F. Valletoux en campagne de contrebande

Rien à déclarer : tel est le mot d'ordre
pour passer une campagne frelatée, …

Nous en avions l'intuition (voir notre billet : F. Valletoux, Président de la République ?), mais là c'est sûr : Frédéric Valletoux est en campagne, mais il ne se déclare pas, préférant laisser à ses affidés le soin de s'occuper des candidats adverses, au premier rang, la personne qui a le plus de chance de remporter l'élection : Valérie Lacroute accompagnée de Didier Julia.
Opportuniste jusqu'au bout, il attend et espère la défaite éventuelle de son camp aux présidentielles pour se présenter à la dernière minute, peut-être sous une nouvelle étiquette ? C'est sa seule fenêtre de tir.

Pour témoin, le dernier article dans la République de Seine-et-Marne de ce lundi 12 mars 2012. Interrogés sur la question de la lutte Julia-Valletoux, ceux-ci donnent de la voix : Mme Rucheton (opposante à Jean-Pierre Le Poulain pour son affiliation à Valletoux), M. Coutherut, soutien célèbre du maire (récent récipiendaire de la médaille de la Ville et principal inspirateur en dernier lieu l'opération de "débaptème" de la place de Verdun), Mme Aymeric, membre du comité de soutien de Frédéric Valletoux (lors de la dernière campagne : liste).

Mais le maire se drape dans sa dignité : "Valletoux ne veut pas "alimenter la polémique". Il envoie les autres au charbon, préférant les laisser tirer les marrons du feu à son profit. La "lutte" est par procuration.

Terminons ici par une citation de Yohann Vallier, journaliste à la République, qui a bien compris ce manège : "Une position qui ne peut s'expliquer par le fait que M. Valletoux n'est pas encore candidat aux législatives … ou qu'il se laisse la possibilité de renoncer à la dernière minute". Bien vu !

Notons que la nouvelle tactique du maire est de ne presque plus monter au filet dans les sujets polémiques, pour se préserver : parking Boufflers, scandale des cinémas, ... : il laisse cela à son homme-lige Jean-Christophe Laprée, qui se surnomme lui-même "le porte-flingue du maire" (cf. dans l'Express du n° 3024 du 18 juin 2009 spécial "Le système Valletoux"). 
A l'un la gloire, à l'autre les basses-besognes du régime, … et qui sera jeté un jour comme les autres, quand il n'y aura plus de jus à extraire.

Ajoutons enfin une autre hypothèse, tellement vicieuse, que nous l'écarterons évidemment. F. Valletoux ne se présenterait finalement pas, mais ferait tout pour organiser la défaite de sa chère adversaire. 
Un bel état d'esprit. 
Si ce n'est pas vrai, qu'attend-il pour demander à ses "soutiens" d'arrêter d'attaquer le candidat de son parti. Ne pas le faire, c'est risquer de se voir mettre à l'amende une deuxième fois.

"GRAND" HOPITAL : ON EST MAL !

(extrait du Bulletin municipal mars-avril 2012, p23)


Le Parisien du 14 février 2012 : cliquez pour mieux voir :


Le projet de nouvel hôpital est-il un remède pire que le mal ? 

Les hôpitaux publics et privés de Fontainebleau ainsi que celui de Nemours fusionneraient en un lieu, peut-être au Bréau ?
Le projet souffrait déjà d’une sous-capacité à 447 lits (rapport Icade 2010) contre 537 actuellement : 438 lits à Fontainebleau dont 134 privés et 99 à Nemours.
On apprend maintenant qu’il est réduit à 340 lits - moins qu’aujourd’hui à Fontainebleau - et le financement amputé de 25 % de 156 à 121 M € (Parisien 14/1/12). 
Y aura t-il donc moins de lits pour le Sud Seine-et-Marne après fusion ? 
Après la fermeture des urgences chirurgicales de nuit, ce serait un nouveau coup dur. (voir : Fermeture de la permanence de soins de Fontainebleau : un coup très dur au Sud Seine et Marne)
A quoi sert que F. Valletoux soit Président de la Fédération Hospitalière de France ?
A quand la transparence sur ce dossier ?

Monique Fournier (http://monique-fournier.blogspot.com)
Elisabeth Derouard 

PS : il semble que le rapprochement avec Nemours soit déjà compromis.


