mardi 18 décembre 2012

Conseil municipal du 17 décembre 2012 : Débat d'orientation budgétaire


8 ANS D'ORIENTATION BUDGÉTAIRE : A QUAND LES TRAVAUX URGENTS ?

(tel que prononcé au conseil municipal)

Le Débat d'Orientation Budgétaire, c'est le moment de faire les choix qui engagent pour l'avenir.
Pour se faire, il faut très logiquement disposer d'alternatives, chiffrées bien évidemment.

La majorité démontre, pour le dernier budget, qu'elle exécutera avant les prochaines élections, qu'elle n'a jamais changé ses méthodes.
A savoir, réduire l'information des Conseillers à la portion congrue.

Comment décider sur des alternatives si l'on ne dispose pas des estimations des investissements ?
Si l'opposition faisait des propositions non chiffrées, le maire ne manquera pas, comme à son habitude, de dénoncer notre irréalisme.  


Au delà de ces méthodes politiques dépassées, nous continuons notre travail nous en voyons même les fruits, dans la bouche de la majorité.

Ainsi nous réclamions des travaux pour l'Eglise et la Bibliothèque (illustration à droite). 
8 ans après, ils verront - peut-être - le jour. 

Pourquoi une reconnaissance tardive de nos thèmes politiques ?
Parce que l'élection de 2014 approche et que la population attend des résultats concrets
sur des attentes toutes aussi concrètes.

Un mot cependant sur l'Eglise : le détail des travaux, orientation proposée par moi depuis 2008, ne nous a toujours pas été précisé. Va-t-on enfin voir disparaître les bâches, les fissures dans le narthex et les saignées blanches pour les canalisations électriques ? Le diagnostic a-t-il été fait ? Pourquoi les Conseillers ne l'ont-ils pas reçu ?


La majorité a amusé la galerie avec la requalification urbaine depuis 2006, rien n'a été fait en 6 ans, sauf dépenser des études. C'est  incontestable.

Aujourd'hui pressée par la nécessité politique, la majorité a décidé de se précipiter.

Sans débat au conseil, je le souligne, puisque l'on m'a refusé l'accès à un soi-disant avant projet.

Donc, loin d'être constructive, la majorité détruit.
Et elle commence par le cœur même de la Ville, par la destruction de la Halle.
Dans une période économique dangereuse.
C'est irresponsable.

J'ai retrouvé un article de presse du 28 septembre 2009 (la république): la disparation de la Halle était envisagée, mais sa destruction, certifiait la majorité, pas avant 10 ou 15 ans. Comment lui faire encore une fois confiance si elle se dément en permanence et néglige au contraire son cœur de métier ?

Un point positif doit être retenu : le parking de Boufflers.
Mais pourquoi la majorité a-t-elle attendu 7 ans pour se décider à faire le parking rue de Ferrare ?
Il s'agissait d'une proposition de nos programmes depuis belle lurette.
Et par esprit de contradiction la majorité a dû s'y résoudre à son regret ?
La demande des Bellifontains en stationnement n'est pas une nouveauté. Il a simplement fallu 3 sondages pour en convaincre la majorité.

Ce seul projet utile est la dernière cartouche de la majorité.

Conclusion, sur ce débat, la majorité est fidèle à elle-même.

Soit, elle a terminé les projets de ses prédécesseurs comme le Théâtre ou le Gymnase Lagorsse.

Soit, elle a fait miroiter pendant 7 ans des projets qu'elle n'a quasiment jamais terminés sinon commencés
- Grand Parquet, mauvais projet ruineux transféré à la Communauté de Communes
- Stade programmé surdimensionné jamais engagé, en voie de transfert à la Communauté de Communes

Bref, les seuls projets relevant de la compétence communale : la voirie, le patrimoine, les services publics en général ont été volontairement négligés, car trop peu médiatiques aux yeux de la majorité.

Ces choix sont de mauvaises orientations budgétaires que j'ai dénoncées depuis 2008 : aujourd'hui on en a le bilan négatif.
De manière constructive, je suggère encore une fois de revenir au cœur de métier.

