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lundi 4 mai 2020

Covid 19 : mauvais bilan sanitaire pour les EHPAD de Fontainebleau

L’EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) héberge des personnes âgées, à temps complet ou partiel et à titre permanent ou temporaire. Il propose et assure un service de soins médicaux et paramédicaux adaptés, des actions de prévention et d’éducation à la santé et apporte une aide à la vie quotidienne adaptée (Code de l’action sociale et des familles - Article D312-155-0).

Les résidents font donc selon les termes même de la réglementation d’une surveillance médicale. C’est pour cela que les résidents des EHPAD sont testés plus largement que la population.
Au plan national (au 2 mai 2020), sur environ 728 000 résidents en EHPAD, on compte 70 767 cas (9,72 %) et 9312 décès (1,28 %).

Toujours selon les bonnes sources décrites dans mon billet précédent, je suis en mesure de communiquer un bilan un peu inquiétant sur les EHPAD de Fontainebleau.

Près de la moitié des résidents contaminés
Il y a actuellement 96 résidents contaminés sur 196, soit 49 %.

12 morts
Toujours sur 196, on dénombre 12 morts liés directement au COVID-19, soit un taux de mortalité de 6,12 %.

2 agents sur 5, contaminés
Les agents sont largement contaminés, 38 sur 99, soit 38.3 %.



En guise de réflexions

Les taux de contamination et de décès des établissements de Fontainebleau sont très supérieurs aux moyennes nationales, il conviendra d’en tirer les conséquences.

Le confinement des résidents a donc été une mesure insuffisante, puisque, des résidents aux agents, la contamination est très importante.

Il est évident que le personnel, qui paye un lourd tribut par son dévouement, et on le voit par un taux de contamination très élevé, n’est nullement à blâmer, mais c’est la déficience de l’organisation sanitaire, pas seulement locale (on fait avec les locaux que l’on a), mais aussi le manque de moyens et de matériel de protection, et cela, c’est un problème national. Il est très difficile de protéger des résidents sans ce matériel, alors que l’on doit avoir des contacts réguliers et physiques avec eux.

Encore fois, il semble que l’impréparation du pays et l’insuffisance des mesures a fait payer un prix élevé à nos concitoyens qui avaient le droit de vivre encore dans la dignité. Les chiffres locaux montrent aussi une prévalence supérieure au reste de la France, ce qui mérite une enquête sur les causes et les remèdes.

Ma dernière pensée va aux malades, aux victimes, et à leurs familles : aux vivants, il faudra du courage, mais aussi de l’engagement pour que cela ne se reproduise plus.

vendredi 1 mai 2020

Covid 19 : Y a-t-il eu un tri dans les EHPAD du Sud 77 ?

Médiatisée au plan national par le Canard Enchainé (22 et 29 avril 2020), la recommandation du 19 mars 2020 de l’Agence régionale de santé, sur la Décision d’admission des patients en unités de réanimation et unités de soins critiques dans un contexte d’épidémie à Covid-19 a-t-elle entraîné un refus de transférer nos aînés des EHPAD vers les services de réanimation ?

L'article du Canard Enchainé du 29 avril 2020 : des conclusions inquiétantes...



Cette recommandation indique : « Dans un contexte d’exception où les ressources humaines, thérapeutiques et matérielles pourraient être ou devenir immédiatement limitées, il est possible que les praticiens sur-sollicités dans la durée soient amenés à faire des choix difficiles et des priorisations dans l’urgence concernant l’accès à la réanimation. »

De manière plus violente, il est écrit : « Ce processus décisionnel concerne au mieux (cf. algorithme) : [ … ] 3. La nature de la décision elle-même, pouvant être : a. Une non-admission en soins critiques :
[ … ] Soit parce que l’admission en soins critiques relèverait d’une obstination déraisonnable, définie par des thérapeutiques ne bénéficiant pas au patient, disproportionnées par rapport au bénéfice attendu, qui n’auraient d’autre but qu’un maintien artificiel — et transitoire — de la vie au prix de souffrance pour le patient et ses proches, et d’une détresse des équipes. Une telle admission risquerait aussi de priver un autre patient d’une prise en charge en réanimation, alors qu’elle/il aurait plus de chance d’en bénéficier. Ainsi, nous considérons licite de ne pas admettre un patient en réanimation dès lors qu’il s’agit d’une obstination déraisonnable, y compris si une place de réanimation est disponible. »

La possibilité de ne pas prendre en charge des personnes en EHPAD est clairement ouverte. Beaucoup ont été traitées sur place.

Une recommandation contestable : le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) a publié une prise de position sur les « Décisions médicales dans un contexte de crise sanitaire et d’exception » le 06 avril 2020. Pour l’Ordre, la question de la priorisation entre les patients « ne saurait être retenue qu’en l’absence avérée de toute autre possibilité et s’il est constaté qu’aucune autre alternative ne se présente au terme d’une appréciation collégiale tracée dans le dossier, fondée sur l’état du patient, prenant en compte notamment ses comorbidités. L’âge du patient, sa situation sociale, son origine, une maladie mentale, un handicap ou tout autre facteur discriminant ne peuvent être l’élément à retenir ».

En particulier, dans la prise de position de l’Ordre du 6 avril 2020, on peut lire encore : « Tous les patients atteints du covid-19, dont ceux résidant en EHPAD et autres établissements d’accueil de personnes vulnérables, doivent bénéficier du même accès aux soins et de la même qualité de prise en charge que les autres patients. S’ils présentent des formes sévères ou graves, leur prise en charge dans les établissements de santé adaptés doit être assurée même dans un contexte marqué par la limitation des ressources ».

Passant du régional au local, la question de l’application de cette recommandation se pose en ce qui concerne nos EHPAD et notre hôpital (avec ses trois établissements).

