samedi 24 octobre 2009

Question écrite n° 1 du 23 octobre 2009 : Aménagement du stationnement fixe alterné rue Jean Jaurès

Monsieur le Maire,

J'ai l'honneur de vous communiquer une question écrite dans les conditions prévues à l'article 6 du règlement intérieur du Conseil municipal :

<< Les habitants de la rue Jean Jaurès m'ont signalé que la ville envisage la mise en place de stationnement fixe alterné sur l'ensemble de la voie.
Nous ne sommes pas a priori opposés à la mise en place de stationnement fixe alterné, pourvu que l'on respecte un principe de nécessité. Cependant et dans la situation de la rue Jean Jaurès qui se trouve dans un quartier calme, sans circulation générale, ce stationnement fixe alterné ne se justifie en rien.

Par ailleurs, l'absence d'information préalable des habitants et de recueil de leur avis (alors qu'ils sont les premiers concernés) est tout à fait regrettable. Tout cela est décidé en cat
imini, sans demande préalable ni concertation.
En outre, les habitants du quartier font observer qu
e ce type de stationnement peut engendrer des difficultés pour les manœuvres des automobiles des riverains ainsi que du véhicule d'enlèvement des ordures ménagères. On peut même se demander si ce balisage du stationnement ne conduirait pas, à terme, à la mise en place d'horodateurs. Ceci est tout à fait anormal dans un quartier purement résidentiel.
En conséquence, je vous prie de nous préciser votre politique en la matière et nous dire que cette mesure ne sera pas mise en oeuvre
. >>

dimanche 18 octobre 2009

Commission de l'urbanisme du 12 octobre 2009 : "requalification urbaine" : on ne répond pas aux attentes des Bellifontains

(Compte-rendu)

La forme : le niveau zéro de la concertation

La réunion partait sous les plus mauvais auspices. L'adjoint au patrimoine nous indiquait qu'il s'agissait de la dernière session de concertation. Mais si aucun document ne nous avait été envoyé à l'avance, nous n'eûmes rien sur place, à part la présentation déjà vue au théâtre. On a vraiment abusé, dans cette mairie, du terme "concertation", pour lequel il existe une définition officielle. La Charte de la concertation (Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement) propose un article 4 dont le titre est "la Concertation exige la transparence": "Toutes les informations doivent être données aux partenaires de la concertation. Elles portent sur l'opportunité du projet, les options envisagées, les choix techniques et les sites susceptibles d'être concernés. […] L'information est complète, accessible aux non spécialistes, permanente et contradictoire".

La majorité posait une question simple, trop simple : "quel cabinet préférez-vous ?". La minorité, toutes tendances confondues, unanimement, a estimé que dans de telles conditions de "sous-information", on ne pouvait pas répondre. Il n'étonnera personne que ni la municipalité ni la minorité ne sont reparties satisfaites l'une de l'autre.


Le fond : du virtuel, toujours du virtuel

Nous avons fait un constat simple : la ville est dans une situation d'urgence pour son aménagement :
- des places non fonctionnelles accompagnées d'une voirie très dégradée;
- un plan de circulation à revoir dans les plus brefs délais;
- un stationnement notoirement insuffisant.


Pas de cadrage

La bonne méthode pour résoudre cette situation repose sur deux éléments fondamentaux : les limites techniques et juridiques et les limites financières.


Pourquoi ?


Parce que s'il y a des propositions qui sont impossibles techniquement ou juridiquement, il est inutile et coûteux de réfléchir à vide. L'exemple le plus criant est celui du projet de parking sous la place Charles de Gaulle (promesse électorale de l'équipe Valletoux) : outre son caractère inopportun (travaux d'ampleur devant le Château), la majorité s'est enfin rendue compte qu'il était techniquement impossible de le réaliser. Plus généralement, on devrait absolument régler la question des aménagements compatibles avec le site historique de Fontainebleau EN AMONT, par une bonne ZPPAUP (Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager). Certains aménagements proposés ne devraient même pas être envisagés ("canaux" au milieu de la place de l'Etape et le long des grilles du Château).


Parce que la Ville, même subventionnée, a des finances très dégradées. Certains conseillers présents ont affirmé que le projet serait bien subventionné : aucun élément n'est venu le confirmer. De toute façon, il faut d'ores et déjà que les élus disposent d'un plan pluriannuel de financement. Rien ne nous a été remis sur ce point. Rappelons que selon la présentation officielle au Théâtre, les projets oscilleraient entre 25 et 35 millions d'euros ! Je n'ai eu aucune réponse à ma demande de lecture du bilan économique.


