mercredi 30 janvier 2019

Très beau concert de soutien pour l'avenir de Bellefontaine

J'ai assisté, dimanche 27 janvier 2019 à l'Eglise Saint-Pierre au concert de soutien du Château de Bellefontaine et son Parc.
C’était un grand succès, avec beaucoup d’applaudissements chaleureux. Le public, de plus de 170 personnes, a eu un grand moment de grâce avec l’audition de séminaristes orthodoxes. Ainsi, le collectif de défense a pu recueillir des fonds, bienvenus pour poursuivre son action.
On sait que la communauté franco-russe est impliquée dans la défense du Château qui fut la résidence des ambassadeurs Orloff et Troubetzkoi avant la guerre de 14-18 et qui intercédèrent pour la France et la région lors de la guerre de 1870. Certains membres de leur famille sont inhumés à Samois, preuve d’un attachement à la région. Un boulevard de Fontainebleau s’appelle Orloff ! Le président du Dialogue Franco Russe, le prince Alexandre Troubetzkoi a d’ailleurs invité ses membres à venir au concert.



On sait que la communauté d'agglomération avait envisagé sérieusement d'y implanter un terrain de 40 places minimum (avec 18.000 m² d’artificialisation) pour les gens du voyage pour 3,5 millions d'euros.
Les 10 associations, nationales régionales et locales, dans leur motion de 2016 ont souligné les graves inconvénients environnementaux de ce projet, qui en plus n’apportent rien au patrimoine culturel et écologique de la région bien au contraire.
Le Collectif de défense a souligné d’ailleurs le désintérêt des gens du voyage qu’il a rencontré pour ledit terrain.

Le dossier a évolué, le Maire de Samois semble estimer désormais que le projet n’est plus pertinent, sans doute pour des raisons différentes des associations, mais au moins cela va dans le bon sens.
Le Maire a d’ailleurs souligné, dans sa lettre du 20 décembre 2018, que la Société Corning désapprouvait le projet, ce que niaient encore récemment certains élus mal informés ou jouant la désinformation.

De nouveaux terrains ont été examinés en concertation avec la population de Samois (et pas encore d’Avon, pourtant voisine du projet de Bellefontaine). Certes, il y a des désaccords inévitables, mais il nous apparaît que le bon sens va triompher.

Nous ajouterons que M. le Maire de Fontainebleau, Frédéric Valletoux et Mme le Conseiller départemental, Béatrice Rucheton (et certains de ses adjuvants) persistent à vouloir imposer ce terrain. L’un pour se débarrasser de ses obligations sur les territoires voisins, l’autre par acharnement et un peu pour contrarier le Maire d’Avon. Une position qui finit par agacer le public tellement elle est peu constructive et surtout contraire à l’intérêt du territoire !

Liens utiles :
- pour la pétition : https://www.change.org/p/monsieur-pascal-gouhoury-sauvons-bellefontaine
- pour soutenir le collectif : https://www.helloasso.com/associations/federation-des-associations-de-protection-de-la-vallee-de-la-seine-du-sud-seine-et-marnais/collectes/pour-l-avenir-du-chateau-et-du-parc-de-bellefontaine
- pour rejoindre les sympathisants du collectif : https://framaforms.org/formulaire-dadhesion-au-collectif-pour-la-defense-du-chateau-et-du-parc-de-bellefontaine-1537363871
- sur facebook : https://www.facebook.com/Collectif-pour-la-D%C3%A9fense-du-Ch%C3%A2teau-et-du-Parc-de-Bellefontaine-381705332358589/

lundi 17 décembre 2018

Conseil municipal du 17/12/2018 : quelques observations sur la forêt

Décision 18DD49 Unesco

Ce point est très intéressant et il est regrettable que tous les Conseillers municipaux n'aient pas été invités à la restitution d'agroparistech sur le projet de classement à l'Unesco, alors que le but même est de mobiliser le plus grand nombre.

Selon l'exposé de la décision, le Comité Français du Patrimoine Mondial devait se prononcer en novembre 2018 : quel a été sa réponse ?



Le maire a refusé de répondre prétextant que ce n'était pas à l'ordre du jour alors que la décision sur l'UNESCO comportait cette information !
On peut en déduire que la décision n'a pas été favorable, puisque le maire se refuse a être plus clair.
Finalement, il a indiqué in extremis que le dossier méritait un complément.

Sur l'association des conseillers municipaux, pas de réponse. Dommage, le sujet est intéressant.

