mardi 5 avril 2016

Conseil Municipal du 4 Avril 2016 : Redéfinition des modalités de cession du 17 boulevard Magenta

Le permis qui ne se fera pas ->

relire : http://monique-fournier.blogspot.fr/2015/03/laffaire-picard-surgeles-magenta-le.html


M. Roussel nous dit que c'est l'impossibilité de réunir les fonds qui a empêché la société COREAL de réaliser son projet, c'est-à-dire de faire venir Picard Surgelés.
M. Roussel ne me paraît pas au courant de l’historique du dossier, ou dit-il tout simplement des contres vérités. Je lui rappellerai que c'est d’abord du fait de l'impéritie et des illégalités de la majorité que l'on en est arrivé là.

PERMIS ANNULE : FAUTE DU MAIRE

Un jugement du 13 novembre 2014 du Tribunal Administratif a annulé le permis de construire de la société COREAL, non pas pour des motifs de forme, mais pour des motifs de fond, imputables au Maire. Ces motifs portaient sur la violation du cahier des charges du lotissement avec une fusion de lots non autorisée, un dépassement de la surface de planchers réglementaire, et une insuffisance des plantations prévues par le PLU.
Difficile pour la société COREAL, dans ces conditions, d'avoir un financement sans permis de construire !

Sans me réjouir de cet échec, je constate surtout que l'arrivée de Picard Surgelés a été un loupé. Dès 2012, j'avais signalé le risque juridique de l'opération et la nécessité de la sécuriser. On ne m'avait pas écoutée, alors que je tendais la perche à la majorité.


UN LOUPE COUTEUX

Il a fallu attendre le mois d'avril 2016 pour reprendre le dossier, alors que la promesse de vente était caduque depuis le 26 juin 2015 : cela n'a que trop duré. Je demande la transparence sur le dossier et que pour une fois, il y ait une vraie concertation avec les riverains, comme je l'avais demandé en 2012.

L’opération Magenta a déjà coûté à la Ville 550.396 € TTC pour solder le déficit, mais il lui reste ce terrain pour récupérer un peu d'argent.


PRIX TROP CASSE

Je rappelle que n'hésitant pas à bazarder les biens communaux, le Maire avait signé une promesse de vente le 30 juillet 2012 pour 1.800.000 € HT au lieu des 3.352.000 € de l'évaluation du service des domaines initiale (évaluation réduite actuellement à 2.400.000 € ; voir mon intervention au conseil du 9 juillet 2012). Bref, le Maire était prêt à faire perdre de l'argent à la collectivité !

Je demande que si le prix était à nouveau baissé, cela ne pourrait être que pour une cause d'utilité publique et avec une clause de revoyure en cas d'abandon de ce motif d'intérêt général.


QUEL AVENIR ?

On parle de la Société d'Economie Mixte du Pays de Fontainebleau comme intervenant au dossier : est-ce une demande de la Ville et sur quel critère ?

Le paysage urbain historique de Fontainebleau a déjà souffert de cette opération mal menée et si les travaux de Campanile sur le Cercle Magenta se réalisent, on constatera encore l'incapacité de la majorité à défendre la qualité architecturale de la Ville.

Au moins, je note avec satisfaction que l’obligation de conservation et de remise en état des Halles à fourrage est confirmée par la délibération.

Conseil Municipal du 4 Avril 2016 : Marché de mise à disposition mobiliers publicitaires

Sur ce point, je voudrais attirer l'attention du conseil municipal sur l'installation de ce mobilier publicitaire.

Notre ville est une cité d'art et d'histoire, qui souffre déjà d’inepties architecturales : il me semble que la volonté, sans doute louable, de récupérer quelques recettes publicitaires ne doit pas avoir pour effet de dégrader notre cadre de vie et surtout ce qui en fait son attrait touristique.

J'invite donc la majorité à s'assurer d'une part, de l'insertion paysagère de ces équipements, souvent peu esthétiques et d'autre part, de les éloigner le plus possible du centre et des monuments historiques.

