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dimanche 12 avril 2020

L’HÔPITAL ET LE CORONAVIRUS : FRÉDÉRIC VALLETOUX DIT TOUT ET SON CONTRAIRE


Du tout va bien au sauve-qui-peut…


Frédéric Valletoux est partout depuis le 1er tour des municipales : on le voit distribuer des masques en qualité de conseiller régional et en sa qualité de président de la Fédération des Hôpitaux de France, assène aux médias des leçons au fur et à mesure du triste événement épidémique que nous vivons.

On constatera que celui qui n’a rien fait pour défendre l’hôpital public de Fontainebleau (notre article ici : https://monique-fournier.blogspot.com/2016/02/conseil-municipal-du-15-fevrier-2016_16.html) s’était montré rassurant sur le système de santé français et avait défendu sa politique de réduction du nombre de lits sur l’hôpital de Fontainebleau. Au début…

Pour ceux qui ont la mémoire courte, petit florilège chronologique :

I. VALLETOUX : LE NOMBRE DE LITS DOIT BAISSER


Conseil municipal du 15 février 2016 : Frédéric Valletoux, « l’activité et la vitalité d’un hôpital ne se jugent pas qu’au nombre de lits »

Monique Fournier : « En 10 ans, de 2004 à 2014, Fontainebleau a connu une baisse de 60 à 45 lits de chirurgie, soit 25 % qui a entraîné une réduction de l’activité chirurgicale de 22,64 %. En obstétrique, on constate la fermeture, en 2011 de 15 lits à Fontainebleau, alors que Nemours a perdu totalement son service et n’a quasiment plus de chirurgie.
Si l’on observe les effets des fusions-réorganisations de la chirurgie pour les 3 hôpitaux, on constate que 83 lits ont été perdus entre 2004 et 2014. »
« Ainsi, le projet d’établissement 2015-2020 prévoit, dans le cadre de la fusion et de la réorganisation qui en découle, un nouvel abaissement du nombre de lits. Le recours à l’ambulatoire (traitement dans la journée) n’explique pas tout. En 2004, on avait 304 lits, aujourd’hui il n’y a plus que 255 lits à Fontainebleau et il est prévu de réduire à 203 lits, soit une perte, encore de 52 lits, avec une fermeture complète des 29 lits des soins de suite et rééducation. »


Frédéric Valletoux : « Sur le fond, M. LE MAIRE estime que l’activité et la vitalité d’un hôpital ne se jugent pas qu’au nombre de lits. Le lit n’est plus le seul critère. Il explique par ailleurs que la France est très en retard en matière de médecine ambulatoire et ce point fait consensus de tous bords. L’évolution des techniques médicales fait qu’aujourd’hui l’hôpital a moins besoin de garder les patients plusieurs jours, ce qui est un sujet de satisfaction. De même, l’hospitalisation à domicile se développe et la prise en charge du patient a totalement changé de nature. Dans le futur établissement public hospitalier, la montée en charge de l’ambulatoire est prise en compte, à hauteur de 60 à 65 % environ, selon les chiffres donnés par le ministère de la Santé. »
« Il rappelle que le Gouvernement réclame cette année plus d’un milliard d’euros d’économies aux hôpitaux. Jamais un tel effort n’avait été demandé aux hôpitaux français. L’hôpital de Fontainebleau n’échappera pas à l’effort de rigueur qui est demandé, comme les hôpitaux de Nemours et de Montereau. »
« Quant à l’avenir des établissements, il ne s’apprécie pas uniquement au nombre de lits. M. LE MAIRE n’est ni médecin ni directeur d’hôpital et fait confiance aux arbitrages qui sont pris, parfois sous la contrainte. »

Le 12 janvier 2017 : Frédéric Valletoux, « Ce n’est pas tant la baisse du nombre de lits qui est critiquable »


L’Obs, par Boris Manenti, publié le 12 janvier 2017 à 15 h 18 : « Grippe : les hôpitaux en souffrance à cause des lits supprimés par Touraine ? »
« Ce n’est pas tant la baisse du nombre de lits qui est critiquable — il est normal que les hôpitaux participent à l’effort d’économies et il est vrai que le monde hospitalier évolue — mais il faut assumer qu’inévitablement les économies vont de pair avec des réductions de lits », estime Frédéric Valletoux.

II. VALLETOUX : ON A ASSEZ DE LITS POUR LE CORONAVIRUS

Le 27 février 2020 : Frédéric Valletoux, « On a une capacité suffisante en nombre de lits »


Europe 1, le 27 février 2020 à 18 h 43, modifié le 27 février 2020 à 19 h 09,
« On a une capacité suffisante en nombre de lits », et « il n’y a pas un département français qui n’ait pas un hôpital qui puisse accueillir des malades », précise Frédéric Valletoux au micro de Nathalie Lévy. Et d’assurer : « La réponse sanitaire existe ».

Le 27 février 2020 : Frédéric Valletoux, Épidémie de Coronavirus : « On est prêt à faire face », annonce Frédéric Valletoux


La République de Seine-et-Marne, publiée le 27 février 2020 à 10 h 49
Selon Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France, les hôpitaux français sont prêts à faire face à l’épidémie de Coronavirus.
Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France et maire de Fontainebleau, était l’invité de France Info ce jeudi matin.