Des statistiques tirées des meilleures sources (le Facebook personnel de M. Valletoux qui donne des informations qui devraient être rendues publiques par les institutions et que l’on ne trouve pas forcément sur celui de la mairie et encore moins de l’hôpital) permettent de déterminer qu’il n’y a jamais eu saturation des lits de réanimation au sein des trois établissements du Centre hospitalier du Sud 77 (en admettant que leurs équipements et que le personnel eussent été suffisants), mais la peur de cette saturation aurait pu entraîner des choix (il y a eu une tension du 26 mars au 2 avril). Une hypothèse à vérifier évidemment et nous espérons qu'elle a bien été écartée.


Dans la mesure où nous n’avons pas d’éléments sur le plan local, la question doit être publiquement posée : cette recommandation a-t-elle été suivie en ce qui concerne les patients dans les EHPAD du Sud 77 ?

Les quelques éléments sur la mortalité dans les EHPAD nous paraissent très parcellaires et méritent une enquête statistique.

Nous souhaitons clairement et sans ambiguïté qu’il n’en eu rien été. Si au contraire, les autorités devaient porter une responsabilité, nous demandons qu’il en soit tiré des conséquences pour éviter que plus âgées et dans un EHPAD, elles ne se retrouvent elles-mêmes dans ces dramatiques circonstances.


Annexe : fac-similé de la recommandation











jeudi 30 avril 2020

Lettre ouverte au préfet de Seine-et-Marne sur la distribution des masques

Monsieur le Préfet,

J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur la question de la distribution des masques qui préoccupe mes concitoyens. Ils m’ont interpellée pour avoir des éclaircissements.

Plusieurs collectivités territoriales, qui ne sont pas chargées — en principe — de la police administrative de la santé, ont cru bon acheter — quelques fois, en concurrence avec les services de l’État — des masques en vue de les distribuer au public.
Cette initiative paraît louable dès lors qu’elle répond à trois critères essentiels :
– la coordination avec les services compétents de l’État, pour éviter une concurrence regrettable et assurer une bonne réparation en fonction des besoins ;
– un respect de la doctrine de distribution des autorités sanitaires, non seulement en fonction des priorités, mais encore des règles d’hygiène ;
– une neutralité du service public assurant une égalité de traitement dans la dignité.

Or, il se trouve que les élus des majorités des organes délibérants de la Région Île-de-France et du Département de Seine-et-Marne ont reçu la permission de leur exécutif de distribuer ces masques, pas toujours avec une doctrine clairement établie, quelques fois en raison de l’inspiration du moment, et je dois le dire avec regret, en se mettant en scène, toute honte bue, par des démonstrations largement répandues sur les réseaux sociaux. Ces distributions excluent spécifiquement, au moins pour la Région Île-de-France, les élus minoritaires.



Ce mercredi 29 avril 2020, par exemple, à la gare de Fontainebleau-Avon, la Région distribuait des masques aux usagers, ce qui ne manquera pas de leur être utile, mais avec une ostentation déplacée et largement relayée par les réseaux sociaux desdits élus.



Un kakémono de gare ->

Il me semble qu’il appartient au représentant de l’État d’exposer clairement, sans polémique, ce qui peut se faire et ce qui ne doit pas se faire.

Ma première interrogation consiste à déterminer que les collectivités territoriales s’inscrivent bien dans un plan équitable de distribution. Il serait bon que l’État réaffirme clairement, qui doit bénéficier en priorité des masques, et comment les petites communes — qui pourraient être défavorisées par rapport aux collectivités plus riches — peuvent bénéficier d’une forme de péréquation, permettant de rétablir un principe d’égalité devant le droit à la santé.

Ma seconde interrogation porte sur les consignes d’hygiène de distribution : les élus en question, même si je ne dénie par une bénévolence pour certains, ne sont pas des agents publics ou des bénévoles habilités et formés. L’État, autorité de police sanitaire, se doit, à mon avis, de rappeler les consignes à tous les niveaux.

Ma troisième interrogation porte sur le respect de la neutralité du service public, et le fait qu’il y ait un manquement d’abord à la décence, qui devrait être le cas pour des distributions d’objets de première nécessité, financés par l’argent des contribuables. Nous sommes également dans une période électorale, certes suspendue, mais que certains candidats mettent à profit de manière peu légitime pour favoriser leurs réélections. Le fait qu’ils agissent comme des collaborateurs du service public me paraîtrait devoir leur inspirer une dignité dans l’exercice des fonctions temporaires et qu’ils évitent finalement de détourner la charité publique à des fins politiques.

Je vous remercie par avance pour les éclaircissements, éventuellement publics, que vous pourrez apporter à ces légitimes demandes.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, ma considération respectueuse.


Monique Fournier
Conseillère municipale de Fontainebleau
Conseillère de l’agglomération du Pays de Fontainebleau

lundi 13 mars 2017

Déshumanisation des foyers résidences : les médias en parlent

"SI VOUS N'ETES PAS CONTENTES, VOUS N'AVEZ QU'A ALLER AILLEURS..."
Une résidente exprime à la radio ce que on lui aurait dit.

Suite au débat sur l'imposition de la téléassistance au détriment de la présence d'agents et à la vive réaction que cela représente dans les foyers-résidences de Fontainebleau, nous reprenons ici deux articles : l'un de France Bleu et l'autre de la République. Il semble que c'est aussi la dégradation du service qui est en cause.
Loin de la manipulation politique, le récit des "vrais gens".


