jeudi 4 avril 2019

Com’mission impossible...


Le Maire reproche souvent aux élus de l'opposition de ne pas venir en commission. 

L'argument est facile : encore faut-il que les commissions servent à quelque chose. C'est hélas rarement le cas. 
La preuve par la commission des Finances du 2 avril 2019.

Je ne voyais plus l’intérêt de venir en commission des Finances parce que l'on ne répond jamais à mes questions et que j’ai rarement les documents que je demande. 
L'opposition fait comme moi, la plupart du temps.

Mardi soir, pour faire mon devoir de Conseillère, je me rends tout de même à cette commission, qui portait sur un débat important : le budget 2019.
Je n'ai pas été déçue.

Absentéisme

Nous n’étions que trois commissaires : M. Roussel, M. Dorin et Moi-même (qui n'avais pas l’air d’être attendue).
Présence de la majorité : 2 
Absence de la majorité : 7  

L'absentéisme s'explique facilement : les conseillers de la majorité (qui ne parlent jamais et semblent souvent s'ennuyer) ne viennent que par ce que l'opposition vient, et l'opposition ne vient pas, parce que la majorité ne répond à rien... donc, il n'y a plus personne ou presque.

On notera d'ailleurs que les rapporteurs (souvent des adjoints rétribués) des différents points ne viennent même pas présenter les dossiers qu'ils sont censés avoir suivis. On ne peut pas avoir de réponse des absents et les autres membres de la majorité ne peuvent répondre, parce qu'ils ne les ont pas préparés.

M. Roussel, vice-président de la commission des Finances et en l’absence du président, M. Valletoux, présidait celle-ci sans document, dont l’excuse était une panne d’ordinateur !... Certainement aussi une panne d’imprimante !! Il n’avait même pas pris soin d’amener le dossier que nous recevons tous dans nos boîtes aux lettres.


Pas de budget pour les débats budgétaires

Le gros dossier à l’ordre du jour : l’approbation du budget primitif 2019.
Les documents budgétaires qui devaient nous être remis sur table (comme précisé dans la convocation) n'étaient pas disponibles. 

Selon M. Amar, Directeur Général des Services, les exemplaires comporteraient des erreurs.

Donc, nous sommes convoqués à une commission des finances pour débattre du budget, mais… sans budget ! C’est fort !


Débit de mitrailleuse

Laurent Roussel, sans doute inquiet de mes éventuelles questions et sans doute pressé de rentrer chez lui, a survolé les documents de travail (prêtés par M. Amar) à une cadence inaudible et ultrarapide. Sans me laisser le temps de parler.
J'ai dû protester ! 

Il m’a demandé si j'avais des questions sur le budget ; difficile de demander des explications sans documents budgétaires. J’attends donc l’enveloppe du Conseil municipal pour prendre connaissance des documents non remis sur table et n’aurais d’autre choix que de poser mes questions éventuelles lors du Conseil Municipal du 10 avril.

J'ai demandé à aller consulter les dossiers de subventions en mairie (ce que j'ai pourtant déjà fait), M. Amar a manifesté son étonnement mais, je n’ai – comme d’habitude – pas eu de réponse à ma question. Je vais donc, me rendre en mairie pour les consulter, ce qui est dans mes attributions de Conseillère municipale. 

Quant aux travaux de la bibliothèque, j'ai demandé une visite ouverte à l'ensemble des conseillers.

Assurément, les commissions, sous la mandature Valletoux, ne servent à rien. Tout est décidé d’avance et il n’y a aucune transparence. 



lundi 25 mars 2019

Le taureau par les cornes, ou l'histoire d'un "cadeau" à 53.500 € TTC

Encore un exemple de décision arbitrairement polémique et coûteuse du Maire pour faire le "buzz"...

C'est une drôle de bête que le Maire veut installer place de la République pour célébrer l'Europe. Les esthètes et les contribuables locaux apprécieront...

C'est un nouveau collectif qui m'a alertée, le collectif du patrimoine bellifontain (collectifdupatrimoine@bellifontain.com), ainsi que plusieurs de nos concitoyens engagés.
La vie d'un Conseiller municipal d'opposition, c'est de travailler les dossiers prioritaires, les finances, mais de temps en temps on nous remonte de jolies perles. Enfin jolies, cela dépend.

