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lundi 8 avril 2019

Lettre ouverte au Président de l'agglomération au sujet du Grand Parquet

Monsieur le Président,

J'ai bien reçu votre lettre du 22 février 2019 (annexe) dans laquelle vous faites état des difficultés financières du Grand Parquet.
Elle fait suite à la lettre du sous-préfet d'août 2017, qui vous a amené à proposer une décision modificative en septembre qui amenait le Pays de Fontainebleau à subventionner le Grand Parquet à hauteur de 1 300 000 euros. J'ai l'honneur de vous demander la copie de cette lettre.

Par ailleurs, face à une alternative que vous décrivez comme un choix entre un nouvel investissement de la Collectivité et l'impossibilité des chevaux d'y concourir, vous indiquez que plusieurs entreprises ont été invitées à faire des propositions en vue de la mise en concession de l'ouvrage.

Deux candidats ont été sélectionnés :
- l'un propose une concession, impliquant un nouvel investissement de la part de notre communauté ;
- l'autre, une autorisation d'occupation temporaire, nous laissant la charge des investissements mais soulageant le coût de fonctionnement de l’ouvrage.

Je ne puis que vous féliciter de votre volonté de vouloir sortir notre établissement public de cette impasse financière. 
Le résultat de l’appel à projet ne fait que démontrer le caractère hyper coûteux d’une opération que votre prédécesseur a conçu avec les impératifs catégoriques qu’on lui connaît et la médiocrité des résultats, malgré les incantations dont il était coutumier (http://monique-fournier.blogspot.com/2018/07/la-verite-sur-le-grand-parquet-cela-va.html). Vous avez prouvé de manière indiscutable que loin de tenir ses promesses, le projet n’était pas viable, en démontant, comme je l’avais suggéré, le gymkhana des différents budgets (http://monique-fournier.blogspot.com/2011/05/le-grand-parquet-la-gestion-de-plus-en.html), qui rendait illisible le déficit de l’opération.

Là où je ne peux vous suivre, c’est lorsque vous indiquez que l’on devra « pouvoir faire face aux investissements obligatoires à venir. », impliquant de relancer une opération qui conduit à obérer les finances de notre agglomération. Cela revient certes à démontrer, en plus, que le montage initial était défectueux et, brochant sur le tout, qu’il avait été mal pensé avant votre arrivée, ce que je ne peux que confirmer. Il est d'ailleurs de mon devoir de rappeler que la qualification du service géré fait débat, juridiquement, mais aussi politiquement en partant du principe d'abonder son déficit par des subventions d'équilibre.
J’estime même que cet ouvrage ne devrait plus être considéré comme d’intérêt communautaire dans la mesure où il ne satisfait pas les besoins du plus grand nombre de l’agglomération et alors que nous avons d’autres priorités.

Vous faites état de quatre lettres de personnalités, lettres dont je vous demande également la communication, qui toutes visent à faire directement porter de nouveaux investissements par le contribuable local :
- M. Rozier, directement intéressé en qualité de professionnel et dont les résultats financiers sont déterminés par l’ouvrage ;
- le Président du CREIF, représentant la filière ;
- Valérie Pécresse, sans doute alertée par votre prédécesseur en raison des liens qui les unissent ;
- Patrick Karam.

Sans vouloir discréditer l’opinion de ces personnes, il me semble cependant qu’elles font beau jeu de l’opinion et de l’argent des contribuables. Si les honorables professions et institutions qu’elles représentent souhaitent porter la charge dudit équipement, dont il a été inlassablement prouvé qu’il constitue un gouffre financier pour le Pays de Fontainebleau, je ne vois aucun inconvénient que la Région Ile-de-France et lesdits professionnels assurent la concession de l’ouvrage, à ses risques et périls, plutôt que nous donner des leçons. Il est toujours facile de faire dépenser l'argent des autres.

Je veux être positive et constructive sur le sujet et j’ai pris note de l’effort, encore limité, de la Région Ile-de-France, qui a décidé de participer financièrement à notre problématique.
Je pense que ces responsabilités pourraient donc aller plus loin dans le sens que la Région Ile-de-France nous invite à suivre, en créant une SEM chargée de prendre la gestion de l’ouvrage et de se substituer à notre agglomération, qui a suffisamment fait financièrement pour la filière.

Je vous prie Monsieur le Président de m’indiquer le sens des travaux actuels et si mes propositions vous paraissent d’intérêt pour nos concitoyens.

Avec toute mon amitié.



Monique Fournier



Annexe : lettre du 22 février 2019



mardi 17 juillet 2018

La Vérité sur le Grand Parquet : cela va très mal !

Un gouffre financier : les preuves sont là !
Un risque de nouvelles dépenses : 8 M € de plus à jeter !
Vers un massacre environnemental ?


La Communauté d’Agglomération du Pays de Fontainebleau vient de faire une Étude, relative à la stratégie de développement et aux modalités de gestion du stade équestre du Grand Parquet, à Fontainebleau.

I. - Gravité de la situation confirmée

Cette étude nous démontre la gravité de la situation d'un équipement, comme nous l'avions toujours soutenue.

Le Grand Parquet n'a pas été correctement conçu. Il produit un déficit permanent, qui va en s'aggravant.
Le Grand Parquet n'a pas fait l'objet d'un pilotage foncier correct, dans la mesure où les dépenses étaient réparties sur de nombreux budgets comme nous l'avions démontré nous-mêmes, en vain jusqu'à maintenant (http://monique-fournier.blogspot.com/search/label/414%20Grand%20Parquet).
Le Grand Parquet a donc fait l'objet d'un déficit caché, qui est aujourd'hui démontré.

Le consultant confirme, mi-figue mi-raisin, que le jugement du Tribunal administratif est "fondé". Cela impliquerait l'interdiction de continuer de verser de l'argent à fonds perdu. On attend un arrêt de la Cour administrative d'appel qui statuera.

II. - Des pistes qui ne mènent que vers de nouveaux périls ?

Nous sommes particulièrement inquiets, au vu des solutions préconisées.

En premier lieu, aucune ne réduira la facture initiale. Il fallait s'y attendre. Les solutions envisagées écornent à peine le sujet d'une meilleure répartition de la charge. C'est très décevant.
Nous avons pourtant fait des propositions, mais nous n'avons pas été consultés !

En second lieu, le consultant envisage que l'on dépense encore, jusqu'à 8 M € pour réaménager le site, pour de nouvelles activités.

Il est tout de même incroyable que personnes ne se pose les questions : « Pourquoi faire tout cela ? Sommes-nous dans des priorités de la communauté ? Travaillons-nous encore pour le public ou ceux qui le proposent ne sont-ils pas dans l'extravagance et l'acharnement ? »

En troisième lieu, le consultant souhaiterait que l'on porte atteinte au site en vendant la forêt domaniale dont il fait partie. Il souhait encore créer un grand hall couvert et permettre plus d'activités.
Bref, en aggravant l'artificialisation du Grand Parquet, la Communauté d’Agglomération ferait tout le contraire d'une gestion prudente et écologiquement responsable.