Maquette de l'hôpital actuel :

F. Valletoux, Président de la République ?

OU COMMENT SE FAIRE PEUR SANS SORTIR DE CHEZ SOI

Billet d'humeur

La lecture de la presse locale donne quelques fois des émotions fortes.

On sait que le maire veut devenir député pour être ministre. Je n'apprendrais rien à personne en disant cela.
Mais visiblement cela ne lui suffit plus.


Lisant la République du 27 février 2012 (extraits), que vois-je ?

"Ce n'est pas un secret : le maire de Fontainebleau lorgne du côté de l'Elysée" J'ai cru que j'avais mal lu.
Mais non, devenir député, pour ensuite devenir ministre "c'est en effet le moyen le plus rapide pour accéder à la fonction suprême". 
La fonction suprême, vous avez bien vu ! 
Rien que cela ? Et après, … Les Nations-Unies ?

Tout cela est d'autant plus ridicule que le maire de Fontainebleau fait des pieds et des mains pour arriver à ses fins. Lorsque le journaliste indique que celui-ci soigne sa "côte de popularité" (l'instrument de mesure est sans doute cassé) à coup de fonctions briguées (ses fameuses casquettes), on peut se demander si cet appétit est en rapport avec l'efficacité réelle de l'élu. Faire parler de soi c'est bien, faire rire de son ambition démesurée, c'est mieux. 

En effet, à force de se faire voir, on finit par être trop vu. A force de ne jamais renvoyer l'ascenseur et se servir des postes comme de simples marchepieds. Y compris de ceux qui le soutenaient par amitié, comme Jean-François Copé. La raison finit quelques fois par l'emporter.
S'il ne m'appartient pas de commenter de manière profonde les stratégies politiques, force est de constater que ce n'est pas Valletoux qui a été choisi par son parti pour succéder à Didier Julia, c'est bien Valérie Lacroute comme l'a remarqué également le Canard Enchainé ! (cf. Investiture de Mme Valérie Lacroute pour les législatives 2012).

Certains s'étonnent à juste titre que F. Valletoux ne se soit pas encore déclaré officiellement (le Canard est toujours bien renseigné), déclaré contre son propre parti. Le fait est patent, malgré les articles de la République, il ne le fait toujours pas, ....
Certains disent - à demi-mots -  qu'il aurait fait le pari d'attendre pour se déclarer après les présidentielles, pour profiter de la débâcle éventuelle de son parti, débâcle d'ailleurs pas forcément évidente pour les autres militants ! 
Nous ne pouvons pas croire à un tel cynisme, n'est ce pas ?
Nous ne voulons pas croire qu'après tout ce qui a été fait pour lui, sans d'ailleurs des mérites autrement évidents que ceux de la force de propagande et de la langue de bois des directeurs de cabinets, il tenterait un tel coup de force.

On me pardonnera ce petit « billet d'humeur » loin de mes habitudes, mais rien n'est plus agaçant pour un contribuable de voir les moyens publics mis au service personnel des appétences d'un homme.

Je terminerai sur un point : ce n'est pas sur le programme que les médias discourent en parlant du personnage, mais sur ses ambitions. Mais cela ce sont des appétits, pas des compétences.

Communiqué du 3 mars 2012 : Renforcement de la vocation universitaire de Fontainebleau

BOUFFLERS : UN PARKING ET UNE UNIVERSITE, CELA COULE DE SOURCE !


Résumé : Le terrain libre de l'Ecole des Mines fait l'objet de toutes les convoitises. Répondant à la demande pressante des Bellifontains, relayée par nous depuis 4 ans, le Maire de Fontainebleau se décide enfin à y faire un parking, mais seulement un parking
Le Député Julia estime cependant que faire uniquement un parking serait gâché une chance pour la Ville d’assurer son développement universitaire. Le Maire et JC. Laprée font semblant de croire que cela empêcherait ce parking ! Quelle blague ! Tout leur est bon pour faire polémique.
Notre position est simple : le terrain doit servir pour un parking mais pas seulement : la vocation Universitaire peut et doit aussi être conservée sur ce terrain. Qui peut d'ailleurs imaginer une Université sans parking ?


