mardi 26 novembre 2019

Réunion publique du 4 décembre 2019 sur l'aménagement des terrains militaires

Dans le cadre de la prolongation de l’enquête publique jusqu’au 6 décembre 2019 sur la modification n°10 du PLU, une réunion d’information et d’échanges est organisée par M. Roland DE PHILY, commissaire enquêteur. La réunion aura lieu le mercredi 4 décembre à 19h dans le salon d’honneur de l’Hôtel de ville de Fontainebleau.

C'est l'occasion de regarder ce que l'on nous propose comme nouveau bétonnage  et qui a été révélé aux élus et associations par un lanceur d'alertes :




































lundi 18 novembre 2019

Conseil municipal du 18 Novembre 2019 : Avis sur le Projet de règlement local de publicité

Un mobilier urbain dit "sucette" (au coin de la rue des pins) : 
exemple de ce qu'il ne faut pas faire et qui sera pourtant autorisé encore ...


Je pense qu'il conviendrait de modifier le projet du règlement en ce qui concerne la présence du mobilier urbain porteur de publicité. 
Je précise que je m'étais abstenue en Conseil communautaire, lors de l'arrêt du dossier, mais j'ai eu des précisions qui m'inciteront à voter contre si l'on ne retient pas mes propositions. 

J'explicite ici. Le règlement national de publicité qui figure au code de l'environnement interdit la publicité dans le périmètre des monuments historiques, ce qui est le cas à Fontainebleau et Avon, et dans les sites inscrits, à Fontainebleau donc, ainsi que dans les sites patrimoniaux remarquables dont un, est en cours d'établissement.  Il s’agit d’un dispositif réglementaire pour la protection des abords des monuments historiques, ça risque d’être incohérent avec le maintien de la publicité).

On peut déroger à cette interdiction relative par une zone de publicité restreinte prévue par le Règlement Local de Publicité Intercommunal RLPi. 

On constate que le mobilier urbain publicitaire (note : max 2m² sur une des deux faces) restera autorisé à l'identique dans le nouveau règlement comme dans l'ancien (zone nouvelle ZP1a, sur les "centralités commerçantes patrimoniales"). 
Et ce, malgré d'une part, le constat d'un patrimoine exceptionnel par le rapport de présentation et d'autre part, malgré l'opinion d'associations aussi prestigieuses que Paysages de France ou plus locale, comme Fontainebleau Patrimoine. 

La justification économique invoquée très rapidement pour justifier des publicités pour le commerce local, n'est nullement prouvée par le rapport de présentation par d'irréfutables statistiques. On constatera d'ailleurs que la majorité des publicités n’ont rien de locales. 

Aucun motif ne justifie que l'on n'interdise pas cette pratique alors qu'elle restera interdite à Barbizon : les mêmes causes devraient produire les mêmes effets. 

Plusieurs résidents du centre ville se plaignent d'une présence trop forte de ce mobilier commercial et quelques fois des nuisances visuelles sinon auditives du fait de la motorisation.

Certaines associations m'ont demandé si dans la zone centre ville il y aurait encore de l'affichage associatif et d'opinion, qui leur semblent omises au seul profit de lucratives concessions : on peut se le demander en effet. Il me semble que l'on aurait pu prévoir des règles qui tirent les conséquences de ce patrimoine esthétique et des paysages urbains en réduisant la densité du mobilier urbain publicitaire. On notera que la Communauté d’agglomération a accepté, sous la demande de l'Architecte des Bâtiments de France, de réduire la publicité sur les abribus, mais aucune règle sur ce point n'a été transcrite dans le Règlement Local de Publicité Intercommunal RLPi. 

Il m'apparaît qu'il faudrait faire une réduction de la densité sinon l'interdiction de ces mobiliers urbains, ou au moins la fixation d'emplacements plus discrets, réduits au strict nécessaire pour la bonne information du public. 