Signalons que l'accroissement d'activités précédent n'a réglé aucun des problèmes et a même aggravé la situation. Les atteintes à la forêt ne sont donc pas, n'en déplaise aux ennemis du patrimoine naturel, une solution durable. 


Depuis 2008 - 10 ans donc - mon travail démontre que l'on fait fausse route et que le chemin du progrès n'est pas celui de la déraison, des dépenses en hausse et du massacre environnemental. On commence doucement à m'écouter, mais il reste du travail pour les élus responsables.



ANNEXE : LES BONNES FEUILLES DU RAPPORT
(en Italique et gris)

I. DES FINANCES DÉSASTREUSES

A. - Un montage incompréhensible

Les missions confiées à l’Office du Tourisme par le Code du tourisme, lui permettent-elles d’exploiter un équipement sportif a fortiori sans être mis en concurrence ? Les dispositions actuelles du Code du tourisme sur les Offices de Tourisme ne le prévoient pas expressément, mais les anciennes dispositions le mentionnaient et d’autres articles du même code font un lien entre le tourisme et le sport (exemple R.133-32 sur les communes classées touristiques).

- Le principe fiscal d’exploitation du site, au nom et pour le compte de l’Agglomération, devrait logiquement conduire à considérer qu’il existe une relation de mandat entre l’Agglomération et l’Office du Tourisme, induisant une responsabilité directe de la Communauté d’Agglomération dans la gestion de l’équipement et une obligation d’indemniser toutes les pertes liées à la gestion (cf. article 2000 code civil), ce qui serait a priori a contresens des intentions de la Communauté d’Agglomération.

- Une liberté de gestion tarifaire de l’Office de Tourisme susceptible d’être critiquée au regard, (I) des dispositions de l’article L.1411-2 du CGCT applicable et, (II) de la jurisprudence selon laquelle il appartient à l’autorité délégante de fixer les tarifs d’un service public (CE, 5 nov. 2003, n° 226671; CAA Marseille, 29 mars 2005, n° 01MA01669, Sté SAGIM).


B. - L'abondement du déficit illégitime

- La légalité de la subvention attribuée à l’Office du Tourisme, compte tenu du jugement du Tribunal administratif de Melun du 7 décembre 2016 n°1301873 (cf focus ci-après).

Focus sur le jugement du Tribunal administratif de Melun relatif à la légalité de la subvention.

- Un jugement fondé. - La Communauté d’Agglomération et l’Office du Tourisme avaient eux-mêmes qualifié [le Grand Parquet] de Service [Public] Industriel et Commercial (SPIC). Or, un article L.2224-2 du CGCT pose des règles de fond et de forme à respecter pour verser une subvention à un SPIC :

• Démontrer l’existence de contrainte particulière de fonctionnement (pour subvention d’exploitation) : au cas présent, contraintes non établies, compte tenu de la liberté de gestion de l’Office du Tourisme.

• Démontrer des investissements insusceptibles d’être amortis sur la durée de la convention d’objectifs avec l’EPIC, sauf augmentation excessive des tarifs : en l’espèce, carence probatoire de la Communauté d’Agglomération, qui par ailleurs, va être amenée à réaliser de nouveaux investissements.

• Préciser formellement les modalités de calcul de la subvention : aucun acte ne définissait en effet, des paramètres objectifs de calcul.

C. - Un système sous perfusion d'argent public

Les subventions versées par le budget principal de la CAPF représentent en moyenne 51% des recettes du Grand Parquet sur 2014 à 2016 et en augmentation constante chaque année (+41 % au total entre 2014 et 2016, montants quasiment triplés entre 2014 et les chiffres inscrits au CA 2017).

Une très forte dépendance aux subventions octroyées par la CAPF qui représentent plus de 50% des produits et sont en constante augmentation (+91% en 2017 par rapport à 2016). Elles financent la section de fonctionnement, mais également la section d’investissement (virements à la section d’investissement à hauteur de 205,5k€ en 2016).

D. - Un problème de fiabilité financière

Le montant mandaté des subventions ne correspond pas aux montants votés par le Conseil Communautaire : 511 k€ en 2015 ; 750 k€ en 2016 (680 k€ + 70 k€ de subvention complémentaire). Ces montants votés n’apparaissent pas non plus, dans le document récapitulatif des transferts entre budgets, communiqué par la CAPF.

Aucun suivi analytique rétrospectif, ni de budget prévisionnel ne sont régulièrement réalisés pour le Grand Parquet. L’affectation et le suivi des subventions ne font pas l’objet d’un contrôle. La CAPF ne peut disposer en l’état que d’une vision partielle de la rentabilité des événements organisés par le Grand Parquet.

II. DES PISTES D'ÉVOLUTION DOUTEUSES

A. - La rentabilité impossible : seuls 2 événements sur 29 sont rentables

Sur les 29 événements organisés par le Grand Parquet et inclus dans le tableau de suivi analytique, seuls 2 apparaissent comme rentables (il s’agit de deux événements organisés sur sable : St Aulde et Ecuries de Condé – événements récents, ayant peu de retombées sur le territoire) : taux de rentabilité (résultat/recettes) des événements sable : -64% ; événements herbe : -199%. 

Note : on comprend que la majorité des événements sont tous déficitaires, à part deux.

Des charges de gestion courante importantes et non linéaires dont la croissance doit être maîtrisée (+23% entre 2014 et le CA 2017).

B. - L'altération du site

Construire un grand hall couvert, espace commercialisable, ce qui présenterait les avantages suivants :
•Elargir l’offre événementielle avec un grand espace sportif et commercial (exposants, boutiques, restauration) ;
•Accueillir les ventes aux enchères de chevaux en septembre, organisées par l’agence Fences dans un environnement adapté au réceptif ;
•Allonger la saison sur la période hivernale en organisant des concours en indoor de novembre à mars.

Augmenter le nombre de plateformes de boxes permettant d’accueillir des boxes démontables.
Augmenter le nombre de boxes en dur ou permanents qui sont une source de recettes, avec un objectif d’accueil de 500 boxes, contre 230 aujourd’hui.

Agrandir la surface d’emprise du site vers les terrains confiés aux militaires et à la gendarmerie et créer une unité foncière sur l’ensemble, par acquisition foncière et déclassement de la protection.
Il peut également être envisagé de conclure une convention de gestion avec les entités propriétaires des terrains.
L’objectif est d’apporter plus de souplesse et moins de contraintes dans l’utilisation des terrains. Indispensable à une exploitation raisonnée et économiquement viable.
Sur le plan de la protection de la forêt, concentrer les fréquentations au Grand Parquet, c’est aussi permettre de diminuer celle de la forêt autour.

C. - 8 M € d'investissement supplémentaire ?



jeudi 18 mai 2017

Conseil communautaire 18 mai 2017 : compte administratif 2016


Mes chers collègues,

Je vous précise que je voterai CONTRE, les comptes administratifs de l'ancienne Communauté de Communes du Pays de Fontainebleau, puisque j'avais déjà voté CONTRE sous l'ancienne présidence.