Pas de plan global

Comme nous l'avons rappelé, la question de la circulation et des parkings est fondamentale : or, l'étude lancée par la ville ne permettrait pas à la majorité, selon un adjoint, de concevoir un plan global en matière de trafic et stationnement. Elle serait dans l'impossibilité de modéliser la circulation sous le prétexte que c'est difficile : d'où les tâtonnements de la rue Aristide Briand ou de la rue de France. On est loin de la cohérence attendue, or il faut rappeler quand même que l'intitulé du marché est "requalification urbaine progressive, complète et globale de l'espace public du centre-ville de Fontainebleau venant remédier à une succession d'interventions ponctuelles sans cohérence et privilégiant une vision fonctionnelle de l'espace" (marché public N°: 7718860007002). Ce plan de circulation et de stationnement est pourtant une ardente nécessité.

Communication virtuelle et action concrète

La majorité, elle, a choisi une autre voie : la communication à outrance au lieu de l'action concrète : même les études des cabinets d'architectes sont agréables à regarder, mais inutilisables immédiatement. Tout va dans ce sens : rédaction de tracts publicitaires roses, porte-clefs, réunions publiques avec des présentations virtuelles, battage médiatique creux, ... Si l'on regarde le prospectus (seul document de discussion existant pour les élus de la minorité et les Bellifontains), on n'a que des esquisses. Les cabinets sont sans doute excellents et ont respecté le cahier des charges de la Ville, mais il ne répond pas aux attentes urgentes de la population.
Les Bellifontains veulent une ville accessible (où l'on peut stationner à proximité des commerces), une ville où l'on peut circuler à pieds, à vélo ou en voiture (sans mobilier urbain envahissant, …).

Les Bellifontains veulent le fond avant la forme, de l'action avant de la communication, du réel avant du virtuel.


Pourtant, malgré ce sentiment de liberté absolue que se donne la majorité, un sujet reste tabou : l'aménagement d'un stationnement souterrain sous la place du marché pour dégager le bâtiment de la Mission et favoriser le commerce, qui en a bien besoin et que nous proposons de façon constructive.


La suite sera donnée par le Conseil municipal du 16 novembre 2009 qui décidera éventuellement du choix des cabinets.

Complément :
Lorsque que j'ai fait observer, d'accord avec M. Laprée, qu'il y avait trop de potelets et autres gardes-fous tant du point de vue de l'encombrement de la voirie que de l'esthétique, on nous a répondu qu'il s'agissait d'équipements obligatoires pour l'accessibilité des handicapés.
Non seulement la majorité ne respecte pas les obligations les plus élémentaires en matière d'accessibilité rue Aristide Briand (Voir ma question orale du 14 septembre 2009), mais encore elle semble ignorer que l'on peut modérer le nombre de ces équipements, avec l'accord de l'Architecte des bâtiments de France (article 2 de l'Arrêté du 15 janvier 2007 portant application du décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006 relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie et des espaces publics). Ce qui importe avant tout, c'est le respect d'une largeur minimale de trottoirs : vu leur largeur moyenne, les potelets gênent plus qu'ils n'aident la circulation des piétons et personnes à mobilité réduite.


PS : Le vendredi 16 octobre 2009, la commission d'appel d'offre s'est réunie pour se prononcer sur le dossier. Bien que membre de cette commission, je n'avais même pas été convoquée. Ayant appris par hasard lors de la commission de l'urbanisme qu'elle se réunirait ce jour là, je m'y suis rendue.
On m'a donné un dossier incomplet sur place, ce qui m'a amenée à m'abstenir, bien évidemment.
Franchement, il est très difficile de se prononcer sans les informations nécessaires et sans savoir où le dossier peut nous amener.