Une "oeuvre" discutable

Si l'Europe fait débat, cette oeuvre qui se veut  être une métaphore dans la promotion de l'Union européenne, ne manque pas non plus de faire débat.
Le sujet est mythologique, pour reprendre wikipédia : "Europe, fille du roi de Tyr, une ville de Phénicie (actuel Liban) fit un rêve. Le jour même, Zeus la rencontra sur une plage de Sidon, se métamorphosa en taureau blanc, afin de l'approcher sans l'apeurer et échapper à la jalousie de son épouse Héra. Imprudente, Europe s'approche de lui. Chevauchant l'animal, elle est enlevée sur l'île de Crète à Gortyne (ou au nord du Bosphore selon certaines versions). À Gortyne, sous un platane qui depuis lors est toujours vert, Europe s'accouple avec Zeus, sous forme humaine cette fois. De leur union naissent Minos, Rhadamanthe et Sarpédon qui s'exila en Anatolie, à Milet. Plus tard, Europe est donnée par Zeus comme épouse au roi de Crète Astérion." Pas très moral déjà...


Cliquez pour mieux voir ->

Il est traité selon l'auteur de manière plus politique, à en croire le bulletin municipal (ci-dessous) : "ce qui m’importe dans cette sculpture, c’est son côté massif, les cicatrices du taureau, mais aussi la force tranquille d’Europe. Celle-ci est une femme fière, droite et consciente, qui domine le colosse et embrasse de son regard aussi bien le passé de notre continent que l’avenir ouvert. Les blessures lisibles sur le corps du taureau, comme sur une carte géographique, lui ont été infligées depuis des millénaires – et nous sommes appelés à les guérir. Nous, les Européens contemporains, devons ensemble faire bouger « l’Europe », et pour le signifier, j’ai ajouté les roues à l’arrière du taureau" (Ce qui lui donne un air d'orgue de barbarie roulant avec les cornes comme brancards).

Nous ne doutons pas du caractère pro-européen de l'œuvre, ni de la volonté "humaniste" de l'auteur. 

Ce qui fait polémique, c'est d'ajouter au traitement particulièrement lourd de la place de la République, une oeuvre violemment contemporaine qui ne s'harmonise pas avec le cadre historique de Fontainebleau. 

On a bien compris que le Maire avait la volonté de trancher avec le passé, tant par son brutalisme que sa volonté de tout bétonner. Il serait sans doute plus avisé d'aller exercer ses "talents" dans un endroit moins porteur d'une esthétique historique.

Un "cadeau" pas gratuit...

A priori, on pouvait, à la lecture du magazine municipal, croire que c'était un cadeau. Ah bon ? Tant mieux ! Car pour les contempteurs de ce lourd bronze, ce serait la double peine.
Le magazine de novembre 2018 semblait nous le faire croire : "Comment avez-vous eu l’idée d’offrir votre sculpture à la Ville de Fontainebleau ?"

En fait, il faut relire un entrefilet de bas de page du numéro de septembre 2018 qui précise : "Michael Jastram s'engage à offrir son travail ainsi la Ville n'aura à supporter que la part incompressible de la fonderie d’art et le coût du transport".
C'est déjà moins un cadeau.



En vérifiant dans la documentation administrative, on découvrira que ce sont les droits intellectuels dont "l'artiste" nous fait cadeau, en attendant, il nous coûte 50.000 € HT et avec la TVA à 7%, 53.500 € TTC.
La décision avait été prise par le Maire seul, le 14 juin 2018, le conseil municipal de septembre 2018 ayant juste ces deux lignes pour en être informé :


Trop tard pour dire non, évidemment ! 

Une relation d'un élu de la majorité et compatriote

On peut d'ailleurs se demander le lien entre le Maire et "l'artiste".

"L’artiste" le dit lui-même : "j’ai exposé à la galerie ArtFontainebleau en 2016 et c’est à cette occasion que j’ai découvert votre magnifique ville."
La "galerie ArtFontainebleau" (10, rue des 3 maillets) a été, je cite son site internet : "Fondée en 2009 par Marco et Sandra Schütz, un couple franco-allemand issu du monde des médias".
Marco Schütz, est surtout connu comme Conseiller municipal de la majorité. Cela crée évidemment du lien.

On se rappellera que la municipalité se plaint de ne pas avoir d'argent et d'avoir, à plusieurs reprises, annulé le feu d'artifice de la Saint-Louis (plus populaire que cela !).
Bref, le Maire a de l'argent pour jouer les mécènes, après tout, c'est l'argent des autres, celui des contribuables que l'on ne consulte pas.