Enfin, je souhaiterais qu'ils ne gênent pas la visibilité des automobilistes et des usagers, notamment aux passages piétonniers, comme on le voit hélas trop souvent dans d'autres communes.


jeudi 31 mars 2016

EN 2016 F. VALLETOUX AUGMENTE ENCORE LES IMPOTS !

APRES DES FAUSSES PROMESSES AUX ELECTIONS DE 2014
EN 2016 F. VALLETOUX AUGMENTE LES IMPOTS



LE MAIRE N'A CEPENDANT PAS CHANGE DE POLITIQUE :

- UNE VILLE ENDETTEE, UNE INTERCOMMUNALITE ENDETTEE
- UN GRAND PARQUET A 14 MILLIONS € QUE FONTAINEBLEAU CONTINUE DE PAYER
- DES FRAIS DE BOUCHE ET DE COMMUNICATION DISPENDIEUX
- 32 MILLIONS D'EUROS POUR LA REQUALIFICATION URBAINE
LA BAISSE DES DOTATIONS D'ETAT ETAIT CONNUE DES 2013...



LES ELECTEURS TRAHIS, LES CONTRIBUABLES SUR-TAXES
AVEC UN ENDETTEMENT DE PLUS DE 20 MILLIONS


DEJA EN 2015 L'INTERCO AVAIT AUGMENTE LES IMPOTS DE 7 %

M. VALLETOUX PRESIDE L'INTERCOMMUNALITE 
DONT L'ENDETTEMENT EST PASSE DE 2, 2 M € EN 2007 A 24 MILLIONS € EN 2016
(voir : L'énorme dette de la Communauté de communes du Pays de Fontainebleau)
SOUS PRETEXTE DE TRAVAUX D'URGENCE DE LA PISCINE POURTANT CONNUS AVANT LES ELECTIONS, IL A FAIT MONTER LES TAUX DE 7 %


VOUS EN AVEZ VRAIMENT ASSEZ DE PAYER TOUJOURS PLUS ? 
VENEZ DIRE VOTRE OPINION AU CONSEIL MUNICIPAL 
DU 4 AVRIL 2016 A 19H30 QUI DEVRAIT VOTER LA HAUSSE D'IMPOTS

dimanche 20 mars 2016

La voirie malade de l'inaction municipale


chaussée rue des bois ->

La voirie, c'est le premier service public d'une collectivité, que l'on use sans y penser. Sans y penser, quand elle est en bon état.

Il n'est pas besoin d'être sorti des Ponts et Chaussées pour constater qu'à Fontainebleau, la commune n'a pas privilégié les réfections et que les trottoirs ressemblent à des patchworks, faute d'exigence vis à vis des intervenants.

Ainsi, nos concitoyens peuvent constater tous les jours que la chaussée est crevassée dans certaines rues, que les trottoirs ne sont pas particulièrement praticables avec des bordures cassées ou des pavements qui retiennent l'eau. Pas très sérieux dans une Ville historique qui se veut internationale.

TRAVAUX OBLIGATOIRES

Pourtant, il serait bon de rappeler que les dépenses d'entretien des voies communales sont des dépenses obligatoires (art. L. 2321-2-20° du CGCT).
Ces dépenses peuvent même être inscrites d'office au budget municipal, en cas de carence du Conseil municipal (L. n° 82-213, 2 mars 1982, art. 11), et le cas échéant mandatées d'office, en cas de refus ou d'inertie du Maire (même L. art.12).

Parce que les dépenses d'entretien des voies communales sont obligatoires et par application des principes relatifs aux dommages de travaux publics, les communes sont responsables du défaut d'entretien des voies communales et des conséquences dommageables qu'il peut entraîner.

Les équipements visés (marquage des chaussées, panneaux de signalisation et feux de circulation) doivent être conçus, fabriqués et entretenus «de façon à assurer aux usagers de la route le meilleur niveau de sécurité possible» (Code de la voirie routière, article R. 111-1). Les équipements qui ont une incidence sur la sécurité des usagers de la route doivent être mis en conformité avec les normes techniques obligatoires. Dans le cas contraire, la responsabilité administrative, voire pénale, du gestionnaire de la voirie peut se trouver engagée pour manquement grave à une obligation réglementaire. 

trottoir-patchwork (rue grande) ->

QUE FAIRE ?