Point 4.3 - Forêt d'exception

Je m'abstiendrai sur ce point, car s'il y a un progrès concernant l'arrêt de la futaie régulière, mode d'exploitation qui commence et qui finit par des coupes rases. 
Je constate qu'elles seront encore maintenues sur certaines parties de la forêt domaniale, je cite : "les régénérations en plein, qualifiées de « coupes rases » par le public, vont devoir perdurer".


Par ailleurs, le plan d'aménagement prévoit une augmentation de la surface en conifères, notamment le pin sylvestre, ce qui selon la société de sauvegarde de la Forêt de Fontainebleau, conduit à une acidification des sols gênant la reprise par les feuillus.

Sur ce point, Frédéric Valletoux m'a dit que je n'avais pas tout à fait tort et qu'il partageait mon avis sur ce point. Il a reconnu l'importance des critiques associatives.

Extrait du document d’aménagement : (objectif à terme)

Synthèse (source SSFFVS) :



mardi 23 octobre 2018

Fermeture de la poste des Maréchaux : le Maire a caché l'info !


La poste des Maréchaux a fermé définitivement fin septembre, sans concertation : un scandale public. 
Le Conseil municipal de Fontainebleau aurait pu agir ou au moins faire une motion pour la continuité du service public.

Le Maire lui, était au courant !

D'abord, parce que lors du Conseil municipal du 24 septembre 2018, la Convention Cœur de Ville (Conseil municipal du 24 septembre 2018 : Convention Coeur de Ville) y faisait référence de manière obscure. "Par ailleurs, à Fontainebleau, des expérimentations sont menées en matière de «boutiques starters», par l’intermédiaire de baux dérogatoires, notamment dans l’espace accueillant précédemment l’Office du tourisme du Pays de Fontainebleau. C’est également le cas prochain, des bureaux annexes de la Poste. Il s’agit d’apporter un soutien aux commerces saisonniers, temporaires et/ou à l’essai qui peut constituer une nouvelle forme de création d’entreprises".
Un charabia peu clair qui cachait la triste réalité : fermer la Poste annexe.

Le Maire le savait donc forcément, puisqu'il a négocié la convention.

Voilà une revitalisation du commerce qui commence mal avec une fermeture d'un service public de base.

Ensuite, parce que les locaux de la Poste annexe appartiennent à la Ville de Fontainebleau, selon l'inventaire des biens communaux de 2006 : le 238, rue Grande (parcelle AD 538) était encore aux Bellifontains !

 Alors, j'estime que les Bellifontains de ce quartier méritaient mieux qu'un silence méprisant de la Poste et un silence complice du Maire de Fontainebleau, qui n'a rien fait publiquement pour les défendre.

lundi 24 septembre 2018

Conseil municipal du 24 septembre 2018 : Convention Coeur de Ville

La convention liant les communes de Fontainebleau et d'Avon à l'Etat a été votée. 

Mon Groupe s'est abstenu, à juste titre, pour deux raisons. 
Tout d'abord, aucune action nouvelle de mutualisation des deux Villes n'est inscrite. 
Ensuite, le programme bellifontain se résume à un catalogue de demande de subventions pour des choses déjà annoncées ou prévues (ex : installation de nouvelles caméras) ou bien des demandes d'aides pour des études plus ou moins hors sujets (ex : pour la piscine de la forêt, alors que les placards en sont pleins depuis 12 années de fermeture !).  

Le petit commerce est totalement négligé, la question du stationnement omise au profit de l'urbanisme.
Mon refus de participer au vote a été pris en compte, car en plus je n'ai pas eu les documents que j'ai pourtant demandé, en juin !


Je me permets avant d’entrer en matière sur la question de l’information des conseillers municipaux de faire remarquer, que malgré mes demandes répétées et une lettre du 13 juin 2018, qui s’engageaient à me communiquer des pièces permettant de faire le bilan de l’efficacité de la politique d’action commerciale de la Ville, je n’ai évidemment eu aucune pièce utilisable (voir : Conseil municipal du 13/6/18 : Programme « Action – cœur de ville ».)


I. LA VACANCE DE LOGEMENTS PRISE EN COMPTE

Il me sera permis de dire la satisfaction que j’ai eue en lisant le projet de convention qui nous est soumis, au moins sur un point. On constate une nécessité, ce que je soutiens depuis fort longtemps, je cite : « Remettre sur le marché les logements vacants et notamment les logements en étage de commerce, rénover le bâti des copropriétés vieillissantes, résorber l’habitat indigne et/ou insalubre ». On peut noter que le projet de réhabilitation d’un patrimoine semble contredire la volonté de faire du neuf à tout prix, sans âme et sans intégration esthétique. Je ne peux en tout cas que soutenir a contrario cette nouvelle volonté de mettre en valeur notre patrimoine.