Je souligne à cet égard que la présentation des comptes est intéressante parce qu'elle fait ressortir le poids financier du Grand Parquet composé de la subvention d'exploitation par le budget principal soit 680.000 € en 2016, alors qu'elle était de 506.527 € en 2015. Et bien malgré cet effort du contribuable, on arrive encore en 2016 à un solde d'exécution négatif de 440.336 € !

jeudi 30 mars 2017

Conseil communautaire du 30/03/17 : Budgets primitifs 2017 et Grand Parquet

Le Conseil communautaire s'est réuni le 30 mars 2017, sous la présidence de Pascal Gouhoury.
Signalons l'esprit d'ouverture du nouveau président et profitons de l'occasion pour approfondir certains sujets importants.

 POINT N° 5 - BUDGETS PRIMITIFS 2017

Budgets annexes

Pour ce qui est des budgets annexes dont beaucoup portent sur de vrais services industriels et commerciaux comme le Grand Parquet, je souhaiterais que l'on prépare désormais des indicateurs de performance.

Pendant très longtemps, les conseillers communautaires ont dû se contenter d'affirmation de l'efficacité. Je prends un exemple : la pépinière d'entreprise. Elle est toujours pleine, oui, mais je pense que les contribuables souhaitent avoir un compte-rendu précis de l'emploi des sommes et du retour sur investissements.
Je propose que l'on indique le nombre d'emplois pérennisés, le nombre d'entreprise réellement implantées à la sortie de la pépinière, les taxes perçues par les entreprises ainsi favorisées par notre investissement public.

Il ne faudrait pas que l'on puisse penser que certains services soient considérés comme des "éléphants blancs" ou des gadgets prestigieux, mais coûteux et à l'utilité contestable.

J'entends bien que certains ont des retours sur investissements non immédiats et qu'ils ne pourraient fonctionner sans apport public. Néanmoins, je crois que nous devons prendre des décisions fondées en connaissance de cause et non pas sur des on-dit ou des appréciations favorables mais peu étayés par des faits.

Grand parquet : après le jugement, un audit complet

Dans les notes de synthèse qui portent sur le financement du Grand Parquet, on reprend depuis son instauration, la même justification : "Le budget annexe du Grand Parquet est un budget spécifique soumis à la comptabilité M4 sans TVA. L’exploitation du Grand Parquet a pour objet de promouvoir le développement des activités équestres et sportives, ainsi que des activités culturelles sur le territoire du Pays de Fontainebleau. La gestion de cet équipement, même portée par un budget annexe, relève pour partie de missions de service public dont les modalités de fonctionnement ne peuvent être assimilées à celles d’une entreprise privée, eu égard aux contraintes particulière de fonctionnement du site (classement et règles de protection, prise en compte de l’impact environnemental des manifestations…)."

Cette formulation est évidemment fausse.

D'abord parce qu'elle est fausse dans ses prémices et entre en conflit avec le jugement du Tribunal administratif de Melun (voir Le subventionnement du Grand Parquet annulé ! (Conseil communautaire du 15/12/2016)) qui qualifie ce service de service public industriel et commercial et que j'approuve d'ailleurs :

- le service proposé est un service de location pur et simple des installations pour les opérateurs extérieurs, qui ne peut qu'être inévitablement qualifié d'industriel et commercial, et cela se limite à cela !

- les contraintes invoquées au titre du site, notamment environnementales, ne sont pas des contraintes du service public, car elles s'imposeraient à n'importe quel opérateur qui viendrait s'y implanter. Par exemple, la Société Hippique de France (SHF), société de droit privé qui le gérait antérieurement. En d'autres termes ce n'est pas notre agglomération qui les impose, mais l'ONF et le Ministère de l'Agriculture et qui, dans l'acte de concession les auraient imposées de toute façon ;

- ces contraintes ne sont d'ailleurs pas différentes de toute autre exploitation du même type : 110 jours par an sont suffisants, car il s'agit des week-ends et de quelques semaines des beaux jours, sachant que certaines utilisations non équestres peuvent avoir un impact négatif sur les carrières (tassements) : mais ce n'est pas encore une fois une contrainte de service public, mais une contrainte liée à ce type générique d'équipement.

Bref, aucune mission de service public administratif là-dedans.

Ensuite, parce que cette proposition est dangereuse dans ses effets. Elle conduit à maintenir le fonctionnement du service, alors que l'on demande aux contribuables une nouvelle participation de 820.000 €.

Enfin, parce que les conseillers communautaires comme le public, au vu de l'échec financier que représente l'opération et un retour sur investissement économique aléatoire pour le Pays de Fontainebleau, nous pensions qu'au moins, il y aurait eu une tentative de remise en cause de ce fonctionnement : je crois que c'était une préoccupation majeure exprimée fortement lors de l'audition des candidats.

A mes observations, le Président a répondu en Commission des finances :
- le budget proposé présente un caractère provisoire, dans la mesure où la Communauté d'agglomération vient juste de naître et que son premier budget n'est que le décalque des budgets fusionnés, il faut que les élus puissent prendre leurs marques ;
- le montant de 820.000 € n'est nullement minoré, car il correspond au coût réel, ce qui est important de savoir ;
- cependant, et c'est une très grande nouvelle, il est décidé à remettre de l'ordre et lance un audit complet du Grand Parquet.

On ne peut donc que se féliciter de cette avancée !

vendredi 20 janvier 2017

Info ou intox sur le Grand Parquet : 2ème partie : les retombées économiques

Le Maire de Fontainebleau communique par ailleurs, sur l'étude concernant les retombées économiques du Grand Parquet.
Nous avions depuis longtemps, avant même la création de l'équipement sollicité une étude sur l'impact du Grand Parquet, mais une étude sérieuse !

Le 2 janvier 2017, la presse s'est fait l'écho des résultats de l'étude payée partiellement par la Communauté de Communes du Pays de Fontainebleau (CCPF) et réalisée par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Seine-et-Marne (CCI77) sur les retombées économiques du Grand Parquet (étude valant 64 000 €HT soit 76 800 €TTC).
Il y aurait 6 millions de retombées annuelles. Incroyable, dites vous ?

Voici quelques éléments de réflexion, en l'état d'un dossier trop incomplet pour que les conclusions triomphales soient validables.

UNE ÉTUDE INCOMPLÈTE ET NON COMMUNIQUÉE

Sur l'étude elle-même, qui n'a pas été communiquée et pour cause, selon le Directeur général des services de la CCPF et les services de la CCI77, l'étude n'est pas achevée. Il est donc un peu tôt pour tirer des conclusions, forcément hâtives et donc un peu politiciennes.
Ainsi, à nos demandes de transmission de l'étude complète, fin décembre, il nous a été officiellement répondu que l'étude n'était pas finalisée et que des commentaires devaient encore être intégrés. C'est devenu une véritable "méthode" : étude non finalisée, rapport d'étude non disponible mais une communication du Maire sur des résultats.