Dernier minute et bonne nouvelle : Le centre de Fontainebleau de l'Ecole des Mines ne déménagera pas à Saclay.

Tel que communiqué à la Presse 

      M. le Député Didier Julia, par lettre du 16 janvier 2012 (cliquez dessus pour mieux voir, à droite), interroge le Ministre chargé de l'Industrie sur le devenir des terrains libres de l'Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris (ENSMP) et suggère de trouver une implantation universitaire sur les délaissés de ce site plutôt que de le consacrer simplement à un parking municipal (ou à une opération de moindre envergure).


Monique Fournier partage entièrement l'avis du Député, qui fait son travail en se préoccupant d'abord de l'avenir de sa circonscription. En effet, si le développement – pourtant souhaitable - de l'ENSMP sur le site semble regrettablement entravé à Fontainebleau, alors même que l'Ecole des Mines dispose de disponibilités dans notre Cité pour accroître ces activités, c'est tout naturellement que le site en attente doit être consacré à une vocation universitaire.

Elle insiste sur le fait que Fontainebleau doit renforcer sa vocation universitaire, non seulement dans la diagonale du vide de l'enseignement supérieur que représente le sud Seine et Marne, mais encore dans un territoire qu'est le Grand Gâtinais allant de la Région Centre à la Région Bourgogne qui en est presque totalement dépourvu.
En cours de réapprobation, le Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) de 2008 (p. 63-64, voir plus loin) va dans ce sens en affirmant Fontainebleau comme site émergent à renforcer. Les formations de haut niveau sont la locomotive qui permettra au train économique de cette région de quitter la voie de garage et à nos jeunes d'avoir des emplois sur place.

Il n'est donc en rien choquant que le Député interroge directement le Ministre sans en référer directement au Maire de Fontainebleau, lorsque l'on sait de sources proches du dossier au ministère, que le Maire de Fontainebleau a procédé à la même démarche sans en référer au Député de Seine et Marne, Député dont il est pourtant dans les attributions premières d'interroger le Gouvernement sur ses intentions pour la circonscription !

La différence est que F. Valletoux n'a écrit qu'en vue d'une opération à court terme sur ces terrains, alors que M. le Député Julia se bat non seulement pour l'avenir de Fontainebleau, mais aussi d'un grand territoire dépassant d'ailleurs les limites de départements et de régions. Le parking dont la Ville à besoin et que nous appelons de nos vœux pourra être intégré logiquement alors à ce projet.


Voir aussi  sur le sujet :
Départ de l'Esigetel

L'article de la République du 5 mars 2012 : 

L'avis de la droite et de la gauche : le Maire commet une erreur !

extrait du SDRIF de 2008 (p. 63-64)



20ème anniversaire de la mort de Paul Séramy

<- Rémy Janville commémorant
(Le Monument aurait mérité un nettoyage).

L'hommage rendu ce matin 23 février 2012 à Paul Séramy, ancien Maire de Fontainebleau, en commémoration du 20ème anniversaire de sa mort a été un grand moment d'émotions et de nostalgie pour moi, car il a fait remonter de nombreux bons souvenirs au service de la ville royale et impériale.

Embauchée à la Mairie de Fontainebleau par Paul Séramy en juin 1965, âgée alors de 18 ans, j'étais la plus jeune de tous les employés municipaux. Je me souviens que mon chef m'avait fait une farce me demandant de lire le discours des vœux au maire au nom du personnel en décembre 1965 (toutes les autres années c'était toujours, le bibliothécaire de l'époque, M. Gendreau). Paul Séramy avait été très content qu'une jeune recrue fasse ce discours. 

Paul Séramy et Monique Fournier (1965) ->

En 1978, Paul Séramy a choisi de faire exposer les peintures du peintre bellifontain Gabriel Fournier (mon beau-père) à Constance dans le cadre du jumelage entre Fontainebleau et la ville allemande.

Mon mari avait été également embauché par Paul Séramy au Conseil Général en 1981 pour faire du service reprographie une vraie imprimerie dirigée par un professionnel. Cette division avait également servie d'imprimerie à la Préfecture.