FRANCE BLEU
La révolte des pensionnaires d'une maison de retraite
Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris Région
Mercredi 1 mars 2017 à 5:50

Séisme à la maison de retraite de Fontainebleau. une quarantaine de pensionnaires sont en colère, et très effrayés à l'idée de perdre leur gardien de nuit. La résidence dépend de la municipalité, qui veut remplacer le gardiennage par un système de surveillance électronique, d'ici le mois de juin.

Il n'y aura plus de gardien de nuit, ni de WE. A partir du mois de juin, les résidents du foyer Rosa Bonheur devront s'adapter au nouveau système de téléassistance, qui consistera à porter un collier ou un bracelet, disposant d'un bip d'alerte pour appeler un opérateur en cas de besoin. Pour la mairie, dont dépend la résidence, il s'agit là d'économiser 90.000 euros par an.

Voici le reportage audio avec des témoignages des résidents, à écouter pour savoir comme cela passe et les pressions ressenties : 
Voici ce que disent les résidentes : "Ah bah oui à chaque fois qu'il vient  quelqu'un de la mairie c'est du chantage. Si vous n'êtes pas content, dans 2 ou 3 ans on fermera .... Si vous n'êtes pas contentes des repas, on les supprimera ... si vous n'êtes pas contentes ici, vous n'avez qu'à aller ailleurs" 
Propos recueillis par Radio France Bleu

Cliquez pour écouter :


LA REPUBLIQUE
Foyers-résidence : la grogne continue
Le projet de la mairie de supprimer le gardiennage de nuit dans les foyers-résidences pour séniors de la ville continue de faire grincer des dents.
10/03/2017 à 08:24 par yovallier

Le projet de la mairie de supprimer le gardiennage de nuit dans les foyers-résidences pour seniors de la ville continue de faire grincer des dents.

France Bleue a même évoqué le sujet sur ses ondes en interviewant des résidents. « Un certain nombre de résidents ne pourront pas prendre la télé-assistance pour des raisons de handicap, surdité ou de faibles ressources. et resteront sans protection. Les volets des salles communes seront fermés à 18 h 30 les jours de semaine et le week-end entier. On nous a répondu que les résidents n’ont qu’à les ouvrir et les fermer… ou bien ils vont rester dans le noir ! ».

Un collectif d’une dizaine d’enfants de résidents s’est formé, et envisage de demander à tous les résidents « s’ils souhaitent continuer ou non une démarche pour convaincre la mairie ». A suivre donc.

jeudi 23 février 2017

Téléassistance contre présence humaine : une affaire qui fait polémique

Drame social, espionnage, manipulation politique, interrogatoire...
Tous les éléments d'une série sont réunis au sujet de la suppression de la présence humaine de nuit et de son remplacement par la téléassistance (avec bouton) dans les Foyers-résidences de la Ville de Fontainebleau. Enfin, si on suit le scénario d'une majorité qui ne sait plus quoi inventer...

Si vous avez raté le premier épisode : Vers une déshumanisation des foyers-résidences ?


MES SOURCES

Mme Machery, qui joue le rôle du Vice-président du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS), n'a pas du tout apprécié que ce changement de fonctionnement soit dénoncé et a décidé de m'interpeller et de m'interroger sur la provenance de la lettre que je me suis procurée, qui informe les résidents de cette mesure de déshumanisation.

Voilà ce qu'elle m'a écrit le 16 février 2017 : "j'aimerai savoir comment vous vous êtes procurée ce courrier à ma signature que vous avez publié, que je n'ai pas signé et qui était dans le circuit des parapheurs dans l'attente de ma validation pour d'éventuelles modifications et/ou corrections".
Suis-je accusée d’Espionnage ? De vol façon «Mission Impossible» ? De détournement de personnel ?

A cela, je réponds :
1° Pas plus qu'un journaliste, je n'ai pas à dévoiler mes sources. Les gens me font confiance. D'autant plus que je n'en ai pas qu'une...
2° La réalité est encore plus simple : le document en question a tout simplement été mis en distribution tel quel, dans les foyers-résidences ! Il ne s'agit donc pas d'un document dérobé au sein des services secrets du CCAS. A Mme Machery de mieux se renseigner et de donner peut-être plus de transparence à ses actions, au lieu de se plaindre de s'être fait prendre.
3° C'est ce document qui a provoqué l'ire de beaucoup de résidents, difficile de croire qu'il n'existe pas.

En revanche, Mme Machery ne donne aucun élément d'appréciation différent, je la cite dans son même courriel : "Je ne reviendrai pas sur vos propos qui sont totalement faux, inappropriés et sont juste utilisés une fois de plus pour polémiquer.", Elle ne conteste donc nullement le contenu des informations dans cette lettre alors que c'est pourtant le plus important.
Fin de l'histoire ?

MANIPULATION RETROACTIVE ?

Non. Après avoir joué le rôle d'un inspecteur, voilà que Mme Machery se présente maintenant en avocat d'une pauvre ville victime d'une "manipulation politique", pour reprendre ses termes employés dans deux articles du Parisien et de La République.

Pardonnez-moi, Madame Machery, mais ce n'est pas l'opposition qui a déclenché l'affaire, c’est bel et bien ce courrier et la décision de la majorité de remplacer le gardiennage par de la téléassistance qui a amené les résidents à faire une pétition.

L'honorable opposition accusée de "manipulation politique" (qui d'autre sinon ?) ne peut que se défendre en faisant valoir qu'elle n'a réagi qu'après avoir été destinataire de la réaction très claire des résidents.
La chronologie ne plaide donc malheureusement pas en faveur de Mme Machery.

Plus grave encore, c'est de nouveau la majorité qui a décidé, seule, cette mesure avant de la soumettre bien tardivement aux votes des Conseillers d'administration du CCAS, qui n'ont pu en délibérer que le 22 février 2017 !