Les "gadgets" de la
requalification urbaine









Pour en savoir plus :

* La position de Bruno Grandjean :
- La requalification du centre-ville : des questions sans réponse
(26 septembre 2009)
- Fontainebleau, coeur de ville (22 septembre 2009)
- Urbanisme virtuel (10 septembre 2009)
* La position du groupe PS :

- Le projet de requalification urbaine nous laisse plus que sceptiques (10 octobre 2009)
- Au delà du plaisir des yeux,... (23 septembre 2009)
- Requalification urbaine : quelques prescriptions préalables (7 septembre 2009)



A suivre : Conseil municipal du 16 novembre 2009 : "Requalification urbaine" : information sur le choix du cabinet


jeudi 1 octobre 2009

NOUVEAU PARKING ET NOUVELLE PLACE DU MARCHE POUR 2010

(extrait du Bulletin municipal septembre-octobre 2009, p. 19)

Avertissement : Ceci est un exercice de politique-fiction : à lire donc jusqu'au bout !

Un nouveau coeur de ville: un nouveau départ pour une ville dont chacun s'accordait à dire qu'elle était soumise à une forte concurrence des centres commerciaux et condamnée au déclin si aucun investissement n'était réalisé à courte échéance.La concertation aura duré près d'un an pour arriver à un consensus sur ce projet qui permettra de répondre au fort besoin de stationnement ressenti par tous et donnera un nouveau dynamisme au centre-ville délaissé par les touristes. 

Un coût raisonnable: La négociation avec le concessionnaire du parking a permis d'obtenir un financement très favorable à la ville puisque en échange d'une concession sur 30 ans celle-ci n'aura a payer que l'aménagement de la place rendu à 80% aux piétons; la ville a également obtenu de nombreuses "places résidents" à coût modique qui seront disponibles pour les riverains de la place du marché et de la rue Grande. 


Un chantier de 10 mois: la planification du chantier a été réalisée en totale concertation avec les marchands forains qui n'auront pas à quitter la place mais seront déplacés temporairement devant l'immeuble "le Bellifontain" et rue des Pins. Ce chantier spectaculaire sera sans aucun doute une attraction qui renforcera le dynamisme du marché, la municipalité a prévu un budget de communication pour faire la promotion de Fontainebleau durant les travaux. La ville n'aura jamais mieux mérité sa réputation de "centre commercial" à ciel ouvert. 


De nouveaux services: Il faut féliciter les commerçants qui ont déjà retenus des places dans ce nouveau parking pour y stationner leurs voitures ou celles de leurs employés. Une autre initiative heureuse des commerçants avec la carte "Pass Bleau", véritable carte magnétique VIP qui servira de carte de fidélité, les points gagnés donnant droit au stationnement gratuit dans les parkings en ouvrage de la ville ! Le projet inclut en plus du parking souterrain un local technique pour le marché, des toilettes publiques. Le dallage de la place rappelera le grès de Fontainebleau, la plantation d'un mail viendra donner une touche de verdure à un centre-ville très minéral. Les associations du pays de Fontainebleau ont été sollicitées pour organiser un programme d'animation chaque samedi de l'année: concerts, démonstrations, théatre en plein air et spectacles seront au rendez vous afin de faire de cette place le véritable coeur de Fontainebleau.


Félicitations à l'équipe municipale qui a su en moins de 2 ans mettre ses promesses à exécution  La municipalité travaille déjà à la prochaine phase des travaux avec la rénovation de l'église et de la villa Lavaurs. L'offre de stationnement fortement renforcé en centre-ville permettra également l'aménagement de la rue Grande, les futurs "Champs Elysées du 77" comme l'appellent déjà les Bellifontains fiers de voir leur ville renaitre après des décennies d'immobilisme. Une semaine de festivités est prévue pour Juin 2010 avec l'inauguration officielle de cette nouvelle place du marché.

Ceci n'est malheureusement que le programme de l'opposition, l'exécutif municipal actuel étant toujours en phase de réflexion...

Fontainebleau Ensemble

mercredi 16 septembre 2009

Question orale du 14 septembre 2009 : Situation de la rue Aristide Briand

(tel que prononcé au conseil municipal)
Nota : On ne peut publier la réponse du Maire : ce dernier ayant supprimé les procès-verbaux de séance.



(document photographique établissant que la largeur réglementaire n'a pas été respectée)

Mes chers collègues,

Ma question s'adresse à Cédric Thoma, Conseiller délégué en charge du plan vélo.

La Municipalité a mis en place des pseudo-pistes cyclables sur les trottoirs dégradés de la rue Aristide Briand, en violation du code de la route et des règles en matière de protection des personnes à mobilité réduite.

Je me permets de vous lire la brochure du Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire sur "L’aménagement d’itinéraires cyclables urbains".

