendre cette échéance et d’intégrer dès maintenant cette compétence dans le champ communautaire. Cette habilitation statutaire permettra à la CCPF d’étudier le projet de réalisation d’une aire d’accueil sur le site de Bellefontaine, dans le cadre de la mise en œuvre du schéma départemental d’accueil des gens du voyage et du programme local de l’habitat du Pays de Fontainebleau".


Demande de subvention (Conseil municipal de Samois décembre 2015)

Voici les débats principaux du Conseil municipal de Samois du 11 décembre 2015 : 
" 2015-12-09 Demandes de subvention pour l’aire d’accueil des gens du voyage           (F. Bichon Lhermitte)"

Mme Françoise BICHON LHERMITTE donne lecture de la lettre du préfet du 3 novembre 2015 (reçue le 20) qui rappelle que la commune a deux ans à compter de l’approbation en 2013 du schéma départemental d’accueil et d’habitat des gens du voyage en Seine-et-Marne pour réaliser 20 places en aires permanentes d’accueil. 
En conséquence, il demande à la commune de transmettre le dossier de demande de subvention correspondant avant le 23 décembre 2015. Il suggère également de prendre contact avec la CCPF pour le transfert dès 2016 de la maîtrise d’ouvrage du projet qui pourra aussi aider à couvrir les obligations des communes de Fontainebleau et Avon. Il termine en rappelant que la réalisation de ces équipements permettra de mettre en œuvre tous les moyens coercitifs à l’encontre de ceux qui ne rejoindront pas ces terrains.
La demande de subvention est adressée à l’Etat (DETR), au Ministère du Logement, à la Région, au Département, à la CAF et au FEDER (Fonds européen) et permettrait de couvrir 80% du montant du projet dont le cout global est estimé à 3,5 millions d’euros.
Le projet inclut le démantèlement des anciens bâtiments de l’IUT qui, Il faut le noter contiennent de l’amiante.

Un débat très animé s’ensuit. 

Mme Marie-Françoise BOURGUIGNON se demande pourquoi ce projet est situé près du château de Bellefontaine plutôt que sur d’autres terrains. Elle estime prématurée la demande de subvention alors que le terrain n’est pas acheté. Elle exprime son opposition au projet.

Le maire répond que les subventions ne seront versées que si le terrain est acheté et les travaux engagés. L’acquisition est en cours de négociation entre la ville de Paris et la CCPF. La date limite du 23 décembre 2015 est impérative.

M. Peter BREUZARD demande s’il est prévu de rénover le château.

Mme Françoise BICHON LHERMITTE répond qu’il s’agit d’un autre projet qui reste encore à monter. La construction d’une clôture est prévue pour le séparer de l’aire d’accueil.

M. Peter BREUZARD estime qu’il est difficile de se prononcer sur à un projet à propos duquel il reste beaucoup d’incertitudes.

Mme Françoise BICHON LHERMITTE répond qu’il y a déjà une étude de faisabilité favorable qui permet de déposer la demande de subvention.

Le maire ajoute que la décision à prendre aujourd’hui est conditionnée par cette date butoir du 23 décembre 2015 pour avoir les subventions.

M. Michel CHARIAU explique qu’il s’agit d’un financement exceptionnel sur une durée limitée.

Le maire rappelle que le point de départ de leur réflexion a été l’avis négatif des services de l’Etat sur le PLU parce qu’il ne prévoyait pas d’aire d’accueil des gens du voyage.

M. Gérard DELORD se demande pourquoi le Préfet ne peut pas réquisitionner des terrains sur Fontainebleau, Avon, Bourron-Marlotte ou Recloses qui sont déjà artificialisés ce qui éviterait de sacrifier une zone naturelle.

Mme Françoise BICHON LHERMITTE répond qu’une partie de la zone est déjà urbanisée avec les bâtiments de l’IUT.

Mme Marie-Françoise BOURGUIGNON dit que 9,5 hectares de terrain ont été libérés dès 2007 au nord de Fontainebleau.

Le maire rappelle que le projet ne satisfait pas à toutes les obligations de places mises à la charge de la CCPF.