Conseil municipal du 17 décembre 2012 : Compétence sports de la communauté de communes

DES TRANSFERTS SANS COHERENCE ET COUTEUX
LE SPORT TRANSFERE APRES 7 ANS D'INACTION DE LA MAJORITE

Voir : Conseil municipal du 21 mai 2012 : Modifications des statuts de la Communauté de communes

Sur le sujet du sport (cliquez sur l'image pour accéder au document) : 

(tel que prononcé au conseil municipal)

Voilà donc pour la Nième fois la question des statuts communautaires.

1.

Tout le monde connaît autour de cette table ma position constructive
Je l'ai, maintes et maintes fois, rappelée.

En deux mots, il faut redéfinir la Communauté de Communes sur une base technique, c'est-à-dire la plus proche des services et des besoins attendus par nos concitoyens. 
Il faut faire un audit précis de ces besoins, valider les évolutions sur une base objective, et ensuite le soumettre politiquement.


Tel n'est pas le choix de la majorité, qui assumera sa responsabilité dans l'incohérence et l'illisibilité de l'action intercommunale.


2.

Pour le débat de ce soir, quelques éléments de propositions constructives :

- on devrait transférer un bloc de politique publique cohérente au lieu de le faire au coup par coup sur des équipements


- le coût de ces transferts s’aggrave justement parce que chaque Ville utilise la Communauté de Communes comme une vache à lait, croyant faire des économies et aggravant, de fait, les charges de l'ensemble des contribuables


- lorsque l'on transfert un équipement, on doit à la fois transférer les recettes et compenser les charges, de manière à avoir comptablement une opération blanche

- cependant, si l'équipement est en cours de création,
la Ville qui n'a pas encore payé l'équipement,
et qui n'en a pas forcément les moyens
va devoir en cas de transfert, payer l'ensemble du coût.

Cela s'appelle la réduction de la dotation de compensation : il appartient à la commission locale d'évaluation des charges transférées de procéder à l'évaluation de la part que Fontainebleau paiera à vie. 
Les graves conséquences financières du transfert du Grand Parquet sont dans toutes les mémoires : non seulement la ville devra payer 500.000 € par an à vie mais encore le cadeau empoisonné à la Communauté de Communes ne rapporte que du déficit.

Je reviens sur le sujet.

- pour le stade, le programme a déjà été choisi par la majorité, 
la Ville doit donc en payer le coût total à la Communauté de Communes par déduction de la dotation de compensation. 

- le coût du stade n'apparaîtra pas dans l'endettement de la Ville,
c'est pourquoi la majorité a choisi le transfert,
mais ce transfert sera compensé par une réduction concomitante des recettes de la Ville

- si le projet est mauvais, sur-dimensionné au départ, les Bellifontains le paieront à vie.

Et c'est un mauvais service rendu à la Communauté de Communes  que de lui transférer un mauvais projet.

Ce processus de transfert des compétences n'est pas logique,
les modifications au fil de l'eau,
déstructurant en permanence la politique publique,
induisant des coûts cachés
sans économie d'échelle ou de manière marginale

J'ajoute à mes collègues de tout bord favorables à ce projet de transfert, qu'outre la critique principale que je fais et qui n'est pas contestable.
Il faudra leur rappeler que l'opposition n'est pas représentée à la Communauté de Communes : ce déficit démocratique n'est pas acceptable lorsque celle-ci gère des services aussi importants.

Conclusion 

La série des transferts qui a été engagée par le Président Valletoux, élu dans les conditions que l'on connaît,
traduit une vacuité totale de la cohérence politique, Elle ne constitue, en fait, qu’une succession d'effets d'aubaine.

J'ai fait de manière constante et constructive des propositions alternatives pour aboutir à une Communauté de Communes de projets.

En refusant ce nouveau transfert qui n'apporte rien, 
je suis totalement dans la cohérence 
et j'appelle, au contraire, l'ensemble des communes du Pays de Fontainebleau à une réflexion de fond plutôt qu'à des décisions opportunistes.

PS : Rien n'aura donc été fait en 8 ans, et on transfert le projet du stade : qu'en sera t il ?


Les vestiaires provisoires symbole de l'inaction de la majorité :

Question orale du 17 décembre 2012 : Atteintes aux droits des Conseillers d'opposition


(tel que prononcé au conseil municipal)

Monsieur le Maire,
Mes Chers collègues,

Voilà trop longtemps que l'opposition tolère des atteintes à ses droits et donc à ceux de la population qu'elle représente et qui a voté pour elle, je le rappelle majoritairement. C'est principalement la liberté d'expression qui est muselée par cette gouvernance municipale actuelle. Sans elle, pas d'opposition, donc pas de démocratie. 