1/ Un inventaire nécessaire, une planification normale, un investissement réel

La commune ne disposerait pas d'un inventaire précis de ces voiries avec un état des travaux à réaliser. Elle n'aurait pas établi de planification des voiries.
Comment faire du bon travail dans ces conditions ?
L'inventaire permet de prévoir à l'avance le programme des travaux. Les Bellifontains ne sont pas idiots, ils peuvent attendre s'ils savent que loyalement leur tour viendra. 

On rappellera pourtant que le Maire est tenu de fixer un calendrier annuel des travaux (Code de la voirie routière - Article R115-1) et le porter à la connaissance de tous les publics intéressés. 

Par ailleurs, on rappellera également que la planification est un facteur très important de subventions, notamment dans le cadre des Contrats départementaux pour le développement durable des territoires (de 6 ans) qui se substituent aux contrats triennaux de voirie; ou encore de la Dotation d'équipement des territoires ruraux.
Si l'aménagement était d'ailleurs renforcé en faveur des piétons (et si on éclairait la nuit spécialement les passages dit protégés ?), on pourrait même avoir l'aide régionale "développement des actions visant à renforcer la sécurité des piétons et à limiter les comportements à risque" (30 à 70 %) 

2/ Une coordination des travaux, un règlement de voirie

Autre piste sérieuse, sans coûter, avoir un règlement de voirie qui impose aux intervenants (gaz, électricité, eau, assainissement, téléphone, réseaux divers) de refaire non pas une petite bande, d'ailleurs souvent mal raccordée, mais une large portion.

Le règlement permet aussi d'avoir un cahier des charges des revêtements qui sont trop souvent bariolés et qui nécessitent pourtant dans notre ville une homogénéisation qualitative. Voilà une idée plus économique que la pseudo "requalification urbaine".

Pourquoi ne pas user aussi des pouvoirs de coordination des travaux (Code de la voirie routière - Article L115-1) et de centralisation des opérations dont le Maire dispose pour imposer des travaux communs aux intervenants qui doivent refaire leurs réseaux, sauf urgence, ce qui permet une reprise complète de la voirie, plus efficace, moins pénible pour les riverains car on ne le ferait qu’une seule fois ! et surtout plus économique pour tout le monde car on diviserait la facture !

CONCLUSIONS

On me dira que ce sont des mesures de bon sens à la portée du moindre élu local faisant son travail. 
Je veux bien le croire. A une condition que les élus s'intéressent à leurs devoirs envers les électeurs et les contribuables. Ce n'est visiblement pas le cas à Fontainebleau, hélas.

Dans les prochaines semaines, je vous propose de faire un petit inventaire photographique de nos plus belles voiries dégradées.
Avis aux amateurs !

Déjà les premières photos (mi-mars 2016) : 

rue des Bois




rue Lagorsse


rue St-Honoré


 bande de roulement très dégradée

 devant l'école Ste-Marie


Rue de Richelieu





rue du Château









Devant la Communauté de Communes




Conseil communautaire du 17 mars 2016 : Pour le maintien de la salle des élections

Une salle bien utile aux associations et aux débats (archives MF) -> 

Je sais que ce point concerne une demande de subvention auprès de l’état pour la création du nouvel accueil touristique. Néanmoins, je crois avoir été particulièrement claire sur ce projet de suppression de l'usage public de la Salle des Elections. 
Il me semble que c'est une mauvaise idée du point de vue des associations, qui s'inquiètent légitimement sur la fermeture de cette maison du peuple, alors que la commune ne propose aucune compensation, ni d’alternative. Ainsi, restant cohérente, je ne peux que voter contre.

C'est une mauvaise idée du point de vue touristique : cette salle est loin du Château et de la gare, elle n'est pas visible des grandes voies : aucune étude n'a été réalisée sur les points d'attraction du public.

