Ce refus peut être légitiment motivé par des problèmes de supports plus ou moins fragiles qui demandent des moyens appropriés.
samedi 17 janvier 2015
Question écrite du 17 janvier 2015 : Réparation du vandalisme urbain
vendredi 16 janvier 2015
Conseil communautaire du 14 janvier 2015 : Choix du mode de gestion du service public de l'eau et du service public de l'assainissement
UN CHOIX CRUCIAL MAIS FAIT SANS LES DONNÉES FONDAMENTALES !
Comme vous le savez, le choix du mode de gestion du service public de l'eau et du service public de l'assainissement est une décision très importante :
elle détermine le maintien en régie directe, bien sûr avec des marchés publics, ou, le recours à un tiers, non pas simple prestataire de service, mais délégataire de service public disposant d'une rémunération spéciale.
Nos concitoyens sont très exigeants sur le prix de la prestation, ça coule de source, si vous me permettez l’expression.
Comme vous le savez, le choix du mode de gestion du service public de l'eau et du service public de l'assainissement est une décision très importante :elle détermine le maintien en régie directe, bien sûr avec des marchés publics, ou, le recours à un tiers, non pas simple prestataire de service, mais délégataire de service public disposant d'une rémunération spéciale.
Nos concitoyens sont très exigeants sur le prix de la prestation, ça coule de source, si vous me permettez l’expression.
L'essentiel des rapports, destinés à nous faciliter la décision, justifie le choix de la délégation plutôt que de la régie par une étude comparative du mode de gestion à Bourron-Marlotte (A lire : voir page 10 du rapport Assainissement et voir page 9 du rapport Eau potable : voir ci-dessous notre extrait).
Notez que pour les autres communes, il n'est fait référence à aucune étude.
La preuve du saut dans l’irrationalité : une étude comparative fondamentale mais non communiquée, avec une référence identique faite au "tampon" pour deux secteurs différents
Pour les autres communes, il n'y a même pas d'étude comparative !
La preuve du saut dans l’irrationalité : une étude comparative fondamentale mais non communiquée, avec une référence identique faite au "tampon" pour deux secteurs différents
Pour les autres communes, il n'y a même pas d'étude comparative !
J'ai demandé cette pièce justificative, je ne l’ai pas obtenue :
il me semble que ces rapports oublient totalement le fondement du choix : un meilleur service à meilleur coût : il n'y a aucun élément là-dessus, c'est quand même incroyable !
il me semble que ces rapports oublient totalement le fondement du choix : un meilleur service à meilleur coût : il n'y a aucun élément là-dessus, c'est quand même incroyable !
Cela signifie que l'on va prendre une décision sans disposer de l'analyse fondamentale.
Je m'étonne que l'on puisse se satisfaire de cela : ce défaut de motivation est assez grave.
On ne nous a communiqué que le sens du Comité technique, mais on ne dispose pas de cet avis, ni de ses motifs. Il n’est toujours pas signé.
J'ajoute qu'il me paraîtrait utile que notre Communauté de communes crée, une commission consultative des services publics locaux, certes facultative à notre niveau de population, mais elle permettrait d'éclairer un peu ses choix.
Bref, je ne peux accepter ce vote si l'on ne me démontre pas l'intérêt de la délégation par rapport à la régie. Or, il n'y aucune évaluation sérieuse dans le dossier. Je n'ai pas de préférence, une étude est nécessaire, puisque chaque cas est différent.
Pour faire réfléchir mes collègues, le 6ème forum mondial de l'eau, qui s'est tenu à Marseille en mars 2012 a permis de mettre en évidence que pour les services en gestion déléguée, le prix moyen est plus élevé de 15% pour l'eau potable et de 4% pour l'assainissement collectif par rapport à la régie.
Ce n'est pas moi qui le dit c'est une réponse du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie publiée dans le JO Sénat du 03/01/2013 - page 21.
PS : Il m'a été fait observer que l'on devait se méfier des rapports, par exemple celle du forum sur l'eau.
J'en suis d'accord, mais pas pour les mêmes raisons : d'abord parce que chaque cas est différent, comme je l'ai dit (même si une analyse globale est toujours intéressante, ensuite parce que l'on votait le principe d'une délégation sur la base d'un ... rapport.