J'ajoute qu'il y a une erreur dans le plan qui classe en zone d'activités dite ZP3 (Zones d'activités et parcs tertiaires) des établissements d'enseignement comme l'IUT ou le lycée François Couperin ou l'INSEAD.



jeudi 7 novembre 2019

CADA du 7 novembre 2019 : les documents sur le commerce bellifontain

Avis n° 20184485 du 07 novembre 2019 

Madame Monique FOURNIER a saisi la commission d'accès aux documents administratifs, par courrier enregistré à son secrétariat le 19 septembre 2018, à la suite du refus opposé par le maire de Fontainebleau à sa demande de copie, en sa qualité de conseillère municipale de Fontainebleau, de préférence par courrier électronique, des documents suivants : 
1) les comptes rendus du Comité local du commerce et de l'artisanat depuis sa création ; 
2) le diagnostic réalisé par l'Observatoire du commerce, ainsi que ses autres travaux ; 
3) les justificatifs concernant l'emploi de l'aide reçue au titre du Fond d'intervention pour la sauvegarde de l'artisanat et du commerce (FISAC) et le rapport présentant les effets de l'aide reçue remis au ministre chargé du commerce et de l'artisanat (décret n° 2003-107 du 5 février 2003 relatif au Fond d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce, article 7). 

La commission rappelle, à titre liminaire, qu'elle n'est pas compétente pour se prononcer sur les droits d'information que les conseillers municipaux tirent, en cette qualité, de textes particuliers tel l'article L2121- 13 du code général des collectivités territoriales, qui dispose que : « Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération ». Toutefois, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que les élus puissent se prévaloir du droit d'accès prévu par le livre III du code des relations entre le public et l'administration, qui est ouvert à toute personne, indépendamment des fonctions qu'elle exerce ou des mandats qu'elle détient. 

En réponse à la demande qui lui a été adressée, le maire de Fontainebleau a informé la commission qu'il avait, par courrier du 19 avril 2019, transmis à Madame FOURNIER les seuls comptes rendus du Comité local du commerce et de l'artisanat en sa possession, à savoir ceux du 23 janvier 2014 et du 2 octobre 2014. 

La commission ne peut dès lors que déclarer la demande sans objet sur le point 1). S'agissant des points 2) et 3), en l'absence d'information fournie par le maire de Fontainebleau, la commission considère que ces documents, s'ils existent, sont communicables à toute personne qui en fait la demande, en application de l'article L311-1 du code des relations entre le public et l'administration, le cas échéant après occultation des informations dont la communication porterait atteinte au secret des affaires, conformément au 1° de l'article L311-6 et à l'article L311-7 de ce code. 

dimanche 15 septembre 2019

Valletoux ou l'infidélité en politique

"Ce n'est pas la girouette qui tourne c'est le vent" disait Edgar Faure.

En voilà un qui a fait de cet adage son credo !

Retraçons l’itinéraire politique de Frédéric Valletoux :

Cela a commencé en octobre 2005, dans le dos de ses colistiers de la première équipe. Le nouveau sans étiquette, n'avait pas hésité à adhérer à l'UMP - sans vraiment les prévenir au départ - dans une lettre de novembre 2005 à Nicolas Sarkozy :
"Je tiens à vous adresser mes plus sincères remerciements pour votre message de félicitations et d’encouragements à l’occasion de mon élection à la Mairie de Fontainebleau.
C’est effectivement un immense honneur pour moi que d’être ainsi chargé par les Bellifontains de redonner à Fontainebleau tout son dynamisme et son rayonnement.
Cette élection est aussi la confirmation de l’attachement des Bellifontains au renouveau mais aussi aux valeurs et aux idées de l’Union pour un Mouvement Populaire.
A ce titre, je tiens à vous assurer de toute mon implication et de toute ma volonté pour prolonger, sur le terrain, votre travail au sein de l’UMP. C’est d’ailleurs pour me permettre de travailler concrètement à la vie et à l’évolution que vous présidez que je vous confirme mon adhésion prochaine à l’UMP."

La dissidence permanente en trois dates : 2007, 2012, 2014

Aux législatives de 2007, Frédéric Valletoux n'a pas perdu de temps pour se présenter contre le candidat officiel de son propre parti : 
«L'ANNONCE de votre candidature dissidente pour les élections législatives nous oblige à vous suspendre de votre qualité d'adhérent. Je souhaite que vous renonciez à vous porter candidat.» 
Ces phrases sont signées Jean-Claude Gaudin, président délégué de l'UMP et font partie d'un courrier envoyé hier au Maire de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, candidat pour la 2e circonscription" (Le Parisien, 14 avril 2007, P.V.).