Lorsque le Maire était simple Conseiller d'opposition n'a-t-il pas protesté contre la moindre atteinte ? Le jour prochain, où il y repassera, acceptera t-il d'être soumis aux règles inadmissibles qu'il a décrété actuellement ?

Les atteintes sont plus ou moins diffuses : lecture par le 1er adjoint ou le maire des questions de l'opposition, pratique (presque) abandonnée en son temps (Questions orales : on tente de bâillonner la démocratie) ; utilisation du local de la requalification urbaine comme local de permanence au seul profit de la majorité, alors que l'opposition s'en voit interdire l'accès (Question orale du 17 mai 2010 : Démocratie locale, Permanence des élus locaux), atteinte à la tradition républicaine en excluant l'opposition lorsqu'un Ministre ou un Président du Sénat vient, refus de d'accès aux Assemblées Générales des Conseils de quartiers, … ("Démocratie locale" à Fontainebleau : l'indélicatesse dédaigneuse ? ; Les vœux selon la majorité : de la discrimination à la faute politique ; Question orale du 4 juillet 2011 : Comités de quartiers).

La première atteinte grave a été la suppression des procès-verbaux. Je n'y reviens pas, la majorité a été désavouée par la Justice de notre pays. Cette atteinte digne d'un autre âge a eu en effet son sort réglé par le Tribunal administratif au profit de l'ensemble des Bellifontains (La République du 15 octobre 2012 : Victoire pour les procès-verbaux).

La seconde atteinte grave est celle qui porte sur les Bulletins municipaux sous quelques formes que ce soient, comme le dit la Loi. Une place raisonnable doit toujours être réservée à l'opposition.
Par une décision ayant une valeur légale plus que douteuse, le maire a décidé de réduire à 400 caractères, espaces compris, la place laissée à chaque Conseiller d'opposition, soit 4 millièmes du bulletin en moyenne (Communiqué du 1er juin 2011 : La place de l'opposition dans le bulletin municipal réduite à … 4.millièmes !).

Plus récemment encore, alors que l'obligation d'accorder une telle place existe sur tout support : la place de l'opposition sur le site internet a été supprimée pendant plusieurs mois, alors qu'elle est prévue par le règlement intérieur. Sur mon intervention, le maire m'a indiqué par écrit qu'il le rétablissait. C'est un progrès. Je note ce qui est positif.

Plus grave : le maire a pris 20 pages de publicité à la gloire de sa majorité louées dans un journal local et a créé "la lettre du maire", toujours sans la place légale de l'opposition.
J'attends sur ce point des explications précises et des compensations en la matière (Et maintenant 20 pages de pub, …).

Le maire a développé récemment une nouvelle pratique aux frais de la commune : la lettre d'anniversaire dédicacée  par le Maire. Cette pratique est anormale.

Ma question est simple, si comme l'adage classique indique : "la dictature c'est ferme ta gueule et la démocratie c'est cause toujours", quelles mesures la majorité va-t-elle prendre pour rétablir enfin la légalité républicaine ?

PS : A part sa dénonciation de la forme de ma question, le maire n'y a pas répondu, ...

Conseil municipal du 17 décembre 2012 : Procès-verbaux

LES PROCES VERBAUX SONT DE RETOUR, L'IMPRECISION EN PLUS

(tel que prononcé au conseil municipal)

J'ai une observation à faire sur le procès-verbal.

Après une bataille de principe de plus de trois ans, les procès-verbaux sont de retour.
La démocratie progresse à Fontainebleau : il était temps !!

Voir sur le sujet : Conseil municipal du 24 septembre 2012 : Rédaction des procès-verbaux du Conseil municipal du 5 Février 2008 au 15 décembre 2008.

Sur le contenu de ce procès-verbal, je voudrais, tout de même souligner que les cachotteries habituelles de la majorité n'ont pas disparues.

Outre les résumés elliptiques et les phrases ambiguës, on pouvait faire mieux, je donne un exemple.

Deux questions orales ont été posées, par M. Bosq et moi-même.
La retranscription de ma question reste compréhensible, ce qui n’est pas le cas de celle de M. Bosq, qui fut tellement résumée que l'on n’en comprend pas vraiment le sens. Je cite : « Mr Bosq lit sa question orale relative au plan de financement de l’opération de requalification urbaine du centre-ville et les délais de cette dernière.»