Comme le dit "l'artiste", "ma sculpture fera partie de la vie publique de Fontainebleau, et appartiendra ainsi à tous ses habitants" : effectivement, ce sont bien eux qui l'auront "payé".

Et le taureau de Rosa Bonheur ?

N'eut-il mieux pas valu plutôt refondre le célèbre taureau de Rosa Bonheur, illustré par le poème "Presque" de Prévert qui est apposé sur l'hôtel de l'Aigle Noir ? 
Il avait été inauguré le 19 mai 1901 et avait été offert (dans sa totalité, lui) à la ville de Fontainebleau par Ernest Gambart, Consul général d’Espagne à Nice et marchand de tableaux.

Le magazine municipal fait dans l'humour discutable en comparant les deux oeuvres : "Un nouvel emblème, perçu par l’artiste comme un clin d’œil au taureau de Rosa Bonheur, qui avant d’être enlevé par l'occupant allemand pendant la guerre pour être fondu et servir dans l'armement, trônait fièrement place Napoléon Bonaparte."

Je laisse les Bellifontains faire la comparaison entre les deux :

(Photo : Musée d'Orsay, Fonds Debuisson : 1901 L'Illustration du 25 mai, n° 3039, p. 348).

Note : Le Taureau est une reproduction agrandie d’une sculpture de Rosa Bonheur. Le bas-relief placé à l’avant du piédestal est un portrait de cette dernière (par H. Peyrol), les trois autres (par I. Bonheur) sont des traductions en bronze de trois des plus célèbres tableaux de Rosa Bonheur : ‘Le Marché aux chevaux’, ‘Le Labourage nivernais’ et ‘Le Roi de la forêt’. Ce dernier tableau appartenait alors à Gambart, mécène du monument. Jacob était architecte des monuments historiques.
Les 3 bas-reliefs latéraux représentant des œuvres majeures de Rosa Bonheur ont été sauvés et sont actuellement au Dahesh Museum of Art à New-York (source not : https://www.daheshmuseum.org/portfolio/isidore-jules-bonheurplowing-in-the-nivernais/https://www.daheshmuseum.org/portfolio/isidore-jules-bonheurthe-horse-fair/)

lundi 11 février 2019

Conseil municipal du 11 février 2019 : concession d'un réseau de chaleur et d'une chaufferie gaz/biomasse


Le spectre de la géothermie plane sur la Ville (photo) : "Les renégociations successives, les reports d’emprunts coûteront «in fine» 22.404.341 €" (Bulletin municipal, 2005, n° 16)
Une question : qui va payer le réseau de chaleur et la  nouvelle chaufferie gaz/biomasse?


Comme chacun le sait, l'histoire de la Ville est entachée d'une terrible faute, la Géothermie. Incompétente en la matière, la majorité de l’époque, sous Paul Séramy, s'est lancée dans une opération dont elle ignorait tout techniquement et avec un bel enthousiasme a plongé le contribuable dans le remboursement d'une dette abyssale.

La leçon a-t-elle été retenue ? La majorité actuelle va-t-elle au contraire laisser se répéter l'histoire ?

On pourrait croire que non. Certes, il s'agit de l'exploitation d'un réseau de chaleur, le même d'ailleurs en grande partie. Mais, l'exploitation de la source, une chaufferie à biomasse et gaz est confiée à un concessionnaire qui prend l'opération aux risques et périls, comme le dit l'article 5 de la concession. On est rassuré, enfin presque.

Car, il y a des choses à préciser et d'autres plus inquiétantes.
Ainsi, les découvertes de pollution, d'amiante dans les ouvrages, les découvertes archéologiques, les risques géologiques, géotechniques et/ou hydrologiques sont une cause légitime de décharge de responsabilité : que connaît la commune à ce sujet (art. 6) ?

Extrait du rapport d'analyse des offres :



En second lieu, la fourniture ne dépend pas de la biomasse pure mais de 2/3 de biomasse et d’1/3 de gaz, ce qui était à préciser.

Mais nous pensons en réalité que le risque est seulement déplacé du concédant, de la commune au concessionnaire et du concessionnaire vers les abonnés. En effet, ce sont les abonnés qui vont payer en cas de problème, mais aussi financer l'opération et les bénéfices. 