Bref, il s'agit, à mon sens, d'un caprice destiné à animer une place vide équipée de fontaines sèches sans âme, dans une conception incompatible avec l'intérêt patrimonial de Fontainebleau.
Un caprice coûteux, parce qu'il implique de recourir à de l'argent public.
Un caprice qui ne sert d'ailleurs pas le public, sachant que la gare reste désespérément orpheline de lieu d'orientation pour les touristes.

Des questions se posent aussi sur le devenir de l'actuel office du tourisme : Sera-t-il détruit pour laisser place à une voirie d'accès au parking Château ? Sera-t-il réaffecté ? Sera-t-il vendu ?
Merci de vos réponses.

Réponse faite à la collègue qui me représentait (et que je remercie) :

Sur le devenir de l'actuel Office, le bâtiment appartient à la ville de Fontainebleau, mis à la disposition de l'Office du Tourisme. Pour le moment, elle le laisse ce bâtiment à l'Office à charge pour lui de le louer à un organisme en relation avec le tourisme (louer des vélos par exemple), pour que le bâtiment qui puisse rapporter des recettes à l'Office. Ce sera à affiner dans les prochains mois.
 Si vraiment l'Office n'en fait rien alors la ville reprendra le bâtiment.

mardi 15 mars 2016

Démocratie locale : des instances (pseudo) participatives

OU QUAND LE BULLETIN MUNICIPAL RACONTE N'IMPORTE QUOI

Après une charmante attaque, tombée à plat, de la majorité sur le bulletin municipal, contre l'opposition, et notre remise à l'heure des pendules, on lit maintenant une propagande qui tient à la limite de la publicité mensongère.

Prenons le dernier bulletin municipal (décembre 2015, n° 52, p. 6) et lisons :

"DÉMOCRATIE LOCALE À FONTAINEBLEAU DES INSTANCES PARTICIPATIVES FORTES !
La démocratie participative permet aux Bellifontains de s’impliquer dans les prises de décisions qui touchent la vie de la commune, leur permettant ainsi un plein exercice de leur citoyenneté. 

LES CONSEILS DE QUARTIER 
Ces instances permettent aux Bellifontains volontaires et bénévoles de débattre des nouveaux projets, d’être force de proposition et de contribuer à la vie locale. Les conseillers de quartier, désignés pour 3 ans, sont répartis sur le territoire de la commune en 4 instances distinctes. Ils se rencontrent une fois par trimestre avec des élus et le service de la démocratie locale. Daniel Raymond, adjoint au Maire, est en charge de la démocratie locale, il est accompagné dans chaque conseil par un élu référent habitant le quartier".

La bonne blague !

En réalité, les réunions des conseils de quartiers depuis les dernières élections sont restées confidentielles, il n'y a pas eu non plus de désignation, en bonne et due forme des conseillers de quartiers par le Conseil municipal, alors que les conseils de quartiers l'avaient précédemment été !

Il y a eu une délibération désignant les ELUS des conseils de quartiers le 10 juillet 2014, mais aucune désignation des CONSEILLERS de quartiers eux-mêmes par le Conseil municipal.

Jamais je n'ai été informée des noms des conseillers de quartiers : alors le public, encore moins.

Sur le site internet, on ne trouve rien, à part une présentation et des bulletins de candidature datant de 2014 (voir fac-similé ci-dessous).(http://www.fontainebleau.fr/IMG/pdf/Conseilsdequartier_2014.pdf).

Aucune liste des conseillers de quartiers (d'ailleurs non désignés par le Conseil municipal), aucun compte-rendu n'ont été rendu public sur ce site.

Peut-être que les réunions sont secrètes ? Un bel exemple de pluralisme.

Elles sont belles les leçons de démocratie du groupe Valletoux !

PS : l'affichage public de mon secteur ne mentionne aucun conseil de quartier !



jeudi 10 mars 2016

Les nouvelles casquettes du Président Valletoux

Frédéric Valletoux a été maintenu comme Conseiller régional, c'est entendu (mais il n'a pas eu de Vice-présidence, de délégation ou même de commission permanente, permettant de majorer ses indemnités).