II. DES MESURES COMMERCIALES TRES TRES INSUFFISANTES

Vous remarquerez que si la convention ne portait pas seulement sur la revitalisation commerciale, ce qui ne serait pas en soi choquant, c’est justement sur cet objectif de revitalisation que les mesures spécifiquement commerciales  me paraissent insuffisantes.
On trouve beaucoup de mesures liées à l’urbanisme. Travaux sur l’ancien, prise en considération de la ZAC d’Avon, création d’un site patrimonial remarquable, qui est un document d’urbanisme, question de transports et développements de mobilités, des travaux sur la voirie, poursuivant la fort coûteuse « requalification urbaine », et contestable sur le plan esthétique, ou encore des moyens pour des équipements publics dans des nouveaux quartiers à créer, pour plus de béton et plus d’habitants.
Bref, nous retrouvons surtout dans ce document ce que nous contestons sur le plan de la stratégie urbaine, d’autant plus qu’il ne s’agit pas de quartiers nouveaux qui ne sont dans le vrai cœur de ville.


En revanche, si l’on regarde le catalogue des diagnostics envisagés p. 23 de la convention, on ne trouvera, au titre réellement du commerce sur Fontainebleau, que le Diagnostic opérationnel de l’attractivité commerciale et l’Analyse des dynamiques commerciales : le tout pour 33 k€, ne pesant pas lourd face à des études d’urbanisme ou de transports. 

Je vous invite à faire le calcul, en ne prenant en compte que les études chiffrées, le commerce représente à peine 4% des 865 k€ au total.
Si on compare cette somme à l'ensemble des actions envisagées p.27 et chiffrées, car toutes ne le sont pas encore, cela représente moins de 0,4% des 8,3 M€ envisagés au total : le commerce est la dernière roue du carrosse.

Je souhaite donc que les commerçants et mes concitoyens lisent bien cette convention : la triste réalité c’est que les problèmes concrets des commerçants ne sont pas analysés et qu’ainsi on n’y répond absolument pas. Je publie sur mon blog le tableau des dépenses envisagées et chacun jugera sur pièce.



III LA CONCURRENCE ET LE STATIONNEMENT MAL PRIS EN COMPTE

La question de la concurrence avec les hypermarchés est totalement omise, et la question fondamentale du stationnement est complètement écartée ou alors avec des incantations inefficaces. 

Quant à l’analyse préalable de l’évolution des commerces, notamment de bouche, elle n’a pas été faite, ce qui était pourtant la logique de construction d’un vrai diagnostic, alors que selon les éléments donnés dans le bulletin municipal, il serait fait depuis longtemps.

Si l’on prend la liste des actions directes en faveur de l’animation et du commerce, celle-ci est bien courte : 
- une semaine commerciale en novembre, simple retour d’une tradition, que j’appelai d’ailleurs de mes vœux depuis longtemps et je l’espère, à la Sainte-Catherine
- le soutien à des commerces saisonniers temporaires
… et puis pas grand chose vraiment...

On a donc l’impression que le commerce est le prétexte de subventionner des projets qui n’ont aucun rapport et qui flattent plutôt le placage d’une vision technocratique au service d’un projet de bétonnage d’une nouvelle banlieue plutôt qu’un cœur de ville qui, j’en ai peur, continuera à la dérive.


Encore une fois le refus de regarder la réalité et, comme je le signalais en début d’intervention, le refus de communiquer les documents sur l’état réel de nos commerces et leur régression, ne feront que prouver mes dires malgré les dénégations habituelles.

mardi 17 juillet 2018

La Vérité sur le Grand Parquet : cela va très mal !

Un gouffre financier : les preuves sont là !
Un risque de nouvelles dépenses : 8 M € de plus à jeter !
Vers un massacre environnemental ?


La Communauté d’Agglomération du Pays de Fontainebleau vient de faire une Étude, relative à la stratégie de développement et aux modalités de gestion du stade équestre du Grand Parquet, à Fontainebleau.

I. - Gravité de la situation confirmée

Cette étude nous démontre la gravité de la situation d'un équipement, comme nous l'avions toujours soutenue.