Je cite : "Une bande sur trottoir pour les cyclistes peut-elle être considérée comme un aménagement cyclable urbain ? Certainement pas s’il s’agit simplement de peindre une bande sur un trottoir à destination des cyclistes. Non seulement ce ne serait ni légal ni même un aménagement, mais ce serait dangereux à la fois pour les cyclistes, les piétons et surtout les personnes à mobilité réduite, et en tout cas contraire aux dispositions découlant de la loi […]. Les associations de personnes aveugles et malvoyantes, de personnes sourdes et malentendantes pourraient facilement attaquer le maître d’ouvrage pour mise en danger de la vie d’autrui. Les bandes cyclables peintes doivent être uniquement réalisées sur chaussée, sauf cas particulier nécessitant dans ce cas une véritable séparation des cyclistes et des piétons, séparation devant être détectée par l’ensemble des personnes à mobilité réduite, dont les aveugles et les mal-voyants".

La Loi prévoit également que depuis le 1er juillet 2007 en cas de modification du profil d'une voie, les trottoirs ne doivent pas être d'une largeur inférieure à 1,40 m et sans obstacle : vous, vous faites le contraire, au détriment des personnes à mobilité réduite.

On nous a dit que ces travaux étaient temporaires, ils n'en demeurent pas moins illégaux et dangereux.

Ma question est donc simple, Monsieur Thoma : allez vous mettre en conformité ces travaux avec la Loi et le bon sens ?

Pour en savoir plus :
La position du groupe PS : http://www.fontainebleaupourtous.com/article-34968928.html

mardi 15 septembre 2009

Conseil municipal du 14 septembre 2009 : Cessions immobilières

(tel que prononcé au conseil municipal)
DES CESSIONS IMMOBILIERES MALENCONTREUSES

99 ET 99 bis, RUE DE FRANCE - 30, RUE DE FLEURY
Voir également : Conseil municipal du 30 mars 2009 : Cessions des 99 et 99 bis rue de France et 30, rue de Fleury

Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,

Encore une fois, on se trouve face à une gestion calamiteuse des affaires immobilières de la Ville.
J'avais déclaré le 30 mars 2009 : "nous sommes dans un contexte de crise immobilière, ce qui n'incite pas à la confiance dans le résultat de cette opération". Eh bien cela se confirme : le prix de vente global tombe de 1,960 M€ à 1,780 M€. Au pire moment, encore une fois vous dilapidez l'héritage des Bellifontains, tellement vous êtes acculés par les dettes et vos projets dispendieux.

La vente à la découpe que je dénonçais déjà à l'avance, vous conduit à une destruction totale de l'unité architecturale et paysagère de l'Hôtel Chamberlant. Le bâtiment principal est littéralement éventré et l'escalier du jardin coupé en deux parties inégales. L'orangerie est "saucissonnée" de même. Il ne manque plus que le cloisonnement en 4 du jardin pour "achever" le jeu de massacre.

Je ne doute pas que vous ayez déjà un acheteur : certains lots comme le dojo permettent une urbanisation juteuse sur la rue de Fleury à un prix très attractif.
Les Bellifontains se posent des questions.

Je vous demande donc de me communiquer en séance l'avis des domaines pour plus de transparence sur un dossier très, très mal engagé.

TERRAIN MONT USSY

Voilà encore un sujet qui démontre à quel point votre gestion a mis la ville financièrement aux abois : vous gâchez un beau projet pour des objectifs privés.

Rappelons le projet : il s'agissait de la création par l'OPAC de logements locatifs sociaux sur le quartier, dont des logements dits adaptés pour personnes âgées et/ou handicapées et permettre la réalisation d’un équipement de proximité à usage associatif. Je cite la délibération du 23 août 2004, que vous avez votée, M. Valletoux. Je signale encore que la Ville a confirmé ce projet dans la note de la délibération du 17 juillet 2007.
Rien ne s'opposait sur le plan financier ou urbanistique à la réalisation de l'opération. Vous n'en démontrez pas le contraire dans votre note. Elle permettait l'aménagement de la plaine de la chambre dans des conditions rationnelles en répondant à des besoins de services de proximité (salle de quartier) et de rééquilibrage de la densité de la zone.

Autre élément étrange, la municipalité a proposé le passage de ce secteur de la zone UCa à la zone UDa, beaucoup plus dense, beaucoup plus permissive en matière de construction. Vous oubliez d'en parler : je tenais à réparer cette erreur : c'est dans le projet du Plan Local d'Urbanisme.