Et là, stupeur ! La délibération proposée au vote (ci-dessous) comporte exactement les mêmes informations que la lettre envoyée aux résidents au mois de janvier, dans laquelle Mme Machery ne se reconnaissait pas. Et c'est pourtant bien cela qui était en question !



C’est plutôt d'avoir indiqué que le sens de la Loi sur l'autonomie amenait à la suppression des gardes, qui est de la manipulation ! Alors que rien dans le texte ne l'impose. 
Mme Machery fait chorus à Mme Thatcher qui disait : "there is no alternative" avec son "cela fait partie des évolutions". En gros, c'est comme cela et puis c'est tout, et on n’a pas à le contester.
Le changement n'est pas forcément synonyme de progrès, pas plus que le progrès technique n'est synonyme de progrès humain.

LE FOND DE L'AFFAIRE : QUI VA PAYER ?

Après avoir dissipé l'agitation causée par la majorité et ses contre-faux maladroits, venons-en au faux de l'affaire. C'est d'abord une affaire d'économie comme nous l'avions indiqué précédemment !

Selon Mme Machery, reprise dans la presse : "Les huit gardiens coûtent 95.860€ par an alors que la téléassistance seulement 6.000€. L’abonnement coûtera 16€ par mois, pris en charge par le CCAS". Le sort des gardiens, lui n'est pas évoqué : Il s’agit d’une question humaine aussi.


Une économie substantielle, pour un service presque équivalent ? A voir !

Ce que Mme Machery omet de dire, ce que les interventions, ce ne sera pas gratuit (le prix n'est pas indiqué dans la délibération du coût de France Intervention 79, ave Franklin Roosevelt à Avon). Ainsi, pour les interventions après 18H30 et avant 8H30, ce sera aux familles de venir ou, en l'absence, elles seront à la charge du résident.

Extrait de la note de synthèse :
Il n'y a pas seulement suppression d'une dépense ou altération d'un service rendu, il y a un transfert de charges vers les résidents ! C'était à souligner.

Il n'en demeure pas moins que cette vision comptable fait omission des sentiments des résidents, sentiments qui ne sont ni négligeables, ni d'ailleurs infondés sur le risque nouveau. Mme Machery indique que le garde appelé par la téléalarme se trouve à Avon. Si la distance n'est pas grande, il faut bien comprendre que ce sont autant de minutes d'attente de perdues en cas de problème.

La lettre du cadre territorial du 11 septembre 2013 indiquait : "L'isolement relatif des personnes âgées maintenues à domicile peut justifier, au nom d’un principe de réalité, un recours raisonnable à la téléassistance. Il n’en va pas de même pour les résidences pour personnes âgées, où rien ne peut se substituer à une présence humaine. La téléassistance ne désamorcera pas la crise d’angoisse nocturne par quelques mots ou une partie de cartes, ne relèvera pas la personne tombée en allant aux toilettes, n’offrira pas les cinq minutes de la conversation qui constitue parfois leur seul horizon quotidien. Rien ne remplacera jamais une auxiliaire de vie, un infirmier ou un veilleur de nuit, parts d’humanité subsistant à leur égard dans notre société. [...] Certes, les solutions à la question de la dépendance (ou de l’autonomie) des personnes âgées dans le cadre d’un dispositif régulé de sécurité sociale ont un coût ; mais il en va de leur dignité qui, in fine, est également la nôtre." (http://www.lettreducadre.fr/2209/les-vieux-ne-parlent-plus-ou-alors-simplement-parfois-du-bout-des-yeux/).

DES ALTERNATIVES SONT-ELLES POSSIBLES ?

S’est-on seulement demandé si la téléalarme constituait le seul moyen ? En effet, ce n'est pas tant le bouton qui inquiète que l'éloignement du garde. Il me semble que la bonne réponse de la commune, si elle tient absolument à maintenir cette suppression, c'est évidemment de réduire la distance entre le poste du surveillant et le résident. Ne serait-il pas possible justement de le faire en rapprochant le garde de l'établissement ? Bref, réduire le délai d'intervention ! Mieux encore ! Organiser des tournées de nuit en plus, ce qui pourrait donner un peu d'humain.
Et puis réduire au minimum le prix de l'intervention !

Pourquoi ne pas avoir pensé à la mutualisation des moyens entre établissements voisins ? Moi, qui déteste ce terme, je lui vois une vertu. Après tout, il y a plusieurs établissements de retraite plus ou moins médicalisés (EHPAD, foyers, résidences-services...), avec plus ou moins d'autonomie pour les personnes âgées que l'on deviendra tous, M. Valletoux et Mme Machery compris. Il serait très intéressant de voir si l'on ne pourrait pas développer un service commun plus que de se débarrasser de la question avec un prestataire extérieur, sans doute respectable, mais pas forcément à côté, ni donné.

Ce n'est pas la solution que je préconise (le statu quo étant le plus satisfaisant sur le plan humain), mais au moins voilà une réflexion que la majorité pourrait reprendre à son compte pour montrer sa bonne volonté. Là, on serait dans un compromis plus acceptable, une solution de proximité et qui défendrait, en plus, l'emploi local.

jeudi 9 février 2017

Vers une déshumanisation des foyers-résidences ?

C'est une lettre du 23 janvier 2017 de Mme Machery, Vice-présidente du Centre Communal d'Action Sociale, qui a tout déclenché.

Dans cette lettre (voir en dessous) adressée aux résidents du Foyer Rosa Bonheur, voilà ce qui est écrit : 
"les Foyers-résidences de Fontainebleau sont les seuls établissements non médicalisés du secteur qui assurent une présence physique 24h/24 tout au long de l'année. 