Réponse officielle de la CCPF :



En l'espèce, seule une présentation de quelques visuels a été faite aux élus, fin décembre : la méthodologie exacte n'a pas été présentée, pas davantage que la méthode de collecte et traitement des données ou l'échantillon analysé. On aurait bien aimé avoir les données brutes !

DES RÉSULTATS PARTIELS ET CONTESTABLES

Sur la méthode ensuite, qui consiste à analyser 1.400 questionnaires sur les visiteurs et participants, avec une forte incertitude sur ce type de sondage, alors qu'il existe des méthodes plus fiables, associant ceux qui sont censés bénéficier desdites retombées, et qui sont pour le moins sceptiques. La méthode ne précise d'ailleurs pas le mode d'extrapolation de l'échantillon à l'ensemble des publics accueillis (évalués à 350.000 selon l'ODT77).

Sur les résultats enfin, le peu d'éléments communiqués et présentés montre déjà des incohérences avec les éléments objectivement vérifiables (par exemple, si l'on analyse un événement détaillé lors de la présentation du 6/12/16 : le Cross des Pompiers, l'étude indique 3.500 participants, alors que le décompte des engagements fait par les organisateurs indique 2.554 précisément, soit une erreur de 37 %, ce qui statistiquement détruit complètement les résultats). On peut faire d'autres calculs sur le peu d'éléments donnés. La fiabilité est donc sujette à caution. L'instrument est donc faussé.

INTERPRÉTATION DIFFICILE

Les effets éventuels du Grand Parquet ne sont évidemment pas analysés par l'étude, ce qui pose d'ailleurs tout suite sa limite.
L'interprétation même des résultats pose la question de ce que représentent concrètement les retombées en termes d'emplois, de bénéfices des entreprises, d'impôts in fine.
Les résultats obtenus s'expliquent mal, puisqu'en se fondant sur les statistiques de fréquentation (citées par le Maire abondamment dans son magazine municipal), on constate une stagnation, alors même que l'inauguration des équipements est intervenue entre temps :



En observant, les statistiques 2006-2016 de la fréquentation hôtelière du secteur proche, alors même que des travaux de rénovation fort coûteux sont intervenus et auraient dû impliquer une hausse au moins significative du remplissage, on ne constate pas une augmentation du taux d'occupation (62,25 % en 2006; 61,48 % en 2016).

UN BUT HÉLAS POLITIQUE

On peut d'ailleurs se poser des questions sur les buts de ce sondage, en dehors de ceux évidemment politiques.

- S'il s'agit de légitimer un équipement coûteux, le but n'est pas atteint. La corrélation entre le coût consenti par le contribuable et le retour sur investissement n'est donc pas établie.

- On peut découvrir que certains événements sont sans rapport avec l'équipement financé (33 jours sur 110 n'ayant pas de caractère équestre) et doivent donc être analysés à part, puisqu'ils auraient finalement pu être organisés sur un autre site, le privant de sa spécificité. En d'autres termes, l'investissement n'a pas de rapport avec l'événement.

On assiste donc à un exercice de communication de M. Valletoux sur un document provisoire, que personne n'a le droit de voir et dont la méthodologie pose question.
Quelle urgence y avait-il à se précipiter sur cette communication alors que le Grand Parquet est rénové depuis 5 ans ? La seule réponse possible est la volonté du Maire de Fontainebleau d'utiliser ces éléments pour sa candidature à la Présidence de l'agglomération à la fin du mois de janvier et tenter de trouver de nouveaux arguments non vérifiables pour étouffer les inquiétudes, très légitimes, des nouveaux entrants...

Et pourtant avoir une analyse d'impact n'est encore une fois pas une bonne idée, comme d'ailleurs sur d'autres équipements comme la pépinière...

Nous attendons le document complète avec ses sources !


Info ou intox sur le Grand Parquet : 1ère partie : le coût

Le Grand Parquet fait débat depuis toujours : son financement est contesté du fait de son déficit systématique (voir Le subventionnement du Grand Parquet annulé ! (Conseil communautaire du 15/12/2016)), son efficacité économique est contestée...
Même si j'ai eu l'occasion depuis 2008 d'en parler maintes et maintes fois sur ce blog, la création de la nouvelle intercommunalité qui va le reprendre est l'occasion de faire le point.

On rappellera que le Grand Parquet a coûté en investissements 14.134.262,36 €. Même s'il y a eu des subventions (au fait d'où vient l'argent ?), la dette contractée est là pour nous le rappeler.

LES CALCULS ÉTRANGES DE LA MAJORITÉ

C'est le fonctionnement qui fait aussi débat. Sur le Grand Parquet, dans une chronique dans le bulletin municipal, « LE MAG » n°59 – Janvier/Février 2017, située d'ailleurs irrégulièrement dans la page réservée exclusivement à l'expression de la minorité, M. Valletoux affirme que le déficit est de 56.000€ par an pour la Communauté de Communes (pour nous citer, il doit vraiment être inquiet).

Pas plus tard que le 15 décembre dernier, le Conseil Communautaire a voté les montants budgétaires pour l'année 2016. En fonctionnement, la subvention d'équilibre versée par le budget général de la CCPF s'élève à 680.000€. 
Sans compter les 200.000€ d'emprunts nouveaux contractés pour rembourser l'annuité de la dette du Grand Parquet.



Voici les subventions d'exploitation en fonctionnement données au budget annexe du Grand parquet :

2011
2012
2013
2014
2015
2016
    605 518  
    629 518  
    530 750  
    483 349  
    506 527  
    680 000  

Comme la Ville de Fontainebleau a transféré l'équipement, elle doit une compensation du coût fixée à 510.000 € annuel. C'est ce qui fait dire à M. Valletoux que par ce jeu d'écritures comptables, le Grand Parquet ne coûte que 56.000 € !
Mais que le budget de Fontainebleau prenne à sa charge une partie, ne change rien aux faits : la vérité, c'est qu'à la fin, les contribuables locaux paient ce déficit ! D'autant plus que ce calcul ne comprend pas tous les facteurs.

L'idée cachée, c'est de faire croire aux communes qui sont entrées dans l'agglomération, que le Grand Parquet ne coûtait presque rien : quelle blague !

L'ÉQUILIBRE FINANCIER : UN OBJECTIF OUBLIÉ PUIS DENIÉ

Par ailleurs, comme chacun le sait, à la demande d'un Conseiller communautaire, le Tribunal administratif de Melun a considéré que le Grand Parquet était un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), c'est-à-dire un service qui doit s'autofinancer, sans subvention du budget général.

Extraits du jugement du 7 décembre 2016


M. Valletoux ne partage pas le sens de cette décision de Justice et considère, que certains services publics ne sont pas, par nature rentables. D'accord, mais comparer une piscine, un stade ou un service culturel au Grand Parquet, c'est abusif ! La comparaison ne tient pas, car ce n'est pas du tout la même chose qui est gérée.