Mme Danièle DUBOIS s’étonne que l’on s’appuie sur un schéma directeur qui n’est pas définitif et qui n’est valable que 5 ans.

Le maire précise que si on laisse trainer les choses, il n’y aura ni PLU ni subvention.

Mme Viviane APIED est choquée par le montant de l’opération, même s’il y a 80% de subventions. Elle n’y est donc pas favorable par principe car 100% seront de toute façon payés par les prélèvements fiscaux.

Mme Françoise BICHON LHERMITTE indique que, mis à part la DETR, ce n’est pas le Préfet qui décide de l’attribution des subventions.

M. Jean-Marc BAUDON fait une intervention très engagée pour la défense du site de Bellefontaine et contre le projet d’aire pour les gens du voyage. Il se demande comment il sera possible de protéger le château quand il y aura 50 caravanes autour. Il déplore que, pour ce projet, la commune soit prête à sacrifier un domaine qui a du potentiel. Il affirme que si ce projet se réalise cela constituera pour le futur une tache dans les réalisations de cette municipalité.

Mme Françoise BICHON LHERMITTE répète que le schéma impose la création de            20 places à Samois.

Le maire rappelle que la ville de Paris a déjà, à plusieurs reprises par le passé, proposer le domaine à la vente à différentes communes mais qu’elles ont refusé parce qu’il n’y avait pas de projet. Et la rénovation du château coûterait également plusieurs millions d’euros.

M Gérard DELORD indique que si la mairie de Paris rendait publique le prix (estimé à  500 000 €) auquel elle est prête à céder le domaine, d’autres projets pourraient apparaitre. 

Mme Josette DUFOUR précise que c’est aussi la construction du quartier des Fougères à proximité qui a bloqué des projets autour du luxe et de l’hôtellerie dans ce château.

Le maire dit que le projet présenté ce soir ne couvre que le besoin de places pour Samois et que l’accueil des gens du voyage est un problème récurrent dans la commune.

Mme Chaïbia RAJI regrette que le projet ne se préoccupe pas du château.

Mme Marie-Françoise BOURGUIGNON demande des explications sur le choix du cabinet Merlin. 

Mme Françoise BICHON LHERMITTE explique que la ville de Paris  a participé à la préparation du dossier et de la mise en concurrence entre plusieurs bureaux d’études spécialisés dans la réalisation d’aires d’accueil des gens du voyage.

La CCPF a choisi puis mandaté le Groupe Merlin pour réaliser une l’étude de faisabilité pour la création d’une aire d’accueil des gens du voyage sur le site de Bellefontaine. 
Ce site de 9 hectares appartient à la ville de Paris, la CCPF est en cours de négociation pour l’acheter. 
Il comprend le château de Bellefontaine  qui a une valeur historique bien que très dégradé à l’intérieur.  Ce bâtiment est signalé « à conserver » dans le PLU en cours d’approbation mais une action de protection rapide  s’impose, ce que devrait permettre l’achat du site.
Sont également présents les anciens bâtiments de l’IUT, lesquels contiennent de l’amiante. Ils sont à détruire.

Suite à une réunion avec la DDT les options suivantes ont été prises :
· Réalisation d’une aire d’accueil de 50 places soit 25 emplacements. Un emplacement comprend deux caravanes et les véhicules tracteurs ainsi qu’un bâtiment avec les sanitaires, les prises électriques et  un évier.
· 16 emplacements sont situés dans la zone Ne donc pouvant être équipés rapidement
· 9 emplacements sont situés en zone N et ne seront utilisables qu’après la modification du périmètre de la forêt de protection. 
· Un bâtiment d’accueil pour le gardien et des possibles permanences
Le bureau d’étude a fait une estimation financière de l’aménagement.  Elle fait apparaître un budget prévisionnel de 2,4 millions € TTC. A cette somme il convient d’ajouter l’achat du domaine et un complément pour tenir compte de la réalisation en deux étapes pour le sol et les sanitaires, ainsi que pour assurer une bonne gestion des sources qui affleurent en plusieurs endroits et des eaux pluviales. Un montant global  de 3 à 3,5 millions € TTC est donc à retenir dans cette première approche. 