Il a notamment indiqué que l’hôpital français était « prêt à faire face à une situation plus tendue qu’elle ne l’est aujourd’hui, et ce, à travers tout le territoire ».

« On sait par exemple qu’il y a 30 % de médecins hospitaliers qui manquent à l’appel, dans le sens où des postes de médecins ne sont pas pourvus à l’hôpital, mais ça, ce n’est pas lié à la crise du coronavirus, c’est une situation permanente », a-t-il précisé.

Le 10 mars 2020 : Frédéric Valletoux, « Les hôpitaux sont loin d’être débordés »


Ouest-France, Emmanuelle FRANÇOIS
Les hôpitaux sont en première ligne pour faire face aux malades du coronavirus, de plus en plus nombreux en France. Selon Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France ( FHF ), le système sanitaire est robuste, et les hôpitaux français, malgré la crise actuelle, sont prêts à accueillir plus de patients.
« On est sur des nombres limités de patients hospitalisés et les capacités d’accueil sont loin d’être débordées. Il y a en France 150 hôpitaux publics mis en alerte sur le coronavirus. Nous avons suffisamment de lits pour recevoir les patients : 5 000 lits sont disponibles en réanimation et nous pouvons en mobiliser presque 4 500 en cas de besoin pour prendre en charge des patients. Une centaine de personnes sont actuellement en réanimation. On a un appareil sanitaire solide, prêt à accueillir plus de patients. »

III. ON MANQUE DE LITS, AU SECOURS !

Le 18 mars 2020 : La FHF demande une « union sanitaire sacrée » pour éviter la catastrophe sanitaire


« Nous sommes désormais passés à un nouveau stade dans cette épidémie et, pour certains de nos établissements, nous parlons de médecine de guerre. » déclare Frédéric Valletoux, Président de la FHF.

Le 27 mars 2020 : Frédéric Valletoux, les hôpitaux d’Île-de-France seront saturés « sous 24 ou 48 heures »

France 24, le 27 mars 2020
Le président de la Fédération Hospitalière de France, Frédéric Valletoux, a estimé vendredi que la capacité d’accueil des hôpitaux d’Île-de-France atteindra ses limites « sous 24 ou 48 heures ».

PAR AGENCE FRANCE-PRESSE
Plus pessimiste, Frédéric Valletoux a déclaré sur BFM TV que « ce qui est arrivé au Grand Est arrive en Île-de-France ( où ) on est aujourd’hui à la limite des capacités », qui seront saturées d’ici « 24 à 48 heures ».
« Il va falloir aider l’Île-de-France, très clairement », a estimé le président de la Fédération Hospitalière de France ( FHF ), demandant aux autorités d’« organiser des opérations de transferts de patients de manière massive » vers d’autres régions et « peut-être aussi avec les pays européens qui sont moins touchés. »
« Sinon, si on laisse chaque hôpital, chaque territoire pris par l’épidémie se débrouiller tout seul, on va vers des catastrophes », a-t-il prédit.

Le 1er avril 2020 : Frédéric Valletoux , « On est au bord de la noyade, il faut changer de braquet »[1]

Le Figaro, par Marie-Cécile Renault, publié le 1er avril 2020 à 19 h 49

INTERVIEW —Le président de la Fédération Hospitalière de France ( FHF ) appelle le gouvernement à prendre des mesures massives pour désengorger les services de réanimation les plus en souffrance.

« On est au bord de la noyade, on est en train de perdre pied. Deux régions sont en très grande difficulté, le Grand Est et l’Île-de-France où les hospitaliers sont en très grande souffrance. Il faut changer d’échelle et prendre des mesures beaucoup plus radicales. Après le directeur de l’ARS Île-de-France hier, je lance à mon tour un appel. Un ou deux TGV médicalisés par semaine, ce n’est plus adapté. Si la stratégie est d’extraire les patients, alors il faut amplifier les transferts, et organiser des transports beaucoup plus massifs vers les capitales régionales ou européennes. »

Le 8 avril 2020 : Les hôpitaux publics demandent « beaucoup plus de moyens » pour les EHPAD

Ouest-France avec AFP, publié le 8 avril 2020 à 18 h 45

Les EHPAD sont en détresse absolue face à l’épidémie de coronavirus et il faut mobiliser beaucoup plus de ressources pour les soutenir, affirme la Fédération Hospitalière de France ( FHF ) dans une lettre envoyée à Olivier Véran et consultée mercredi par l’AFP.
Il est encore possible d’éviter le pire dans beaucoup de structures, estime le président de la FHF, Frédéric Valletoux, dans ce courrier adressé au ministre de la Santé mardi, alors que plus de 3 200 décès liés au Covid-19 ont été dénombrés dans les EHPAD depuis le 1er mars.