Il vous est donc (!) proposé, à partir du 1er mars 2017, de disposer d'un dispositif de téléassistance, dont le prestataire est Mondial Assistance."

Plus loin on peut lire : "En parallèle, le gardiennage cessera progressivement pour s'arrêter au 1er juin 2017."

cliquez pour mieux voir :



Vérification faite, la suppression volontaire de ce service, par la majorité, n'est nullement une obligation légale mais sans doute plutôt une mesure d'économie, un peu sordide, et qui contribue encore un peu à la déshumanisation de nos Foyers-résidences : le surveillant étant remplacé par "le choix d'un pendentif ou d'un bracelet".

A cet égard, le Décret n°2016-696 du 27 mai 2016 - relatif aux « résidences autonomie » et portant diverses dispositions relatives aux établissements sociaux et médico-sociaux pour personnes âgées -modifie le code de l'action sociale et des familles et transforme les Foyers-résidences en "résidences autonomie" (sic). Il prévoit à titre de prestation minimale : "Art. D. 342-4.- La liste des prestations minimales prévue au deuxième alinéa du III de l'article L. 313-12 est fixée à l'annexe 2-3-2 VIII.- Accès à un dispositif de sécurité apportant au résident 24h/24h une assistance par tous moyens et lui permettant de se signaler".

Les résidents ont signé une pétition (ci-après, signatures floutées) pour exprimer leur désapprobation face à la dégradation du service offert. Elle m'a beaucoup touchée, non seulement comme ancienne administratrice du CCAS ou élue, mais surtout comme être humain.

Nous leur souhaitons d'être entendus !


Annexe : lettre et pétitions

transcription :

Je tenais à vous signaler que depuis l'élection de M. Valletoux, les deux maisons pour personnes âgées "léguées" par Paul Séramy "Rosa Bonheur" et "Lorraine" qui sont un plus pour la ville de Fontainebleau ont été d'une part il y a quelques années privées de restauration le samedi comme je vous l'avais indiqué antérieurement et d'autre part vont être prochainement privées de présence humaine pour le gardiennage de nuit au profit d'un système par télétransmission !!!

Les Pensionnaires devront avoir sur le bras un bracelet électronique ce qui est en fort décalage avec la préconisation d'un accompagnement convivial et humain...

Nous avons beaucoup de Bellifontains dont les mères de certains docteurs_ artistes_ etc - ont résidé dans cette maison_ en raison de son excellente tenue et de sa très bonne sécurité. Mais, nous avons la nette impression que ces maisons vont disparaître. Pour être dans le futur privatisées ! 
La population dans son ensemble vieillit, nous avons des émissions de télévision et radiophoniques. Pour nous expliquer que nous avons une grande responsabilité envers nos seniors! 

Je voudrais savoir si en Conseil Municipal vous avez débattu de tout cela et du changement de la dénomination de ces deux résidences oui passent en « foyer autonome » !! Sans doute est-ce une astuce juridique pour déresponsabiliser la Mairie, du fait que cette société privée oui remplacera le gardiennage facturera 65 euros pour chaque déplacement ! 1! 

Les résidents sont déstabilisés, on ne respecte plus les seniors. dans quelle société on est ? 

Est-ce que 57 Places de parkings sont plus intéressantes que de s'occuper de nos personnes âgées ? 

On nous rétorque que cela coûte cher mais tous les travaux engagés vendant une crise économique doivent-ils ameuter le budget social ?  
Je ne m'intéresse pas qu'aux personnes âgées. i'attends avec impatience l'arrivée du câble oui tarde ! 

Nous allons tous vieillir, et pour certains nous serons heureux de savoir que cette maison pour personnes autonomes, mais fragilisées par l'âge accueille des personnes de 70 à plus de 100 ans!. Elles sont contentes pour certaines de vendre leur maison et de Pouvoir bénéficier de cette résidence avant de partir en maison de retraite ! 

Après une réunion avec M. Valletoux. la fille de résidente et moi même sommes intervenues pour garder la personnes qui faisait office de Directrice. Elle était aimée par tous les résidents. respectée par le personnel et avait un grand charisme. La Mairie ne voulait pas I'augmenter et elle est partie pour une maison de retraite comme Directrice ! alors qu'elle aurait préféré rester!!

Suite à ce départ, nous avons une Directrice déplacée du CCAS !!! 
N'oublions pas que les édiles sont élus par les concitoyens et qu'ils doivent écouter et satisfaire dans la mesure du possible les desideratas des Bellifontains !


Pétition : les signatures ont été floutées



Transcription :

NOUS, soussignés les résidents du foyer ROSA BONHEUR:

Monsieur le Maire,

Lors de la réunion d'information à laquelle nous avons été conviés vendredi 20/01/2017 dans nos locaux, nous avons été surpris d'apprendre que vous vouliez nous priver de gardiennage pendant l'absence de tout employé en service à Rosa Bonheur.

Depuis des années les services de la résidence diminuent et les frais augmentent. Vous savez à quel point les personnes âgées fragiles ont besoin de contact humain et de se savoir en sécurité.

La suppression de gardiennage et donc de surveillance des allées et venues de l'établissement apportent à juste titre un sentiment d'insécurité (un précédent existe de tentative de violation de domicile par un couple d'inconnus).

Le port d'un « collier » destiné uniquement aux urgences médicales (par téléphone !) ne remplace pas une présence humaine capable de gérer la surveillance, les inquiétudes normales des résidents jusqu'aux urgences.

La déshumanisation et l' insécurité c'est ce que tes personnes âgées craignent le plus.

Monsieur le Maire, vous qui savez écouter et qui êtes proche des gens, nous vous demandons de ne pas nous abandonner et de nous conserver le gardiennage.