Et si on relisait ce que disait la note de synthèse du 13 janvier 2011 dont M. Valletoux était le rapporteur :

"Autrefois gérer (sic) comme un SPA – Service Public Administratif, le Grand Parquet va devenir un Service Public Industriel et Commercial (SPIC). En effet, la volonté de faire de ce site un lieu de manifestations à l’année nécessite l’individualisation de sa gestion dans un budget annexe dédié permettant de retracer ses performances. 
A terme, la recherche du point d’équilibre par la création de recettes nouvelles et une approche tarifaire profondément remaniée devra limiter l’intervention des fonds publics dans le fonctionnement de ce site."




Jamais la contradiction entre un projet présenté comme pouvant être équilibré et la réalité 6 ans après, jour pour jour, n'a été aussi forte.



vendredi 16 décembre 2016

Le subventionnement du Grand Parquet annulé ! (Conseil communautaire du 15/12/2016)

La Présidence propose de requalifier le Grand Parquet en service public à caractère administratif, pour lui permettre d'avoir des subventions d'équilibre, pour combler son important déficit d'exploitation.


I Une décision de justice sur le statut du Grand Parquet


Cette proposition arrive juste après la décision du Tribunal administratif de Melun du 7 décembre 2016, qui a annulé les subventions d'exploitation de 2012. J'exprime ma gratitude à M. Bandini qui a pris le risque, au nom de l'intérêt public, de s'attaquer à ce monument de dépenses qu'est le Grand Parquet. Il lui a fallu un courage certain face à la force médiatique et aux avocats pour réussir. Comme lui et M. Dias, je l'ai toujours dénoncé, sans varier. 

Je vais pour la clarté du discours, préciser le sens de la décision.

L’article L. 2224-2 du code général des collectivités territoriales interdit aux collectivités territoriales de prendre en charge, dans leur budget propre, des dépenses au titre des Services Publics Industriels et Commerciaux, que l'on appelle aussi SPIC.

Le Tribunal indique que le service géré est par nature industriel et commercial, je cite un extrait du jugement : "l’exploitation du site consiste en la mise à disposition des terrains, des locations et salles". 

Typiquement ce qu'un opérateur privé ferait.
Le Tribunal constate que les animations d'intérêt général sont minoritaires et que les manifestations sont essentiellement gérées par des opérateurs privés. Les contraintes évoquées pour justifiér d'éventuelles subventions sont, sans commune mesure avec la réalité d'une exploitation, limitées par nature. 
Il ajoute que d'ailleurs la qualification donnée au service de SPIC en 2011 par la Communauté était donc bien la bonne.

Extrait du jugement 7 décembre 2016 : 



Sa conclusion est simple, je la cite : "la délibération attaquée a ainsi été adoptée en méconnaissance des dispositions précitées de l’article L. 2224-2 du code général des collectivités territoriales ; qu’elle doit, par suite, être annulée en tant qu’elle accorde une subvention au budget annexe du Grand Parquet".


Extrait du jugement 7 décembre 2016 : 

Le budget 2012 du Grand Parquet est désormais en déséquilibre. Le Préfet se chargera d'appliquer la Loi et saisira la Chambre Régionale des Comptes.

M. Valletoux a exprimé son incompréhension réelle ou affectée dans la presse et par certains de ses adjoints : "il y a eu une erreur administrative, la citation erronée d’un article du Code des collectivités locales". On ne sait pas où il a lu cela !
Grave erreur, ce n'est pas un vice de forme, mais un vice de fond, la violation directe d'une règle de droit, ou de légalité interne, interdisant de subventionner un SPIC. Ce n'est donc pas régularisable.


II. Une interdiction valable aujourd'hui


Ainsi, il faut bien comprendre que si l'interdiction s'applique en 2012, elle est valable également en 2016.

J'en viens à la délibération proposée ce soir.

L'argumentaire qui est offert dans cette délibération, c'est celui que Maître Bardon, l'avocat préféré de M. Valletoux, nous a déjà servi au Tribunal lors de l'audience. J'y étais pour écouter une autre cause, perdue également par le Maire de Fontainebleau. Avocat, que le Tribunal n'a absolument pas suivi.
M. Valletoux peut prétendre qu'il s'agit d'un service public administratif, mais le problème, c'est que son avis est absolument sans importance. C'est la jurisprudence qui détermine sa qualification et non pas M. Valletoux. Visiblement, M. Valletoux a encore besoin d'une nouvelle leçon de droit. Peu importe la qualification qu'il donnera au Grand Parquet, celui-ci n'a pas changé de nature : c'est un service industriel et commercial.
Au pire, s'il y avait, par exception des charges à caractère administratif, on pouvait les subventionner à part, mais cela ne change rien au principe.

J'ajoute que si M. Valletoux essaye d'impressionner les élus par une désinformation maladroite, c'est d'autant plus raté que la Préfecture l'avait déjà prévenu en son temps. 

Le Sous-Préfet, le 8 août 2012, l'avait ainsi écrit au sujet de cette fameuse subvention : "la prise en charge des dépenses d’un SPIC doit être exceptionnelle et ne peut être pérennisée ni se traduire par une compensation pure et simple d’un déficit d’exploitation. [...] En l’état, et faute de délibération motivée, il convient que vous invitiez le conseil communautaire à annuler ces décisions modificatives dans les meilleurs délais". Je l'avais, d’ailleurs publié à l’époque, sur mon blog et dans le bulletin d'information que j'éditais. 

Extraits de la lettre du Sous-Préfet de 2012 :



Extrait de mon bulletin d'information de l'époque (janvier 2013 N° 4) :



Le Trésor public a demandé que le Budget annexe relatif au GRAND PARQUET soit dénommé "Service public local à caractère industriel et commercial", conformément aux instructions budgétaires de la comptabilité M4, justement pour les isoler des recettes et dépenses à caractère administratif.
Le Tribunal ainsi que la Préfecture et le Trésor public, cela fait beaucoup !


III L'avenir du Grand Parquet


On peut se mettre la tête dans le sable, mais cela démontre l'aveuglement sans précédent de la Présidence, malgré les avertissements.

Mais au delà de cela, c'est le fonctionnement du Grand Parquet qui doit être entièrement recalibré. Les pertes doivent être supprimées par tous les moyens, car aucune subvention ne peut plus être accordée.

Alors que faire ?

D'abord, arrêter de croire aux miracles : le Grand Parquet n'a jamais rapporté en retombées économiques exceptionnelles et sûrement pas 10 millions d’Euros par an comme le prétendait M. Valletoux en s'appuyant sur une étude du défunt Institut Européen du Développement Durable (Ecoles des Mines). J'ai lu cette étude et c'est évidemment une contre-vérité de la part du Maire. Ce qui est exagéré ne compte pas, comme disait Talleyrand. C'est tellement vrai que le restaurant du Grand Parquet a coulé corps et biens !
Ensuite, je ne crois pas qu'un sondage réalisé sur les usagers de ce service soit très convaincant. 
Ironie du sort, on vous présentera demain un sondage sur les retombées économiques réalisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI).