En revanche, la réponse de la majorité est identique, je cite :



Il semble que le rédacteur ait jugé que la réponse était tellement creuse, tellement vide qu'il a préféré ne pas la reproduire.

Il est vrai que la majorité n'aime pas les questions dérangeantes et les réponses trop précises.

Donc, je suggère qu'à l'avenir on aille un peu plus dans le détail pour la compréhension de nos concitoyens.

BILAN : L'ADOPTION A ETE REPORTEE

jeudi 29 novembre 2012

Pour sortir par le haut du problème du marché

LEGITIMITE ET VERITE 



Si le public s'est pressé à la réunion du 28, c'est que la communication durant la période 2007- 2012 sur le projet n'avait pas été faite correctement et que les Bellifontains étaient avides d'information.
Ils sont repartis pour beaucoup sur leur faim.


I. La vérité d'abord

Les Bellifontains ont droit à la vérité plutôt qu'à de la propagande.

Pour pouvoir repartir dans la confiance, et parce que le débat est très loin de commencer sur de bonnes bases :

- Une présentation des alternatives écartées et des motifs, avec le document de l'avant-projet.

- Une étude économique sur les avantages et les inconvénients de ce nouveau cadre urbain, avec les risques économiques et les gains éventuels.

Refuser ces propositions de bon sens, c'est révéler sans le dire que le projet est mauvais et risqué.


II. Un choix validé par la population

Contrairement à ce qu'indique la majorité, il n'y a pas eu de concertation sur le dossier. Il y a concertation quand tout le monde a le dossier. Il a été soigneusement caché par la majorité, pour réserver ses effets et agir sur le plan médiatique.

Le fait d'avoir écarté l'opposition, c'est-à-dire une grande partie des représentants de la majorité de la population,  soit 52 %, est une grave erreur.

Maintenant compte tenu du bouleversement justifié ou non par ce projet, son coût (35 millions), les effets bénéfiques ou désastreux sur le commerce, le changement des modes de circulation, avec un financement très particulier, la majorité 2008 n'a pas la légitimité nécessaire pour le faire.


Je réclame donc une consultation référendaire loyale sur le sujet.

Synthèse de la réunion sur la Halle et le Marché du 28 novembre 2012 au Théâtre municipal

AU DELA DES ESQUISSES DE REVE, QUELLES REALITES ?

La réunion a duré de 20H30 à 23H30. 
Petite synthèse pour les absents et aide-mémoire pour les présents.

Prochain article : ma position constructive

Déroulement 

Le projet

Le Maire a présenté, accompagné de l'architecte Chavannes, environ 37 diapositives.
Il a rappelé le processus depuis 2007. Trois cabinets contactés pour des esquisses et le cabinet Chavannes retenu en 2010.

L'architecte a souligné qu'en cours de route le projet avait changé de nature : au départ, il s'agissait d'une rénovation de voirie dans son ensemble, mais il a fait faire une étude soulignant que l'on devait se pencher sur l'accueil des touristes pour mieux les capter. Cela l'a amené à faire évoluer en une requalification de la place.
J'ajoute que tout le monde se souvient de l'opposition de Frédéric Valletoux,  pendant et après la campagne, à l'idée d'un parking place du marché. Son ralliement soudain est un peu suspect. 


La concertation

Là, le Maire raconte n'importe quoi. Des réunions, il y en a eu, certes.
Mais l'opposition n'a jamais eu le dossier ! (par exemple l'avant projet de mai 2012 : voir mon article d'époque). Et on peut supposer que les commerçants non plus.
Il ne faut pas confondre concertation et propagande.


Finances et contre-vérités

Le projet Halle-Place coûterait 7 millions d'euros, soit une moyenne de 2,3 millions d'euros par an (mais ce n'est qu'une moyenne).
Le parking souterrain coûterait 6,5 millions d'euros, à la charge des usagers (un autre type de contribuable).

Le Maire a tenu à faire un point sur les finances locales pour démontrer que le projet était réalisable. 

Il a souligné que la dette était passée de 21,1 millions d'euros en 2006, et en 2012, de 20,85 millions d'euros. Ce dernier chiffre n'est pas définitivement établi, tant que l'exercice 2012 n'est pas terminé.