Malgré toutes les critiques qui avaient pu être faites dans le passé, c'est d'abord à Paul Séramy auquel l'Hommage devait être rendu, à celui qui mettait Fontainebleau en premier, à celui qui sans nul doute a fait beaucoup pour le développement et la modernisation de ses services publics. C'est cet héritage positif – sur lequel on vit encore, pour une grande partie - qu'il convenait de célébrer. Un héritage que politiquement personne ne peut revendiquer.

Je ne peux que souligner la force de l'hommage en présence de Mme Danièle Séramy, MM. le Sénateur Hyest, le Député Mignon, le Conseiller général Robinet, les maires Le Poulain et Septier, les autorités civiles de la commune, les anciens employés municipaux du temps de Séramy et surtout la ferveur vibrante de Rémy Janville, personnalité locale bien connue.

Monique Fournier, Danièle Séramy, Jean-François Robinet, Jean-Jacques Hyest

Communiqué du 16 février 2012 : Place de la République du nouveau ! Une Halle et un Parking.

DES PARKINGS, ... ENFIN !?

Tel que communiqué à la Presse


Ma réaction dans la République du 20/2/12 ->

Une nouvelle Halle : oui, mais après une vraie concertation

Contrairement aux informations communiquées à la Presse par un Maire actuel qui n'est pas à son premier effet d'annonce, le Conseil municipal ne s'est pas encore prononcé sur le dossier. Et cela montre son impréparation !

La vieille Halle (surnommée le "cloporte" par les plus irrévérencieux) n'est en effet ni assez esthétique ni assez digne de Fontainebleau. L'hygiène y était précaire.

Le problème est double : l'emplacement et l'esthétique.
Car, le déplacement de la halle sous le nez des habitants du Bellifontain ne sera pas forcément du goût de tous.
Ensuite, le choix du verre est intéressant, mais on peut se demander s'il est compatible avec le caractère traditionnel et historique de la Ville. 
Une réflexion est nécessaire, surtout si son coût est de 2,5 M€.

Bref, au lieu d'annoncer l'affaire comme faite, il serrait sans doute utile de consulter toute la population sur ses envies en la matière !

Un parking sous la place ? Une idée lancée par notre liste dès 2008 ! 

Mais la plus importante annonce, c'est la création d'un parking de 200 places à l'emplacement de l'ancienne Halle. 
Le Maire actuel s'y était toujours opposé jusqu'à présent, car ce parking faisait partie du programme de la liste sur laquelle j'ai été élue !
Le maire est gêné, ce qui explique que l'annonce n'a pas été faite au Conseil !

Il lui aura donc seulement fallu 4 ans pour comprendre que les Bellifontains, les consommateurs et les touristes n'en pouvaient plus ! On ne peut que s'en réjouir, même si ce temps de décision a été trop long et que l'on suspecte des considérations plus électoralistes que réalistes.

Ce temps perdu aurait pu être utilisé, comme nous l'aurions fait, pour vérifier la rentabilité du projet, les modalités pratiques du chantier, la transition entre les deux halles, le financement, … Bref, pour que tout se passe dans l'efficacité et non la précipitation avant une échéance électorale que le Maire craint de perdre, …
Notons enfin qu'il ne suffit pas d'ajouter des capacités nouvelles à la Ville, il faudra repenser le plan de circulation, plutôt que de recourir aux bricolages habituels.


PS : Selon les informations publiées par la République du 20 février 2012, le projet de parking annoncé par le Maire dans le Parisien du 16 février 2012 comme situé sous la Place serait ailleurs !  Tout cela n'est pas très clair. 
Alors encore un effet d'annonce du maire qui tombe à l'eau ?






Avenir du secteur public de chirurgie dans le sud de la seine-et-marne

HOPITAL : QUELLES ATTEINTES AU SERVICE PUBLIC ?

Je m'étais interrogée sur le mauvais coup que représente la suppression des urgences chirurgicales de nuit à l’Hôpital de Fontainebleau (et plus généralement dans toute la couronne rurale de Seine et Marne)Fermeture de la permanence de soins de Fontainebleau : un coup très dur au Sud Seine et Marne.

Comme beaucoup de nos concitoyens, je me demandais à quoi sert que M. Valletoux soit président de la fédération hospitalière de France pour nous protéger aussi mal, ....

Des travaux parlementaires récents peuvent nous éclairer sur ces questions pour que chacun fasse son opinion. 

En toute équité, je publie la question comme la réponse sur ce sujet.