Bien sûr l'étude comparative pourtant citée ne m'a pas été fournie. Pourquoi ?
mercredi 14 janvier 2015
Conseil communautaire du 14 janvier 2015 : aménagement de la ZAC du futur quartier des Yèbles de changis
Ce projet mené par la Ville d'Avon, concerne des zones qui intéressent la région de Fontainebleau en limite de parties d'intérêts communautaires, comme le pôle d'échange de la gare et la voirie principale.
J'ai appris qu'une concertation était en cours sur la programmation, mais la présente convention fait déjà état de principes généraux qui tranche sur plusieurs questions pourtant en débat :
"- Diversification de l’offre de logements, dont une part de logements sociaux plus importante
- Renforcement des éléments de programmation créateurs d’emplois (commerces, tourisme, bureaux/services…)".
C'est mon premier étonnement. Que l'on consulte la CCPF d'accord, mais il paraîtrait logique d'attendre la fin de la concertation avant d'arriver à des telles conclusions.
Je suis très mécontente de n'avoir reçu les documents demandés qu’en fin d’après midi, ce qui nuit à mon information et mon travail de Conseillère communautaire.
Comment peut-on voter sans avoir eu le temps d’étudier ces éléments, je me le demande.
Dans ces conditions, je ne prendrai pas part au vote.
Libellés :
8 2 Urbanisme et aménagement,
Avon,
Intercommunalité
Conseil communautaire du 14 janvier 2015 : Plan local d'urbanisme de Samois
J'ai lu avec intérêt les observations de l'association « Samois sur Terre », sur le projet qui est proposé à l'arrêt de ce document par la CCPF.
J'y ai relevé trois éléments majeurs :
- La simplification du zonage, niant la diversité des lieux
- L'abaissement des contraintes, facilitant le bourrage
- Le mitage des terrains
Je constate que le zonage proposé pour la plus grande partie de la zone urbanisée ne respecte pas suffisamment la diversité des paysages décrite dans le rapport de présentation. Ainsi, au lieu de 6 zones du POS actuel (note : les zones UBb, UBc, UC, 2NBa, 2NDa et UH), il n'y aura plus que deux nouvelles zones (note : UCa et UCb, la zone UCd est identique à la zone UCb).
Par exemple, on déplore la suppression de l'ancienne zone UH, dite des grandes propriétés qui sont bâties dans des parcs sur le coteau dominant la Seine. Elles constituent un élément patrimonial important du village, qui est particulièrement visible depuis Héricy. Dommage d'y perdre en simplifiant de trop le règlement et le zonage.
La densification est facilitée, certes par la loi ALUR avec la désastreuse suppression du Coefficient d'Occupation des Sols, mais le PLU va plus loin que ce qui est nécessaire. Il existe des tempéraments à cette suppression qui permettent d'en limiter l'impact (note : limitation par hauteur, gabarit, zone non aedificandi, espaces verts protégés).
Les contraintes du POS étaient : minimum 3000 m² de surface et 2500 m de façade. Elles sont remplacées par celles de la zone UCb proposée, qui conduisent à 500 m² de surface minimum et la possibilité de construire devant et derrière les propriétés actuelles. Un étage supplémentaire a été autorisé également dans certaines zones.
L'ensemble va conduire à un bourrage d'un village de qualité : est-ce justifié ?
Enfin, j'ai relevé l'incitation à la division dite "en drapeau", c'est-à-dire la division des parcelles en vue de la construction en front ou en fond de parcelles, avec création d'une voirie interne. Cela détruit la trame verte interne au village et n'est pas toujours une réussite en terme de fonction urbaine. La justification me paraît bien faible, avec un effet environnemental peu acceptable.
Ainsi, l'ensemble ne peut m'inviter qu'à décider défavorablement et de demander une réflexion sur les objectifs de ce PLU.