En regardant le tableau de l'endettement (dette de la géothermie comprise), on peut constater que la dette a globalement augmenté (en milliers d'euros) :


Il a indiqué également que l'investissement de la ville oscille entre 4 et 5 millions d'euros.

Etonnant, parce que ce ne sont pas les chiffres des comptes administratifs, qui, eux, donnent une fourchette bien plus basse pour l'investissement réellement réalisé (en milliers d'euros) :



Selon le Maire, l'épargne nette de la ville aurait été de – 403.000 euros en 2005 et serait de  + 419.000 en 2011.

Sauf que si l'on compare 2004 à 2011, bizarrement l'épargne régresse 
En réalité, ce chiffre varie constamment : il faut faire une tendance. 
Voici les données selon les chiffres du compte administratif (en milliers d'euro)



Bref, le Maire nous a gorgé d'une belle contre-vérité financière.

Par contre, il a été très clair, la requalification est une priorité qui l'emportera sur les autres investissements pendant 3 ans au moins (on ne parle pas des autres tranches d'ailleurs) ; et si le public n'en veut pas ? Tant pis pour lui.


Les questions

Des questions ont été lancées, certains pour, d'autres contre. 
Visiblement le Maire avait l'avantage du terrain, avec une claque nombreuse, avec une présentation visuelle séduisante et donc une grande difficulté pour apporter la contradiction. Ce serait de bonne guerre, si ce n'était pas face à des personnes qui sont en détresse et qui attendent mieux que des bonnes paroles et comme l'a dit un intervenant : "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras". 
On a visiblement ici un dialogue de sourds. Le Maire convaincu de la justesse de sa position, accompagné d'un architecte de bonne foi sans doute, mais à sa solde. De l'autre, des commerçants et des bellifontains qui n'ont jamais été consultés.

Par ailleurs, le Maire s'est fait créateur de rumeurs ridicules et fausses, d'autant plus facile à démentir.
Un public non averti peut s'y laisser prendre : mais maintenant l'astuce est connue.

Le Maire ne pourra plus parler de fausses rumeurs en tout cas, et je suis ravie de constater que les maigres renseignements que j'avais se sont révélés exacts, malgré les atermoiements et les silences. Après tout celui qui refuse l'information aux Conseillers municipaux n'a qu'à s'en prendre qu'à lui-même !

Il n'en reste pas moins que beaucoup de problèmes ne sont pas résolus.


L'intérêt technique de la Halle

Un architecte de l'Ecole d'Architecture de Versailles est intervenu spécialement pour indiquer qu'il estimait, avec un certain nombre de ses confrères, que cette halle restaurée pourrait présenter un fort intérêt technique, compte tenu de la personnalité de son réalisateur. Il s'agit d'un point de vue intéressant et qui éclaire d'un angle nouveau l'impréparation du dossier. Il était très surpris de l'inculture historique de ses confrères. Nicolas Esquillan, l'architecte, était né à Fontainbleau le 27 août 1902 : voir : Le point de vue de la Société de protection du patrimoine et de l'esthétique de la France  - et :  Lien vers l'article du Moniteur (ci contre un article d'époque, cliquez pour mieux voir)
Même si la Halle devait un jour être condamnée dans un aménagement de la place, voilà un point qui doit faire réfléchir avant de prendre une décision.

Synthèse des débats

Passons maintenant à une synthèse des débats, aussi tronqués soient-ils. Certains points convergents ne signifient pas que la majorité actuelle ait fait son travail, mais que certains constats sont partagés.


Le besoin en stationnement 

Parmi les points où il y a un consensus large (mais il existait avant les élections !) : la Ville a besoin de stationnement.

Le Maire a fait réaliser 2 sondages (en 2011, et mars 2012), par IFOP
(Institut Français d’Opinion Publique) pour arriver à cette incroyable conclusion qui vaut bien son pesant d'or : les touristes et les non-bellifontains se plaignent de ne pas pouvoir se garer. Très fort, fallait-il vraiment 2 sondages pour le savoir ?

J'ai relevé une phrase qui aurait pu directement venir de notre programme : "sans augmentation du nombre de places de stationnement, le centre ville risque de dépérir". Excellente synthèse. 
Alors, une question sans réponse posée à plusieurs reprises au Maire : pourquoi avoir attendu plus de 7 ans pour se décider à créer des stationnements à Boufflers ? !