Le 6 avril 2020 Frédéric Valletoux , « C’est toute une politique fondée sur les seuls “ critères d’efficience ” qu’il faudra revoir, car ils ont conduit à une réduction massive des lits »

Twitter @fredvalletoux
« Merci @olivierveran de remettre les points sur les “ i ” après des propos du DG #ARSGrandEst inacceptables et condamnables. C’est toute une politique fondée sur les seuls “ critères d’efficience ” qu’il faudra revoir, car ils ont conduit à une réduction massive des lits et des moyens. »

Le 8 avril 2020 : Frédéric Valletoux, « Nous avons devant nous un chantier majeur de dé-bureaucratisation de l’hôpital »

Par Solveig Godeluck, publié le 8 avril 2020 à 17 h 36, mis à jour le 9 avril 2020 à 9 h 20

Le président de la Fédération Hospitalière de France tire les enseignements de l’immense mobilisation pour soigner les patients atteints du coronavirus. L’offre hospitalière de soins est sous-dimensionnée en raison de l’existence d’une couche bureaucratique déconnectée des réalités de terrain, estime-t-il. La régulation se concentre sur les hôpitaux et laisse de côté des pans entiers du système de soins, regrette-t-il.

EN GUISE DE MORALE TOUTE PROVISOIRE…


C’est Frédéric Valletoux qui a raison : il faut supprimer les couches bureaucratiques déconnectées des réalités du terrain.
Et nous avons un bon exemple : la Fédération Hospitalière de France !




[1]           Notons le côté absurde de la formule…

vendredi 3 février 2017

Hôpital de Fontainebleau : Urgence : "On est sous l’eau, on est maltraité, on est harcelé" (franceinfo: 3/2/17)

Venant à contre-courant de l'image rassurante donnée par certains élus, Franceinfo nous donne à réfléchir sur l'état de notre hôpital public.


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Urgence à l'hôpital : 

"On est sous l’eau, on est maltraité, on est harcelé"



La Fédération hospitalière de France présente vendredi une cinquantaine de propositions à destination des candidats à la présidentielle.

Franceinfo vous emmène aux urgences de Fontainebleau où, comme ailleurs, l'hôpital a besoin d'oxygène.



Bureau des urgences de l'hôpital de Fontainebleau, en Seine-et-Marne. (CÉLIA QUILLERET / RADIO FRANCE)



Célia Quilleret
Radio France
Mis à jour le 03/02/2017 | 06:09
publié le 03/02/2017 | 06:09

"Cette fois, il n'y a plus de jus dans le citron"... L'hôpital souffre. Ce n'est pas nouveau. Mais aujourd'hui ce sont les directeurs d'hôpitaux eux-mêmes qui se plaignent du manque de moyens dans leurs établissements. La Fédération hospitalière de France (FHF) lance un cri d'alarme sur la situation de crise des hôpitaux, n'hésitant pas à parler de "burn out". Elle présente vendredi 3 janvier une cinquantaine de propositions à destination des candidats à la présidentielle. Franceinfo vous les révèle.

Dans ses préconisations, la FHF demande plus de souplesse, un financement concentré sur les soins utiles, davantage de médecins libéraux en ville pour désengorger les hôpitaux, davantage de mise en réseaux également. Aujourd'hui l'hôpital est à bout de souffle et pas seulement les jours de crise.

Trop de patients et pas assez de moyens

C'est le matin aux urgences pédiatriques, le docteur Pascal Saunier vient de soigner un petit garçon. Il ne peut pas faire deux pas dans la salle d'attente sans être interpellé par les parents. Le chef de la pédiatrie est un passionné, mais là c’est trop. "On a des urgences qui débordent. On a passé notre nuit à voir des gens et on a rempli le service de pédiatrie," décrit-il. "Les quinze places sont prises. On a des enfants en situation sévère qu’on a transférés ce matin."


On manque de médecins et on manque d’infirmières. On est sous l’eau. On est maltraité, on est harcelé.

le docteur Pascal Saunier, chef de la pédiatrie à l'hôpital de Fontainebleau
à franceinfo

Les charges administratives, surtout, deviennent pesantes dans le quotidien de Pascal Saunier. "On nous demande tout le temps de faire des rapports sur l’activité. On perd du temps à cliquer. Il faut faire dix clics pour voir un enfant. On nous fait remplir des trucs, du travail en plus pour savoir si on travaille." dit-il avec colère. "Ils n’ont qu’à prendre leur voiture et venir ici. On en a ras-le-bol si vous voulez le savoir !"

Et pourtant, il y a des solutions. Le docteur Saunier rêve par exemple de petites structures qui mettraient en réseau les médecins. "C’est faire des unités périphériques qui sont compétentes et qui sont en réseau avec les unités centrales. C’est ça dont on a besoin", explique le chef de la pédiatrie. "On a une perte de contact entre les médecins hospitaliers et les médecins de ville puisqu’en fait ils sont trop loin. On ne peut pas travailler tout seul dans notre coin, ça c’est le XIXe siècle."