Mais, tout cela arrive trop tard, car les promoteurs de l'opération ont de toute façon refusé de se plier à la réalisation d’une étude de marché, alors que la moindre entreprise l'aurait fait ! Le cabinet Klopfer qui en avait fait l'analyse en 2011 (travaillant sur le rapport KPMG), l'avait d'ailleurs souligné.
L'argumentation sur l'effet économique de l'équipement n'a pas été retenue par le Tribunal, faute de pièces convaincantes. C'est clair, net, précis, inconditionnel !

Face à des données incertaines, nous reposons notre analyse, comme celle du Tribunal, sur l'exigence de la précision, car, il s'agit quand même d'argent public.

Voici les pistes que je propose - comme je le fais depuis de longues années.

Le transfert à la Région sous une autre forme. Par exemple, une base de loisirs autour du cheval, une forme moins élitiste et plus proche de la société civile.

L'élargissement du tour de table avec un autre statut, comme une SEM, avec des partenaires privés et publics, mais après un très sérieux rapport commercial.

Ne peut-on pas réfléchir également à inclure le Grand Parquet dans une offre intégrée, qui lierait les Héronnières et le CNSD ? Des opérations qui méritent, évidemment, une réflexion d'ensemble et un financement adapté. Mais sûrement plus de nouvelles dépenses abusives.


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Observations

M. Valletoux a indiqué que le Cabinet Klopfer n'avait jamais travaillé sur le Grand Parquet.
Et encore un flagrant délit de mensonge (voir à cet égard: http://monique-fournier.blogspot.com/2011/01/conseil-municipal-du-20-janvier-2011.html
Mme Nouhaud a indiqué que c'était un signal qui fragilisait le Grand Parquet : Avon s'est donc abstenu sur le sujet.

M. Didier Maus a, lui, poussé a faire appel.

lundi 10 octobre 2016

Brèves du conseil municipal du 10 octobre 2016

Suite au Conseil municipal du 10 octobre 2016, quelques informations :

Bibliothèque

Le projet global de la bibliothèque a été révisé à hauteur de 4.812.500 €.
Ce projet fait l'objet de plusieurs tranches budgétaires à répartir chaque année.
Le budget 2016 a fait l'objet d'une révision à la baisse de 665.340 € : mais aucune explication n'a été donnée sur cette annulation de crédit construction.
Automatiquement, en tenant compte des travaux passés, la tranche restante en 2017 est passée à 2.231.127 €, ce qui représente quasiment la moitié du prix des travaux !

Pour un projet qui devait être rapidement terminé (fin 2013 !), comme l'indiquait fièrement un panneau qui a disparu (mais dont j'ai gardé la photo...), il reste encore du chemin !


Grand Parquet

Le Grand Parquet revenait pour la Nième fois à l'ordre du jour du Conseil municipal.
La Ville de Fontainebleau l'a transféré à la Communauté de communes et doit lui payer chaque année et éternellement une dotation destinée à en compenser la charge, constatée en 2011 de 14.134.262,36 €, les dérapages financiers et déficits étant ensuite à la charge de l'Intercommunalité.

Ce coût annuel a été fixé définitivement à 510.000 € annuel représentant un boulet que la majorité n'a pas hésité à faire payer aux contribuables.
La délibération du jour consistait en un ajustement des comptes : certains travaux ayant été payés par avance par la Ville, ce qui n'influence pas la dotation de compensation elle-même : charge immuable pour un projet douteux.
Vidéosurveillance

Le très coûteux et très critiqué projet de vidéosurveillance passe en phase active : le Groupe Valletoux a proposé au Conseil d'approuver les modèles de conventions avec les propriétaires d'immeubles susceptibles de servir de supports aux caméras.

Carte d'implantation des caméras et champ couvert par celle-ci



Arrondissement de Fontainebleau

Le territoire de la Sous-Préfecture de Fontainebleau pourrait bientôt être modifié. En effet, l'Etat veut le faire coïncider avec les nouvelles intercommunalités.
Il nous propose deux possibilités: 
- soit incorporer l'intercommunalité des deux fleuves qui a pour chef-lieu Montereau, 
- soit la laisser à la Sous-Préfecture de Provins (qui a déjà une énorme étendue territoriale).

Nous avons voté pour l'incorporation du secteur de Montereau permettant d'avoir un territoire du Sud Seine-et-Marne cohérent et une Sous-Préfecture d'une taille raisonnable, permettant son maintien.

Carte du futur découpage (en rose et en bas le secteur de Montereau, qui fait débat)
Maison des associations

Comme à son habitude maintenant, la Ville reprend en main le secteur associatif. La Maison des associations (dite MASA) a ainsi été reprise entièrement sous la coupe de la Municipalité par un nouveau règlement de gestion des salles retirant tout pouvoir, s'il lui en restait, à Fontainebleau Loisirs et Culture (FLC).

Curieusement, dans le nouveau règlement, la Maison des associations est appelé "Maison des Associations Salvador Allende", du nom du Président chilien marxiste qui s'était défendu les armes à la main lors du Coup d'Etat de Pinochet en 1973 et s'est suicidé dans son Palais.
Cependant, cette dénomination n'a pas, à mon souvenir, été votée en Conseil municipal.

On pourrait penser qu'il s'agit d'une confusion avec la MASA de Savigny le Temple qui porte déjà cette dénomination (et située le long d'une avenue éponyme).

J'ai fait une première demande de renseignement sur l'origine de ce nom.

La réponse de la commune m'a surprise :
Cette réponse me laisse plus que dubitative :
- le nom en question ne semble jamais avoir été voté en Conseil municipal, ce qui est la Loi et la moindre des choses,
- le nom Salvador Allende ne figure pas sur le site de la fédération des MJC (Maisons des Jeunes et de la Culture)
- on ne trouve nulle part cette dénomination sur Internet.

Pas d'erreur sur ma démarche, elle n'est bien évidemment pas dirigée contre Salvador Allende, mais porte sur la méthode choisie par le Maire de décider sans en référer à ses collègues élus !
A moins qu'il ne s'agisse d'une erreur de la municipalité...

Suite à plusieurs relances, je n'ai toujours pas eu d'explications à ce jour. A suivre...


mercredi 8 octobre 2014

Crime de lèse-majesté au Grand Parquet

POUR NE PAS CONFONDRE 
GRAND PARQUET AVEC OK CORRAL, ...


Il ne fait pas bon faire des observations même constructives au Pays de Fontainebleau. Le Président de la Communauté de communes les prend très mal. Et les sanctions sont lourdes. 
Le Grand Parquet, son coûteux jouet en est l'exemple.