On notera d'ailleurs que le projet d'aménagement de la place de la République ne résout pas le problème, parce qu'il ne crée que 37 places supplémentaires par rapport aux jours sans marché actuels. Le Maire en a convenu d'ailleurs. Difficile de contredire les chiffres officiels.


La question de la délégation de service public de stationnement

Le Maire a rappelé les problèmes de légalité de la délégation de service public des stationnements qui font prendre en charge l'investissement des parkings. L'ancienne délégation était trop longue, trop "avenantée", pour permettre le nouveau projet. La question s'est déplacée sur le coût de résiliation. 5 millions annoncés au Conseil municipal, 2,5 millions maintenant, mais les tribunaux le diront. Le Maire a souligné l'illégalité du maintien de cette convention et on lui reprocherait son maintien. 

Evidemment, évidemment : mais alors pourquoi avoir attendu 7 ans pour abroger cette convention "illégale" ? Le dernier avenant était bien signé par Frédéric Valletoux !

La vérité, c'est qu'illégalité ou pas, le Maire voulait à tout prix faire passer son projet Boufflers + Marché. Alors, le risque ce n'est pas très grave, surtout s'il est décalé dans le temps…


La fonction Halle : 1327 m² actuel contre 1400 m² futur ?

La fonction Halle sera-t-elle conservée à l'issue des travaux ?

Certains en doutent. 
L'alimentaire doit passer de la vieille Halle à la surface devant le Bellifontain.

Le Maire a tenu des propos contradictoires sur les surfaces. 

Il a indiqué que le métrage linéaire de commerces alimentaires est actuellement de 580 ml d'étalage et que la capacité devant le Bellifontain serait en cas de déplacement temporaire de seulement 522 ml. Donc cela ne rentre pas. La solution devant le Bellifontain a donc été écartée au profit de Boufflers, plus grand. Alors comment va se passer le transfert définitif ? Parce que la place devant le Bellifontain ne va pas augmenter. 
Y aura-t-il donc moins de place pour l'alimentaire ? On sait que la surface de la Halle actuelle est de 1.327 m². La nouvelle double Halle serait, selon le discours du Maire, de 80 x 25 m² (soit 2000 m²), mais sur la diapositive, on nous donne le chiffre de 1.400 m². Que doit-on croire ?

Là, où le Maire a été plus convainquant ("tout est possible"), c'est lorsqu'il a indiqué la grande difficulté technique  et économique de faire un parking souterrain sous la Halle. 
La majorité aurait pu cependant prouver cette infaisabilité par une étude, plutôt que de reprocher aux autres de ne pas en avoir réalisée, comme si les citoyens avaient des cabinets d'étude à leur service.


La future Halle

Le projet de Halle a évolué entre temps. Certains points ont été corrigés, par exemple, elle sera éloignée de 8,10 m du bellifontain et réduite à 5,10 m pour garder une vue au premier étage. Une vue d'un homme debout !

Le Maire a refusé de répondre à une question simple, posée à de nombreuses reprises par le public, mais j'ai envie de dire par les Conseillers municipaux comme moi : en admettant que l'on soit d'accord sur le projet d'ensemble, ce qui n'est pas sûr, pourquoi alors ne pas faire la nouvelle Halle avant de démolir l'ancienne ? 
Pas de réponse, bizarrerie qui fait craindre tout de même aux commerçants que le projet ne se termine pas. Il était pourtant simple de leur donner satisfaction sur ce point.
Selon certaines informations de personnes proches du dossier, la dalle du parking risquerait de s'affaisser et il y aurait déjà des infiltrations dans le parking inférieur. Alors ?

Le risque économique et l'attraction future

Si le Maire et l'architecte ainsi que certains commerçants ont souligné le gain à venir résultant de l'opération, beaucoup ont appuyé sur leurs pertes durant la période de transition de 2 à 3 ans. Seront impactés : les commerces résidents de la place du Marché, la place de l'Etape, du fait de la délocalisation à Boufflers.
Ce que visiblement ne comprend pas le Maire, c'est qu'en admettant même qu'il y ait des gains futurs, le risque est immédiat. Un commerçant qui ferme, ce n'est peut-être rien pour la Ville, mais ce peut être proche du drame humain pour lui. D’autres qui, auront la chance de ne pas avoir la nécessité de fermer, vont automatiquement devoir licencier pour survivre. Et là encore, il y aura du drame humain.