En 2012, le déloyal élu n'hésite pas à utiliser, dans sa profession de foi des législatives, les photographies de membres éminents de son parti : le Président, Nicolas Sarkozy, le Premier Ministre, François Fillon et les anciens Ministres, Valérie Pécresse (Présidente de son groupe au Conseil Régional), Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusco-Morizet, Michel Barnier et également Rama Yade…, sauf que c'est Madame Valérie Lacroute qui était la candidate officielle du parti.

Le 25 mai 2012, Frédéric Valletoux a été suspendu à titre conservatoire de l'UMP.



En 2014, pour les Municipales, l'Opinion notait : "Aujourd'hui, Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau (Seine-et-Marne), reçoit le soutien de François Fillon. L'ancien Premier ministre tiendra un meeting à ses côtés. […]
Sur pression de Christian Jacob, président de la fédération UMP de Seine-et-Marne, c'est Richard Duvauchelle qui a été investi. Il s'est appuyé sur le fait que Frédéric Valletoux s'était présenté contre la candidate choisie par l'UMP aux législatives de juin 2012, Valérie Lacroute. Cela lui avait coûté une exclusion de sa famille.
Malgré le choix de l'UMP, le Maire sortant a enregistré l'appui de nombre de figures du parti. Avant François Fillon, il a déjà eu droit à la visite d'Alain Juppé et de Xavier Bertrand, qui avait aussi enregistré un message vidéo à sa gloire".

Le 17 mars 2014, La République de Seine-et-Marne notait l'appréciation du groupe Duvauchelle «Ce défilé d’anciens ministres qui ne connaissent absolument rien à Fontainebleau et qui n’y ont d’ailleurs jamais mis les pieds, traduit l’inquiétude du Maire sortant. Le Maire sortant essaie de réactiver la guerre des chefs de l’UMP en se servant de Fontainebleau. Diviser et cliver notre famille politique et se présenter en dissidence à toutes les élections est décidément le cœur de la méthode Valletoux ».

En 2017, Valletoux soutenait Fillon au début de la polémique : 
https://www.facebook.com/fredvalletoux/photos/a.1527688004185809/1839724199648853/?type=3&permPage=1


Et puis finalement Juppé quand la tempête attaquait trop fortement le candidat officiel.

La dissidence récompensée à la Région

Dès le 16 mai 2017, à peine quelques jours après l'élection du Président Emmanuel Macron, dans Le Parisien, le Maire de Fontainebleau préparait la suite en invitant à "sortir des vieux clivages" et à tendre la main à LaREM.

Des signes ont montré une dégradation rapide.
Le Journal du Dimanche du 9 septembre 2017 soulignait que 75 élus des Républicains, dont Frédéric Valletoux, formaient un groupe autour de Valérie Pécresse, « le mouvement libre ! »

L'Opinion du 27 septembre 2017 nous apprenait que le Premier Ministre le recevrait en octobre avec d'autres Maires : "« Pour l’instant, on est plus dans l’échange qu’autre chose. Il n’y a pas d’organisation. On n’est pas en train d’écrire des statuts », modère Frédéric Valletoux.
Tristesse, le 10 octobre 2017, lorsqu’on apprenait que pour cause de remaniement, le rendez-vous était repoussé.

Le 18 octobre 2017, en récompense de son soutien à Madame Pécresse, Monsieur Valletoux est nommé Conseiller régional délégué spécial au Commerce et à l’Artisanat.

Là, il marque le pas et on croit comprendre qu'il ne renouvelle pas sa cotisation. 

L'Adieu aux Républicains et le ralliement

Le 15 janvier 2018, il fait comme son maître Alain Juppé, en annonçant sur Twitter :
"Avec l'éloignement de @alainjuppe, c'est définitivement la fin du pacte fondateur de l'UMP d'une maison commune des différentes sensibilités  #Droite & #Centre. #UMP marchait sur ces deux jambes, #LR devient unijambiste. Avancer ainsi, pas la meilleure manière d'aller bien loin".