Croyez, Monsieur le Maire, à l'expression de nos sentiments respectueux. 




jeudi 3 novembre 2016

La crise des migrants à Fontainebleau : faisons le point


150 migrants installés au quartier Damesme à Fontainebleau : reprenons l'affaire pour mieux comprendre ce qui s'est passé.


Ici, il ne s'agit pas de traité le terrible problème humain causé par la misère étrangère, la guerre, les déplacements pour cause économique...

Une précision terminologique : parmi les migrants, il y a des réfugiés (protégés par le droit international en cas d'obtention de l'asile, qui s’appliquera à "toute personne (…) qui, craignant d’être persécutée du fait de sa race [son origine], de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner") et les illégaux, ceux qui n'ont aucun titre légal pour être sur le territoire et ont vocation à être expulsés. Le statut n'est donc pas le même.

Nous nous bornerons à étudier chronologiquement la situation pour mieux comprendre les décisions publiques.

L'ETAT DISSIMULE, LA REGION PAYE

Dans un premier temps, la Préfecture avait indiqué à la République de Seine et Marne que ce n'était pas d'actualité, mais...

Mme le Président de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, le 22 septembre dernier indique cependant : 
«Sur le sujet des migrants, je dois dénoncer le double langage du gouvernement. En observant la carte publiée, il semblerait que les migrants de Calais ne soient pas destinés à venir s’installer en Ile-de-France. 
Or, Frédéric VALLETOUX, notre collègue de Fontainebleau, m’a indiqué ce matin que le préfet de Région lui a annoncé l’arrivée de 150 migrants dans sa ville en provenance de Calais au cours des semaines à venir. La vérité est que le gouvernement est aux abois et qu’il ne tient pas ses engagements vis-à-vis de l’Ile-de-France» (extraits du PV de séance).

Précisons que le 24 septembre 2016, le même Conseil Régional vote une aide spéciale migrants : "aide d’urgence à un maximum de 1.000€ par place d’accueil et/ou d’hébergement, dans la limite de 50 % des dépenses liées aux travaux, équipements, honoraires et taxes afférents. Les demandes présentées par les organismes gestionnaires d’îles de loisirs de la Région peuvent être financées à hauteur de 100 % des dépenses exposées sur ces propriétés régionales".
Le tout pour un montant d’autorisation de programme de 5 million d'€.

VALLETOUX FAVORABLE, MAIS PLUTÔT PRES D'AVON

A la demande du Groupe Duvauchelle, le Préfet est interrogé sur l'hypothèse de la venue d'un camp de migrants.

Dans le Parisien du 27 septembre 2016, Frédéric Valletoux déclare très généreusement qu'il est bien d'accord pour accueillir les migrants, mais en réalité, demande à les déplacer à côté d'Avon, dans le secteur du Bréau : "Le maire propose de loger les migrants sur un autre terrain militaire de l’Etat, situé dans le quartier des Subsistances. « C’est près de la gare, comme cela est demandé, pour que les migrants puissent aller faire des démarches administratives, assure Frédéric Valletoux. Il faut juste y installer des préfabriqués.". 

Notons l'avis favorable du Maire sur le dossier, ce qui lui est reproché par une partie de l'opinion publique : une manœuvre très chic permettant d'obliger les autres sans se gêner soi-même tout en se donnant le beau rôle et bonne conscience.

Pas de très bonne foi non plus. Petit jeu : sauriez-vous dire ce qui est plus proche de la gare : les Subsistances ou Damesme ??!!


Mais une manœuvre ratée, car le vendredi 7 octobre, le Sous-préfet a appelé le Groupe Duvauchelle, en réponse au courrier que nous lui avions fait parvenir. Il a confirmé l'installation prochaine de 150 migrants à la caserne Damesme.
Il a précisé les éléments suivants :
1/ L'Etat est propriétaire de la caserne Damesne et ce lieu d'implantation est plus adapté que le quartier du Bréau, comme l’avait évoqué le Maire, où il aurait fallu installer des pré-fabriqués.
2/ L'installation de 150 migrants à Damesne se fera sur seulement une partie - et non l'ensemble - des bâtiments. Cet accueil serait "provisoire" car ces bâtiments doivent être vendus prochainement à la ville.
3/ La gestion de ces migrants sera assurée par la Croix Rouge.

Certains membres du groupe Duvauchelle ont demandé, lors du Conseil municipal du 10 octobre 2016, l'implantation de caméras à proximité du site retenu.

Réponse négative de Frédéric Valletoux, qui ne fait donc réaliser aucune étude de sécurité publique sur le site.



CONTRE FEUX SUR LES SANS DOMICILE FIXE

Les détracteurs de la politique pro-migrants ont beau jeu de dénoncer une politique à double vitesse, d'un côté la faiblesse de l'hébergement des sans domicile fixe (locaux) et d'un autre des dépenses nouvelles pour les migrants (étrangers). Ce n'est pas nous qui trancherons ce débat.

Les choses étant égales par ailleurs et l'hypocrisie bien répartie, le groupe majoritaire de la Ville se sent alors mis en cause et organise une opération médiatique destinée à sauver les apparences en faisant croire à une égalité de traitement en relaçant l'accueil de jour qui avait disparu au Bréau. Ce sera fait à l'ancien octroi de l'obélisque (illustration) qui a précédemment accueilli la croix rouge et la gendarmerie et l'accueil justement des sans-abris jusqu'en septembre 2010.

Cette opération coûtera 40.000 € de dépenses, pour du provisoire, au lieu d'une recette correspondant à la vente de cet bâtiment qui avait été votée lors du conseil municipal de mars 2015 (soit 150.000€). Une vente qui n'a eu aucun succès puisqu'il n'y a pas eu d'enchérisseur en décembre 2015, l'emplacement étant un peu compliqué.