Tous les coûts mis à la charge du concessionnaire sont mis in fine à la charge des abonnés. Par exemple, la construction et l'entretien du génie civil servant à accueillir des postes de livraison sont à la charge des Abonnés (art 28), en plus du coût de branchement (art 59). Le prix lui, tient compte de tous les coûts (art. 62).


Clientèle captive, les abonnés seront donc la vache à lait de l'opération. 
Or, dans la liste des candidats abonnés, on retrouve en principe d'abord les mêmes que l'opération Géothermie : l'hôpital, les HLM, la Ville...


On pourrait cependant objecter qu'il y a une liberté de choix. 
Cependant, la Collectivité a décidé de prendre le droit d'imposer le raccordement de certains propriétaires riverains (art. 11 et 43). L'art 7 de la loi n° 80-531 du 15 juillet 1980 relative aux économies d’énergie et à l’utilisation de la chaleur le permet : "Dans les zones délimités ... , toute installation d’un bâtiment neuf ou faisant l’objet de travaux de rénovation importants, qu’il s’agisse d’installations industrielles ou d’installations de chauffage de locaux, de climatisation ou de production d’eau chaude excédant un niveau de puissance de trente kilowatts, doit être raccordée au réseau concerné."

Avec une obligation de raccordement et un prix qui reflète tous les risques, le concessionnaire a une situation de rente de tout repos. Et il n'y a pas de filet de sécurité pour les abonnés dans le cas où le marché de l'énergie serait plus favorable que l'abonnement à la concession.

Dixit le rapport d'analyse de l'offre : 
"les formules de révision des prix ne pas très satisfaisantes"

Avant d'adopter le projet de concession, il serait opportun de disposer d'une étude plus claire sur le prix des abonnements et de prévoir une clause de revoyure aux bénéfices des abonnés, pour qu'ils ne soient pas les dindons de la farce. Surtout si certains sont des personnes publiques qui ont déjà payés pour la géothermie.


Conclusion :
Nous votons contre, pour les motif suivants :
- insuffisance de la concurrence : une seule réponse à l’appel d’offres pour une durée de 25 ans;
-  tarification des abonnés supérieure : il sera supérieur de +30% par rapport aux collectivités disposant d’un réseau similaire;
- sous-capacité technique : le réseau ne marchera pas en dessous de -1°C et les abonnés devront démarrer leur propre chaudière à gaz.

Le projet se ferait à côté de l'Hôpital :

Conseil municipal du 11 février 2019 : Débat d’Orientation Budgétaire

Nous constatons que pour faire de bonnes orientations budgétaires, il ne suffit pas d'avoir des éléments purement financiers.
Le bilan de nos services publics et l'état des voiries manque encore une fois à l'appel, alors que nous avons fait la proposition qu'il soit joint au Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) depuis fort longtemps.
Si le Maire connaît les éléments, ils sont donc sciemment cachés aux conseillers municipaux appelés à se prononcer.

Si nos propositions portant sur l'Eglise et la Bibliothèque ont mis du temps à être enfin retenus par la majorité, ce n'est pas faute d'avoir attendu. Pour autant, le chantier des voiries n'en reste pas moins immense et tout un chacun peut constater aujourd'hui que la dégradation ne fait qu'empirer.

En revanche, le ratage de la requalification urbaine, avec sa place salissante, le cabinet d'ascenseur qui gâche la vue, l'absence d'une halle digne de ce nom ou encore des choix esthétiques douteux qui tranchent avec la ville d'art et d'histoire que la majorité semble vouloir oublier par pseudo-modernisme.
Cela ne s'arrête pas au niveau de l'esthétique, mais sur le prix payé par les Bellifontains. Non seulement c'est trop cher, mais encore le choix d'une concession de stationnement pour gagner 37 places supplémentaires seulement à entraîner une hausse abusive des tarifs de stationnement.


Ce projet à 32 millions d'euros, même fictivement réduit à 9,7 millions en jouant sur les périodes, n'en reste pas moins un gouffre financier avec la commune qui se dégrade.

Ainsi, s'il était absolument nécessaire de refaire entièrement la rue du château, on a du mal à comprendre le choix des matériaux sans rapport avec l'esthétique locale, la démultiplication de potelets et le recours à des poubelles semi enterrés dont le style industriel gâche la vue . Tout le monde déplore celle devant le commissariat et la boulangerie rue des pins (photo).