Les médecins ne se sentent d'ailleurs pas consultés. Le docteur Jean-Michel Meck, radiologue, est syndiqué à la CGT explique qu'"on ne leur demande plus leur avis. Quand ils disent qu’ils ne sont pas d’accord, on leur fait comprendre qu’ils doivent se taire. On ferme des activités, on les déplace. C’est une pression morale sur les médecins". Le problème, à terme, c'est que ces médecins "ne s’impliquent plus dans le fonctionnement de l’hôpital. Ils font leur boulot de médecin point barre. Mais ils n’ont plus cette action citoyenne au niveau du fonctionnement de l’hôpital."

"On ne parle quasiment plus de médecine"

Dans leur salle des médecins des urgences, c’est un début d’après-midi calme et pourtant il n’y a quasiment plus de lit. Le docteur Dominique Quillet regarde, inquiet, le tableau des chambres disponibles.

Il est 14h, il nous reste deux lits d'hospitalisation, un en oncologie, un en spécialité médicale, pour des patients qui vont arriver jusqu’à demain 9h.
Le docteur Dominique Quillet de l'hôpital de Fontainebleau
à franceinfo

"Cela veut dire qu’un patient qui est grippé par exemple, pourra se retrouver en oncologie, parce que je n’ai pas d’autres places", décrit Dominique Quillet. "Quand ces deux lits seront épuisés, les patients dormiront soit dans un lit de chirurgie, s’il reste de la place, ou sur les brancards dans les urgences. Ça met une mauvaise ambiance dans l’établissement. Moi, en tant que chef de pôle, ça me met en porte-à-faux entre mes équipes et l’administration, puisque je fais remonter les choses. Les patients ne sont pas orientés au bon endroit," conclut-il.

Les médecins répondent au téléphone, interprètent des radios, codent tous les actes dans les ordinateurs. L’activité est positive pour l'hôpital mais comment faire toujours plus avec moins ? Le docteur Yacine Lamarche Vadel voit bien que le cœur de son métier a changé "depuis une dizaine d'années". "On voit bien que l'ordre du jour est plus accès sur l'activité, sur les déficits des services, leur taux d'occupation, la durée moyenne d'hospitalisation...", raconte-t-il. "Que des chiffres et des indices économiques, mais on ne parle quasiment plus de médecine".

On parle moins de médecine et plus d'économies. On a fait un peu le deuil d'un service public, d'un accès aux soins et d'un système de santé extrêmement généreux, accueillant, disponible. Donc il y a toute une réflexion éthique et philosophique par rapport à ce que c'est, l'accès aux soins.
Le docteur Yacine Lamarche Vadel, de l'hôpital de Fontainebleau
à franceinfo

Même le directeur de l'hôpital, Benoît Fraslin, pourtant favorable aux économies, admet que le système est à bout de souffle, victime de trop de normes et de trop de demandes contradictoires. Il attend donc plus de souplesse."Il faut qu'on ouvre en quelques sortes des perspectives nouvelles", explique-t-il. "C'est clairement une nécessité, parce que je pense que si on n'arrive pas à faire évoluer des règles, des normes applicables, un certain nombre de contraintes, et qu'on ne nous donne pas des éléments de souplesse pour pouvoir mieux nous organiser, les années qui viennent risquent d'être plus tendues encore".

mardi 16 février 2016

Conseil municipal du 15 février 2016 : Fusion des 3 hôpitaux du Sud Seine-et-Marne


UNE FUSION SANS ETUDE PRÉALABLE 
VERS DE NOUVELLES REGRESSIONS

DES HÔPITAUX GRAVEMENT DÉGRADÉS
DES ELUS QUI FERMENT LES YEUX
UNE ABSENCE DE POLITIQUE PUBLIQUE
10 ANS D'INVESTISSEMENT PERDU !

IL FAUT DÉFENDRE L’HÔPITAL PUBLIC


La proposition de fusion des 3 hôpitaux du Sud Seine-et-Marne est présentée comme une opération miracle.

Au contraire, elle cache la régression des services hospitaliers.
Cette régression a été rendue possible parce que les élus ne les ont pas assez défendus.

Je ne vais pas me contenter d'une telle affirmation. Je vais donner des chiffres irréfutables, issus des données officielles de ces établissements, et plus particulièrement celui de Fontainebleau.

I. Une régression continue


A. Fonctionnement

En 10 ans, de 2004 à 2014, Fontainebleau a connu une baisse de 60 à 45 lits de chirurgie, soit 25 % qui a entrainé une réduction de l'activité chirurgicale de 22,64%. En obstétrique, on constate la fermeture, en 2011 de 15 lits à Fontainebleau, alors que Nemours a perdu totalement son service et n'a quasiment plus de chirurgie.

Si l'on observe les effets des fusions-réorganisations de la chirurgie pour les 3 hôpitaux, on constate que 83 lits ont été perdus entre 2004 et 2014.
Sans parler de la perte des urgences chirurgicales de nuit, que le président de la FHF, Maire de Fontainebleau, a été incapable de garder.

A Fontainebleau, le personnel a été réduit de 100 personnes (1034 à 933), les autres ont été pressurés, avec des conséquences sociales immédiates. Les jours d’absentéisme du personnel non médical ont augmenté d'1/3 en 3 ans et de 2/3 en 10 ans. Les jours d’arrêts pour maladie ont également augmenté d'1/4 en 3 ans et du double en 10 ans. Le passage à la journée de 12 heures d'affilées a aggravé encore le sous-effectif.