Le 16 septembre 2018, LaREM signalait sur son site que Frédéric Valletoux recevait à son déjeuner de rentrée, les membres du Comité En Marche ! Fontainebleau-Sud-77 à la Faisanderie. Des adjoints de sa municipalité, comme Daniel Raymond et Laurent Roussel y sont déjà prépositionnés stratégiquement.

En 2019, son ancien parti est en déconfiture après les élections européennes.

Le 9 juin 2019, c'est la tribune des 72 élus dans Le Journal du Dimanche et finalement le 5 juillet, le ralliement au parti Agir.
Frédéric Valletoux ne rejoint pas ce parti pour des raisons idéologiques mais parce que la soupe est meilleure ailleurs et que le vent a tourné : mais évidemment il décrit son projet autrement selon l'AFP :
"Agir est au cœur de la refondation politique à laquelle nous assistons en ce moment, en étant moteur de l'alliance des forces de progrès, face à une extrême droite qui cherche à rassembler autour d'elle un pôle conservateur".

Son ralliement avait été préparé par son poisson pilote Madame Geneviève Machery, passée des Républicains, tendance Nathalie Kosciusko-Morizet (qui était venue le 18 février 2016 dans la Cité impériale) au parti vassal de La République en Marche, "Agir", présidé par le Ministre de la culture, Franck Riester. 
Elle avait pu devenir candidate aux élections européennes sous cette bannière avec le soutien de LaREM. Au moins, c'était assumé.

Il aurait pu le faire avant les élections, mais il était plus sûr pour lui d'attendre : on ne sait jamais avec le suffrage universel…

Conclusions (mais à suivre)

On peut se demander si Monsieur Valletoux a jamais été dans un parti pour autrement bénéficier de son aide : la Fédération des Hôpitaux de France, le Conseil régional… Ainsi, lorsque celui-ci est en perte de vitesse, loin de jouer le jeu, il le quitte. Ce qui n'est pas grave en principe, car on a le droit d'avoir des divergences de fond, cela l'est plus lorsque c'est pour des raisons politiciennes. 
Or, il se rallie aux nouveaux forts, non pas pour des raisons idéologiques, mais pour essayer d'avoir des soutiens et des places. 

Un tel parcours, je le regrette, ne peut qu'inquiéter, tant sur la sincérité de ces actions passées comme futures et alerter sur sa capacité à retourner sa veste. 

Aux vrais militants et aux électeurs de La République en Marche, à mes amis centristes, aux citoyens en général, je ne peux qu'adresser un message les invitant à la circonspection et à la prudence. 

Comme disait le Général de Gaulle, "on ne s'appuie pas sur ce qui cède".
Et malheureusement, il y a certaines planches comme cela…

jeudi 5 septembre 2019

Conseil communautaire du 5 septembre 2019 : Projet de Règlement Local de la Publicité intercommunal du Pays de Fontainebleau (RLPi)

Observations sur le projet mis à l'enquête publique

Après avoir écouté les arguments, lors du Conseil communautaire, je pense qu'il conviendrait de modifier le projet du règlement en ce qui concerne la présence du mobilier urbain porteur de publicité. Cela a expliqué mon abstention.
J'explicite ici ma réflexion.

Le règlement national de publicité qui figure au code de l'environnement interdit la publicité dans le périmètre des monuments historiques, ce qui est le cas à Fontainebleau et Avon, et dans les sites inscrits, à Fontainebleau donc, ainsi que dans les sites patrimoniaux remarquables dont un est en cours d'établissement.
On peut déroger à cette interdiction relative par une zone de publicité restreinte prévue par le RLPi.

On constate que le mobilier urbain publicitaire (note : max 2m² sur une des deux faces : exemple tiré de la rue de sablons) restera autorisé à l'identique dans le nouveau règlement comme dans l'ancien (zone nouvelle ZP1a sur les "centralités commerçantes patrimoniales").
Et ce malgré d'une part le constat d'un patrimoine exceptionnel par le rapport de présentation et d'autre part malgré l'opinion d'associations aussi prestigieuses que Paysages de France ou plus locale, comme Fontainebleau Patrimoine.

La justification économique invoquée très rapidement, n'est nullement prouvée par le rapport de présentation par d'irréfutables statistiques. On constatera d'ailleurs que la majorité des publicités n’ont rien de locales.