Ce ne sont pas pourtant les moyens donnés par le contribuable qui feront défaut : non seulement par une augmentation du produit des impôts de 9,83 % en 5 ans (2013-2018) et par des cessions d'immeubles, fruits de l'épargne de nos prédécesseurs et donc, des efforts passés des contribuables. Et on annonce encore de nouvelles cessions ! (photo : un bien cédé : la Villa Lavaurs)

Vous nous répondez qu'il y a la baisse des dotations de l'Etat, c'est juste, mais les finances de la Ville sont obérés par le transfert du Grand Parquet, un projet ultra coûteux, comme désormais la communauté d'agglomération le reconnaît (La Vérité sur le Grand Parquet : cela va très mal !)et que la commune doit compenser.

On ne peut pas débattre des actions des services communaux, parce que le Maire ne communique pas de bilan. 
Si j'interrogeais certains membres de la majorité, je ne suis même pas sûre qu'il puisse me répondre sur le nombre d'élèves, les nombres de bénéficiaires de nos services, les prestations offertes, le nombre de kilomètres de voies et leur état de dégradation. Etc.
Pourtant, sans ses renseignements, on ne peut décemment pas travailler les orientations. 
Le débat est donc nul et non avenu avec ceux qui savent, ou disent savoir et ceux que l'on a privé des informations essentielles. La pseudo-légitimité de la majorité repose donc sur la désinformation.

Bref, la politique budgétaire actuelle privilégie encore une fois des marottes ou des caprices, en dehors de toute possibilité de vérification, mais ignorent les besoins des Bellifontains et laissent le patrimoine se dégrader : cependant, un jour, et vous le savez, la responsabilité de cette majorité sera reconnue devant l'histoire de la commune.


Réponse de la majorité (ou ce qui en tient lieu) :

Avec sa mauvaise foi coutumière, la majorité répond en substance :
a) que nous ne faisons jamais de propositions;
b) que nous prétendons que l'on va toujours dans le mur, mais que cela fait des années que c'est comme ça.
La majorité a été caricaturale comme d'habitude, et a déclaré que quoi qu'il arrive elle sera fière d’avoir fait tous ses projets ! Des propos excessifs.

Commentaires :

a) il faut avoir un certain culot pour dire que nous ne faisons pas de propositions :
- nos propositions d'avoir des états de voirie, les rapports des services, de changer les dépenses d’investissement vers l'utile plutôt que le futiles sont pourtant systématiquement rappelés;
- qui demandait les travaux de l'Eglise et de la Bibliothèque sinon l'opposition depuis des années !?

b) Mais le mur, on y est déjà :
- le stock de dette reste constante (21 M €) alors que la dette de la géothermie a disparue, 
- les biens communaux ont fondu comme neige au soleil (13 M€ d'actifs bradés) ;
- les produits des impôts locaux n'ont jamais été si importants alors que l'on a transféré moult services (1.3 M € de charges en moins) à la communauté d'agglomération ! 
Quant aux voiries dégradés c'est de la dette bien cachée, qu'il faudra un jour payer ! 
Les Bellifontains sont les grands perdants d'une mauvaise gestion : il fallait que cela soit dit car les faits sont têtus.

dimanche 3 février 2019

La vérité sur un nouveau commissariat

L'effondrement d'un mur au commissariat de Fontainebleau fait enfin réagir. 
Une pétition circule, deux projets sont en compétition. 
Faisons le point pour déterminer pourquoi on en est arrivé là.

La responsabilité du Maire de Fontainebleau : du bétonnage plutôt que la sécurité ?

Un ancien élu de la majorité 2005-2008 me disait l'autre jour qu'un premier coup avait été manqué : il avait proposé au Maire de mettre le commissariat à l'ancien centre EDF-GDF, à côté des pompiers, mais celui-ci avait laissé filer le dossier.
Comme pour l'hôpital et sa rénovation, on a perdu du temps.

Il faut rappeler que le Maire de Fontainebleau avait pourtant une autre superbe opportunité, la caserne Chataux, qui était disponible

Certains élus mal informés font croire à un refus absolu des services de l'Etat. Cependant, je dispose d'une étude (extraits ci-dessous) qui montrait que la Police Nationale avait pourtant travaillé largement la question d'une implantation à la caserne Chataux, site possédant 8700 m² de surface de plancher, des garages... bref de la place.