Libellés :
8 2 Urbanisme et aménagement,
Intercommunalité,
Samois
vendredi 2 janvier 2015
Voeux pour 2015
BOISSELIER Antoine Félix, Au Calvaire, forêt de Fontainebleau
2e quart 19e siècle, Senlis ; musée d'Art et d'Archéologie
"Il est encore une erreur fort à la mode, de laquelle je veux me garder comme de l’enfer. — Je veux parler de l’idée du progrès. Ce fanal obscur, invention du philosophisme actuel, breveté sans garantie de la Nature ou de la Divinité, cette lanterne moderne jette des ténèbres sur tous les objets de la connaissance"
Baudelaire
«Fontainebleau change», «Fontainebleau bouge», «Fontainebleau progresse», voilà les slogans entendus de toutes parts. Mais est-ce la réalité ? Qu'est-ce qui change vraiment ?
Fontainebleau ne progresse pas, telle est la vérité. Des chantiers sont lancés certes, mais ne vont pas tous dans le bon sens. L'erreur commune est de croire que d'avancer pour avancer, c'est aller vers le mieux. Jetant un regard critique sur la décennie qui s'est écoulée, on voit que l'on fonce dans le mur, en klaxonnant.
De nombreux Bellifontains plus excentrés constatent que le centre-ville est de moins en moins accessible. Ils ont une impression de dépossession de ce qui faisait le charme de leur cité.
La place du marché sera libre, mais avec des dalles et non du grès. On leur fait payer cher, pour seulement 35 stationnements nouveaux en sous-sol, alors que le parking de la rue de Ferrare est désormais opérationnel et rarement complet.
Le commerce souffre.
De nombreux magasins restent vides bien que dans un site qui a toujours été le triangle d'or de notre cité, entre la Place de l'Etape aux vins, la rue de France et le Château. Les commerces de bouche, pourtant de qualités, sont concurrencés par des centres commerciaux qui offrent une chose que nous avons reniés : des stationnements plus accessibles et moins chers.
L'esprit n'est même plus à la fête,
puisque le Maire, dans sa vision punitive des finances publiques qu'il a lui-même maltraitées, a décidé la suppression du feu d'artifice de la Saint-Louis, de la patinoire... Cela devient sinistre.
Quant au cinéma délocalisé, cela poursuivra l'œuvre de destruction actuelle.
Les populations de certains quartiers sont méprisées. La sécurité n'est pas assurée. On veut mettre des caméras à des endroits qui sont sans problème, alors qu'il serait plus judicieux d’avoir une présence humaine de proximité.
Les Bellifontains ne se reconnaissent pas dans le bétonnage de leur cité. Partout on leur vante un avenir radieux de quartiers "requalifiés", il faut entendre par là, surpeuplés.
Certains supporteurs du Maire qui, il n’y a pas si longtemps, me vantaient ses mérites et son dynamisme, commencent à réfléchir. Ils ont enfin compris, mais peut-être un peu tard, que ces changements se rapprochaient de leur lieu d’habitation. A l’époque, ils se croyaient à l'abri et se moquaient bien de ce qui pouvait se passer pour leurs concitoyens. Maintenant, ils sont les prochains à bientôt avoir à côté d'eux des immeubles sans âmes avec une population entassée. Combien vaudra alors leurs résidences ?
Voilà on y est : M. Valletoux s'était promis de construire massivement,
il va (peut-être) y arriver. De son rêve irresponsable de construction de tours à la Fourche - qui a couté la vie à l'Office Public de l'Habitat, à son projet de lotissement du terrain du Bréau - il est à son affaire avec le quartier Chataux, bientôt livré aux promoteurs.
Est-ce faire œuvre de conservatisme que de dénoncer cette orientation ? Non ! Au contraire !
C'est justement la politique actuelle qui est conservatiste, presque ringarde dans sa conception : faut-il remonter aux années 70 pour se rendre compte que le béton n'est pas la solution ? Bref, on nous a tracé un avenir de cité dortoir de banlieue.
Les vœux sont l'occasion de faire de bonnes résolutions. Pour un groupe minoritaire, c'est l'occasion de réaffirmer, en plus de celles quotidiennes, des propositions réelles pour l'avenir de notre commune.
Nous souhaitons que l'on change de mentalité, en revenant à de vraies valeurs dynamiques plutôt qu'à la désespérance.