On peut être sceptique sur cette annonce, décidée sous la pression des événements, sans étude préalable et surtout sans cadre sur le moyen et le long terme. Et quid de l'accueil de nuit ?

Extrait d'un rapport sur l'octroi :



POUR PLUS DE TRANSPARENCE

Il faut dire que la population ne paraît pas tout à fait satisfaite de cette situation et que l'arrivée des migrants ne passent pas forcément bien dans l'opinion.
Que l'on partage ou non son opinion, le Front National a exprimé ses idées dans un tract de manière très claire et transparente sur le sujet : pour lui, c'est NON. D'autres, anonymes, l'ont fait de manière plus indirecte et moins civique en graffitant un panneau d'information culturelle situé devant le Temple protestant. Enfin, le public sollicite directement les élus pour en savoir plus.

Au delà de la polémique, il me paraît anormal de mépriser les opinions de nos concitoyens. Le premier devoir étant de prendre aux sérieux leurs réactions et leurs questionnements, en y répondant par de l'information, chose qui est naturel pour des citoyens responsables et non en les traitant comme quantité négligeable.

S'il y a bien quelqu'un qui ne prend pas ses responsabilités dans cette affaire, c'est non seulement l'Etat, mais encore le Maire qui a essayé de délocaliser les migrants aux confins de sa commune et qui aujourd'hui tente de faire bonne figure et se drape dans une vertu récente et de façade.

Le groupe Duvauchelle a demandé d'organiser une réunion publique pour expliquer clairement les choses. Le Maire a préféré passer outre pour l'instant, quitte à attiser encore l'inquiétude : d'aucuns ne se demandent pas si les migrants ne vont pas rester ad vitam eternam, ou si leurs nombres ne va pas cesser d'augmenter, puisque l'implantation est faite.

Il y a pourtant des questions pertinentes, quelque soit son orientation politique : qui sont-ils et pourquoi sont-ils là ? Quel est leur statuts (libres ou en rétention administrative) ? Que prévoit la République pour eux (renvoi, intégration, transfert...) ? Y a-t-il un risque pour les populations et comment sont ils traités ?

Des interrogations sérieuses, au delà de toute polémique, qui appellent des réponses sérieuses et pas seulement sur internet.
Alors M. Valletoux sera contraint de céder et d'organiser cette réunion.

QUELQUES REPONSES EN ATTENDANT

Selon le seul communiqué électronique de la mairie sur le sujet, on apprend :

- Ce n'est pas un centre fermé mais un centre ouvert : "Ce centre n’est bien sûr pas un centre de rétention, donc les allées et venues seront libres, mais la Croix-Rouge veillera à ce que des règles de vie commune soit respectées".

- Il n'y aura principalement pas de famille : "il devrait s’agir très majoritairement de personnes isolées, hommes ou femmes, plutôt que des familles."

- Il s'agit de personnes évacuées de Paris et déplacées donc à Fontainebleau : "ces personnes, normalement, ne devraient pas venir directement de Calais mais plutôt de l’évacuation de campements sauvages parisiens."



A suivre donc...

samedi 27 juin 2015

Economies de bouts de chandelle à la mairie

La majorité de Fontainebleau continue son plan d'économies : elle supprime le feu d'artifice, le repas de la Saint-Louis des  Aînés, certains parcours scolaires, etc. Bref, Après 2014 l'année faste, voici 2015 l'année post-électorale : suppression du feu d'artifice de la Saint-Louis, de la patinoire de Noël, des marchés de producteurs de pays, des Naturiales, des parcours culturels... mais pas de la charte graphique de la Ville et de l'explosion des frais de personnel en 2014 (+650 000€) et en 2015 (+350 000€).
Des économies fantaisistes, alors que l'on va dépenser 26.000 € HT pour la rénovation du site internet et que l'on continue les dépenses de communication et de cabinet. 

I. L'exemple du CNAS et le personnel retraité

Cette culture punitive continue et le personnel désormais en fait les frais, avec une économie dérisoire qui  paraît assez terrible dans ses effets.

Lors du Conseil municipal du 9 février 2015,  la municipalité a décidé que "... la collectivité ne cotisera plus au CNAS pour les agents retraités au titre de l'année 2015 et suivantes...". 
Le CNAS, c'est le Comité National d'Action Sociale pour le Personnel des Collectivités Territoriales. 
Monique Fournier ne pouvait pas prendre part au vote, car elle est une ancienne des services de la Ville, et avait potentiellement droit à ce service, elle a cependant tenu à rappeler les conséquences dramatiques pour certains anciens agents en difficulté financière et sociale. 

Le CNAS aide les agents qui ont des petites retraites, à partir en vacances, à avoir quelques loisirs, des prêts de dépannage, des prêts de lunetterie, de prothèses, des aides ménagères à domicile, et pour les enfants handicapés, jusqu’à 600 € par an ; des avances sur l’achat de matériel pour personne handicapée, maximum 4.000 €, des aides au logement, lors du décès de l’agent, 1.000 € et du conjoint, 820 €, etc. 
Bref, loin d'être un gadget, il s'agit d'un système utile qui soutient les retraités qui comptaient sur ces avantages pour mieux vivre et que l'on supprime sans concertation.

Monique FOURNIER a une pensée pour ces agents qui ont travaillé pour notre commune et qui se voient privés des avantages dont ils bénéficiaient depuis 1976, et dont le coût était finalement très faible pour notre ville (135,25 € par intéressé concernant l’année 2014). Pour ce coût modique, certains bénéficiaires avaient jusqu'à 1.800 € d'avantages, par an, compte tenu des critères sociaux. Il y avait 54 bénéficiaires pour l’année 2013 soit 7.204,14 € et 62 en 2014 soit 8.385.50 € (moins cher que le coût d'un adjoint !). Le coût économisé est minable mais pas le coût social !