Aucun motif ne justifie que l'on n'interdise pas cette pratique alors qu'elle restera interdite à Barbizon : les mêmes causes devraient produire les mêmes effets.

Plusieurs résidents du centre ville se plaignent d'une présence trop forte de ce mobilier commercial et quelques fois des nuisances visuelles sinon auditives du fait de la motorisation.
Certaines associations m'ont demandé si dans la zone centre ville il y aurait encore de l'affichage associatif et d'opinion, qui leur semblent omises au seul profit de lucratives concessions : on peut se le demander en effet.

Il me semble que l'on aurait pu prévoir des règles qui tirent les conséquences de ce patrimoine esthétique et des paysages urbains en réduisant la densité du mobilier urbain publicitaire. On notera que la Communauté d’agglomération a accepté, sous la demande de l'Architecte des Bâtiments de France, de réduire la publicité sur les abribus, mais aucune règle sur ce point n'a été transcrite dans le RLPi.

Il m'apparaît qu'il faudrait faire une réduction de la densité sinon l'interdiction de ces mobiliers urbains, ou au moins la fixation d'emplacements plus discrets, réduits au strict nécessaire pour la bonne information du public.

On peut consulter le dossier ici : https://www.pays-fontainebleau.fr/urbanisme/le-reglement-local-de-publicite-intercommunal/

samedi 18 mai 2019

M. Valletoux se lancerait-il dans les fausses nouvelles ? (le taureau par les cornes 2)



    
     C'est un support original, que l'on pourrait qualifier de "fake news", comme on dit aujourd'hui.
     C'est bien sûr du taureau, pseudo européen à 53.500 € dont on parle.
    
     Sur la plaque de l'inauguration de la chose, le 8 mai 2019 (le Maire ne sait-il pas que la journée de l'Europe est le 9 mai 2019 ?), il y a écrit : "sculpture offerte par l'artiste à la Ville de Fontainebleau".
    
     
Sauf que c'est faux. Dans un contrat faisant l'objet de la décision 18.MAR.14 du 14 juin 2018 (signé à Berlin !) : il est écrit : "l'objet du présent contrat consiste en la réalisation d'une sculpture en bronze représentant un taureau ainsi que la princesse Europe. [...] Coût de la prestation : [...]  Total : 53.500 €".


     Avec sa bonne foi coutumière, M. Valletoux pourrait soutenir qu'il y a pourtant un cadeau, car le contrat stipule encore : "l'auteur et artiste (sic) précise qu'il renonce à ses honoraires d'artiste de 50.000 €".
     Bref, au lieu de 100.000 € ht, on ne paye que la moitié.
    
     C'est un peu comme si vous offriez un livre dont vous êtes l'auteur à un ami, en lui précisant : par contre tu paieras l'impression et le papier ! Ce n'est pas un cadeau, puisque vous lui vendez encore quelque chose. L'auteur, M. Jastram, passe un marché de prestation de service de fabrication et d’installation du support matériel de son "oeuvre", à titre onéreux.

     L'auteur des faits est d'ailleurs trop modeste, il aurait pu renoncer à des honoraires d'un million, ou d'un milliard, puisque c'est lui qui les fixe arbitrairement. Alors un peu plus, un peu moins...
    
     Il n'en demeure pas moins que même en renonçant à ses arbitraires droits intellectuels, l'auteur ne nous a pas offert sa "sculpture", mais nous l'a bien vendue au prix de la fonte. D'aucuns soutiendront que c'est son juste prix d'ailleurs, mais d'autres, que cela fait cher, trop cher.
    
     Que l'on ne soit pas d'accord avec sa politique et ses décisions, c'est la politique et le jeu démocratique, en revanche, que le Maire de Fontainebleau prenne sur lui d'établir une plaque faisant état de faits matériellement inexacts, c'est inacceptable ! Surtout pour un ancien journaliste...

Annexe : la décision 18.MAR.14 du 14 juin 2018 complète (sauf les références bancaires)




jeudi 18 avril 2019

Le Maire redore son nom ... à l'or des contribuables

Le Maire a décidé de faire graver dans le hall de la mairie, le nom de tous les Maires de la commune. 