Séance du 17 janvier 2012



COMPTE RENDU INTÉGRAL

PRÉSIDENCE DE MME BARIZA KHIARI,
VICE-PRESIDENTE

AVENIR DU SECTEUR PUBLIC DE CHIRURGIE DANS LE SUD DE LA SEINE-ET-MARNE

Mme la présidente. La parole est à M. Michel Billout, auteur de la question n° 1490, adressée à Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé.

M. Michel Billout. Madame la secrétaire d’État, je souhaite attirer votre attention sur les incohérences des décisions prises par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France concernant le secteur de la chirurgie, notamment dans le sud de la Seine-et-Marne.
À Melun, siège de la préfecture, le bloc chirurgical est fermé la nuit et le week-end depuis plus de trois ans, sur décision de l’Agence régionale de l’hospitalisation. Cette situation contraint le service des urgences à renvoyer les patients vers d’autres établissements ou, pour les cas extrêmes, à traiter les malades au bloc chirurgical de la maternité.
Malgré ces entraves, la chirurgie viscérale de l’hôpital de Melun a, au cours de la même période, augmenté son activité de 15 %, réalisant plus de 2 500 actes opératoires par an.
Ces efforts sont bien mal récompensés puisque, dans le projet de grand hôpital public-privé de Melun qui doit voir le jour en 2015, la chirurgie sera totalement confiée au secteur privé.
À l’hôpital de Fontainebleau, à 25 kilomètres de là, plusieurs chirurgiens ont renforcé l’équipe en 2007 et 2008, après l’arrêt de l’activité chirurgicale à l’hôpital de Nemours. Mais l’accès aux blocs opératoires est difficile par manque de salles d’opération, les moyens en surface et en personnel soignant n’ayant pas été augmentés.
Et, aujourd’hui, l’ARS demande aux chirurgiens de l’hôpital de Fontainebleau de participer aux gardes à Melun, afin d’y permettre la réouverture du bloc chirurgical la nuit. Mais il va de soi que, si les chirurgiens de Fontainebleau se rendent à Melun pour exercer la nuit, ils ne pourront pas assurer le service normal à l’hôpital de Fontainebleau le lendemain matin, réduisant d’autant l’activité de cet établissement.
Enfin, ce type d’organisation n’est pas sécurisé. Le patient opéré dans la nuit à Melun ne sera pas suivi par le même chirurgien, ce qui pose un problème de sécurité pour les patients et de responsabilité pour les praticiens.
Parallèlement, l’hôpital de Fontainebleau est fragilisé par la décision imposée par l’ARS de fermer quinze lits de chirurgie en décembre dernier. Cette fermeture a été « justifiée » par un taux d’occupation prétendument insuffisant, alors même que ces lits servaient de tampon pour le service des urgences et que l’activité chirurgicale a augmenté en 2011. Cela a obligé les équipes à transférer les patients concernés vers d’autres centres et a eu pour effet de supprimer des recettes perçues au titre du séjour, par le biais de la tarification à l’activité.
En résumé, il faut rouvrir la permanence chirurgicale de nuit et de weekend à l’hôpital de Melun, sans que cela se fasse au détriment du fonctionnement de l’hôpital de Fontainebleau, voire de celui de Montereau.
Cette désorganisation de l’activité chirurgicale du secteur public, orchestrée par l’ARS, ne doit-elle pas être rapprochée du projet de disparition totale de ce secteur au seul bénéfice du secteur privé à but lucratif, avec l’ouverture des hôpitaux publics-privés de Melun et Fontainebleau ?
Alors que, selon la Fédération hospitalière de France, les dépassements d’honoraires pour la chirurgie dans le secteur privé à but lucratif ont crû de 6 % chaque année depuis onze ans, soit une augmentation globale de près de 70 %, je souhaiterais connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour redonner une cohérence à l’activité du secteur public de chirurgie dans le sud de la Seine-et-Marne et garantir l’accès de tous les habitants à une chirurgie de qualité, au tarif du secteur 1 et sans dépassements d’honoraires.
C’est une nécessité absolue à l’heure où nos concitoyens reculent de plus en plus le moment de se faire soigner, au risque de voir s’aggraver leur pathologie, faute d’une prise en charge suffisante par l’assurance maladie.
D’autres solutions que celles qui sont préconisées par l’ARS mériteraient d’être envisagées : je pense à la proposition émanant de la grande majorité des médecins hospitaliers de Fontainebleau d’élaborer un projet médical sur la base d’une offre publique de soins avec les quatre hôpitaux du sud de la Seine-et-Marne. Alors que le département, dont la population augmente de façon constante, est déjà déficitaire en équipements de soins, ce secteur est aujourd’hui largement sous-doté.
Le contre-projet de regroupement des quatre hôpitaux publics en partenariat public de type « communauté hospitalière de territoire », où chaque établissement pourrait garder son identité juridique, sera d’ailleurs proposé à l’ARS le 24 janvier prochain, lors de la venue du délégué départemental de l’agence à Fontainebleau. Madame la secrétaire d’État, soutiendrez-vous cette proposition ?