Le Grand Parquet n'a pas été correctement conçu. Il produit un déficit permanent, qui va en s'aggravant.
Le Grand Parquet n'a pas fait l'objet d'un pilotage foncier correct, dans la mesure où les dépenses étaient réparties sur de nombreux budgets comme nous l'avions démontré nous-mêmes, en vain jusqu'à maintenant (http://monique-fournier.blogspot.com/search/label/414%20Grand%20Parquet).
Le Grand Parquet a donc fait l'objet d'un déficit caché, qui est aujourd'hui démontré.

Le consultant confirme, mi-figue mi-raisin, que le jugement du Tribunal administratif est "fondé". Cela impliquerait l'interdiction de continuer de verser de l'argent à fonds perdu. On attend un arrêt de la Cour administrative d'appel qui statuera.

II. - Des pistes qui ne mènent que vers de nouveaux périls ?

Nous sommes particulièrement inquiets, au vu des solutions préconisées.

En premier lieu, aucune ne réduira la facture initiale. Il fallait s'y attendre. Les solutions envisagées écornent à peine le sujet d'une meilleure répartition de la charge. C'est très décevant.
Nous avons pourtant fait des propositions, mais nous n'avons pas été consultés !

En second lieu, le consultant envisage que l'on dépense encore, jusqu'à 8 M € pour réaménager le site, pour de nouvelles activités.

Il est tout de même incroyable que personnes ne se pose les questions : « Pourquoi faire tout cela ? Sommes-nous dans des priorités de la communauté ? Travaillons-nous encore pour le public ou ceux qui le proposent ne sont-ils pas dans l'extravagance et l'acharnement ? »

En troisième lieu, le consultant souhaiterait que l'on porte atteinte au site en vendant la forêt domaniale dont il fait partie. Il souhait encore créer un grand hall couvert et permettre plus d'activités.
Bref, en aggravant l'artificialisation du Grand Parquet, la Communauté d’Agglomération ferait tout le contraire d'une gestion prudente et écologiquement responsable.

Signalons que l'accroissement d'activités précédent n'a réglé aucun des problèmes et a même aggravé la situation. Les atteintes à la forêt ne sont donc pas, n'en déplaise aux ennemis du patrimoine naturel, une solution durable. 


Depuis 2008 - 10 ans donc - mon travail démontre que l'on fait fausse route et que le chemin du progrès n'est pas celui de la déraison, des dépenses en hausse et du massacre environnemental. On commence doucement à m'écouter, mais il reste du travail pour les élus responsables.



ANNEXE : LES BONNES FEUILLES DU RAPPORT
(en Italique et gris)

I. DES FINANCES DÉSASTREUSES

A. - Un montage incompréhensible

Les missions confiées à l’Office du Tourisme par le Code du tourisme, lui permettent-elles d’exploiter un équipement sportif a fortiori sans être mis en concurrence ? Les dispositions actuelles du Code du tourisme sur les Offices de Tourisme ne le prévoient pas expressément, mais les anciennes dispositions le mentionnaient et d’autres articles du même code font un lien entre le tourisme et le sport (exemple R.133-32 sur les communes classées touristiques).

- Le principe fiscal d’exploitation du site, au nom et pour le compte de l’Agglomération, devrait logiquement conduire à considérer qu’il existe une relation de mandat entre l’Agglomération et l’Office du Tourisme, induisant une responsabilité directe de la Communauté d’Agglomération dans la gestion de l’équipement et une obligation d’indemniser toutes les pertes liées à la gestion (cf. article 2000 code civil), ce qui serait a priori a contresens des intentions de la Communauté d’Agglomération.

- Une liberté de gestion tarifaire de l’Office de Tourisme susceptible d’être critiquée au regard, (I) des dispositions de l’article L.1411-2 du CGCT applicable et, (II) de la jurisprudence selon laquelle il appartient à l’autorité délégante de fixer les tarifs d’un service public (CE, 5 nov. 2003, n° 226671; CAA Marseille, 29 mars 2005, n° 01MA01669, Sté SAGIM).


B. - L'abondement du déficit illégitime

- La légalité de la subvention attribuée à l’Office du Tourisme, compte tenu du jugement du Tribunal administratif de Melun du 7 décembre 2016 n°1301873 (cf focus ci-après).

Focus sur le jugement du Tribunal administratif de Melun relatif à la légalité de la subvention.