Notre cité, ancienne ville militaire (il reste d'ailleurs une magnifique Ecole de Gendarmerie) se trouve avec des terrains libres. Mais qu'en avons nous fait ? Rien. Héronnières en déshérence, Quartier Chataux bétonné, Quartier Damesme bientôt libéré…
Allons plus loin, une avenue Franklin Roosevelt surchargée de bureaux vides, l’ESIGETEL délocalisée, l’Ecole de commerce fermée, l’INSEAD dont on a perdu le doyen et j’en passe…
Mais il faut prendre son avenir à deux mains et réclamer hautement une affectation universitaire puisque nous en avons les capacités d'accueil ! Voilà ce qui doit faire la locomotive du sud-Seine-et-Marne à la limite de la diagonale du vide universitaire, cet afflux d'étudiants doit revivifier notre collectivité. Osons le dire, Fontainebleau pourrait devenir une nouvelle Oxford, ville à la fois d'avenir mais aussi de traditions avec ses quartiers anciens respectés et touristiques.
A ce mépris de nos racines, à ce recours à de vieilles recettes de promoteurs, nous répondons par un renouvellement certes de nos orientations, mais dans le respect de notre culture locale.
Nous ne refusons pas seulement la destinée de cité-logements que les gouvernants nous ont assignées en méprisant notre volonté, nous exigeons au contraire de la reprendre en main.
Utopique, infaisable ? C'est surtout que lorsque l'on a les deux pieds dans le béton, on ne risque pas de bouger dans le bon sens.
L’année 2015, c'est encore une fois la croisée des chemins, le temps perdu ne se rattrapant pas, j'affirme pourtant qu'il n'est pas trop tard pour redresser la barre. Pour cela, il faut que nos élus ne soient pas des suivistes, mais prennent conscience de la direction qu'ils veulent avoir !
Alors, à tous ceux qui nous ont fait confiance par le passé et à ceux qui nous feront confiance à l'avenir, je souhaite très sincèrement une excellente année 2015 !
Libellés :
Accueil
lundi 15 décembre 2014
Question orale du 15 décembre 2014 : Quartier des Héronnières
Le quartier des Héronnières est constitué des grandes écuries de Louis XV, construites en 1747-1748 par Gabriel, l’architecte de l’Hôtel Pompadour et du Trianon. L'École d'application de l'artillerie sera installée au quartier des Héronnières de 1872 à 1940 ; elle cédera la place au 120ème régiment du train de 1973 à 1993, puis au 602ème régiment de circulation routière de 1993 à 1999. Il a été désaffecté et n'est pas dans des conditions de conservation optimale.
L'établissement public du château de Fontainebleau est désormais chargé depuis le 11 mars 2009 du Quartier des Héronnières. Il est donc bien évident que la commune de Fontainebleau ne joue, actuellement, qu'un rôle secondaire, cependant, elle ne peut rester indifférente à son avenir, d'autant plus que le Maire dispose d'un siège au Conseil d'administration.
Nous proposons qu'une relance de ce projet puisse se faire jour. La surface existante mérite de trouver une affectation digne de ce monument historique. Une réflexion sur l'affectation (universitaire, organisation internationale, activités touristiques et hôtelières…) paraît d'autant plus nécessaire que le site est séduisant. Il reste évidemment un équilibre économique à trouver.
A cet égard, nous demandons au Maire de bien vouloir nous préciser les informations dont il dispose à ce jour sur l'évolution du site, de nous indiquer les initiatives adoptées sur le sujet et plus généralement, s'il ne pourrait pas souscrire à notre proposition de relance, par une conférence sur le sujet, ou par un appel à projet.
Dernière minute :
Alors que nous avions envoyé notre question le samedi 13 décembre 2014, les Echos ont publié le 15 décembre 2014 un article sur le Château de Fontainebleau, dont nous publions l'extrait suivant :
"Dans le quartier des Héronnières, un quadrilatère de 12.000 m2 où François Ier conservait ses hérons et qui a été rattaché au château, Jean-François Hébert va lancer un appel à projets. « L'idée est d'y installer un campus universitaire. Nous avons déjà l'Insead à Fontainebleau, le Conservatoire d'art dramatique de Londres est intéressé de s'implanter aussi dans la ville », observe-t-il. Déjà, le quartier Henri IV est investi par un pôle d'excellence du tourisme, regroupant notamment des structures du département, de la région et de la chambre de commerce".