Saisie par plusieurs retraités en difficulté, trop discrets ou trop craintifs pour protester publiquement, et en sa qualité de conseillère municipale, y renonçant pour elle-même, Monique Fournier souhaite que la majorité étudie au cas par cas les dossiers de ces retraités, car la Ville peut ré-adhérer au CNAS en choisissant les bénéficiaires, et que ceux-ci puissent retrouver un peu de qualité de vie.

II. Le repas de la Saint Louis supprimé

La dernière suppression en date vient de tomber : nos aînés n'auront cette année pas de repas de la Saint-Louis. L'adjointe en charge des affaires sociales ayant peu communiqué l'information, nous vous invitons à la relayer. La Saint-Louis disparaît donc entièrement à ‪Fontainebleau‬...
Quel dommage de supprimer ce moment de fête et de convivialité pour nos aînés !

lundi 23 mars 2015

Conseil municipal du 23 mars 2015 : Subvention à une Maison de Santé pluridisciplinaire

I. Sur le projet

J'ai lu avec attention l'étude ACSANTIS (étude sur la démographie médicale).
Le projet de maison de santé vise à préparer l'évolution démographique de la médecine générale.
Cette "maison" serait donc située dans une dépendance de l'hôpital.

Or, l'étude établit que certains quartiers de la Ville sont déjà en situation de désertification médicale, comme, notamment en premier recours, la Plaine de la Chambre et le Bréau. On ne peut pourtant pas dire que ce sont les locaux qui manquent au Bréau.

Par ailleurs, je regrette que le rapport n'ait pas étudié des alternatives comme la création d'un centre de santé public. La loi « Hôpital, patients, santé et territoires » de 2009 permet au centre hospitalier de créer des centres de santé publics avec des praticiens hospitaliers. Cela aurait été une solution.


II. Sur le montage financier

Le projet du Centre Hospitalier de Fontainebleau réalise des travaux d’aménagement de ses locaux pour un montant de 525.000 €. 

La ville s’est engagée à participer à ce projet ainsi que le Conseil Général.

Lors de la commission Finances, j’ai demandé pourquoi la ville devait rallonger. On m'a dit que le Conseil Général avait retiré sa participation, et donc que la Ville serait obligée d'augmenter la sienne de 10.000 € soit une participation totale de 40.000 €

Cependant, il me semble que le Conseil Général, dans sa séance du 18 décembre 2014 a voté des subventions.

J'ai lu une communication du Conseil Général, je cite :
"La convention […] est d’une durée de trois ans, et porte sur un montant d’aide limité au maximum à 10 000 euros en 2014, 20 000 euros en 2015 et 20 000 euros en 2016. Le financement départemental permettra en 2014 d’achever les études de conception de la structure, puis à compter de 2015 soit de financer la coordination interprofessionnelle, soit de pérenniser l’un des postes d’universitaire mis à disposition de la maison de santé par la faculté de médecine."


J’aimerais savoir si l’abandon des subventions du Conseil Général est réel, qui paye quoi exactement, et comment le montage est équilibré.

Merci pour ces réponses.


Réponse :

Le financement est assuré par l'hôpital. Sur le conseil général, la majorité a fait machine arrière en parlant de mauvaise interprétation : il ne sort pas "du système". Bref, le conseil général payera bien.

Donc on ne sait pas pourquoi la Ville doit apporter une rallonge.

Pas vraiment de réponse sur mes proposions alternatives (localisation et centre public).
Il me semblait pourtant logique que l'argent du secteur public reste au secteur public ou alors vienne aider des secteurs déficitaires en terme médicaux.
Rappelons que l'hôpital a besoin de capitaux pour se reconstruire et qu'il ne peut distraire un centime sans raison valable pour le service public.


mardi 12 novembre 2013

Actualités sociales et patriotiques

Commémoration du 11 novembre 2013



 Comme tous les ans, je me suis rendue à la commémoration du 11 novembre.

En ce 95ème anniversaire de la signature de l'Armistice mettant fin à la 1ère guerre mondiale, beaucoup de monde s'est déplacé cette année, au monument aux morts pour cette commémoration. Le temps y est certainement pour quelque chose car c'est sous un soleil, un ciel bleu que l'on a rendu hommage à nos morts pour la France.



Repas d'automne des aînés. 


Membre du conseil d'administration au Centre Communal d'Action sociale CCAS (depuis mars 2008), je me suis rendue au repas des aînés à la Résidence Rosa Bonheur. Comme toujours l'ambiance était très chaleureuse.

Le prochain rendez-vous avec les aînés bellifontains sera pour les fêtes de fin d'année, juste avant Noël.

lundi 2 mai 2011

Repas de Printemps des Ainés 2011

Membre du Conseil d'Administration au Centre communal d'action sociale (C.C.A.S.) depuis mars 2008, mais je n'ai été invitée que depuis courant l'année 2009, aux repas des aînés.

Le 7 avril dernier, je me suis rendue au repas de "Printemps" à la Résidence Rosa Bonheur dans une ambiance très chaleureuse.

Malheureusement, je n'ai pu me rendre aussi à celui donné à la Résidence Lorraine, car la municipalité actuelle ne me permet pas d'assister aux deux repas organisés pour les aînés avec les membres de la majorité.
Dans ces conditions, afin de satisfaire les anciens, tant de Rosa Bonheur que de Lorraine, je dois participer aux repas à tour de rôle dans chacune des résidences.

Serait-ce de la discrimination envers les élus de la minorité ?
Il va sans le dire que ceux de la majorité sont conviés aux deux repas.