Mme la présidenteLa parole est à Mme la secrétaire d'État.

Mme Nora Berra, secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé. Monsieur Billout, le secteur sud de la Seine-et-Marne abrite plus de 550 000 habitants, soit 5 % de la population francilienne sur près de 30 % de la superficie de la région.
Sur ce vaste territoire, l’offre de soins chirurgicale est répartie entre cinq centres hospitaliers publics – ceux de Fontainebleau, Melun, Montereau, Nemours et Provins – et cinq cliniques privées – Saint-Jean et les Fontaines, à Melun, l’Ermitage, à Dammarie-les-Lys, polyclinique de la Forêt, à Fontainebleau, et Saint-Brice, à Provins.
Dans le cadre de la mise en œuvre du schéma régional d’organisation des soins, le SROS, les travaux relatifs à la permanence des soins en établissement de santé ont conduit, au bout de dix-huit mois d’études menées en concertation avec les acteurs concernés, au choix de la candidature commune de Melun-Fontainebleau, avec l’intégration possible des médecins du territoire, qu’ils soient issus du public ou du privé.
Un unique dossier de candidature a été déposé pour le sud de la Seine-et-Marne. Ce sont les centres hospitaliers de Melun et de Fontainebleau eux-mêmes qui, guidés par des impératifs de démographie médicale, ont proposé cette organisation au sein d’un groupement de coopération sanitaire en accord avec les communautés médicales.
Les effectifs actuels de personnels médicaux et paramédicaux ne permettaient pas aux établissements de répondre individuellement dans des conditions satisfaisantes au cahier des charges élaboré en concertation avec les acteurs de terrain.
Actuellement, des praticiens extérieurs à chaque établissement interviennent d’ores et déjà la nuit, sans que la sécurité du patient soit remise en cause.
Parallèlement, l’ARS a demandé aux praticiens des cliniques de Melun de participer au dispositif, de manière que la charge de la permanence des soins en établissement de santé soit plus équitablement partagée entre praticiens du public et praticiens du privé.
Le cahier des charges sur lequel les établissements retenus se sont engagés définit des exigences de qualité de la prise en charge des patients, notamment en favorisant le retour des patients vers l’établissement de leur choix, en garantissant l’accessibilité financière et en dimensionnant les ressources de façon à pouvoir assurer la mission de permanence des soins dans les établissements de santé.
Ce dispositif concerne l’organisation des interventions de nuit en chirurgie orthopédique et viscérale pour les patients qui ne sont pas déjà hospitalisés. Il ne s’agit pas de l’organisation des services de médecine d’urgence, lesquels restent ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sont disponibles pour accueillir les patients franciliens. De même, ce dispositif ne remet pas en question la continuité des soins en établissement : un patient hospitalisé pourra toujours, en cas de nécessité, bénéficier d’une intervention sur le site où il est pris en charge.
Au cours de l’année 2012, un dispositif d’évaluation permanente de cette organisation sera mis en place afin de permettre les ajustements nécessaires. Une adoption définitive du dispositif est prévue à la fin de 2012, à l’occasion de la publication du SROS.

Mme la présidente. La parole est à M. Michel Billout.