En savoir plus sur :
http://www.lesechos.fr/journal20141215/lec2_industrie_et_services/0204012972030-la-renaissance-du-chateau-de-fontainebleau-1074962.php?3Xyc9OOLl5BEkyBB.99
Dernière minute :
Alors que nous avions envoyé notre question le samedi 13 décembre 2014, les Echos ont publié le 15 décembre 2014 un article sur le Château de Fontainebleau, dont nous publions l'extrait suivant :
"Dans le quartier des Héronnières, un quadrilatère de 12.000 m2 où François Ier conservait ses hérons et qui a été rattaché au château, Jean-François Hébert va lancer un appel à projets. « L'idée est d'y installer un campus universitaire. Nous avons déjà l'Insead à Fontainebleau, le Conservatoire d'art dramatique de Londres est intéressé de s'implanter aussi dans la ville », observe-t-il. Déjà, le quartier Henri IV est investi par un pôle d'excellence du tourisme, regroupant notamment des structures du département, de la région et de la chambre de commerce".
En savoir plus sur :
http://www.lesechos.fr/journal20141215/lec2_industrie_et_services/0204012972030-la-renaissance-du-chateau-de-fontainebleau-1074962.php?3Xyc9OOLl5BEkyBB.99
Libellés :
3 Culture,
Conseil municipal,
Question orale
Conseil municipal du 15 décembre 2014 : Budget 2015
Introduction
"plan d'économies drastique",
"charges en hausse",
"effet ciseau : la marge entre les recettes et les charges s'amenuisent",
à terme, "la situation serait nettement dégradée"
Les finances de Fontainebleau vont mal, ce n'est pas l'opposition qui le dit, c'est la lettre de Frédéric Valletoux, qui n'est pas le chef de la minorité, mais le Maire de Fontainebleau.
Pour comprendre le budget 2015, il ne faut pas lire le très court rapport du budget, mais cette lettre. Bien sûr, si on est d'accord sur le constat, on n'est pas obligé d'en partager, ni les motifs, ni les choix qui sont fort discutables.
On est passé d'un optimisme factice au moment des élections, à une dépression qui va amener à une suppression du feu d'artifice, de la patinoire… Bref, voilà des mesures qui tiennent plus du symbolique, de l'anecdotique, sinon du punitif, et on va se contenter de replâtrage, alors que nos propositions de bon sens doivent être enfin écoutées.
Même si le Maire nous accusait de jouer les Cassandre et de tout voir en noir, nous avons le mérite de ne jamais avoir varié dans nos constatations et nos propositions, alors que la municipalité n'hésitait pas elle, à se lancer dans un yoyo permanent et se retrouve maintenant obligée, dans la douleur et en catastrophe à reprendre sa copie, après avoir vanté la fausse excellence de sa gestion.
Nous, en pleine responsabilité, nous formulons des propositions concrètes pour redresser la barre.
I. Sur le fonctionnement
Les recettes de fonctionnement sont atones, et la majorité met trop l'accent sur la faute de l'Etat, mais la baisse actuelle ne représente que 200 k€ par rapport à la moyenne sur 10 ans des dotations (moyenne : 5579,7 k€). Ce n'est donc pas le vrai facteur explicatif.
Les transferts à la Communauté de communes ont obéré les ressources de la ville au profit de projets coûteux sans bénéfice pour le contribuable. Entre 2009 et 2013, l'attribution de compensation est passée de 1967 à 926 k€ soit 1M€ de perte. Ce sont des services que l'on ne maitrise plus, alors on doit les compenser : mais cela n'a pourtant pas conduit à une baisse de nos dépenses. Je rappelle que chaque année, la ville aura à débourser, à vie, notamment pour le Grand Parquet, projet transféré qui non seulement aura couté 14 M€, mais est en déficit de 600 k€ par an. Voilà un des vrais facteurs de limitation des recettes.