La majorité a promis des mesures compensatoires en terme de promotion commerciale (c'est le minimum) , mais aussi des indemnisations. Leur coût n'est pas intégré dans le budget, selon ce qui nous a été dit. Le contribuable a aussi le droit de savoir.

Mais plus généralement, il eut paru logique, obligatoire, si on nous affirme que le projet porte sur le gain commercial résultant de cette future captation des touristes, c'est d'avoir une étude économique prospective qui le prouve (une étude utile pour changer, plutôt qu'un sondage).
Encore une fois, si la majorité est sûre de son fait, pourquoi ne pas l'avoir fait ?


Conclusion
Le mot référendum n'a jamais été prononcé : il doit faire peur à la majorité : il créerait des conditions de débat trop loyales pour qu'elles puissent le supporter. Peut-être à tort. Mais le pari de la démocratie l'inquiète.

Un seul point positif et qui fait consensus (sauf sur les conditions de sa délégation) : le parking Boufflers étendu, que l'on attend depuis trop longtemps, hélas !

Sur la base de ses propres chiffres, le contribuable paierait au bas mot 7 millions d'euros et l'usager du parking souterrain, 6,5 millions pour ne gagner que 37 places supplémentaires et une place publique à l'esthétique améliorée. 


Le jeu en vaut-il la chandelle ? 


Prochain article : ma position constructive

mardi 27 novembre 2012

Le Maire vous souhaite un bon anniversaire, ...


LA FETE  ELECTORALISTE

S'ajoutant aux 20 pages de pub, à une nouvelle "Lettre du Maire" (Et maintenant 20 pages de pub, …), encore un nouveau truc électoral : les lettres de vœux d'anniversaires.

Plusieurs lecteurs m'ont écrit pour me le signaler : le Maire écrit depuis quelques jours à plusieurs personnes âgées (certaines encore jeunes d'ailleurs) de notre commune, une lettre à en-tête, leur présentant ses vœux. Le contenu est lénifiant à souhait : "Monsieur (ou Madame), en ce jour important pour vous, j'ai le plaisir de vous souhaiter un très joyeux anniversaire. Je forme le vœu que cette journée soit heureuse pour vous et vos proches. Je souhaite que Fontainebleau continue à vous offrir un cadre de vie agréable et conforme à vos attentes. Autant que de besoin (sic : l'expression française est "en tant que de besoin"), je reste à votre disposition, ainsi que l'ensemble de mon équipe".

Trop de zèle, Monsieur le Maire ? 
Tout cela serait très "mignon",  s'il n'y avait pas des considérations électoralistes derrières.

En effet, le Maire n'a pas le droit de développer de nouveaux supports ou activités de communication de la Ville moins d'un an avant une élection. Comme l'élection municipale est programmée en mars 2014, eh bien, cela tombe bien : il pourra lancer ce courrier, à son nom, aux frais du contribuable, pour se rappeler aux bons souvenirs de ses (é)lecteurs les plus anciens. Il n'y a pas de petits profits.

Que pense la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) de cette pratique ?
Dans un extrait du courrier des Maires et des Elus locaux n° 249 de Septembre 2011 on peut lire,  l'article suivant réalisé par les services juridiques de la CNIL :
"Le maire peut-il utiliser le fichier d’état civil pour adresser félicitations ou condoléances ? 
Non. Le maire, en tant que représentant de l’Etat, est responsable de la tenue des registres d’état civil dans sa commune. Les informations enregistrées par les services d’état civil à l’occasion de l’établissement ou de l’actualisation d’un acte ne peuvent être utilisées que pour l’accomplissement des missions dont sont investis les maires en leur qualité d’officier de l’état civil. Elles ne peuvent donc pas être utilisées par les élus municipaux pour adresser des félicitations ou des condoléances. 
A NOTER 
Ces informations ne peuvent par ailleurs être diffusées, dans la presse ou sur tout autre support, que si les personnes concernées ont, au moment de l’établissement de l’acte, donné leur accord".

Si l'on passerait volontiers condamnation des erreurs de courriels pendant la campagne (personne n'est parfait), il n'en est pas de même lorsque cette pratique récente est développée avec l'argent du contribuable. 