- Un jugement fondé. - La Communauté d’Agglomération et l’Office du Tourisme avaient eux-mêmes qualifié [le Grand Parquet] de Service [Public] Industriel et Commercial (SPIC). Or, un article L.2224-2 du CGCT pose des règles de fond et de forme à respecter pour verser une subvention à un SPIC :

• Démontrer l’existence de contrainte particulière de fonctionnement (pour subvention d’exploitation) : au cas présent, contraintes non établies, compte tenu de la liberté de gestion de l’Office du Tourisme.

• Démontrer des investissements insusceptibles d’être amortis sur la durée de la convention d’objectifs avec l’EPIC, sauf augmentation excessive des tarifs : en l’espèce, carence probatoire de la Communauté d’Agglomération, qui par ailleurs, va être amenée à réaliser de nouveaux investissements.

• Préciser formellement les modalités de calcul de la subvention : aucun acte ne définissait en effet, des paramètres objectifs de calcul.

C. - Un système sous perfusion d'argent public

Les subventions versées par le budget principal de la CAPF représentent en moyenne 51% des recettes du Grand Parquet sur 2014 à 2016 et en augmentation constante chaque année (+41 % au total entre 2014 et 2016, montants quasiment triplés entre 2014 et les chiffres inscrits au CA 2017).

Une très forte dépendance aux subventions octroyées par la CAPF qui représentent plus de 50% des produits et sont en constante augmentation (+91% en 2017 par rapport à 2016). Elles financent la section de fonctionnement, mais également la section d’investissement (virements à la section d’investissement à hauteur de 205,5k€ en 2016).

D. - Un problème de fiabilité financière

Le montant mandaté des subventions ne correspond pas aux montants votés par le Conseil Communautaire : 511 k€ en 2015 ; 750 k€ en 2016 (680 k€ + 70 k€ de subvention complémentaire). Ces montants votés n’apparaissent pas non plus, dans le document récapitulatif des transferts entre budgets, communiqué par la CAPF.

Aucun suivi analytique rétrospectif, ni de budget prévisionnel ne sont régulièrement réalisés pour le Grand Parquet. L’affectation et le suivi des subventions ne font pas l’objet d’un contrôle. La CAPF ne peut disposer en l’état que d’une vision partielle de la rentabilité des événements organisés par le Grand Parquet.

II. DES PISTES D'ÉVOLUTION DOUTEUSES

A. - La rentabilité impossible : seuls 2 événements sur 29 sont rentables

Sur les 29 événements organisés par le Grand Parquet et inclus dans le tableau de suivi analytique, seuls 2 apparaissent comme rentables (il s’agit de deux événements organisés sur sable : St Aulde et Ecuries de Condé – événements récents, ayant peu de retombées sur le territoire) : taux de rentabilité (résultat/recettes) des événements sable : -64% ; événements herbe : -199%. 

Note : on comprend que la majorité des événements sont tous déficitaires, à part deux.

Des charges de gestion courante importantes et non linéaires dont la croissance doit être maîtrisée (+23% entre 2014 et le CA 2017).

B. - L'altération du site

Construire un grand hall couvert, espace commercialisable, ce qui présenterait les avantages suivants :
•Elargir l’offre événementielle avec un grand espace sportif et commercial (exposants, boutiques, restauration) ;
•Accueillir les ventes aux enchères de chevaux en septembre, organisées par l’agence Fences dans un environnement adapté au réceptif ;
•Allonger la saison sur la période hivernale en organisant des concours en indoor de novembre à mars.

Augmenter le nombre de plateformes de boxes permettant d’accueillir des boxes démontables.
Augmenter le nombre de boxes en dur ou permanents qui sont une source de recettes, avec un objectif d’accueil de 500 boxes, contre 230 aujourd’hui.

Agrandir la surface d’emprise du site vers les terrains confiés aux militaires et à la gendarmerie et créer une unité foncière sur l’ensemble, par acquisition foncière et déclassement de la protection.
Il peut également être envisagé de conclure une convention de gestion avec les entités propriétaires des terrains.
L’objectif est d’apporter plus de souplesse et moins de contraintes dans l’utilisation des terrains. Indispensable à une exploitation raisonnée et économiquement viable.
Sur le plan de la protection de la forêt, concentrer les fréquentations au Grand Parquet, c’est aussi permettre de diminuer celle de la forêt autour.

C. - 8 M € d'investissement supplémentaire ?



mercredi 13 juin 2018

Question orale du 13 juin 2018 : avenir du centre d'information et d'orientation

Un service de proximité au service de tous les publics menacé

L'article 10 du projet de loi du 27 avril 2018, intitulée sans doute par antinomie "Pour la liberté de choisir son avenir professionnel", a clairement pour conséquence, entre autre, la fermeture des Centres d'Information et d'Orientation (CIO) d’ici 2019 et leur transfert aux régions ou à des services privés.