Le geste est louable, mais attention, ce n’est pas une commémoration à l'économie, non, ce sera à la feuille d'or ! Et pour seulement 11.368 € ! aux frais du contribuable, bien sûr !

Avec un « coût » comme cela, M. Valletoux a peut-être raison, il devient urgent d'inscrire une date en dessous de son nom.

Après le taureau à 53.500 €, voilà encore de l’argent qui est pris dans la poche des Bellifontains !

On ne sait pas si c'est la perspective des prochaines élections et la peur de perdre, mais on imagine que c’est sûrement bon pour son orgueil.

Le Maire, qui se plaint régulièrement de ne pas avoir assez de rentrées d'argent à cause de la baisse des contributions de l'Etat, a suffisamment d'or à dépenser... le nôtre. 




jeudi 11 avril 2019

Conseil municipal du 10 avril 2019 : Budget primitif 2019


Que la majorité ne soit pas surprise, malgré le fiasco de la commission des finances de la semaine dernière (voir : http://monique-fournier.blogspot.com/2019/04/commission-impossible.html), à trois élus et irrégulière sans le budget pourtant promis, mes observations seront très classiques, prévisibles diront certains, mais en retour j'attends des réponses très précises. Je ne me satisferai pas de pirouettes politiques, je veux du concret.

On accuse souvent la minorité d'être alarmiste sur le budget, mais je crois qu'elle a raison de l'être sur les options budgétaires, au moins en ce qui concerne les investissements qui devraient être prioritaires.
Je vous en parlerai dans ma seconde partie qui concerne la dette et l'investissement.

Mais d'abord :

I. Quelques observations sur les dépenses de fonctionnement


M. Roussel indique que les dépenses de gestion, notamment le fonctionnement et le personnel ont été limitées, je lui en donne bien volontiers acte.

Cependant, il ne nous est pas interdit de regarder comment ces économies sont dépensées ! Or, comme je le fais remarquer depuis bien longtemps et que le regretté Jean-Alec Ducros avait souligné, on ne dispose pas de rapports sur le fonctionnement des services publics. Bref, en gros on nous demande de voter des dépenses sans en connaître les objectifs, l'efficacité et les résultats.

Je vais prendre deux exemples qui concernent la vie quotidienne de nos concitoyens.

Premier exemple, la sécurité : la ville dépensait 462 k€ en 2005, 588 k€ en 2014 et en dépensera 593 k€ en 2019. Est-ce suffisant ? Est-ce insuffisant face aux incivilités ? Je ne sais pas, personne ne le sait, car on n'a aucun rapport sur un des services les plus importants pour nos concitoyens ! C'est quand même un peu surprenant de ne pas le savoir.
En toute objectivité, n'importe lequel de nos concitoyens ne pourrait voter à notre place. Je n'oserai pas interroger mes collègues de la majorité sur les mêmes questions de peur qu'ils n'en sachent pas plus que moi. C'est aussi dommage – et je le dis sans aucune polémique – car, sans éléments, on ne peut pas organiser un vrai débat sur la politique de sécurité.

Deuxième exemple, la propreté urbaine. J'ai souvent des remarques sur la saleté de la Ville, sur les tags qui restent (que j'ai signalé, au moins deux fois, sur mon blog), etc. La dépense de la fonction 813 – « propreté urbaine », c'était 781 k€ en 2005, ce sera 808 k€ en 2019.
27 k€ en 14 ans, on ne peut pas dire que cela fasse beaucoup pour le cadre de vie. Encore une fois, pas de rapport sur l'efficacité ou la suffisance des moyens !

Je constate que les dépenses de cabinet et de communication sont à la hausse avec + 23,63 %, pour le cabinet et + 15.09 % pour la communication.




Une question en passant, la fonction 024 – « fêtes et cérémonie », c'est 1,252 M € de fonctionnement projeté, je me demande bien ce que l'on dépense dans cette catégorie.




II. L'investissement et la dette

Le Maire indique que je dis toujours la même chose. C'est exact, car la critique que je fais revient toujours sur les mêmes faits et les faits sont têtus. Je pense qu'avec 42 ans au service financier et 11 ans en qualité de conseillère municipale, je peux avoir droit à une certaine crédibilité.