Telle est l'aventure que nous a raconté Mme Danièle Mars, Organisatrice du Concours hippique International 4****   et du Concours hippique du circuit Grand National « l‘Eté du Grand Parquet » depuis 8 ans, durant les 2 derniers week-end de Juin. Monsieur Valletoux l’a informée oralement le Samedi 13 Septembre lors de la Grande semaine de l’élevage SHF (dont elle est Vice-Présidente) qu’il ne souhaitait plus lui louer (83.000€) le Grand Parquet pour organiser ces manifestations, seules manifestation de Concours Hippique de haut niveau organisées depuis plus de 30 ans à Fontainebleau. Il lui a confirmé cette décision par lettre recommandée reçue le 30 Septembre.

Motif officiel : dénigrement du Grand Parquet.

Motif officieux : révélation de problèmes de fonctionnement :
- poussière envahissante
- communications défecueuses depuis les bureaux
- état des terrains en raison d’un calendrier surchargé pour des terrains en herbe
- "vétusté" pour certains terrains en sable.

Comme à notre habitude, voici les extraits pertinents des échanges entre elle et M. Valletoux. 

ETE DU GRAND PARQUET

22 SEPTEMBRE 2014

Danièle Mars 

Monsieur le Maire, 

[...]  En effet, depuis 2009 (année de début des travaux et de toutes les modifications du site du Grand Parquet), nous avons dû nous battre pour que les exposants n’aient plus leurs marchandises recouvertes de poussière (l’herbe des allées d’antan ayant été remplacée par un sable volatil). Alors oui j’ai souvent dit qu’il fallait absolument faire quelque chose, je ne l’ai peut-être pas dit avec des circonlocutions, mais peu à peu et grâce à cet acharnement à tout faire pour rendre la Manifestation et le site digne du très haut niveau international , nous avons obtenu des gravillons, puis des copeaux puis d’autres gravillons ….Nous avons également dû nous battre et dire qu’il était impossible de travailler dans de telles conditions, car le fait que les communications ne passent pas dans les bureaux, créait un handicap dirimant lorsque l’on gère de grosses compétitions internationales. Je continue à me battre pour que ce magnifique terrain en herbe ne disparaisse pas (car ce que l’on vous rapporte sur " le bon état" actuel du terrain est faux), et qu’à aucun moment on ne fasse pendre des risques aux chevaux et ce que je dis à haute voix à ce sujet nombreux sont ceux qui le disent également (peut-être plus doucement...) parmi lesquels Patrick Caron ancien entraineur de l’équipe de France multi médaillée, Jean François Morand chef de piste international, Cyrille Bost épouse du Champion d’Europe en titre et organisatrice des Championnats de France, de nombreux cavaliers de l’Equipe de France etc.. etc… etc. j’ai été également obligée de me battre pour pouvoir mettre 10 affiches sur l’ensemble de la CCPF…. ce qui me semble être moins qu’un minimum pour une manifestation de cette envergure…. alors oui je n’ai sans doute pas été très aimable l’année ou j’ai retrouvé mes affiches au fond d’un bureau de la CCPF, ni l’année ou l’on m’a fait lire le mail du service de communication de la mairie qui disait qu’il n’y avait pas d’espace d’affichage possible pour l’Eté du Grand Parquet, vous le savez puisque à l’instigation de Stéphanie Zéau vous êtes intervenu personnellement. Mais que mes "combats" et mes demandes passent pour du mauvais caractère, me paraît à tout le moins fort exagéré…. Mon comportement est celui d'un chef de projet dont l'objectif est de rassembler toutes les énergies et compétences afin que le résultat final soit celui auquel je suis parvenu en faisant de "l'Eté du Grand Parquet" ce qu'il est devenu, un rendez-vous incontournable du circuit international. Mes fournisseurs vous diront que je suis exigeante, et c’est vrai à quelque niveau que ce soit, je ne supporte pas la médiocrité, et l’à peu près; si la moquette ou le tissu des loges et des VIP ne sont pas de la couleur exacte, ils repartent, vous pouvez le demander à Rémy Lesacq, si les tentures ne sont pas parfaites, elles sont refaites…. etc En tout état de cause je ne pense pas que "le mauvais caractère" puisse être un argument objectif valable pour envisager d'interrompre l’organisation d’une manifestation qui perdure avec succès depuis 8 ans, décision qui nous porterait un préjudice économique important , d'une part étant donné les sommes que nous avons investies durant ces 8 ans (et qui se comptent en centaines de milliers d'euros) et d'autre part étant donné les dommages financiers importants en vertu des contrats que j’ai sur plusieurs années avec mes sponsors. Ces éléments financiers sont régulièrement minutieusement mis à jour. Bref, nous voici après 8 années de vie commune en train de nous "chamailler", l’un reprochant son mauvais caractère à l'autre, qui lui rétorque qu'on ne prend pas assez en compte ses efforts et ses demandes de professionnelle connaissant parfaitement la filière et le cahier des charges pour organiser des compétitions de haut niveau. 

Mon but n’a jamais été de critiquer gratuitement, mais d’essayer de faire avancer les choses et de sauvegarder ce lieu magique qu’est le Grand Parquet. Il reste peu de terrain en herbe dans le monde: Saint Gall, la Baule, Aix la Chapelle, Fontainebleau, Chantilly, Dinard, Hickstead, Gijón, Dublin aucun de ces terrains en dehors de Fontainebleau ne voit plus de 3 compétitions dans l’année. Prenons tout simplement le temps de nous asseoir tranquillement tous les 2 afin de mettre toutes ces chamailleries derrière nous et tout passer en revue dans le but de dresser le plan d'action commun pour les années à venir (y compris en ce qui concerne le CSI 5*****) sans passer par des intermédiaires. Nous n'aurons, je pense, pas grande difficulté à nous entendre! Je demande donc à mon assistante de prendre l'attache de la vôtre afin qu'elles conviennent d'une date qui nous convienne mutuellement. 

Dans l’attente je présenterai mes dates au calendrier normalement, les reportant sur une autre localisation le cas échéant. 

Cordialement. Danièle Mars 






COMMUNAUTE DE COMMUNES DU PAYS DE FONTAINEBLEAU

Fontainebleau, le 26 septembre 20 I 4 

"Quoi qu'il en soit, il est de mon devoir de m'assurer que le programme de manifestations du Grand Parquet, qui est de la seule responsabilité de la Communauté de communes que je préside, accueille des organisateurs qui participent pleinement du nouveau élan que nous donnons depuis quelques années à ce site unique et prestigieux du Grand parquet". 


ETE DU GRAND PARQUET

Danièle Mars 

29 SEPTEMBRE 2014

Paris Monsieur le Maire C’est avec beaucoup de tristesse et de déception, et malgré tout d’étonnement, que je prends note de votre décision de "mettre un terme au partenariat qui nous lie depuis quelques années". Je suis en effet étonnée de ce courrier du 26 Septembre dès lors que vous aviez accepté de me recevoir Mercredi 1er Octobre à 11h30 afin que nous puissions discuter de la situation en présence de Monsieur Jean-Michel Bernard et que vous m’aviez dit (et reprécisé à Monsieur le Conseiller Général Jean François Robinet) que "la porte n’était pas fermée"…. Un coup de vent a dû passer….. ou quelqu’un l’a refermée du pied…… Je tiens à préciser que, contrairement à ce que vous écrivez: 

1- je n’ai jamais porté de jugement sur la qualité du travail des agents du Grand Parquet qui font ce qu’ils peuvent d’un point de vue technique eu égard aux contraintes financières qui leur sont imposées. Je leur ai simplement apporté un point de vue et une demande professionnels sur la qualité des terrains en herbe, point de vue qu’ils ne veulent pas admettre, que Mademoiselle Sombret élue au tourisme et donc en charge du Grand Parquet et vous-même ne voulez pas admettre non plus, alors qu’il est celui de nombreux professionnels sportifs et techniques. 