M. Michel Billout. Madame la secrétaire d'État, vous n’avez fait que défendre la position de l’ARS, ce qui ne m’étonne guère.
Je conteste vos affirmations : les informations que j’ai en ma possession montrent que le dispositif n’a pas été décidé en accord avec les communautés médicales des centres hospitaliers de Fontainebleau ou de Melun. D’ailleurs, à Fontainebleau, les médecins ont vivement dénoncé une telle organisation.
Vous n’avez pas répondu sur le fond de ma question. Ces nouvelles dispositions, qui ont été, à mon sens, prises de façon très peu concertée, contrairement à ce que vous prétendez, ont pour unique objectif la déstructuration du secteur public de chirurgie.
Vous m’aviez apporté le même type de réponse lorsque je vous avais interrogée, voilà un an, sur l’avenir de la radiothérapie publique en Seine-et-Marne. Depuis, toutes les dispositions qui ont été prises vont dans le même sens : la disparition du service public de radiothérapie. En ce qui concerne la chirurgie, l’évolution sera la même !
Madame la secrétaire d'État, j’ai exposé la situation du sud de la Seine-et-Marne, mais, depuis le dépôt de ma question, l’ARS – qui n’est pas à court de bonnes idées ! – a décidé d’organiser la permanence chirurgicale de nuit dans le nord du département tantôt à Meaux, tantôt à Lagny, ce qui n’a pas manqué de produire de graves effets sur l’organisation du service de chirurgie et du service des urgences. Le service des urgences de l’hôpital de Lagny est d’ailleurs en grève depuis le 15 décembre pour protester contre cette décision.
Je regrette profondément que la communauté médicale ait été si peu consultée, alors que ces dispositions ne peuvent que nuire à l’organisation du service public de santé.

Du nouveau pour le Tribunal pour Enfants de Fontainebleau

Tribunal pour enfants à Fontainebleau : Michel MERCIER, Garde des Sceaux,
a reçu Didier JULIA, Jean-Jacques HYEST et Valérie LACROUTE le 14 février 2012


Cliquez pour mieux voir :


Saisi par le Conseil de l’ordre des avocats le 4 novembre 2011, le Député Didier JULIA écrivait dès le 14 novembre au Garde des Sceaux afin d’organiser une réunion de travail pour étudier la faisabilité d’un tribunal pour enfants à Fontainebleau, dans les locaux de l’ancienne prison.
La note du Député insistait sur le constat suivant : « sur le plan national, Fontainebleau est une juridiction qui se situe au 62ème rang (comme Bayonne ou Niort). C’est la plus grosse juridiction de France qui n’a pas de tribunal pour enfants.»
Tandis que la plupart des Conseils Municipaux apportaient leur soutien à la demande du Barreau, les Parlementaires Didier JULIA et Jean-Jacques HYEST (Sénateur et longtemps Président de la Commission des Lois), ainsi que Valérie LACROUTE, Maire de Nemours, particulièrement sensibilisée à ce sujet depuis la malheureuse histoire de petit Enzo, ont multiplié les réunions avec les représentants du cabinet du Garde des Sceaux et les magistrats pour préparer un dossier technique de faisabilité à présenter au Ministre au cours de l’audience.

La réunion s’est tenue à la Chancellerie le 14 février à 18h et a duré plus d’une heure.
Didier JULIA a rappelé les éléments chiffrés de l’activité pénale et civile de l’arrondissement de Fontainebleau tandis que Jean-Jacques HYEST insistait sur les spécificités du territoire, mettant en avant les difficultés liées à l’éloignement par rapport à Melun des communes les plus au sud. Valérie LACROUTE a souligné l’importance du projet qui permettrait de regrouper dans la circonscription l’ensemble du contentieux mineur-majeur et de répondre à la très vive préoccupation de la majorité des élus et des habitants. Sur le plan matériel, l’idée serait de rassembler dans les locaux du musée des prisons de nombreux services externalisés (intégration de la juridiction prud’homale, archives, partenaires extérieurs oeuvrant pour la médiation pénale, civile et familiale, les procédures de conciliation, l’aide aux victimes, etc.). Cela permettrait d’amortir partiellement l’ensemble des travaux de réfection.

Le Ministre a participé activement à la discussion et pris note des éléments précis portés à sa connaissance. Il a fait connaître qu’il recevrait très prochainement les magistrats de Fontainebleau et Melun pour trouver un consensus sur les conditions d’ouverture d’un tribunal pour enfants à Fontainebleau.