Le Maire a choisi de bétonner le site, comme on peut le voir sur les documents qu'une association locale a dévoilés et dans un style sans âme, sans rapport avec le côté plaisant de la Ville : Communiqué de presse du 17 octobre 2018 : Fontainebleau Patrimoine demande la révision du projet la Caserne Chataux.

Le projet de bétonnage choisi plutôt qu'un commissariat à la caserne Chataux :

En 2016, Mme Nouhaud, le Maire d'Avon, avait proposé un projet à la gare, très largement financé par la commune, pour un coût de 8 à 10 M € selon la presse.

M. Valletoux est donc inquiet. Il a choisi de faire lui-même un contre-projet de substitution, car il risque de perdre "son" commissariat, un projet sans réel financement, situé au nord de l'hôpital de Fontainebleau, au coin du boulevard Joffre et de la rue Clément Matry, sur un délaissé de l'hôpital, avec peut-être ou pas le bâtiment dit Philardeau (en face du cimetière). La méthode est un portage alambiqué, mais le financement n'est absolument pas clair.

Pour le Ministère de l'Intérieur, c'est pain béni que ces deux projets (bien que non comparables), car cela permet de différer l'investissement. Les élus locaux n'ont qu'à se mettre d'accord... 
Une méthode inacceptable, le droit à la sûreté étant l'un des premiers droits de l'Homme. Quant au respect des conditions de travail des hommes de la police, c'est d'un mépris invraisemblable. 


Un commissariat dans un état lamentable


Notre groupe exigeait que l'on aille vite et que l'on se décide enfin suivant la raison (voir une de nos tribunes : Quel avenir pour le Commissariat de Fontainebleau ?).

Le 8 février 2018, comme la République de Seine-et-Marne l'indique : "Le Gouvernement vient de dévoiler son programme d’investissement pour les casernes et les commissariats 2018-2020. Ni Fontainebleau, ni Avon n'en font partie". La stratégie ministérielle du pourrissement bat son plein et permet, indirectement, à M. Valletoux de garder "son" commissariat.

Des personnels obligés de travailler dans des algecos, le public reçu dans des locaux exigus... Tout cela pourrait durer longtemps, si le commissariat n'était pas en "quasi ruine".

Vendredi 25 janvier 2019, un des murs de la cour intérieure s’est écroulé, heureusement sans faire de blessés, mais abîmant de nombreux véhicules. Une affaire qui devrait faire réagir enfin le gouvernement.

Mme la Députée de la 2ème circonscription, Valérie Lacroute prend alors position clairement : "Jusqu’à présent, le ministère a toujours botté en touche en espérant que les deux Maires s’entendent. En attendant, ce n’est pas aux policiers de trinquer. Je m’engage publiquement et soutiens le projet d’Avon, une position centrale entre les deux villes et dans le périmètre d’intervention du commissariat.".

Son collègue, le sénateur Pierre Cuypers, interpelle également le gouvernement, de manière plus neutre.



Encore un vrai-faux collectif "apolitique" ?


C'est donc une pression terrible qui monte donc contre le Maire de Fontainebleau qui risque de perdre "son" commissariat et qui doit réagir.

Dimanche 3 février 2019, un certain "Collectif pour un nouveau Commissariat à Fontainebleau" distribuait une pétition sur le marché "Pour un nouveau Commissariat à Fontainebleau". 
Une pétition (ci-contre) qui reprend les thèses exactes du maire (sans doute travaillées en réunion de majorité).
Outre la présence révélatrice du Maire de Fontainebleau, on relèvera au hasard des distributeurs, Thibault Fline, sans doute un citoyen engagé et surtout un élu qui ne paye pas d'impôts à Fontainebleau selon une révélation en 2016 (http://www.leparisien.fr/fontainebleau-77300/fontainebleau-passe-d-armes-sur-les-impots-entre-l-opposition-de-droite-et-le-maire-05-04-2016-5689079.php), mais aussi conseiller municipal et communautaire. On notait également la présence d'Hélène Maggiori, adjointe bien connue.
Bref, une affaire qui est bien téléguidée de la mairie.

Cela ne signifie pas pour autant qu'il n'y ait pas des personnes réellement engagés dans le collectif, pour une cause qu'elles estiment juste et en dehors de tout engagement politique, mais voilà qui entache cette action d'un parfum de manipulation politique mal assumée.