PS : A ceux qui recevront ces jolies missives, merci de m'envoyer copie, cela s'ajoutera à ma collection.


Le retour des pistes cyclables "bidons"


"beaucoup de peinture et peu de génie"


La République du 26 novembre 2012 nous annonce que la majorité maintient la phase 2 de son "plan vélo". Il s'agit de l'extension du double sens cyclable à certains rues :  Rue Marrier, Rue de la Cloche, Rue des Pins, Rue Henry Flon, Rue Alexis Durant,  Rue Paul Tavernier, Rue de Neuville, Rue Lagorsse et Rue Anne-Marie Javouhey.


Visiblement la majorité Valletoux continue son travail d'intoxication et de peinture. Ces bandes pistes cyclables (sur chaussée) ne sont pas des pistes cyclables (en site propre) : la majorité tient absolument à créer des contre-sens cyclables, dans des voies étroites où les véhicules passent déjà difficilement. Le problème c'est que c'est dangereux et impraticable.

Les bonnes pratiques recommandées par l'Etat sont pourtant simples (ci contre). Pour un contre-sens cyclable, il faut de la place et une délimitation claire ! 
A Fontainebleau, ce n'est pas le cas puisque l'on mélange les voies (exemple rue Béranger).

Au delà des visites organisées par la majorité pour des cyclistes non-bellifontains, largement encadrées par la police municipale - on n'est jamais assez prudent - pour avoir des prix tout aussi bidons, qu'en est-il en vérité ?

Allons, le réalisme est mieux compris par la population que les opérations sans portée efficace !

Petit rappel de ma position très simple et continue depuis 2009 :

1° Des bandes, mais hors des trottoirs !

La majorité avait mis dans un premier temps des bandes sur les trottoirs, aux risques et périls pour les piétons et avec des largeurs, rendant l'accessibilité de ses trottoirs aux personnes à mobilité réduite. Une levée de bouclier y a promptement remis de l'ordre.

 "Une bande sur trottoir pour les cyclistes peut-elle être considérée comme un aménagement cyclable urbain ? Certainement pas s’il s’agit simplement de peindre une bande sur un trottoir à destination des cyclistes. Non seulement ce ne serait ni légal ni même un aménagement, mais ce serait dangereux à la fois pour les cyclistes, les piétons et surtout les personnes à mobilité réduite, et en tout cas contraire aux dispositions découlant de la loi "


2° Des pistes en site propre plutôt que des bandes

Les bandes ne sont qu'un pis-aller, sinon une poudre aux yeux.
Il vaut mieux aménager, là où c'est possible des pistes en site propre.

"Je rappelle que les voies bellifontaines sont très étroites. La meilleure façon de garantir la sécurité de tous les usagers, piétons comme cyclistes, consiste en la réalisation de véritables pistes cyclables, séparées tant de la chaussée que du trottoir".


3° Des contre-sens cyclable non dangereux

Le contre-sens : oui, s'il y a de la place (document officiel) ->

Des contre-sens cyclables lorsque la voie est suffisamment large, pourquoi pas ? Mais sûrement pas n'importe où !

"Comment faire croire à l'absence de dangerosité de ces contre-sens, alors que la chaussée permet tout juste, dans certains cas, comme par exemple la rue Guérin, de faire passer une voiture ? La largeur est insuffisante pour permettre le croisement : dans ce face à face, comme la voiture ne peut pas rouler sur le trottoir, c'est au cycliste de mettre pied à terre."


4° Faire des économies sur les projets gadgets et dangereux

Si encore tout cela ne coutait que le prix de la peinture… 
Mais non !  La Région subventionne ce programme fait en dépit du bon sens. Sur un projet en plusieurs phases, ce n'est pas donné.

"Je regrette que la région Ile de France, qui est si généreuse avec la Ville de Fontainebleau, n'ait pas fait le bilan de la phase 1 du projet. On est quand même sur 167.500 € de coût pour les phases suivantes."


Conclusion

Ma position est claire, ferme et argumentée depuis le début. 
La majorité dépense pour du factice et fait prendre des risques aux usagers.

Une proposition constructive : reprendre le programme de bandes et pistes cyclables à la base avec des itinéraires réellement sécurisés plutôt que des faux semblants. Un inventaire de la largeur des voies permet de le voir en quelques instants !