La municipalité ne proposerait cette modification des règles d'urbanisme que pour favoriser les intérêts d'un éventuel promoteur au détriment de la population (services, logements, environnement) ?

Bilan de l'opération :
- perte pour le contribuable Bellifontain avec une vente à un moment inopportun, en pleine crise;
- abandon d'un projet social équilibré, contre les intérêts des Bellifontains;
- construction qui pourra porter atteinte au cadre de vie pavillonnaire et aéré.
Je vous demande de me communiquer en séance l'avis des domaines sur ce dossier, pour plus de transparence. Une transparence que décidément vous ne pratiquez pas : je vote contre.

Note : La municipalité a modifié le dossier sur table en vue de la cession pour créer des commerces et entreprises. Encore une fois, ces procédés sont contraires à la transparence.

Conseil municipal du 14 septembre 2009 : Décision modificative n° 1 du budget

(communiqué)
UNE DECISION MODIFICATIVE DU BUDGET CONFIRMANT ENCORE UNE EVOLUTION NEGATIVE DES COMPTES

La détérioration des comptes s'aggrave comme nous l'avions annoncé et la décision modificative n° 1 le confirme. Dans une analyse à la manière de Philippe Laurent consultant qui a opéré un audit lors de l'arrivée en 2005 de Frédéric Valletoux, Mme Monique Fournier a dénoncé le fait que l'excédent brut de fonctionnement (différence entre les charges et les dépenses de gestion courante) devienne négatif pour la première fois : - 129 k€ (milliers d'euros). En 2004, il était à 2.176, en 2005, à 1.431 k€! De même, la capacité d'autofinancement courante, c'est à dire l'excédent brut de fonctionnement moins les intérêts de la dette est encore plus faible à – 806 k€. La reprise du résultat avec le produit exceptionnel de la géothermie permet certes d'avoir un autofinancement de 710 k€ (indiquant de ce que la ville peut utiliser pour investir ou pour amortir de la dette). Mais, c'est le plus faible depuis 10 ans au moins : au compte administratif 2007, on avait 1.428 k€.
Avec cet autofinancement, on peut calculer l'amortissement de la dette, dette qui s'élève à 19.510 k€. Le stock de dettes ne pourra être réduit qu'en 27,42 années : c'est à dire une aggravation du double de la situation en 2005 et 6 fois plus que le ratio d'endettement des communes de même type ! Sans compter les futurs investissements, …

La Municipalité s'en trouve réduite, pour faire face à ses grands projets médiatiques et dispendieux comme la requalification urbaine ou le grand Parquet, à des cessions immobilières (99, rue de France, place Decamps, rue du Mont Ussy) qui ne pourront avoir qu'un temps, d'autant plus qu'elles interviennent au plus mauvais moment de la crise.
Tout cela fait courir le risque d'un nouvel accroissement des taxes, alors que les Bellifontains subissent de plein fouet l'augmentation de 10,4 % des impôts locaux : voilà leur actualité de la rentrée, alors que la voirie, la bibliothèque, … sont toujours dans le même état.

mardi 19 mai 2009

Conseil municipal du 18 mai 2009 : Compte administratif de 2008

Représentation graphique
Comparer le CA 2007 et le CA 2008 : le nombre d'annuités de désendettement passe du simple au double !
Comparer le CA 2008 avec le BS 2009 (budget pour 2009 après l'amendement du budget supplémentaire : la tendance est donc bien confirmée.

(communiqué)
COMPTE ADMINISTRATIF : LA DEGRADATION DES COMPTES CONFIRMEE

Le compte administratif a été examiné le 18 mai 2009 : il s'agit du document retraçant les opérations financières de 2008 qui ont été effectivement réalisées par opposition à celles prévues par le budget.

Comme nous en avions fait la prévision lors de notre communiqué du 30 mars 2009, la dégradation des comptes s'est confirmée.

Notre indicateur : l'amortissement de la dette, c'est la division du stock de dette par la capacité financière de la commune à la rembourser, si elle ne faisait aucun investissement. Bref, c'est la dette que devront supporter les Bellifontains pendant plusieurs années. Plus l'amortissement est long, plus le poids des impôts à l'avenir sera pour le contribuable pénible, accablant, écrasant, … La dette, c'est de l'impôt différé.