M. Valletoux n'en est pas à son premier coup d'essai dans les collectifs plus ou moins bidon. On se rappellera notamment le collectif qui prônait la démolition de la halle Esquillan, qui en réalité bénéficiait des services payés par la Ville (donc les contribuables) de la société Bygmalion, de sinistre mémoire (Annulation du contrat Bygmalion promouvant la démolition de la Halle du marché).

J'ajoute que certains citoyens (parmi eux des anciens élus) m'ont prévenue, car certains distributeurs ont essayé de surprendre la bonne foi des citoyens en faisant valoir le caractère non partisan de l'opération et en faisant croire que le lieu implantation comptait peu. Certains de ces citoyens vont écrire au préfet pour rétracter leurs signatures ainsi obtenues. 

En guise de réflexions


Bellifontaine, je suis très attachée à la présence d'un commissariat à Fontainebleau, c'est indéniable. 

Cependant, je constate que la majorité actuelle de la mairie de Fontainebleau n'a pas fait les efforts nécessaires ni pour trouver un site convenable (Caserne Chataux par exemple, où a été préféré un projet de bétonnage) ni pour proposer des financements corrects (car hélas cela compte dans le système français actuel).

Le projet de Mme Nouhaud est actuellement, qu'on le veuille ou non, celui qui est le plus crédible. Il a le mérite d'être financé et de rester à proximité de Fontainebleau au centre des intérêts de l'agglomération.

L'Etat joue un rôle hypocrite et irresponsable dans cette affaire.

On pourrait donc attendre que M. Valletoux prenne la mesure de la gravité de la situation, dépasse son atavisme pour le bétonnage et les mauvaises orientations budgétaires, et prenne ses responsabilités, ce qui serait à son honneur. Or, il reste sur une position attentiste et préfère manipuler l'opinion publique...

mercredi 30 janvier 2019

Très beau concert de soutien pour l'avenir de Bellefontaine

J'ai assisté, dimanche 27 janvier 2019 à l'Eglise Saint-Pierre au concert de soutien du Château de Bellefontaine et son Parc.
C’était un grand succès, avec beaucoup d’applaudissements chaleureux. Le public, de plus de 170 personnes, a eu un grand moment de grâce avec l’audition de séminaristes orthodoxes. Ainsi, le collectif de défense a pu recueillir des fonds, bienvenus pour poursuivre son action.
On sait que la communauté franco-russe est impliquée dans la défense du Château qui fut la résidence des ambassadeurs Orloff et Troubetzkoi avant la guerre de 14-18 et qui intercédèrent pour la France et la région lors de la guerre de 1870. Certains membres de leur famille sont inhumés à Samois, preuve d’un attachement à la région. Un boulevard de Fontainebleau s’appelle Orloff ! Le président du Dialogue Franco Russe, le prince Alexandre Troubetzkoi a d’ailleurs invité ses membres à venir au concert.



On sait que la communauté d'agglomération avait envisagé sérieusement d'y implanter un terrain de 40 places minimum (avec 18.000 m² d’artificialisation) pour les gens du voyage pour 3,5 millions d'euros.
Les 10 associations, nationales régionales et locales, dans leur motion de 2016 ont souligné les graves inconvénients environnementaux de ce projet, qui en plus n’apportent rien au patrimoine culturel et écologique de la région bien au contraire.
Le Collectif de défense a souligné d’ailleurs le désintérêt des gens du voyage qu’il a rencontré pour ledit terrain.

Le dossier a évolué, le Maire de Samois semble estimer désormais que le projet n’est plus pertinent, sans doute pour des raisons différentes des associations, mais au moins cela va dans le bon sens.
Le Maire a d’ailleurs souligné, dans sa lettre du 20 décembre 2018, que la Société Corning désapprouvait le projet, ce que niaient encore récemment certains élus mal informés ou jouant la désinformation.

De nouveaux terrains ont été examinés en concertation avec la population de Samois (et pas encore d’Avon, pourtant voisine du projet de Bellefontaine). Certes, il y a des désaccords inévitables, mais il nous apparaît que le bon sens va triompher.

Nous ajouterons que M. le Maire de Fontainebleau, Frédéric Valletoux et Mme le Conseiller départemental, Béatrice Rucheton (et certains de ses adjuvants) persistent à vouloir imposer ce terrain. L’un pour se débarrasser de ses obligations sur les territoires voisins, l’autre par acharnement et un peu pour contrarier le Maire d’Avon. Une position qui finit par agacer le public tellement elle est peu constructive et surtout contraire à l’intérêt du territoire !