Par ailleurs, le sous-recrutement notoire dans des spécialités nécessaires (ophtalmologie par exemple) nuit à l'attractivité de l'hôpital.

B. Investissement retardé

Le pire est bien évidemment le grave sous-investissement dans l'hôpital.

Sur la reconstruction, le Maire de Fontainebleau a privilégié un projet public-privé, dénoncé par beaucoup comme une atteinte au service public et économiquement dangereux.



L'Agence Régionale de Santé, dans une lettre du 6 février 2013, longtemps gardée secrète, a indiqué que le projet était périlleux :

-         Juridiquement, je cite : "le montage juridique […] ne m'apparaît pas suffisamment sécurisé"

-         Financièrement, je cite : "Les discussions de ces derniers mois […] n'ont pas permis de lever les doutes sur la résilience de ce montage […] Ce risque obérerait sans doute la capacité de levée de fonds auprès des institutions bancaires"

-         Et Médicalement, je cite encore : "Le projet médical de la plate-forme me paraît aussi insuffisamment abouti en matière de répartition des activités".

La lettre cachée : cliquez une ou deux fois pour mieux voir :



Voilà qui met un point final à ce projet, qui nous a fait perdre 10 ans.
Ce n'est plus une erreur, c'est de l'acharnement.

M. Valletoux, qui a très longtemps soutenu qu'il était impossible de faire ailleurs, a finalement reconnu que la reconstruction sur site était non seulement possible mais souhaitable. 

Pendant ce temps là, le taux de vétusté de 78,22 % en 2000 est monté à 86,70 % en 2014.

II. Une fusion sans avenir : un nouveau plan de régression

Le Maire veut ce soir que nous entérinions plus de 10 ans de politique de régression des hôpitaux qui le conduisent naturellement à fusionner des établissements estropiés dont l'abaissement a été accepté par les élus de la majorité.

Et cette fusion ne les sauvera même pas.

Ainsi, le projet d'établissement 2015-2020 prévoit, dans le cadre de la fusion et de la réorganisation qui en découle, un nouvel abaissement du nombre de lits. Le recours à l'ambulatoire, (traitement dans la journée) n'explique pas tout !

En 2004 on avait 304 lits, aujourd'hui il n'y a plus que 255 lits à Fontainebleau et il est prévu de réduire à 203 lits soit une perte encore de 52 lits, avec une fermeture complète des 29 lits des soins de suite et rééducation.

On notera que l'idée d'un futur développement de l'hôpital de Fontainebleau est totalement abandonnée et montre un désintérêt total. Tout l'hôpital historique et la partie située à côté du quartier Chataux vont être cédés.

Le projet d’établissement 2015-2020 de Nemours prévoit également une réduction des lits en médecine de 98 à 80 (- 18 lits). Que va-t-il lui rester ?

Quant à Montereau, ses investissements en obstétrique sont toujours bloqués.

La rénovation de Fontainebleau pourrait même être menacée, pouvant être jugée finalement non nécessaire après la fusion.

Cela ne valait pas le coup de devenir Président de la Fédération Hospitalière de France, si on ne peut pas défendre l’établissement de sa propre ville.

La coopération sanitaire avec Melun, imposée par l'Etat avec l'accord tacite des élus, va nous mettre sous la coupe d'un établissement public-privé, surtout privé, qui voudra abaisser ses concurrents pour se financer.

Alors, mes chers collègues, je ne peux pas accepter le blanc-seing et je voterai évidemment contre ce projet.

Ce que nous attendons, c'est au contraire un sursaut et que l'on exige des gouvernements, d'avoir une garantie du service public, plutôt que d'accepter toute les régressions pour complaire au Ministère.


Bref, exigeons des assises de la santé dans le sud 77.

Note : 
Le Maire a préféré jouer sur les mots et faire des attaques ad hominem que discuter du fond de l'affaire. Pour lui c'est un pari, sans doute risqué, mais nécessaire.
Sur les chiffres, sur ma demande formelle de confirmation, il a préféré éluder, ne connaissant donc pas les statistiques publiques de son propre établissement. M'accusant de ne pas avoir écrit mon intervention, je lui ai rétorqué que je lisais des extraits de rapports que je citais ! 

Il préfère faire confiance aux arbitrages, arbitrages des "spécialistes" qui justement ont causé la réduction de l'hôpital !
Il a avoué que ce n'était pas son métier et avait même du mal à comprendre ce qu'était l'ambulatoire (traitement dans la journée), puisqu'il m'a demandé ce que c'était.

Bref, c'est le saut dans l'inconnu, après une longue période de dégradation. Le Maire n'a fait que défendre le secteur privé et jamais l'hôpital, à ma différence !

J'ajoute avoir eu une question de M. Olivier Perrot, qui ne parle jamais d'habitude, et qui était incapable de comprendre ce qu'était un taux de vétusté et comment le calculer ! 