Le conseil municipal, 
· Après avoir entendu le rapport de Mme Françoise BICHON LHERMITTE, première adjointe, relatif à la possibilité d’implanter une aire d’accueil de gens du voyage sur l’emprise du château de Bellefontaine appartenant la ville de Paris ;
· Sur proposition du maire ;
· Après en avoir délibéré, à la majorité des suffrages exprimés (6 voix contre : Mmes Marie-Françoise BOURGUIGNON, Viviane APIED, Danièle DUBOIS,          MM. Peter BREUZARD, Gérard DELORD, Jean-Marc BAUDON, 1 abstention :     Mme Sabine VAQUIER (pouvoir à Mme Josette DUFOUR))

1) Décide de prendre acte de l’étude réalisée par le cabinet Merlin en date du 7 décembre 2015 en vue de la réalisation d’une aire d’accueil des gens du voyage sur le site de Bellefontaine ;
2) Autorise le maire à rechercher et à demander toutes les subventions possibles, tant auprès des institutions et organismes nationaux qu’européens ; 
3) Estime que le montant des travaux à subventionner est de 3 à 3,5 millions d’euros (acquisition du terrain, études et réalisation des travaux) et que le montant total des subventions pourrait aller jusqu’à 80% des dépenses effectives;
4) Rappelle que les statuts de la communauté de communes du pays de Fontainebleau (CCPF) transféreront dès l’entrée en vigueur des modifications en cours d’adoption la compétence « gens du voyage » de la commune à la CCPF ; qu’il conviendra alors que la CCPF soit substituée de plein droit à la commune pour tous les droits et obligations découlant de la présente délibération".

Un blog de la municipalité complète ce point, en soulignant que la forêt de protection serait encore rognée (décidément cette protection intangible est une vraie passoire) :
"La commune de Samois a demandé (vote du conseil municipal) que la règlementation dite « forêt de protection » ne s’applique plus a l’ensemble du domaine. Cette décision est nécessaire pour pouvoir envisager l’avenir global du site (ce qui ne veut pas dire que le site sera défriché, juste qu’une utilisation pourra en être envisagée). Une telle  procédure est longue et se termine au Conseil d’Etat, en conséquence seule une zone déjà considérée comme « urbanisée » peut être utilisée."



Le débat continue.

lundi 23 mars 2015

Conseil municipal du 23 mars 2015 : Subventions aux Associations

Il y a certaines méthodes qui paraissent abusives.

Lors de l'Assemblée générale de Fontainebleau Loisirs et Culture, le Maire a publiquement menacé de réduire la subvention et aussi de municipaliser le personnel, à la suite d’élections de proches de listes politiques, ou supposés-tels lors du conseil d'administration. Supposés parce que les accusations d'une quelconque influence de l'opposition sont, à ma connaissance, infondées.

Il semble que les prémices de la menace ont été mises à exécution.
La subvention de FLC était de 116.000 € l'an passé.
Pour des raisons soi-disant budgétaires, cette somme serait ramenée à 80.000 €. 
Pour aggraver la pression, la votation a été renvoyée au prochain conseil municipal, faute de signature de la convention.

Le manque de transparence sur les relations avec les associations, le devenir flou de la charte des associations, l'absence de convention pluriannuelle et même de perspectives en général rend le dossier très embarrassant pour la majorité.

Tout cela rappelle les méthodes de mise sous tutelle des jumelages, que j'avais déjà dénoncées (voir : Conseil municipal du 8 juillet 2013 : ARCIF comité de jumelage ou encore Question orale du 17 juin 2011 : Reprise en main des Jumelages, Comité de Jumelages : la reprise en main se confirme, Conseil municipal du 28 mars 2011 : Vote des subventions), qui sont devenues un instrument de promotion politique, en lien avec l'Association Française des Communes et Régions d'Europe dont le Maire est secrétaire général, association qui se manifeste souvent avant les élections, comme par hasard.

Inutile que M. Valletoux me réponde là-dessus, nous ne sommes évidemment pas en accord.

Si le Maire entend municipaliser les fonctions de FLC, qu'il le dise clairement, ce sera plus franc que ces palinodies.
Mais en attendant, il doit respecter la libre administration d'une association encore autonome.