Liens utiles :
- pour la pétition : https://www.change.org/p/monsieur-pascal-gouhoury-sauvons-bellefontaine
- pour soutenir le collectif : https://www.helloasso.com/associations/federation-des-associations-de-protection-de-la-vallee-de-la-seine-du-sud-seine-et-marnais/collectes/pour-l-avenir-du-chateau-et-du-parc-de-bellefontaine
- pour rejoindre les sympathisants du collectif : https://framaforms.org/formulaire-dadhesion-au-collectif-pour-la-defense-du-chateau-et-du-parc-de-bellefontaine-1537363871
- sur facebook : https://www.facebook.com/Collectif-pour-la-D%C3%A9fense-du-Ch%C3%A2teau-et-du-Parc-de-Bellefontaine-381705332358589/

lundi 17 décembre 2018

Conseil municipal du 17/12/2018 : quelques observations sur la forêt

Décision 18DD49 Unesco

Ce point est très intéressant et il est regrettable que tous les Conseillers municipaux n'aient pas été invités à la restitution d'agroparistech sur le projet de classement à l'Unesco, alors que le but même est de mobiliser le plus grand nombre.

Selon l'exposé de la décision, le Comité Français du Patrimoine Mondial devait se prononcer en novembre 2018 : quel a été sa réponse ?



Le maire a refusé de répondre prétextant que ce n'était pas à l'ordre du jour alors que la décision sur l'UNESCO comportait cette information !
On peut en déduire que la décision n'a pas été favorable, puisque le maire se refuse a être plus clair.
Finalement, il a indiqué in extremis que le dossier méritait un complément.

Sur l'association des conseillers municipaux, pas de réponse. Dommage, le sujet est intéressant.

Point 4.3 - Forêt d'exception

Je m'abstiendrai sur ce point, car s'il y a un progrès concernant l'arrêt de la futaie régulière, mode d'exploitation qui commence et qui finit par des coupes rases. 
Je constate qu'elles seront encore maintenues sur certaines parties de la forêt domaniale, je cite : "les régénérations en plein, qualifiées de « coupes rases » par le public, vont devoir perdurer".


Par ailleurs, le plan d'aménagement prévoit une augmentation de la surface en conifères, notamment le pin sylvestre, ce qui selon la société de sauvegarde de la Forêt de Fontainebleau, conduit à une acidification des sols gênant la reprise par les feuillus.

Sur ce point, Frédéric Valletoux m'a dit que je n'avais pas tout à fait tort et qu'il partageait mon avis sur ce point. Il a reconnu l'importance des critiques associatives.

Extrait du document d’aménagement : (objectif à terme)

Synthèse (source SSFFVS) :



mardi 23 octobre 2018

Fermeture de la poste des Maréchaux : le Maire a caché l'info !


La poste des Maréchaux a fermé définitivement fin septembre, sans concertation : un scandale public. 
Le Conseil municipal de Fontainebleau aurait pu agir ou au moins faire une motion pour la continuité du service public.

Le Maire lui, était au courant !

D'abord, parce que lors du Conseil municipal du 24 septembre 2018, la Convention Cœur de Ville (Conseil municipal du 24 septembre 2018 : Convention Coeur de Ville) y faisait référence de manière obscure. "Par ailleurs, à Fontainebleau, des expérimentations sont menées en matière de «boutiques starters», par l’intermédiaire de baux dérogatoires, notamment dans l’espace accueillant précédemment l’Office du tourisme du Pays de Fontainebleau. C’est également le cas prochain, des bureaux annexes de la Poste. Il s’agit d’apporter un soutien aux commerces saisonniers, temporaires et/ou à l’essai qui peut constituer une nouvelle forme de création d’entreprises".
Un charabia peu clair qui cachait la triste réalité : fermer la Poste annexe.

Le Maire le savait donc forcément, puisqu'il a négocié la convention.

Voilà une revitalisation du commerce qui commence mal avec une fermeture d'un service public de base.

Ensuite, parce que les locaux de la Poste annexe appartiennent à la Ville de Fontainebleau, selon l'inventaire des biens communaux de 2006 : le 238, rue Grande (parcelle AD 538) était encore aux Bellifontains !

 Alors, j'estime que les Bellifontains de ce quartier méritaient mieux qu'un silence méprisant de la Poste et un silence complice du Maire de Fontainebleau, qui n'a rien fait publiquement pour les défendre.