Il supprime le rôle pourtant fondamental des conseillers d’orientation-psychologues dans l'élaboration du projet d'orientation scolaire et professionnelle des élèves. Il s’agit d’un service public de proximité, gratuit pour tous et il est ouvert toute l’année, même pendant les vacances. Il accueille toutes sortes de profils que ce soit des étudiants, des adultes ou toute personne en recherche de formations, qui se questionne sur son avenir professionnel ou qui réfléchit à une reconversion.

Je suis convaincue que ce service est d'une grande importance pour la vie de notre agglomération, pour les élèves et même les grands. Ce service doit rester national plutôt que de se décharger encore une fois sur les collectivités territoriales.

À Fontainebleau-Avon, ce n’est pas moins de 2.500 personnes qui ont été accueillies dans le centre en 2017, en plus des missions exercées en établissements. 

Je demande au Maire, s'il entend prendre des initiatives sur ce sujet pour réaffirmer l'intérêt de la commune au maintien d'un service de proximité qui doit rester financé par l'Etat.


CIO de Fontainebleau-Avon
6 rue Charles Lefebvre 77210 Avon. 
Tél. : 01 64 22 32 41. Mél. : cio.fontainebleau@ac-creteil.fr. 


lien vers la ville d'Avon : http://www.avon77.com/spip.php?article4368

Réponse : le Maire n'a pas beaucoup d'information, il en parlera avec le Maire d'Avon... et qu'il sous-entendait qu'il n'aurait pas beaucoup de prise sur le dossier...

Conseil municipal du 13/6/18 : Programme « Action – cœur de ville »


Je voudrais dire que la Ville de Fontainebleau bénéficie depuis de longues années de dispositifs d'aides pour la revitalisation des commerces de centre ville, dont vous retrouverez la liste sur mon blog (Le commerce à Fontainebleau : une enquête doit être lancée sur l'action de la municipalité).

J'ai demandé à M. le Maire de m'adresser des pièces relatives aux résultats de ces dispositifs et notamment l'évolution du nombre de commerces en général, comme ceux de bouche.



On se demande même si mon courrier a été lu au regard de mes légitimes demandes :
- Le Comité local du commerce et de l'artisanat dont la ville est membre : pas de réponse...
- Observatoire du commerce ; certes il est organisé avec la Chambre de Commerce et d’Industrie, mais la Ville le paye et attendait un diagnostic : pas de réponse...
- Le Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce (FISAC), géré par le Ministère du Commerce et de l’Artisanat : des fonds équivalents au dispositif cœur de Ville sont donnés par l'Etat : des rapports de résultats sont obligatoires : pas de réponse...

Si l'administration ne dispose pas de ces documents comme on me le laisse entendre dans un courrier, on peut donc s'interroger sur l'efficacité de l'action municipale financée par le contribuable local et national au regard de l'évolution du commerce bellifontain.

Ce refus dilatoire est d'autant plus compréhensible qu'il est facile de se rendre compte que sous les mandatures de la majorité, les commerces n'ont cessé de péricliter. 
Le fait de refuser de me communiquer les chiffres le prouvent. 

Pire, la politique tarifaire du stationnement suivie par la majorité actuelle est la bête noire des commerçants qui font l'objet d'une terrible concurrence des grandes surfaces qui elles, proposent des parkings gratuits !

Enfin, on nous fait voter sur le principe du programme Cœur de Ville, mais aucune précision sur son contenu concret n'est communiquée.

La majorité a-t-elle une autre politique que la communication creuse ?

Cela est-il un simple affichage politique ? 

Information : le pilotage commence le 14/6/18, le dossier doit être arrêté pour le 30/6, il sera accompagné par Avon et la CAPF. 
Suite à mon intervention, le maire a reconnu, bien qu'ironiquement, que la Ville n'avait rien fait. 
Mme Perrachon a souligné l'augmentation de la fréquentation des parkings.
J'ai proposé par exemple que l'on réfléchisse qu'il y ait une heure gratuite avec la zone bleue (on pourrait aussi penser à des tickets validés par les commerçants).
Bien sûr le Maire n'a répondu à rien : je lui ai fait remarquer, il n'a pas insisté et a détourné le sujet.
Bref, rien de concret comme d'habitude...