On ajoutera que le choix de la concession de parking est un mauvais choix, y compris budgétaire : si l'extension du parking Château sur le site Boufflers a permis à peu de frais de récupérer une grande capacité, alors que le creusement sous la place de la République est une dépense somptuaire qui vient obérer des recettes de stationnement qui font défaut au budget, tout en pénalisant les usagers.
Les dépenses sont pour moitié dues au secteur du personnel.
Je constate un sur encadrement au détriment des agents d'exécution qui font l'essentiel du travail. S'il y a beaucoup de cadres utiles, il y a néanmoins aussi trop de cadres : avec un tiers de taux d'encadrement, cela devient l'armée mexicaine. Or, ce sur encadrement bénéficie de l'essentiel du régime indemnitaire qui s'ajoute au traitement et représente pas moins de 923.000 €.
Je propose de retravailler la structure du personnel, mais aussi de dispenser d'un système de gestion prévisionnel, car on ne peut pas travailler au coup par coup, comme le propose la majorité.
On pourrait aussi supprimer certains postes liés uniquement à des fonctions politiques, tout à fait inutiles et limiter les recrutements de cadres : la majorité n'a-t-elle pas créé au dernier conseil un poste de chef de pôle Administration ? On voit bien que la majorité ne suit pas ses résolutions.
Je propose comme chaque année une révision des politiques publiques de la commune : la majorité me semble être comme un bateau en perdition sans boussole : il faut disposer de rapports sur les besoins des bellifontains, sur les moyens : bref sur le fonctionnement de nos services : or, elle s'est toujours refusée à travailler avec des objectifs et des indicateurs de performance. Bref, travailler dans le long terme. Suis-je dans l'utopie ? Non. M. Ducros lui-même, il y a quelques années le réclamait.
La bonne surprise est la suppression d'un quart du budget de communication, dont on nous jurait encore l'année dernière qu'il était nécessaire.
J’espère que les frais de bouche seront supprimés, à l’exception évidemment des réceptions officielles. J'attends, en tout cas que le conseil s'applique à lui-même la charte de déontologie, le contribuable y trouvera son compte.
II. Sur l'investissement
La majorité raconte que, je cite : "Le maintien de l’investissement local est un puissant instrument de création d’emploi et de relance économique, que nous devons maintenir. C’est le choix que nous faisons à Fontainebleau."
Il s'agit d'un prétexte qui permet de justifier tout et n'importe quoi. Le contribuable communal n'a pas pour vocation de financer les entreprises mais de bénéficier de services en raison de ses efforts financiers, dont on oublie qu'ils sont aussi pénibles pour lui. En admettant même ce prétexte futile, j'aimerais bien connaître les retombées concrètes pour les entreprises du territoire communal. Le gaspillage n'est jamais une bonne politique.
Or, force est de constater que les recettes ne suivent pas cette politique dépensière.
La liquidation du patrimoine communal commence à toucher à sa fin et la majorité aura des difficultés pour financer ces projets pharaoniques à moyen terme. Le financement des investissements continue à aggraver l'endettement, de 2,1 M€ cette année. Il faut donc s'en tenir à ce qui est prioritaire et non aux gadgets coûteux. Or, le désendettement permettrait d'alléger le budget de fonctionnement de 600.000 € des intérêts de la dette. Voilà encore une marge à trouver.
Sur les orientations de dépenses, il nous semble que les 32 millions de la requalification urbaine peuvent attendre. La majorité elle, propose la quasi-suppression de l'investissement en matière de voirie, pourtant fortement dégradée : boulevard Thiers; rue Saint Honoré…
Nous proposons donc un changement de priorité et la mise en place d'un programme pluriannuel d'investissement notamment en matière de voirie et évidemment la suppression du projet ultra coûteux de requalification.