J'ajoute que la note de synthèse du Maire est particulièrement indigente pour un point majeur pour l'avenir de notre hôpital et de la santé publique dans le Sud 77. 
Mes collègues Roseline Sarkissian et Cédric Thoma ont critiqué, comme moi, vigoureusement l'absence totale d'information de ce document, et ont confirmé mes positions.
Voilà "ce" que les élus ont eu :



dimanche 11 octobre 2015

Fusion-liquidation partielle pour l'Hôpital de Fontainebleau ?


Le Collectif de défense de l'hôpital public de Fontainebleau fait un travail formidable d'explication et de décorticage des projets concernant notre Hôpital 

(http://collectif-hopital-fontainebleau.blogspot.fr/) .

La réunion publique du 8 octobre 2015 à la Maison dans la Vallée à Avon le démontre. Voilà ce que j'en ai retenu, rapidement.

L'Hôpital de Fontainebleau est donc menacé d'une fusion avec les hôpitaux de Nemours et Montereau.


UN SECTEUR HOSPITALIER DEGRADE

Alors, que le mal-être du personnel est démontré et que les impératifs financiers l'emportent sur les priorités médicales (+ 90 % de jours d'absence pour maladie en 10 ans, perte de 100 aides soignants entre 2004 et 2014, disparition de 15 lits de chirurgie …), les autorités de santé, à la tête desquelles il y a encore M. Valletoux (Président de l'hôpital et de la Fédération Hospitalière de France) ne répondent pas par des exigences politiques envers l'Etat, mais par une fusion.
Des chiffres précis ont été avancés, non contredits d'ailleurs par un dirigeant de l'hôpital, présent dans la salle.


Il s'agira de continuer la destruction du secteur hospitalier du sud 77 qui va déjà mal. Quelques exemples.

- A Nemours, on se demande si l'on peut encore parler d'Hôpital, puisqu’il a été réduit à la portion congrue et démembré : suppression des 60 lits de chirurgie et suppression de l'obstétrique (maternité). C'est un hôpital malade du sous-investissement, de la casse de services entiers et pour lequel le taux de fuite (patients quittant le territoire pour se faire soigner ailleurs) est à un taux record de 77,6 % en 2013 ! Et des services sont encore menacés de délocalisation !

- A Montereau, un hôpital qui a subi un amaigrissement en lien avec le plan de désendettement et qui peine à finir sa rénovation-reconstruction, bloquée par l'ARS.

- A Fontainebleau, un hôpital qui a dû attendre sa rénovation, après l'échec d'un projet de Partenariat public/privé au Bréau, projet du Maire de Fontainebleau jugé - à juste titre - comme aberrant par l'Agence Régionale de Santé (voir la lettre de l'ARS : http://collectif-hopital-fontainebleau.blogspot.fr/2013/02/lettre-du-6-fevrier-2013-de-lars-arret.html ; voir mes articles d'époque : L'Hôpital : la reconstruction sur place validée ; Conseil municipal du 25 mars 2013 : Nécessité de la rénovation générale de l'hôpital de Fontainebleau). Certains parlementaires s'interrogent même sur sa rénovation après fusion.



UNE FUSION FAUSSE SOLUTION

Lorsque l'Agence Régionale de Santé a imposé un seul directeur commun au lieu d'en avoir trois, il n'y a eu aucune protestation ! Un signe avant coureur.

 La fusion entérinera cela :
-  en mélangeant la dette pour la cacher au lieu d'obtenir des crédits,
- en supprimant encore des lits sans tenir compte de leur répartition (méthode classique : l'ensemble semble avoir des doublons, mais on oublie la répartition géographique)
-  en permettant de faire des ajustements sur le personnel et les services (transfert entre sites)
-  en dévalorisant les emplois,  les praticiens courront de consultation en consultation sur les 3 sites.

Ne parlons pas de l'attractivité médicale : les praticiens viennent en situation de progression et non de régression : le mauvais signe est donné, alors que l'on manque de spécialistes (urologie, ophtalmologie, etc.).


VERS UNE FUSION AVEC MELUN ?

Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales de 2012 estime que la fusion n'est pas une solution.
En d'autres termes, la fusion permet de faire croire que l'on fait quelque chose, alors qu'au mieux on gérera la pénurie et au pire que l'on procédera à des réductions de services.

Il se profile déjà, un nouveau drame : il semblerait que la fusion envisagée, en tout cas la coordination avec Melun, risquerait d'entraîner la subordination de nos 3 hôpitaux. Nous nous retrouverions avec la suprématie d'un hôpital public/privé, dans lequel les cliniques feront la Loi et imposeront une vision privée anti service public. Voulant bénéficier d'une meilleure rentabilité, il n'y a pas de doute que leur intérêt est la régression du secteur public.

Alors nos trois petits hôpitaux, fusionnés ou non, deviendront de petits dispensaires, peu attirants, sans attractivité pour du personnel et aggravant encore le taux de fuite.


CESSION DU PATRIMOINE HOSPITALIER :
VERS UNE RÉDUCTION DE FONCIER !