Au coin de ma rue, la voirie ->

Je vais vous donner un exemple sur lequel j'attends que l'adjoint aux finances ou l'adjoint aux travaux publics s'explique sur la voirie, sans détour et avec des chiffres précis.
Comme je l'ai expliqué lors des précédents débats, la voirie Bellifontaine souffre d'un sous-investissement. Ce sous-investissement n'apparaît pas dans les comptes, car il n'y a aucun indicateur prévu par le législateur. Ce n'est pas une bonne méthode néanmoins que de faire des économies sur ce poste, car moins on entretient et plus la voirie se dégrade de manière exponentielle, c'est-à-dire que plus on attend, plus cela coûtera cher en proportion, selon la Fédération Nationale des Travaux Publics.
J'ai relu très attentivement le compte-rendu du Débat d'Orientation Budgétaire, beaucoup de choses ont été dites, mais je n'ai, au grand jamais, eu de réponses sur la voirie. Pourtant j'insiste bien sur ce point à chaque fois.
J'ai pourtant fait des propositions très raisonnables. Et c'est une proposition que je fais souvent et que le Maire semble ne jamais entendre : un état de la voirie et le coût des travaux futurs d'entretien.

Je me permets d'ailleurs de lui dire, pour couper court à son argumentation destinée à faire diversion, que l'opposition serait en mesure de faire des propositions chiffrées si la majorité lui donnait les données nécessaires.

Permettez-moi de conclure sur ce point : ces travaux futurs dont la majorité ne veut pas entendre parler, c'est la dette de demain pour les Bellifontains et les inconvénients d’aujourd'hui avec la dégradation de la bande de roulement : certes, elle n'est pas chiffrée, mais parce que le Maire refuse qu'elle le soit !

Sur les autres priorités d'investissement, on fait un procès injuste à l'opposition : j'ai toujours approuvé, sinon poussé pour le principe, des travaux de l'Eglise, et de la bibliothèque, comme mes questions orales en font foi, M. Roussel qui fut avec moi dans l'opposition pourra vous le confirmer ! Je crois même qu'en 2008, c'était plutôt la majorité qui ne s'en préoccupait pas.

Mais, la minorité a le droit de ne pas être d'accord avec votre requalification urbaine, c'est son droit fondamental le plus strict, car il correspond aussi à une appréciation d'une partie de la population que l'on doit respecter. : non, la place n'est pas réussie, oui, elle a coûté très cher. Et que l'on ne se méprenne pas, le principe même de travaux de réfection d'une place ou des voiries, je l'approuve, mais ce que je n’approuve pas, ce sont la méthode, les résultats et le coût.

Quant à la dette financière, la majorité ne peut plus faire le coup de l'héritage. La dette de la géothermie est épuisée.
Or, le stock d'endettement, dont la majorité se félicite qu'elle soit stabilisée, c'est une autre manière pour dire que l'on ne désendette pas et que l'on perd 500 k€ en charge financière à cause des intérêts, et encore merci d'ailleurs à la baisse des taux !
Permettez d'ailleurs de faire remarquer qu'en 2001 la dette était de 19,793 M€ et en 2005 de 19,562 M€ !
Cette année par exemple, le stock était de 19,513 M€ fin 2018 ;
on va désendetter de 2 M €
mais le montant de l’emprunt pour 2019 est de 3,785 M€ :
bilan on va encore se prendre 1,785 M€.
Total le stock montera à la fin de l'année à 21,298 M€. 
Difficile donc de parler de stabilisation : on est plutôt en hausse !


Voilà de manière claire ce qui nous sépare, que j'ai mis noir sur blanc : alors que l'on me réponde sur l'état de la voirie et de l'efficacité de nos services avec des chiffres, que je demande depuis longtemps ! Prouvez-moi que tout va bien, étude à l'appui, et je suis prête à en débattre !


PS : aucune réponse sur l'état de la voirie... Le Maire confirme implicitement qu'il se moque des états de dégradation des ouvrages. Seule sa requalification urbaine compte.

Pire, le Maire m'a soutenu que dans les dépenses de cabinet, il y avait la vidéo-surveillance : DU GRAND N'IMPORTE QUOI !