Conclusions et propositions
Nous proposons de revenir à un budget plus sage qui s'inscrive dans la durée plutôt que dans le fonctionnement du coup par coup :
1°) - Proposition de révision de nos politiques publiques pour rationaliser les dépenses
2°) - Proposition de révision de la structure du personnel avec rééquilibrage de l'encadrement au profit des postes d'exécution et suppression des postes politiques, accompagnés d'une gestion dynamique
3°) - Proposition de suppression de la requalification urbaine au profit des voiries et du patrimoine
4°) - Proposition d'abandon du creusement de la place de la République, faisant perdre de l'argent à la Ville
5°) - Proposition d'efforts sur les dépenses du cabinet du Maire et des frais de bouche
Libellés :
0 Finances,
Conseil municipal
jeudi 11 décembre 2014
Conseil communautaire du 11 décembre 2014 : Bétonnage du Quartier Chataux
Les documents
d'urbanisme de Fontainebleau sont devenus de plus en plus permissifs au
détriment de la qualité et de la valeur foncière de nos biens. Pendant ce temps
là, une grande partie du parc, soit, 1/6 des logements, est inutilisé et
dégradé. La création de logements neufs au quartier Chataux est symptomatique.
J'ai assisté à la réunion
publique sur la modification du PLU concernant le quartier Chataux. On ne
peut la qualifier de concertation, puisqu'elle est intervenue après l'enquête
publique. J'ai entendu la population et les associations locales qui protestaient,
à juste titre.
Même rectifié à la
marge, le projet reste incompatible avec l'harmonie des lieux. On propose
à certains endroits 17 m au faitage et 13 m à la gouttière alors que l'on
trouve 9,60 m en moyenne à la gouttière dans les rues avoisinantes et bien
souvent beaucoup moins.
Par ailleurs, alors
que le terrain est environné d'espaces verts protégés, donc de densité
faible, on construit en grande densité.
Image : Extrait du dossier
Ce projet souffre d'une autre ambigüité : M. Valletoux nous dit vouloir fixer des règles juridiques précises avant qu'un projet n'émerge et qu’il ne faut pas empêcher un promoteur quelconque d'équilibrer son projet : bref, cette seconde condition annule la première et rend le tout laxiste.
Si j'osais, je
dirais que le PLU est taillé aux mesures d'un promoteur que l'on aurait déjà
trouvé, alors même que l'Etat n'a pas encore vendu. Si l’Etat exige d’avoir
un document d’urbanisme opérationnel avant toute cession, autant être exigeants
nous même.
J'ajoute que le
nombre de véhicules induits par ce projet va s'ajouter à des voiries déjà
bien surchargées. Le Conseil Général, gestionnaire de la D606 voisine, a
d'ailleurs averti qu'une réflexion était nécessaire, préalablement à tout
projet.
Extrait de l'avis du département :
Plus généralement,
la réflexion n'est pas aboutie sur l'impact du projet et je pense qu'une étude
d'opportunité serait utile : on nous dit que la population baisse, mais ce
n'est pas le neuf qui devrait faire l'objet de nos préoccupations mais plutôt le
taux de vacance (15,4 %) ou les 1.385 logements inutilisés, qui laisse une marge
énorme de progression tout en restant diffusé dans les tissus urbains
existants. Il me semble que le neuf est le pari de la facilité alors que la
vraie mixité sociale se trouverait dans la diffusion et dans la rénovation de l'ancien.
Peut-on formuler des
contre-propositions ?
D'abord, abaisser
les hauteurs et la densité qui ne correspondent pas à la réalité du
quartier mais à celui d'une super-caserne, plus lourde et plus massive que
l'ancienne. Le but est quand même de faire mieux je crois !
Ensuite, il faut des
préconisations architecturales faites par un professionnel compétent :
la Communauté de communes, se précipite trop face à l'Etat : elle a aussi son
mot à dire et même mieux, il faut que le style soit le plus compatible possible
avec l'architecture locale pour s'y intégrer.
Enfin, nous devons
réfléchir à un programme d'ensemble d'urbanisme qui puisse ne pas faire
prévaloir une vision de cité dortoir.
Je vous propose donc, soit de surseoir à
l'examen de ce dossier pour étudier de façon plus précise le projet, soit,
à défaut, de refuser celui-ci, pour le moment en tout cas.
Commentaires :
Bien évidemment au lieu de répondre à des observations pertinentes, qu'il n'est pas obligé de partager certes, M. Valletoux a cru bon d'entrer en violente colère au motif que je l'aurais, tenez vous bien, accusé "de corruption", que c'était "très grave" "qu'il était trop gentil avec moi" (ah bon ?), que "ce n'était pas la première fois" (tiens donc) et qu'il "se réservait le droit de porter plainte contre moi".