Alors que l'on nous disait que la reconstruction sur place était aberrante médicalement et impossible techniquement, on apprend avec intérêt que l'on envisage de vendre une partie de l'Hôpital actuel et notamment sa partie historique ! 
Étrange, non ? Besoins d'argent, peur de manquer de subventions ou volonté de spéculation immobilière (à rapprocher avec l'affaire du quartier Chataux) ? 
Le service des domaines a déjà donné une estimation.



TERRITOIRES RURAUX DELAISSES

Alors que le débat sur les régionales commence à peine, on peut s'étonner du mépris pour nos territoires ruraux et urbains excentrés.
On attendait plutôt de ceux qui se disent les défenseurs du service public de santé, qu'ils aillent au combat pour leurs concitoyens, leurs malades et leurs personnels, plutôt que de collaborer honteusement à la régression.

Au lieu de défendre le territoire, certains élus favorisent le secteur privé, quitte à détruire le moteur même du service de santé. C'est une vision à courte vue, car elle risque d'entraîner la destruction même du secteur libéral de premier recours. Et donc la dévitalisation des territoires. Alors que l'on pourrait développer des filiales de l'hôpital, avec des centres publics de santé, plus proches des gens, dans nos territoires, au lieu de s'éloigner encore plus d'eux.
Beau sujet de campagne pour les régionales !


UN PROJET CONTESTE

Les 3 comités techniques d'établissement ont donné à L’UNANIMITE UN AVIS DEFAVORABLE, mais le conseil de surveillance a passé outre en début de semaine.  
Les élus locaux, les citoyens sont-ils au courant ? Pas de concertation, en douce, à la cloche de bois ! Bref, les conséquences sont suffisamment graves pour les cacher sous le tapis.

Autant le public était nombreux, autant les élus locaux étaient absents : désintérêt ou peur de la vérité ?
On m'a même dit que la candidate d'un parti bien connu, Mme Pécresse avait été interpellée sur la question de cette fusion lors de sa visite au marché de Fontainebleau le dimanche 4 octobre 2015. Elle aurait été visiblement très gênée, aux côtés de M. Valletoux, pour répondre aux questions des bellifontains sur l’avenir de l’hôpital, elle qui préconise la défense des territoires excentrés de notre région !

Le Docteur Jean-Michel Meck, Madame Francine Daupias et Messieurs Boré et Bricker ont présenté une analyse très détaillée, avec tableaux analytiques de chiffres et pourcentages à l’appui, sur la dégradation de la situation, ainsi que les dangers de la fusion. Je les remercie ainsi que toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette réunion très instructive et qui devrait, à mon avis, être reconduite sur la commune de Fontainebleau. J'ai noté les interventions de la Présidente de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux de proximité, Mme Françoise Nay.

L'affaire est donc à suivre.

Le Collectif de défense de l’hôpital va continuer le débat, mais on peut déjà lire des passages de la conférence qu'il a présentée :

jeudi 5 mars 2015

Valletoux contre Dexia

La Lettre A N°1674 du 05/03/2015


mardi 9 juillet 2013

Hôpital, CIO, … : dernières nouvelles

Avant que les Bellifontains (et les élus) profitent de vacances bien méritées, je tenais à faire le point sur plusieurs dossiers emblématiques.

L'Hôpital : la reconstruction sur place validée

Bonne nouvelle, l’octroi du financement de la reconstruction sur place (27 M sur 52 M €) a été annoncé par l'Agence Régionale de Santé  (ARS). 

Dans la communication de la presse, le Maire de Fontainebleau a menti en dénonçant que l'abandon du projet au Bréau aurait été causé par des recours sur le terrain du Bréau.

Dans une lettre partiellement rendue publique par le Collectif de défense l'Hôpital, le directeur de l'Agence Régionale de Santé  (ARS) souligne les risques du projet :
- financiers : "Les discussions de ces derniers mois  n'ont pas permis de lever les doutes sur la résilience de ce montage. Ce risque obèrerait sans doute la capacité de levée de fonds auprès des institutions bancaires".
- juridiques : "le montage juridique [du partenariat avec la polyclinique] ne m'apparait pas suffisamment sécurisé"
- médicaux  : "Le projet médical de la plateforme me parait aussi insuffisamment abouti".

Il n'y a pas un seul mot sur un problème foncier ou un recours qui aurait bloqué l'opération. L'ARS n'aurait pas hésité à en faire état : le projet de M. Valletoux est vaincu par ses propres défauts et non par l'action juridique de tiers. 

Mieux encore ce sont ceux qui critiquaient le projet et qui ont fait les recours ainsi dénoncés qui voient leur patience récompensée par un bien meilleur projet que celui du Bréau (Partenariat Public-Privé pouvant déraper, risque de bétonnage de l'ancien site …).

Nous avons depuis longtemps dénoncé la méthode du Maire qui consiste à renvoyer sur les autres ses propres fautes. Celui-ci devrait plutôt assurer une meilleure concertation avec les praticiens, les élus, le Collectif de Défense de l'Hôpital et les usagers, pour tenter de rattraper un retard de 8 ans par sa faute.