Les faits

Nous avons procédé en toute honnêteté en utilisant les méthodes de Philippe Laurent Consultants, l'expert qui a audité les comptes de la Ville, en 2005 à la demande de Frédéric Valletoux à son arrivée.

Selon cet auditeur réputé, une commune ne doit pas être endettée à plus de 15 ans (à titre de comparaison, les mêmes villes de la strate ont 4,5 ans en moyenne) au risque de dérapage.

Le compte administratif pour 2008 nous donne la situation suivante :

- encours de la dette 21.094 k€, près de 22 millions d' €.

- capacité de remboursement : 781 k€, moins de 800 milles euros.

- d'où une durée d'amortissement de vingt sept années !

Premier constat : autant le budget primitif 2008 (BP) semblait d'un optimiste étonnant (près de 14 ans) autant le budget supplémentaire (BS) était insincère, car il réduisait, fictivement cette durée à moins de 10 ans.

Deuxième constat : le budget définitif pour 2009 (BP 2009 + BS 2009), prévoit de la même manière une telle aggravation avec près de 30 ans d'endettement (29, 12 pour être précis) pour tous les Bellifontains. Nous l'avions dénoncé déjà lors du vote du budget supplémentaire (BS) et dans notre communiqué d'avril 2009.

Conclusion : alors qu'à l'arrivée de M. Valletoux, celui-ci jugeait la situation critique avec un moins de 15 ans de dette, aujourd'hui la situation a empiré de près de 200 %. Et ce n'est donc pas fini.

Ma question ne pouvait qu'être très simple et n'appelait qu'une réponse en un seul mot. Vrai ou faux ?


La réaction du Maire et l'avenir budgétaire

A notre question claire et précise, le Maire s'est défilé en noyant le poisson pendant un quart d'heure. "Faux" : a-t-il finalement répondu : on comprend sa gène, mais les chiffres sont là.

Encore une fois, la municipalité refuse de dire la vérité au public : sa nouvelle politique d'investissement (en 2006-2007, tout allait encore relativement bien) ne vise que des dossiers de prestige destinés à attirer les médias et les personnalités nationales mais sûrement pas l'intérêt des citoyens de Fontainebleau.

Nul ne peut contester que les services publics Bellifontains vont mal, mais le Maire préfère aller à Malmö avec l'association des maires européens ou encore au Kazakhstan la semaine dernière. Ce n'est pourtant pas pour cela qu'il a été élu.

Les Bellifontains tireront la conclusion de la politique d'endettement et d'investissement qui laisse de côté les travaux prioritaires (voirie dégradée, bibliothèque bâchée, services publics délaissés) pour se consacrer à des projets de luxe et de prestige (Grand parquet).

Ils ont déjà commencé à supporter les conséquences de cette politique : des impôts en hausse de 10 %, des tarifs de 3,5 % en moyenne, pour des services en déshérence.

lundi 18 mai 2009

Question orale du 18 mai 2009 : Avenir du Centre National des Sports de la Défense

(tel que prononcé au conseil municipal)
Nota : On ne peut publier la réponse du Maire : ce dernier ayant supprimé les procès-verbaux de séance.

Monsieur le Maire,

De nombreuses personnes s'interrogent sur la politique suivie par la commune et la communauté de communes en ce qui concernent le Centre National des Sports de Défense.

En effet, il semble que vous proposiez des orientations incompatibles avec ce projet attendu par plusieurs fédérations sportives ayant des activités internationales et représentant la France dans plusieurs compétitions mondiales. Des champions civils et militaires s'y préparent.

Nous avons été très surpris de votre intention de créer un cantonnement de gens du voyage situé au sein du Camp Guynemer et sur un terrain boisé. Le préfet en a demandé l'abandon.
Nous avons appris récemment par nos collègues de notre commune voisine et par M. le Député, que vous envisagiez de créer dans le nord du CNSD une déchetterie et que plusieurs espaces verts gênant ce projet.


1/ Pourquoi faire un plan d'urbanisme restrictif sur un terrain militaire dont la communauté ou la commune ne dispose pas de la maîtrise foncière ni maintenant ni à l'avenir ?

2/ Pourquoi ne pas attendre la finalisation du projet pour s'assurer de la compatibilité avec les plans de la Défense Nationale ? Les espaces boisés pourraient alors être conservés dans le même volume, mais dans d'autres emplacements.