Voilà donc la phrase casus belli, selon lui : "Si j'osais, je dirais que le PLU est taillé aux mesures d'un promoteur que l'on aurait déjà trouvé, alors même que l'Etat n'a pas encore vendu. Si l’Etat exige d’avoir un document d’urbanisme opérationnel avant toute cession, autant être exigeants nous même."
A rien n'y comprendre ! Où est l'imputation calomnieuse à l'encontre de son honneur ? Il n'est même pas désigné et il n'y a nul infraction dénoncée. Bref, une sur-réaction, mal jouée et évidemment destinée à m'intimider.
Ce qui le gène, c'est que le dossier est bien calibré pour la promotion immobilière : notez bien que ce n'est pas une découverte puisque la présentation faite le 1er décembre 2014 indiquait : "3. permettre la faisabilité économique du projet" (voir ci contre), la faisabilité pour qui ? Pour l'aménageur de la zone, M. Portellette (adjoint à l'urbanisme) nous ayant précisé qu'il fallait que le terrain soit rentable sinon il resterait en friches ! C'est bien ce que je dis, le PLU est modifié pour faciliter la promotion alors même que l'Etat n'a pas vendu.
Par contre sur l'aspect esthétique, l'intérêt du projet, le respect du voisinage, M. Valletoux n'a pas répondu. Il a indiqué qu'il pourrait y avoir un laboratoire ou une radiologie, mais sans précision réelle.
Mme Sarkissian est également intervenue pour demander, à juste titre, une étude d'opportunité.
L'idée de transfert du commissariat sur le site a été balayée par le Maire sans explication non plus.
Le résultat : 5 contre (groupe Duvauchelle, Mme Sarkissian, M. Bandini), la communauté de communes étant paralysée par un "pacte" que m'a expliqué gentiment un conseiller d'une autre commune : on ne participe pas au débat sur Fontainebleau, et Fontainebleau ne participe pas au débat sur nos projets locaux. Le contraire d'une attitude communautaire, bien digne d'un Yalta. Dommage.
Voilà donc la phrase casus belli, selon lui : "Si j'osais, je dirais que le PLU est taillé aux mesures d'un promoteur que l'on aurait déjà trouvé, alors même que l'Etat n'a pas encore vendu. Si l’Etat exige d’avoir un document d’urbanisme opérationnel avant toute cession, autant être exigeants nous même."
A rien n'y comprendre ! Où est l'imputation calomnieuse à l'encontre de son honneur ? Il n'est même pas désigné et il n'y a nul infraction dénoncée. Bref, une sur-réaction, mal jouée et évidemment destinée à m'intimider.
Ce qui le gène, c'est que le dossier est bien calibré pour la promotion immobilière : notez bien que ce n'est pas une découverte puisque la présentation faite le 1er décembre 2014 indiquait : "3. permettre la faisabilité économique du projet" (voir ci contre), la faisabilité pour qui ? Pour l'aménageur de la zone, M. Portellette (adjoint à l'urbanisme) nous ayant précisé qu'il fallait que le terrain soit rentable sinon il resterait en friches ! C'est bien ce que je dis, le PLU est modifié pour faciliter la promotion alors même que l'Etat n'a pas vendu.Par contre sur l'aspect esthétique, l'intérêt du projet, le respect du voisinage, M. Valletoux n'a pas répondu. Il a indiqué qu'il pourrait y avoir un laboratoire ou une radiologie, mais sans précision réelle.
Mme Sarkissian est également intervenue pour demander, à juste titre, une étude d'opportunité.
L'idée de transfert du commissariat sur le site a été balayée par le Maire sans explication non plus.
Le résultat : 5 contre (groupe Duvauchelle, Mme Sarkissian, M. Bandini), la communauté de communes étant paralysée par un "pacte" que m'a expliqué gentiment un conseiller d'une autre commune : on ne participe pas au débat sur Fontainebleau, et Fontainebleau ne participe pas au débat sur nos projets locaux. Le contraire d'une attitude communautaire, bien digne d'un Yalta. Dommage.
Inscription à :
Articles (Atom)