2- Organisant une manifestation de très haut niveau sur le Grand Parquet depuis 8 ans me croyezvous assez sotte pour dénigrer urbi et orbi ce complexe au risque de voir les cavaliers internationaux de très haut niveau boycotter "l’Eté du Grand Parquet", alors qu'à force d'efforts et d'investissements considérables d'équipes et d'argent nous avions su leur faire reprendre le chemin du Grand Parquet dont ils avaient perdu jusqu'à l'adresse avant notre Manifestation ? C'est donc avec la plus grande force que je réfute cette allégation d’ "avoir porté un jugement très négatif sur le Grand Parquet auprès de très nombreux interlocuteurs". 

3- Vous dites vouloir "donner la priorité aux organisateurs qui manifestent un réel désir de travailler avec le Grand Parquet". Durant 8 années, nous avons oeuvré sans interruption à redonner de l’éclat à l’image du Grand Parquet afin de le replacer sur la scène équestre internationale du haut niveau dont il avait disparu depuis des lustres et nous y sommes parvenus. C’est en investissant de façon considérable notre temps, notre énergie et notre argent, que nous avons construit une manifestation internationale de haut niveau que les cavaliers internationaux reconnaissent maintenant comme étant l’une des mieux organisées du circuit et figurant parmi les étapes incontournables (38 nations étaient représentées cette année) Nous avons obtenu grâce à notre acharnement et la démonstration de notre savoir-faire que des épreuves de "l'Eté du Grand Parquet" soient retransmises sur des chaînes nationales non spécialisées cheval. Pour cela, il fallait nous assurer de la plus grande qualité des images retransmises et c'est pourquoi nous avons investi afin de pouvoir engager les mêmes équipes de tournage que celles qui ont oeuvré sur les JEM… Au-delà de l'aspect purement sportif, au fil des années nous avons permis à plus d’un millier d’enfants de connaitre le Grand Parquet dans les meilleures conditions pédagogiques possibles, n’était-ce pas là le désir de travailler pour le Grand Parquet ? En un mot comme en cent, je pense avoir été l’organisateur qui a le plus fait durant ces 8 dernières années pour que ce site tombé dans l’oubli international retrouve une image "prestigieuse" puisque vous utilisez ce terme. 

4- Vous me reprochez d’avoir manifesté à plusieurs reprises mon mécontentement, je dirais plutôt mes demandes; ce que je ne nie pas, j’en ai même listé dans mon précédent courrier les différentes raisons; poussière, communications, état des terrains en raison d’un calendrier surchargé pour des terrains en herbe et "vétusté" pour certains terrains en sable. Il me semble en effet que lorsque l’on loue un bien il doit répondre à l’utilisation que l’on est autorisé à en faire
- la poussière empêchait les exposants d’exposer leurs produits dans des conditions ne mettant pas en péril la qualité de ceux-ci. 
- le fait que les communications électroniques ne passaient absolument pas, particulièrement dans les bureaux, nous empêchait de travailler correctement, tous les engagements, changements de cavaliers, de chevaux, paiements des dotations etc... s'effectuant par internet avec la FEI, la FFE et les Fédérations nationales du monde entier (38 nations en 2014 ainsi que je l'ai mentionné plus haut) 
- l’état des terrains en herbe et particulièrement du terrain d’honneur soulève des interrogations importantes: calendrier surchargé depuis 2 ans mettant en péril à court terme la "survie" du terrain d’honneur, et manifestations comportant de nombreux participants à des dates trop proches de notre CSI 4**** ne permettant ainsi pas au terrain de se reposer et à l’herbe de reprendre (seulement 3 WE d’écart dont celui de la vènerie…) alors que le cahier des charges FEI sur la qualité des terrains pour des CSI 4**** et 5***** est draconien. A titre de référence, je n'ai pu manquer d'être interpellée et inquiétée cette année par une réflexion de l’un de nos chefs de piste international montant le parcours du CSI ("le terrain n’est plus en état, pour la première fois cette année on se tord les chevilles en le marchant"
- terrains en sable: la carrière de Diane et le Spring Garden ne sont plus du tout en état, et même si nous les utilisons en terrain de détente, ils deviennent dangereux pour les chevaux. 

Un montant de location de 83 000€ permet me semble-t-il d’avoir quelques exigences de qualité quant à l’utilisation que l’on est amené à faire de ces différents aspects du site. Vous vous étonnez que compte tenu de ces "doléances" j’envisageais de continuer à organiser "l’Eté du Grand Parquet". Ainsi que je vous l’ai écrit je suis exigeante, croyez-vous que lorsque l’on demande à un enfant de faire des efforts et de mieux travailler, c’est la preuve que l’on éprouve aucun amour pour lui et que l’on ne souhaite pas l’entrainer vers l’excellence? Oui j’avais envie de continuer cette aventure, de la continuer avec les entreprises de la région ( je suis d’ailleurs la seule dans ce cas… ) et c’est parce que j’avais cette envie que j'exprimais ces demandes, car les exigences à tous points de vue d’un CSI 4**** ou d’un CSI 5***** n’ont aucun point commun avec celles d’un 1* ou d’un 2**, manifestations dont vous avez bien le souvenir qu'elles étaient le lot du Grand Parquet avant que nous commencions à y investir et y bâtissions "l'Eté du Grand Parquet". Je finirai en vous disant également que nous avions créé "l’Eté du Grand Parquet" tout d'abord par amour du sport et des chevaux et que nous voulions que sur ces deux aspects tout soit parfait. Toutes mes demandes ont toujours été dans ce sens, jamais je ne pourrais envisager qu’un cheval ait un accident parce que je n’aurai pas été assez exigeante et vigilante avec/sur la qualité d’un terrain. Mais nous l’avions tout également créé par amour du Grand Parquet car nous voulions redonner à ce terrain tout son éclat perdu ! Force m'est bien de conclure que, puisque vous semblez apparemment ne pas l'avoir compris, sans doute est-ce parce que vous l’aimez moins que nous. 

Restant à votre disposition pour toute précision, je vous prie de recevoir, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments distingués 

PS: J’ai été très étonnée que vous ayez attendu que la réunion de calendrier de la Fédération Française d’Equitation soit passée et que j’ai déposé les dates de l’Eté du Grand Parquet 2015 pour m’envoyer votre courrier…..