C'est l'occasion pour lui d'essayer de nouvelles casquettes par rapport à celles, déjà nombreuses (notre article de l'époque : Cumulard de vivre : un élu du XXIème siècle ?).

Une question se pose dans toutes les têtes sinon sur toutes les lèvres : peut-on réellement, gérer correctement une commune, une Communauté de communes, un Hôpital, une Fédération Hospitalière Nationale et participer à la région avec autant de "responsabilités" ? 

Certains croient pouvoir largement en douter !

Ces mandats servent-ils réellement l'intérêt général ou la carrière de leur titulaire ?

Trop de mandats tue le mandat, comme trop de décorations...

Bien sûr cet inventaire est susceptible d'évoluer à tout moment.


Mandat municipaux et dérivés

Conseil municipal de Fontainebleau : Maire (président de l'ensemble des commissions municipales, des conseils de quartiers, de la Commission d'Appel d'Offre, du Comité Technique Paritaire…)

Syndicat mixte ouvert pour la géothermie à Fontainebleau : Président

Centre Communal d'Action Sociale de Fontainebleau : Président

Comité de pilotage Natura 2000 (comité d'Etat) : Président

Comité de pilotage Fontainebleau, Forêt d'Exception (ONF) : Président 

Comité directeur de l'Association des Maires de France : Membre

Association des petites villes de France : Vice-Président

Association Française du Conseil des Communes et Régions d’Europe (AFCCRE) : Secrétaire général


Mandats hospitaliers et dérivés

Hôpital de Fontainebleau : Président du Directoire

Fédération hospitalière d'Ile de France : Vice-Président

Fédération hospitalière de France : Président

Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière : titulaire

Conseil commun de la fonction publique : titulaire


Mandats intercommunaux et dérivés

Conseil communautaire du Pays de Fontainebleau : Président (Président des diverses commissions)

Commission locale d'évaluation des charges transférées : membre

Société anonyme d'Economie Mixte de la Butte Montceau : Président

Etablissement public de l'Office de Tourisme de Fontainebleau : Président

Syndicat Mixte d’étude et de programmation pour la révision du schéma directeur de Fontainebleau : Conseiller syndical

Commission départementale de la coopération intercommunale : membre

Conseil d'administration de l'Association Des Communautés de France (ADCF) : Membre et Délégué suppléant aux politiques locales de santé


Mandats régionaux et dérivés

Conseil régional d'Ile de France : Conseiller régional
(Commission ruralité et agriculture : membre)

Comité régional du tourisme : Président

- Syndicat mixte d'aménagement et de gestion du parc naturel régional du gâtinais français : représentant de la région

- Jury du fonds de développement touristique régional : représentant de la région

- Base de plein air et de loisirs de Bois-le-roi BPAL 77 : représentant de la région

- Base de plein air et de loisirs de Buthiers : représentant de la région

- CART- Centres d'Accueil Régionaux du Tourisme : représentant de la région

- Association Pacte Sud 77 : représentant de la région

- Mission locale du sud ouest Seine-et-Marne : représentant de la région

- Lycée Uruguay France : représentant de la région

- Lycée Sonia Delaunay : représentant de la région

- Lycée François 1er : représentant de la région

- Lycée François Couperin : représentant de la région

- Lycée Benjamin Franklin : représentant de la région

- Lycée George Sand : représentant de la région

- Lycée Etienne Bézout : représentant de la région

- Lycée Simone Signoret : représentant de la région

- Lycée Uruguay France : représentant de la région

- Lycée F. Joliot-Curie : représentant de la région

- Syndicat Mixte d'Etudes et de préfiguration du parc naturel régional de la Brie et des deux Morin : représentant de la région

Agence francilienne de la biodiversité (Naturparif) : Administrateur (renouvellement 2016 : sous réserve)

Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Paris Ile-de-France : Suppléant (renouvellement 2016 : sous réserve)