Malgré ce très net progrès, j'estime que le projet sur site, plus raisonnable, moins coûteux et plus proche du public, reste encore insatisfaisant en ne répondant qu'insuffisamment aux besoins de la population qui risque d'augmenter dans le sud Seine-et-Marne et surtout qui nécessite une chirurgie renforcée pour conserver une dynamique.
On ne peut que s'inquiéter que sur le retour à un hôpital croupion retapé a minima et non de plein exercice comme les usagers en ont besoin, le tout dans un territoire dévasté par la concurrence entre les hôpitaux publics ayant pour arbitre le secteur privé.

Nous ferons comme nous l'avons annoncé tout notre possible pour atteindre cet objectif d'intérêt général.


Le projet de reconstruction, publié dans la presse 
(A un détail près : le plateau technique n'est pas un nouveau bâtiment)



Le CIO : transfert entre Fontainebleau et Avon

Cliquez pour mieux voir : 


Autre (relative) sortie de crise, le Centre d'Information et d'Orientation (CIO), dont nous sommes les plus farouches partisans, sera relogé à Avon, à la limite avec Fontainebleau-Est.
Ce relogement en catastrophe nous laisse un goût amer, car nous aurions préféré une situation à Fontainebleau centre.
Le Maire de Fontainebleau a créé cette situation ubuesque en voulant se débarrasser d'un service éminemment utile au risque de le perdre à tout jamais. Sa méthode de défausse a été de mettre en cause le Conseil Général qui était le preneur du bail dans le bâtiment de la Bibliothèque : personne n'en est dupe.

Ce relogement dans l'agglomération nous laisse cependant la chance de conserver le service à proximité, pour qu'un jour la future majorité puisse le reprendre et le remettre à proximité des lycées et collèges bellifontains. Là d'où il n'aurait jamais dû être exilé, au service de tous.

mardi 26 mars 2013

Conseil municipal du 25 mars 2013 : Nécessité de la rénovation générale de l'hôpital de Fontainebleau

Un contre projet crédible de reconstruction sur site existe depuis 2005 (cliquez pour mieux voir) ->

La commune de Fontainebleau désigne des délégués au sein du Conseil de surveillance de l'hôpital de Fontainebleau, dont le Maire est Président. Le Maire en traite abondamment dans le bulletin municipal, sans d'ailleurs plus de résultats que l'annonce en 2012 d'une réduction du budget de 151 M € à 121 M €  et une baisse à 340 lits du projet sur les 438 actuels.

Je me suis déjà exprimée sur la nécessité d'une rénovation au moins sur site de l'hôpital de Fontainebleau qui doit rester d'abord public, bref que le dossier était mal bouclé.

En 2013, il a été annoncé par voie de presse que le projet était remis en cause. Le Conseil municipal désirerait cependant avoir des explications plus précises sur la situation décrite par le Maire.

En premier lieu, le Conseil municipal a appris par une simple enquête que le début d'incendie dont le Maire a fait état dans la presse devait se réduire à la plus simple proportion d'un court-circuit. Le fait que l'hôpital ne soit pas aux normes implique surtout la responsabilité du Maire de Fontainebleau, es qualité Président de l'hôpital et es qualité Président de la commission communale de sécurité. Les bellifontains s'étonnent qu'étant Président de l'un et de l'autre depuis bientôt 8 ans, il n'ait pas adopté les mesures de sûreté nécessaires. Ils rapprochent cela au fait qu'il a, lui-même, rappelé le risque de mise en péril des agents et des patients. Il serait donc bon qu'il s'explique.

En second lieu, le Conseil municipal souhaiterait avoir des éclaircissements sur les rapports de l'hôpital avec l'Agence Régionale de Santé. Le Maire a fait état de divergences graves avec cette agence. Peut-il pour le Conseil municipal être plus précis et circonstancié en apportant des documents sur ce point ?

En troisième lieu, le Conseil municipal a pris connaissance de l'existence de projets alternatifs notamment des reconstructions sur site plutôt qu'au Bréau ou l'abandon d'un partenariat avec la polyclinique pour revenir à un hôpital public de plein exercice. Ces projets n'ont pas été retenus, mais les motifs n'ont jamais paru précis. Il semble qu'aucune étude, à moins que le Maire ne la produise ce soir, ne les ait écartés clairement.

Dans un tract diffusé en mars 2013, que je garde à votre disposition, une conseillère municipale de l'opposition avonnaise, alliée politique du Maire de Fontainebleau, a pris position pour que ces alternatives soient finalement admises comme hypothèses sérieuses. Même si l'on ne partage en rien son acceptation de la baisse du nombre de lits, il faut souligner que l'interrogation progresse, non seulement dans le public, mais encore chez les partisans du Maire.

Le tract de l'opposante avonnaise désavoue-t-il M. Valletoux en admettant l'étude des alternatives ?


Le Conseil municipal demande donc au Maire de lui préciser l'état de la question, en toute objectivité.

Ma question porte donc sur la réponse à ce questionnement général sur la situation actuelle et future de l'hôpital.