Réponse et précisions

L’acompte de subventions de 29.000 € voté lors du Conseil municipal de décembre 2014 n'a toujours pas été versé. Le Maire semblait ne pas être au courant, ce qui nous surprend beaucoup. Est-ce encore une pression ?

Pas de réponse : le président de FLC m'a confirmé l'absence de subvention. Le Maire a eu un comportement inadmissible en voulant m’empêcher de lui parler.
Le Maire ne s'est même pas renseigné auprès de son staff pourtant nombreux.

M. Valletoux a confirmé la diminution envisagée de la subvention à 80.000 €, et la reprise à la charge de la Ville d'une partie de la mission confiée à FLC, estimant la gestion insatisfaisante.

Sur l'aspect politique, il estime que FLC ferait l'objet d'un "glissement politique" et qu'il y aurait un "détournement de cette association".

A croire que les administrateurs de la Ville ne sont eux pas politisés !

lundi 15 décembre 2014

Question orale du 15 décembre 2014 : Quartier des Héronnières

Le quartier des Héronnières est constitué des grandes écuries de Louis XV, construites en 1747-1748 par Gabriel, l’architecte de l’Hôtel Pompadour et du Trianon. L'École d'application de l'artillerie sera installée au quartier des Héronnières de 1872 à 1940 ; elle cédera la place au 120ème régiment du train de 1973 à 1993, puis au 602ème régiment de circulation routière de 1993 à 1999. Il a été désaffecté et n'est pas dans des conditions de conservation optimale.

L'établissement public du château de Fontainebleau est désormais chargé depuis le 11 mars 2009 du Quartier des Héronnières. Il est donc bien évident que la commune de Fontainebleau ne joue, actuellement, qu'un rôle secondaire, cependant, elle ne peut rester indifférente à son avenir, d'autant plus que le Maire dispose d'un siège au Conseil d'administration.

Nous proposons qu'une relance de ce projet puisse se faire jour. La surface existante mérite de trouver une affectation digne de ce monument historique. Une réflexion sur l'affectation (universitaire, organisation internationale, activités touristiques et hôtelières…) paraît d'autant plus nécessaire que le site est séduisant. Il reste évidemment un équilibre économique à trouver.

A cet égard, nous demandons au Maire de bien vouloir nous préciser les informations dont il dispose à ce jour sur l'évolution du site, de nous indiquer les initiatives adoptées sur le sujet et plus généralement, s'il ne pourrait pas souscrire à notre proposition de relance, par une conférence sur le sujet, ou par un appel à projet.

Dernière minute :

Alors que nous avions envoyé notre question le samedi 13 décembre 2014, les Echos ont publié le 15 décembre 2014 un article sur le Château de Fontainebleau, dont nous publions l'extrait suivant :

"Dans le quartier des Héronnières, un quadrilatère de 12.000 m2 où François Ier conservait ses hérons et qui a été rattaché au château, Jean-François Hébert va lancer un appel à projets. « L'idée est d'y installer un campus universitaire. Nous avons déjà l'Insead à Fontainebleau, le Conservatoire d'art dramatique de Londres est intéressé de s'implanter aussi dans la ville », observe-t-il. Déjà, le quartier Henri IV est investi par un pôle d'excellence du tourisme, regroupant notamment des structures du département, de la région et de la chambre de commerce".


En savoir plus sur :
 http://www.lesechos.fr/journal20141215/lec2_industrie_et_services/0204012972030-la-renaissance-du-chateau-de-fontainebleau-1074962.php?3Xyc9OOLl5BEkyBB.99


samedi 11 octobre 2014

Suppression des parcours culturels

Dans la continuité des problèmes de rentrée 2014, la Caisse des Ecoles dirigée par M. le Maire et Mme Gwenaël Cler, adjointe qui serait chargée des affaires scolaires, a pris la décision de supprimer les parcours culturels pour 2014 et 2015, dans 8 établissements (soit 22.000 €). 
Les parcours culturels sont destinés à sensibiliser les élèves du primaire à l'art et à la culture : la suppression de l'aide de la Ville va les compromettre.

Encore une fois, la majorité n'a en pas fait état dans son programme électoral. 

Les familles apprécieront ...