Associations para-administratives ou politiques

Agir pour Fontainebleau : Président d'Honneur (sans activité actuellement)

Réserve de Biosphère : Vice-Président

Mouvement européen-France : Membre


Parti personnel

Avenir Sud 77 ("définir et promouvoir les conditions d’une nouvelle offre politique autour de la personne de Frédéric Valletoux") : représentant légal

Association nationale de financement Avenir Sud 77 ("recueillir les fonds destinés au financement des activités politiques du groupement politique avenir Sud 77") : représentant légal

mardi 16 février 2016

Conseil municipal du 15 février 2016 : Fusion des 3 hôpitaux du Sud Seine-et-Marne


UNE FUSION SANS ETUDE PRÉALABLE 
VERS DE NOUVELLES REGRESSIONS

DES HÔPITAUX GRAVEMENT DÉGRADÉS
DES ELUS QUI FERMENT LES YEUX
UNE ABSENCE DE POLITIQUE PUBLIQUE
10 ANS D'INVESTISSEMENT PERDU !

IL FAUT DÉFENDRE L’HÔPITAL PUBLIC


La proposition de fusion des 3 hôpitaux du Sud Seine-et-Marne est présentée comme une opération miracle.

Au contraire, elle cache la régression des services hospitaliers.
Cette régression a été rendue possible parce que les élus ne les ont pas assez défendus.

Je ne vais pas me contenter d'une telle affirmation. Je vais donner des chiffres irréfutables, issus des données officielles de ces établissements, et plus particulièrement celui de Fontainebleau.

I. Une régression continue


A. Fonctionnement

En 10 ans, de 2004 à 2014, Fontainebleau a connu une baisse de 60 à 45 lits de chirurgie, soit 25 % qui a entrainé une réduction de l'activité chirurgicale de 22,64%. En obstétrique, on constate la fermeture, en 2011 de 15 lits à Fontainebleau, alors que Nemours a perdu totalement son service et n'a quasiment plus de chirurgie.

Si l'on observe les effets des fusions-réorganisations de la chirurgie pour les 3 hôpitaux, on constate que 83 lits ont été perdus entre 2004 et 2014.
Sans parler de la perte des urgences chirurgicales de nuit, que le président de la FHF, Maire de Fontainebleau, a été incapable de garder.

A Fontainebleau, le personnel a été réduit de 100 personnes (1034 à 933), les autres ont été pressurés, avec des conséquences sociales immédiates. Les jours d’absentéisme du personnel non médical ont augmenté d'1/3 en 3 ans et de 2/3 en 10 ans. Les jours d’arrêts pour maladie ont également augmenté d'1/4 en 3 ans et du double en 10 ans. Le passage à la journée de 12 heures d'affilées a aggravé encore le sous-effectif.

Par ailleurs, le sous-recrutement notoire dans des spécialités nécessaires (ophtalmologie par exemple) nuit à l'attractivité de l'hôpital.

B. Investissement retardé

Le pire est bien évidemment le grave sous-investissement dans l'hôpital.

Sur la reconstruction, le Maire de Fontainebleau a privilégié un projet public-privé, dénoncé par beaucoup comme une atteinte au service public et économiquement dangereux.



L'Agence Régionale de Santé, dans une lettre du 6 février 2013, longtemps gardée secrète, a indiqué que le projet était périlleux :

-         Juridiquement, je cite : "le montage juridique […] ne m'apparaît pas suffisamment sécurisé"

-         Financièrement, je cite : "Les discussions de ces derniers mois […] n'ont pas permis de lever les doutes sur la résilience de ce montage […] Ce risque obérerait sans doute la capacité de levée de fonds auprès des institutions bancaires"

-         Et Médicalement, je cite encore : "Le projet médical de la plate-forme me paraît aussi insuffisamment abouti en matière de répartition des activités".

La lettre cachée : cliquez une ou deux fois pour mieux voir :



Voilà qui met un point final à ce projet, qui nous a fait perdre 10 ans.
Ce n'est plus une erreur, c'est de l'acharnement.

M. Valletoux, qui a très longtemps soutenu qu'il était impossible de faire ailleurs, a finalement reconnu que la reconstruction sur site était non seulement possible mais souhaitable. 

Pendant ce temps là, le taux de vétusté de 78,22 % en 2000 est monté à 86,70 % en 2014.

II. Une fusion sans avenir : un nouveau plan de régression

Le Maire veut ce soir que nous entérinions plus de 10 ans de politique de régression des hôpitaux qui le conduisent naturellement à fusionner des établissements estropiés dont l'abaissement a été accepté par les élus de la majorité.

Et cette fusion ne les sauvera même pas.

Ainsi, le projet d'établissement 2015-2020 prévoit, dans le cadre de la fusion et de la réorganisation qui en découle, un nouvel abaissement du nombre de lits. Le recours à l'ambulatoire, (traitement dans la journée) n'explique pas tout !

En 2004 on avait 304 lits, aujourd'hui il n'y a plus que 255 lits à Fontainebleau et il est prévu de réduire à 203 lits soit une perte encore de 52 lits, avec une fermeture complète des 29 lits des soins de suite et rééducation.

On notera que l'idée d'un futur développement de l'hôpital de Fontainebleau est totalement abandonnée et montre un désintérêt total. Tout l'hôpital historique et la partie située à côté du quartier Chataux vont être cédés.

Le projet d’établissement 2015-2020 de Nemours prévoit également une réduction des lits en médecine de 98 à 80 (- 18 lits). Que va-t-il lui rester ?

Quant à Montereau, ses investissements en obstétrique sont toujours bloqués.

La rénovation de Fontainebleau pourrait même être menacée, pouvant être jugée finalement non nécessaire après la fusion.

Cela ne valait pas le coup de devenir Président de la Fédération Hospitalière de France, si on ne peut pas défendre l’établissement de sa propre ville.

La coopération sanitaire avec Melun, imposée par l'Etat avec l'accord tacite des élus, va nous mettre sous la coupe d'un établissement public-privé, surtout privé, qui voudra abaisser ses concurrents pour se financer.

Alors, mes chers collègues, je ne peux pas accepter le blanc-seing et je voterai évidemment contre ce projet.

Ce que nous attendons, c'est au contraire un sursaut et que l'on exige des gouvernements, d'avoir une garantie du service public, plutôt que d'accepter toute les régressions pour complaire au Ministère.


Bref, exigeons des assises de la santé dans le sud 77.

Note : 
Le Maire a préféré jouer sur les mots et faire des attaques ad hominem que discuter du fond de l'affaire. Pour lui c'est un pari, sans doute risqué, mais nécessaire.
Sur les chiffres, sur ma demande formelle de confirmation, il a préféré éluder, ne connaissant donc pas les statistiques publiques de son propre établissement. M'accusant de ne pas avoir écrit mon intervention, je lui ai rétorqué que je lisais des extraits de rapports que je citais ! 

Il préfère faire confiance aux arbitrages, arbitrages des "spécialistes" qui justement ont causé la réduction de l'hôpital !
Il a avoué que ce n'était pas son métier et avait même du mal à comprendre ce qu'était l'ambulatoire (traitement dans la journée), puisqu'il m'a demandé ce que c'était.

Bref, c'est le saut dans l'inconnu, après une longue période de dégradation. Le Maire n'a fait que défendre le secteur privé et jamais l'hôpital, à ma différence !

J'ajoute avoir eu une question de M. Olivier Perrot, qui ne parle jamais d'habitude, et qui était incapable de comprendre ce qu'était un taux de vétusté et comment le calculer ! 


J'ajoute que la note de synthèse du Maire est particulièrement indigente pour un point majeur pour l'avenir de notre hôpital et de la santé publique dans le Sud 77. 
Mes collègues Roseline Sarkissian et Cédric Thoma ont critiqué, comme moi, vigoureusement l'absence totale d'information de ce document, et ont confirmé mes positions.
Voilà "ce" que les élus ont eu :